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 Nuée Kaldae

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Aleieus Gaevran



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Localisation : Au plus profond du Warp.

MessageSujet: Nuée Kaldae   Ven 3 Sep 2010 - 20:52

Je me suis lancé dans l'écriture d'une fic sur Starcraft 2.


Mais si je fais ce petit préambule c'est pour expliquer deux ou trois choses, notamment la façon dont j'ai vu les choses afin qu'il n'y est pas de confusion. Comprenez que je ne peux évidement pas tout refaire comme dans le jeu.

Alors, je garde l'idée du Cérébrate et de Seigneur (dont seul le nom sera similaire), et l'idée seulement. Ça me parait le plus logique et le plus vraisemblable. Un "Cérébrate" dirige une Lignée d'importance et de fonctions variées. Cette lignée regroupe plusieurs Nuées qui ont des tâches spécifiques, selon les désirs du Cérébrates. Chaque Nuée sera dirigée par un Seigneur qui peut parfois être laissé totalement libre de ses choix, tant qu'il accomplit la mission primaire qui lui a été assigné.

Une Nuée comprend autant de ruches que le Seigneur (ou le Cérébrate, mais plus rarement) le décrète mais ils y en jamais trop, elles sont créées en fonction de la taille de la Nuée et des ressources disponibles. Une ruche comprend une reine qui relayera les ordres du Seigneur. Elles ont une volonté propre mais font très rarement preuve d'initiative et ont pour objectif la sécurité de leur ruche. On trouvera autant de drones, de guerriers et de bâtiments qu'il a été décidé. D'ailleurs j'aime pas l'idée de bâtiment, il s'agit d'organismes vivants.

Il y a ensuite les couveuses, une ruche peut en posséder plusieurs, elles ne servent qu'à produire des larves via une "pondeuse" il s'agit d'une reine qui a muté pour faire un genre de bâtiment, elle perd sa caractéristique de reine. Quelque soit la taille de la ruche, il ne peut y avoir qu'une seule reine. En cas de besoins des dominants seront créés.

Il faut également oublier le fait que les différentes évolutions de la couveuse (ici parfaitement dissociée de la ruche qui n'est pas une construction mais une portion de la Nuée) ont une incidence sur les "technologies" Chaque Nuée possède théoriquement tout les mutations et évolutions de l'Essaim, hormis quelques particularités souvent physiques (taille, poids, etc). Mais, les "bâtiments" sont tout de même nécessaire. Exemple, l'aiguille permet aux Mutalisks d'y nicher.

En outre les Seigneurs sont créé avec une connaissance très basique et toute les informations nécessaire à l'accomplissement de leur mission. Cependant, en cas de besoin il peuvent se connecter psychiquement avec l'esprit de l'Essaim (entité créée par tout les Seigneurs, Cérébrates) et y apprendre tout ce qu'ils veulent. Sauf si bien sûr leur Cérébrates le leur interdit.


Pour le reste, vu que les différents événements s'enchainent sur peu de temps. Mon récit est disons "hors du temps", si je puis dire. Par contre la Reine des Lames dirige l'Essaim mais ça ne concerne pas l'histoire.


_________________
Chapitre 7 de ma fic "Un Garde ordinaire" posté.

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Aleieus Gaevran



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MessageSujet: Re: Nuée Kaldae   Ven 3 Sep 2010 - 20:52

Chapitre I : Premier contact



Un million d’yeux et presque autant de gueules, béantes criant la guerre et la faim. La Nuée déferlait à l’infinie et il voyait par chaque œil et sentait par chaque organe olfactif. Il était la Nuée qui s’écoulait tel le torrent impétueux qui érode le plus dur des rochers. Il vivait à travers chaque esprit qui la formait, comme s’il était lui. Il lui suffisait simplement de penser stop et la Nuée cesserait immédiatement son implacable progression. Elle ne savait pas et ne voyait rien, toute seule elle était faible, démunie et perdue. Mais lui il était là et veillait à ce que sa Nuée se porte bien et grandisse, éliminant toute menace qui pouvait peser sur elle, hypothétique ou bien réelle. Rien ni personne ne devait rester en travers de sa route à moins qu’il n’est pour désire de servir la Nuée. Car tôt ou tard, tous plient devant elle, pour combattre ses ennemies ou la nourrir.

Pour l’heure des humains avaient posé le pied sur ce monde, son monde. Il était à la Nuée, pas aux Terrans, ces fous s’appropriaient monde après monde sans se demander si rien de dangereux pour eux n’y vivait déjà. Ils allaient payer le prix de leur inconséquence. Il avait préparé ses maigres forces qui se pressaient les unes contre les autres, en embuscade pendant qu’il déplaçait ses ruches à l’abri. Les reines c’étaient d’abord montrées rétives mais avaient très vite compris où était l’intérêt des larves. Il avait élaboré un plan à la hâte et cela lui déplaisait. Sauf que sa priorité était la sécurité de la Nuée et les humains avaient établi leurs bases trop près des siens et constituaient une grave menace. Il aurait aimé se montrer patient et surtout prudent, comme à son habitude, attendre son heure pour bondir au moment le plus propice, lorsque l’ennemi se penserait tiré d’affaire et parfaitement hors de danger. Mais cette fois-ci il serait direct et féroce, cette volonté c’était répandue à travers les essaims de guerriers qui ne demandaient qu’à en découdre et ne supportaient pas cette attente prolongée.

Les humains approchaient, un petit groupe d’exploration. Il ne détectait que peu de soldats. Il avait du mal à se décider sur la nature des autres organismes mais il savait qu’ils n’étaient dangereux, ce qui ne leur sauverait pas la vie d’ailleurs. Ils devaient tous être éliminés maintenant, ils allaient inévitablement tomber sur ses traces et se préparer à ses attaques. Chose qui se produirait sans doute possible. Mais si avant cela il pouvait semer la peur et la mort, ça lui serait bénéfique pour la suite. C’était une chose qu’il avait apprise, la peur, un sentiment qui pouvait donner la victoire, correctement utilisé.

C’était presque bon, les humains se précipitaient dans son piège. Il aurait tant voulu disposer de forces plus importantes mais jamais il ne se serait attendu à la présence d’humains aussi loin dans l’espace. Il nota cela soigneusement et tâcha de se rappeler la propension qu’avait les humains à toujours être là où on ne les voulait pas. Une chose qu’il transmettrait à sa Nuée et à l’Essaim. Car au fil du temps et après chaque affrontement et rencontre, l’Essaim apprenait et s’adaptait. Mais pour l’heure il avait une attaque à coordonner, il s’occuperait de faire grossir ses forces une fois les ruches mises en sécurité et peut être qu’ensuite il pourrait se concentrer sur autre chose.


# # #


- J’ai cru voir bouger, entre les rochers, sergent.
- Ouais, à part nous et deux ou trois bestioles à la con, il n’y a rien, rétorqua ledit sergent.
- Pas… pas exactement, intervint James, il y a de la vie et beaucoup, j’ai vu un nombre important d’insectes et d’oiseaux et même un reptile volant…
- C’est très bien, mais nous on est pas des binoclards, nous on gratte pas la terre, interrompit le sergent en fouillant le ciel par le viseur de son fusil.
- Vous savez, votre mépris des scientifiques laisse à penser que vous n’avez pas pu faire d’étude et que…
- Si je vous mets une balle, tu en déduis quoi champion ?
- Silence, ordonna l’homme en tête en levant la main.

Le groupe stoppa net tandis que les marines formèrent un vague cercle autour des civils qui eux-mêmes firent rempart de leur corps au matériel. Mais il n’y avait rien, rien hormis le vent qui soulevait la poussière entre les rochers. Après un instant le groupe repris la route.
Kjal était tout de même sur le qui-vive, il sentait un truc qui n’allait pas, il avait un mauvais pressentiment. Il avait douze scientifiques et six marines sous ses ordres, dont le sergent Hend, un pur et dur, du vrai jus de soldat. Cela devrait le rassurer, si le sergent n’était pas inquiet ça devait être bon signe. Pourtant il n’arrivait pas à se débarrasser cette désagréable sensation. Il ne fut donc qu’à demi surpris quand un éclair rouge sombre surgit à moins d’un mètre devant sa ^position pour lui bondir dessus, toutes griffes dehors. Kjal chancela sous l’impact, mais son armure lui évita de tomber. Seulement, la surprise l’avait empêché de réagir convenablement, une longue lame d’os lui transperça la gorge. La dernière vision qu’il emporta fut celle de la gueule garnie de dents acérées d’un zergling de bel taille.

- Zergs ! beugla le sergent tout lâchant une rafale furieuse sur le zergling qui s’acharnait sur Kjal.

Ce fut un signal pour l’hallali, des zerglings sortaient du sol un peu partout et couraient ventre à terre sur leur proie. Les marines ne pouvaient faire grand-chose, ils n’avait pas prévu de faire face à pareil assaut, les munitions étaient limitées, le corps à corps, inévitable. Mais pour l’instant ils tenaient les Zergs à distance, grâce à la prompte réaction du sergent. Les cadavres de zerglings s’entassaient dans l’indifférence la plus totale. Les scientifiques tremblaient, serrant convulsivement leurs instruments, tandis que les détonations sèches ponctuaient les cris rageurs des Zergs qui peinaient à atteindre les humains. Hend avait ordonné des rafales courtes et précises, que chaque tir compte, tout en même tant qu‘il se battait il essayer d‘obtenir une extraction et surtout de convaincre l‘opérateur qu‘il était entrain de se faire attaquer par les Zergs.

- Tenez la formation, repli en arrière, ne cédez pas à la peur, commandait Hend tout en mitraillant avec une précision chirurgicale les Zergs les plus proches.
- Dernier chargeur ! hurla un marine à sa gauche.

Une réalité que tout les soldats affrontaient, le corps à corps ne donnerait pas l’avantage aux humains. Les prédateurs continuaient d’arriver en masse, d’entre les rochers et de sous la terre. Ils se déversaient, vociférant et piaillant. Puis les marines arrivèrent à la fin de leurs chargeurs. Les zerglings sentirent la brèche et s’y engouffrèrent voracement. Si au début ils fonçaient droit sur leur proies sans logique apparente, ils dévoilaient maintenant le véritable dessein. Ils s’entassèrent jusqu’à former un mur compact de griffes et de crocs. Puis, sans prévenir ils bondirent, tous en même temps, débordant les humains par tout les côtés. Les lames d’aciers ne purent grand-chose, les Zergs s’accrochaient fermement à leur victimes avant de la lacérer consciencieusement. Les coups de griffes assenés avec démence arrachaient cris de douleur et lambeaux de chair sanguinolentes aux infortunés. Dans le regard de sang des zerglings, nulle pitié et nulle compassion, seul le meurtre et l’avidité de massacre y brillait. Hend hurlait lui aussi, mais pour une toute autre raison. Il avait, par miracle, réussi à rallier deux camarades et ils tentaient de se tailler un chemin à travers la masse grouillante, surexcitée par la mort des humains. Mais les lames d’acier fixées au bout des fusils tranchaient la mince carapace des zerglings sans trop de difficultés. Ils ne fallut guère de temps aux marines pour briser le cercle, non sans récolter quelques belles éraflures sur les lourdes armures dans lesquelles ils étaient engoncés. Le trio profita de ce que les Zergs achevaient de mettre les derniers scientifiques à mort avec une joie sauvage et féroces pour prendre la fuite.

- Courez ! Aller, en avant ! tonna Hend en joignant le geste à la parole.

Ce n’était que par chance qu’ils avaient tout trois échappés à la mort. Il risqua un furtif coup d’œil en arrière, les zerglings avaient fini leur macabre tâche, et s’élançaient déjà à leur poursuite. Hend savez que distancer un zergling à pied étaient illusoire et le nombre était pour eux. Si les Zergs les rattrapaient, c’en était fini d’eux. D’ailleurs, ils ne tardèrent pas à se ruer à leur poursuite, grondant et se bousculant pour être le premier à tuer. Ils réussirent à tenir la distance un bref instant, mais peut être suffisant.

« Navette en approche, je vous ai en visuel. » grésilla l’oreillette du sergent.
- Derrière le talus, vite !

Les marines se jetèrent à l’abri de la petite butte. Bien qu’un tel couvert ne freine en rien les agiles zerglings. Mais cela avait l’avantage de les mettre à l’abri des tirs en provenance de la navette. Il s’agissait d’un simple médivac dont la rampe avait été abaissé pour permettre à quelques marines d’ouvrir le feu. Du ciel ils pilonnaient copieusement en contrebas, faisant naître des gerbes et des éclats de pierres. Ils ne prenaient pas le temps de viser, l’objectif était de disperser les Zergs, dangereusement près des rescapés. Néanmoins, plusieurs zergling furent cloués au sol en piaillant de douleur alors qu’ils mouraient dans un ultime soubresaut. Le médivac se posa, les réacteurs hurlants à la mort, les survivants furent rapidement embarqués et la navette ne s’attarda guère plus, juste le temps à un soldat de récupérer les plaques d’identifications des tués. En quelques secondes les cieux retrouvèrent de nouveau leur habituel quiétudes et le silence se réinstalla. Si les Terrans étaient resté un peu plus, ils auraient sans doute vu le zergling resté pour les observer et prendre leur direction.


# # #


Il ne s’y était pas attendu, une erreur fatale, qu’il ne commettrait plus. Les humains avaient un vaisseau, décidément cela le perturbait. Ses ruches n’étaient pas préparées à faire la guerre. Elles avaient toute évoluées de façon à exploiter au mieux les ressources de la planète. Mais maintenant il savait, maintenant il allait agir en conséquence. Déjà ses ordres parcouraient les ruches. Les reines furent les premières informées, ensuite l’Essaim, mais il doutait qu’un soutien quelconque lui soit envoyé. Il n’était qu’une petite Nuée et expédier de l’aide ne ferait qu’attirer d’avantage l’attention des Terrans, et peut être même celle des Protoss, rien que d’y songer il frissonna, pour autant qu’il le puisse. Mais il reporta son attention sur sa tâche. Les reines semblaient contrariées. Elles ne voyaient jamais les choses dans leur ensemble comme lui le faisait. Elles craignaient de perdre trop de guerriers, ça ne leur plaisaient jamais, leur instinct de protection était très fort, mais pas très adapté. Il se promit de changer cela. Cependant elles feraient leur travail au mieux, c’était dans leur nature que de se conformer à ses désirs.

Ainsi donc certaine ruche commencèrent à muter et à évoluer pour se tendre vers la guerre. Il savait assez peu de chose concernant la guerre, excepté le savoir génétique légué par ses paires et son instinct. Jusqu’à maintenant il avait eu à lutter exclusivement contre les éventuels prédateurs qui avaient vite compris où se trouvait leur intérêt. Jamais le besoin de carapaces plus résistantes ou de griffes plus aiguisées ne c‘était fait sentir à ce point. Mais là, ça prenait trop d’ampleur, il avait besoin d’apprendre. Il se plongea alors corps et âme dans les souvenirs de l’Essaim. Il vit combien les Terrans pouvaient être de terribles et redoutables adversaires. Mais il vit également qu’ils ne gagnaient pas toujours, il appris autant qu’il le put, se gorgea d’informations et de l’expérience des autres. Cela dura moins d’un battement de cœur et son esprit débordait d’informations dont il s’efforçait de faire le tri.

Ce qu’il avait récolté restait abstrait, il le savait, l’appliquer était tout à fait autre chose. Il avait également appris que les enseignements pour un cas de figure ne correspondait pas toujours, il fallait s’adapter aux réalités du terrain et de l’ennemi. Voilà une chose ardue, mais il ne tarda pas à l’assimiler, comme le reste. Il avait soif d’apprendre de son ennemi. Il voulait déjà attaquer et chasser les humains. Mais les ruches n’étaient pas prêtes. Seulement, son empressement se transmit à toute la Nuée qui se laissa gagner par l’agitation. Tant et si bien qu’il sentit très clairement l’esprit incroyablement puissant de son Cérébrate se poser sur lui. Se demandant ce qui pouvait autant perturber une Nuée mineure. Son maître ne resta présent qu’une fraction de secondes mais ce fut amplement assez pour lui apprendre la patience et calmer la nervosité de la Nuée. Son départ, à contrario de sa formidable présence, laissa un immense vide, comme toujours, mais il fut bien vite comblé par le différentes tâches qui réclamait son attention.


# # #


Hend ne disait rien, à l’image des autres. Ils se laissaient bringuebaler en silence par le manque de stabilité du médivac qui n’était pas de toute première jeunesse. Ils ne tardèrent pas à arriver à la base et atterrirent sur la plateforme avec une certaine brutalité. La rampe s’abaissa lentement et le sergent découvrit petit un homme qui le dévisageait. Il était grand et sec, les tempes grisonnante tout comme sa barbe naissante. Son nez aplatie, plusieurs fois cassés sans doute, trôné au milieu d’un visage austère dont le regard sévère défier le sergent qui se demander s‘il oserait le tenir responsable de l‘attaque. Comme si lui, un simple sergent; vétéran de plusieurs bataille, mais juste un sergent quand même, aurait dû prévoir la venue des Zergs. Mais il était probable qu’ils étaient là depuis un moment. Hend écumait quand il repensa à cet petit con de Killian qui avait refusé par pure fierté de scanner la planète à la recherche de signatures biologiques. Il allait payer la mort de chacun des hommes de l’expédition.

- Sergent, déclara l’homme en le voyant se lever, j’aurais à vous parler.
- A vos ordres capitaine, rétorqua-t-il le plus mielleusement possible.

Dieu qu’il haïssait cet homme. Pas de doutes qu’il était compétant mais un vrai connard. Non, il devait se calmer avant de le voir sinon il lui collerait son poing dans la figure. Il se dirigea avec ses hommes à la caserne pour retirer cette satanée armure. De vieux modèles, tout était vieux, hors d’usage et dépassé sur cette base. L’équipement de pointe était resté en orbite, sur les vaisseaux. Une avarie de la balise de surface empêchait temporairement le débarquement des troupes et des équipements. Le point positif avec le fait qu’un seul vaisseau ait pu entamer sa descente était l’absence presque totale de civils. Cela ne durerait pas, valait mieux en profiter un maximum.

Hend était dans les vestiaires, la douche ne lui avait pas fait oublier. Rien ne pouvait le faire oublier, sauf l’alcool, et encore. Il entendait encore le cri inhumain du chef d’équipe tué il y a seulement deux heures. C’était quoi deux heures ? La différence entre la vie et la mort pour cet homme qui n’avait pas eu la mort qu’il méritait. Kjal était un type bien, pas un très bon chef mais Hend l’aimait bien. Il trouvait regrettable qu’il soit parti comme ça. Le sergent leva sa flasque en signe d’hommage et la vida d’un trait en marmonnant un « saloperie de Zergs » au goulot de sa flasque. Il se leva et secoua la tête pour s’éclaircir les idées. Il passa son uniforme fatigué et pris le chemin du bureau du capitaine. Il traversa les couloirs de la caserne, ne croisant que de rares soldats. La base était un peu déserte pour le moment, mais ça convenait très bien au sergent.

Lorsqu’il se trouva devant la porte du bureau il lissa sa veste avant de se rappeler qu’il n’y avait aucune raison qui le pousserait à faire des efforts pour cet emmerdeur. Il se composa un masque de mépris et entra, sans frapper, autant manquer de respect ostensiblement, il n’était pas à ça près. Mais il fut déçu de ne tomber que sur l’Aide de Camp qu’il l’informa de sa voix monotone que le capitaine l’attendait au Centre de Commandement. Cela lui fit perdre ses derniers vestiges de joie. Il allait donc avoir droit à la totale. Il soupira et se dirigea vers la sortie.

Le sergent traversa la base d’un pas morne, maquant de se faire renverser par un vsc qui transportait un chargement de minerais et qui l’insulta copieusement avant de reprendre ça route. En temps ordinaire le sergent l’aurait noyé sous les injures mais il était préoccupé par cette brusque attaque et par ce qui l’attendait avec le capitaine et les autres responsables de la colonie. Il pénétra dans la forteresse qu’était le Centre de Commandement, ici il y avait de la vie, ça grouillait d’activité, les quelques scientifiques et les rares civils s’y trouvaient quasiment tous, de même qu’une important partie du personnel militaire et tout les chef de la colonie naissante. Un marine le mena à la salle de briefing. Elle était principalement occupée par de vastes écrans où y défilaient quantité de données comme la topographie, les taux de rendements de la raffinerait, l’état du personnel et tout ce qu’on jugeait d’utile. Au centre, le projecteur de cartes et de données tactiques holographiques, la « boîte à images » comme on l’avait surnommé. Elle avait était encastré au beau milieu d’un grande table ou s’étaient réuni une demie douzaine de personne. Le haut du panier, les tête d’œufs, le gratin, le beau linge, un sacré bande d’emmerdeurs de l’avis du sergent. Il renonça à faire l’inventaire de tout ceux qui étaient présents, trop décourageant à son goût. Des zergs il pouvait en affronter à la pelle et peu importe la taille ou le nombre, mais les bureaucrates étaient une espèce qu’il ne pouvait pas encadrer.

- Asseyez-vous sergent, l’invita une femme avenante qui se trouvait être le Gouverneur de la colonie., désirez-vous un rafraichissement ?
- Non, ça ira Gouverneur ,« je préfère me faire lapider tout de suite » ajouta-t-il pour lui-même.
- Très bien, sergent, on aimerais avoir votre version des fait lors de cette expédition, entama le capitaine.
- Il n’y a pas grand-chose dire, on progressait dans les temps et sans prévenir des Zergs nous sont tombés dessus. Il s’agit de zerglings, gros d’ailleurs…
- Merci de laisser ce genre de remarque à l’appréciation des gens compétant, trancha le vieillard rabougrit en charge des recherches, le ton polaire dissuada le sergent d’aller plus en avant.
- Sergent, je vais être franche, intervint le Gouverneur, nous ne désirons pas que cette affaire s’ébruite, pas pour le moment, nous ferons nos propres enquêtes et nous parerons à toute éventualité, ajouta-t-elle en voyant le regard outré du sergent.
- Nous pouvons compter sur votre… discrétion ?
- C’est un ordre ?
- Considérez que oui.
- Alors je me tairais, mais qu’il soit noté pour le jour où tout ça vous pétera à la gueule que moi j’étais pas d’accord, faut les informer là haut, dans quoi ils mettent les pieds, s’insurgea Hend.
- Merci sergent, le congédia distraitement le capitaine.

Hend en était tout surpris, il s’en tirait admirablement bien. Bon, d’accord cette entrevue lui confirmait déjà ses craintes sur l’avenir de la colonie mais il conservait son grade et son honneur. C’est le cœur un peu plus léger qu’il s’en retourna dehors, histoire de prendre l’air et de se familiariser avec les lieux. Il n’avait pas eu le loisir de visiter. S’il devait se battre ici, il ferait mieux de connaître la base comme sa poche. Ici résidait les « gens importants », les scientifiques et les militaires. Les vcs s’appliquaient à élever un mur défensive, ériger les bunkers et mettre en place quelques tourelles plus pour surveiller le périmètre que pour parer une attaque aérienne. Bien dérisoire si l’on connaissait toute l’ingéniosité et la force sauvage avec lesquelles les Zergs pouvaient frapper. Si ça ne dépendait que de lui il aurait verrouillé la zone avec des unités Perdita et installé des champs de mines aux pieds des murs. C’était un minimum, mais à son grand regret il n’avait aucun pouvoir de décision en la matière, il ne lui restait plus qu’à espérer. A dire vrai, ceux que le sergent plaignait le plus était les autres. Les colons qui ne pouvaient pas profiter des défenses de la bases et qui s’établiraient à l’extérieur. Le moment venu, ils se feraient tous exterminer comme du bétail.


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MessageSujet: Re: Nuée Kaldae   Ven 3 Sep 2010 - 20:54

Chapitre II : L’instinct du chasseur



Ils n’étaient que ça, ils l’avaient toujours était, juste un instinct de prédateur sanguinaire qu’on avait pourvu de griffes et de dents. Des tueurs vicieux et rusés, nés pour traquer et tuer, les zerglings étaient des adversaires redoutables. Il le sentait encore plus clairement maintenant qu’il était lui. Il avait envahi chaque parcelle de son corps. Le zergling n’avait opposé strictement aucune résistance et c’était abandonné à lui, laissant le contrôle total de son être. Son intelligence dans une enveloppe de chasseur éprouvé par des éons d’évolutions, il était parfait. Lui, suivait son plan, le zergling n’était qu’un pion. Il n’était qu’un réceptacle de son esprit entièrement focalisé sur le prédateur dont le maigre libre arbitre avait cédé la place à son maître. Qui, pour ce faire avait dû confier la transformation des ruches aux reines dont il avait modifié l’esprit. Il les avait rendu plus agressive et bien plus attaché au territoire de la Nuée. Les guerriers qu’elles allaient élever promettaient d’être féroces et indomptables.

Il avait patiemment attendu de longues heures pour agir à la faveur de la nuit. Il avait choisi de réitérer ses tactiques de chasse mais contre un gibier beaucoup plus gros : les humains. Les Coureurs de roche avaient tous été exterminé, les humains partageraient le même destin funeste. Sa première tâche consisterait à déterminer qui dirigeait le troupeau et s’en débarrasser. Ensuite il les laisserait s’entre déchirer jusqu’à ce qu’un nouveau patriarche émerge, ensuite il s’attaquerait aux petits. Il s’interrompit, le fait que les humains soient différents des Coureurs allait-il interférer dans ses plans ? Il décida, après réflexion, que non. Certes, leur morphologie n’était en rien semblable. Ils formaient néanmoins un troupeau. Il était sûr que même un autre espèce gardait un fonctionnement similaire. Les Terrans vivaient bien entassés, comme les Coureurs, alors c’était pareil.

Rien à faire, quelque chose le laissait perplexe, un élément devait lui échapper. Cela l’amena à s’interroger. Il était une autre espèce, il le savait, pourtant jamais il n’avait organisé sa nuée en troupeau. Finalement, après une intense délibération avec lui-même il choisit d’ignorer ses doutes et de revenir à son idée initiale. Si cela ne marchait pas, il aura appris qu’il est vital de bien connaître une espèce avant de songer à s’en prendre à elle. Désormais, il était plus que temps d’agir. Il sortit de terre, à moins que ce ne soit le zergling qui ne l’ait fait. Il avait toujours un peu de mal à trouver les limites de son esprit et du corps. Il appelait ce procédé une fusion, son Cérébrate le lui avait enseigné. Il permettait d’agir pour l’individu et non pas lui transmettre simplement ses ordres. En revanche seul les esprits puissants se montraient capable de le faire sur plusieurs guerriers en même temps. Il agissant comme bon lui semblait sans que l’instinct ou d’autres paramètres ne viennent interférer.

Silencieux comme une ombre il se mouvait entre les crevasses et immenses rochers qui parsemaient les environs. Devant, se dressait de hauts murs, parfaitement lisses. Mais rien d’infranchissable pour cet agile chass… un flot de lumière l’inonda, agressant ses yeux. Surpris, il quitta le corps de son hôte. Laisser livré à lui-même, le prédateur gronda contre cette violente attaque et tenta de riposter pour mettre à bas son adversaire, fendant l’air de ses griffes. Mais insaisissable comme l’eau, il ne tombait pas et continuait de s’en prendre aux yeux meurtris du zergling à qui l’agressivité naturelle commandait de ne pas reculer. Mais avec la peur qui était sienne, il n’osait guère avancer plus d’un pas ou deux. Ses grognements montèrent en puissance. Son instinct le guidait, s’il ne pouvait tuer son adversaire, il appelait le reste de sa meute à l’aide.

Ses cris perçants ne déclenchèrent que d’avantage de bruit et de lumière. Il entendait des voix sans les comprendre, d’autres sons sollicitaient son ouï. Finalement il revint prendre possession du zergling, trop désorienté pour agir, et décida de prendre la fuite. Tout en faisant preuve de sa ruse habituelle. Il ne s’élança pas dans la direction opposée, comme on s’y serait attendu de la part d’une bête sauvage, mais au lieu de ça il longea le mur aussi vite que ses pattes pouvaient le porter. Il entendait vaguement des bruits secs, qui roulaient comme le tonnerre, avivant sa peur. Il bifurqua à une vitesse improbable et d’un petit bond furtif se précipita en sous-sol pour s’y terrer.

# # #

Quatre mètres de haut, en largeur, presque trois à la base et moins de deux au sommet. Des miradors d’aciers surmontaient le tout, autorisant les tirs défensifs en parfaite sécurité. La moitié des tourelles n’était même pas achevée et une bonne partie encore désactivée. A intervalle régulier d’immenses tours rondes, sensées accueillir les six chars de sièges, toujours en orbite. A la grande stupeur des vcs, des bunkers avaient été ajouté à la dernière minute pour verrouiller des positions avancées, mais pour l’heure aucun n’était seulement commencé. Il n’y avait que les tours de guets de réellement opérationnelles, un simple soldat avec un puissant projecteur pour balayer son périmètre. Chose qu’ils ne faisaient pas avec une grande conviction. La planète était classée « propice à la colonisation« , peut être des prédateurs, mais rien de bien dangereux.

Larry, soldat fraîchement enrôlé. Il avait eu le choix, un sac congélation et chaînes d’aciers pour les quinze ans à venir ou l’armure de combat CMC - 300/400 sur le dos et un fusil Gauss C-14 entre les mains. A peine il avait dit oui qu’on l’avait expédié sur une flotte en partance pour les confins de l’univers connu. Aujourd’hui il montait une garde attentive, du moins, pour le capitaine qui effectuait quelques rondes. Mais si ce dernier c’était donné la peine de monter aux créneaux, il aurait sans doute vu que Larry c’était confortablement calé dans un coin et du bout de la main agitait son projecteur au petit bonheur la chance. Le tout, en fredonnant un air sans suite…

Un cri résonna, immédiatement suivit par l’hurlement strident d’une sirène et un halo rougeâtre baigna la base qui prit un teint sanguinolent. Encore ensommeillé Larry se leva et tenta d’identifier la source du problème. Une erreur sans doute. Lui-même avait déjà déclenchée l’alarme en s’appuyant dessus. Un anecdote croustillante pour tout un chacun, mais Larry avait encore bonne souvenance du savon que lui avait passé le capitaine. Les cris semblaient vaguement inquiets jugea Larry en mettant la main sur son arme. Il vit clairement des soldats se pencher par-dessus le parapet et tirer des rafales désordonnées. Sans compter les projecteurs qui paraissant suivre quelque chose. Cela acheva de réveiller Larry qui, sans quitter son poste, se tordit le cou pour tenter d’apercevoir quelque chose, curieux de savoir ce qui causait cet affolement. Il finit effectivement par l’apercevoir, mais ça venait d’échapper aux lumières et il ne put voir qu’une ombre floue se déplacer à vive allure le long du mur, droit vers lui. Larry lâcha quelques tirs à l’aveuglette pour faire bonne impression mais la rapidité de la créature, surement une bestiole locale, la sauva. Elle tourna au coin et disparue. Larry eut beau fouiller les environs il ne voyait rien… quoique, un point sombre. Il y braqua son projecteur. Un trou, ce n’était qu’un trou, la créature avait dû s’y faufiler. Larry regarda sur le chemin de ronde, un groupe de soldats arrivait au pas de course. Décidemment, ça devait être un animal redoutable pour faire autant de barouf. Il reprit son attentive observation, se demandant où le trou conduisait, peut être une grotte naturelle, mais en ce cas elle aurait été condamné.

Un grattement attira son attention; il tourna la tête et pointa son fusil en direction du sol avec prudence. Il avait abattu un camarade un jour qu’il était nerveux. Ce qui lui avait valut le sobriquet de Larry le fratricide. Mais ce bruit, il avait déjà entendu, celui de griffes qui raclent la pierre. Avant qu’il ne lève son arme une masse sombre et hurlante se jeta sur lui, le renversant par la puissance du bond. Le reste ne fut que confusion et douleur. Des vociférations monstrueuses et des lames acérées comme le fils d’un rasoir qui s’appliquaient à l’écharper et le mettre en lambeaux. Il chuta à une vitesse vertigineuse, la souffrance s’estompait lentement pour devenir une douce chaleur qui se rependait à travers son corps, envahissant chaque fibre de son être. Plus aucun son ne venait troubler sa quiétude; il se sentait bien. Il était mort.


- Là ! Là ! Flingue-le bordel, tir !
- Il est dessus, j’vais le toucher !
- Il est mort, tir putain !

Mais lorsqu’il tira, la cible avait déjà décampé en sautant dans le vide, à l’intérieure de l’enceinte. L’aspect positif était l’angle de tir parfaitement dégagé. Six marines ouvrirent le feu simultanément sur le zergling qui dévalait la pente raide presque en chute libre, contrôlant sa descente grâce à ses griffes qui creusaient de profonds sillions dans le béton. Il arriva en bas sans encombre, mais sa demie seconde d’immobilité lui fut fatale et les soldats le réduisirent en charpie. Une de ses griffes, longues et courbées telle un sabre vola en éclats, il y perdit la queue et un bon morceau de chair qui éclata avec presque deux pattes. Cependant et malgré ces lourdes blessures il s’agitait encore, hurlant à la mort de la plus déchirante des façons. Il donnait presque la sensation d’implorer pitié, puis il cessa tout mouvement. C’est ce moment que choisit le civil tétanisé pour enfin penser à respirer de nouveau.

Jamais il n’avait ressenti peur aussi grande que cette nuit où il n’en c’était fallu d’un cheveu qu’un zergling ne lui tombe littéralement dessus. Les marines se précipitaient pour entourer la dépouille du Zerg, méfiants comme des chats échaudés et près à tuer.

- Il n’a pas l’air si méchant, lança soudainement le civil qui se voulait brave et désabusé pour masquer sa terreur.

Il éclata de rire pour ponctuer sa blague qui n’avait nul public. Un rire tremblotant, pâle, à l’image de son visage et qui sonnait faux comme sa bravade. Un rire qu’étouffa son gargouillis quand le zergling lui bondit dessus pour lui ouvrir le ventre de sa lame unique. Il tenta maladroitement de se mettre debout mais les blessures et la douleur l’en empêcha et il n’eut pas l’occasion de défier le cercle d’ennemis qui tira sans discontinuer tant que le Zerg ne girerait pas au sol dans une mare de sang et de pulpe de chair.

- Cessez le feu !

Mais les tirs rageurs continuaient de rouler dans la nuit, battant la mesure comme l’aurait fait les tambours de guerre des peuples sauvages et primitifs. Seul le manque de munitions les força à baisser leur arme, à contrecœur. Du zergling il ne restait plus qu’un tas sanguinolent et informe.

- Mais c’est quoi ce bordel ?! explosa le capitaine au comble de la colère, je dis « cessez le feu » vous arrêtez de tirer bande de dégénérés consanguins ! Je veux savoir ce qu’il se passe et arrêtez moi cette connerie d’alarme !

Le capitaine était sans doute plus craint que la totalité des Zergs que pouvait recéler cette planète. Il marchait d’un pas rapide, suivi par quelques marines de sa garde rapprochée, des hommes à la mine patibulaire, ce qui paraissait être un critère de recrutement chez lui.
Le cercle de soldats s’écarta comme brûlés au fer rouge, offrant à la vue du capitaine leur œuvre commune, qui ne ressemblait plus à grand-chose.

- Ah, je vois, c’était quoi ?
- Zergling mon capitaine, répondit un marine, tâchant d’adopter une position de garde à vous la plus parfaite qui soit.
L’intéressé demeura pensif un bref instant. Puis il activa son communicateur.
- Kaled, vous feriez mieux de venir voir, mur ouest, amenez vos gars.

# # #


Douleur ! Si grande, si intense qu’elle fut partagée par la Nuée entière. Le zergling venait de mourir, jamais plus son esprit, ne viendrait compléter celle de sa meute de chasse. Lui, avait de la peine, il n’avait pas eu le temps de comprendre que le ressac de la souffrance l’avait jeté hébété sur un rivage de douleur. La douleur, aussi brève qu’intense s’estompa pour laisser place à un sentiment de haine viscérale et absolue. Tout en lui criait vengeance, les humains menaçaient ses ruches et se trouvaient sur son territoire, c’en était intolérable. La rage parcourue la Nuée comme un frisson l’échine d’un loup. Chaque esprit hurla et vociféra au ciel, adressant une plainte lugubre emplie de rage et d’avidité sanguinaire au ciel, témoin muet de la guerre qui s’annonçait, brutale et sans merci. La nouvelle évolution imprimée par lui commençait déjà à se ressentir. Chaque guerrier devenait plus agressif, même les paisibles et serviles drones montraient une certaine agitation. Les zerglings qui voyaient le jour n’avaient rien à voir avec leurs homologues plus vieux. Ils étaient plus gros et pourvus de griffes encore plus longues et acérées, capables d’entailler la plus solide des armures. De même que leur carapace se durcit comme la pierre, s‘hérissant de pointes d‘os, promettant une résistance accrue. Ils devenaient également obnubilés par une seule chose, tuer les humains, les exterminer tous jusqu’au dernier.

Les reines aussi avaient radicalement changées, se montrant particulièrement attentives aux larves, écartant celles qui étaient chétives ou qui ne montraient pas une certaine combativité. L’émotion que véhiculait la guerre toute proche n’épargnait rien. Les premiers Dominants qui venaient d’éclore flottaient autour de la ruche principale qui grouillait d’activité à l’image de ses sœurs. La Nuée c’était installée au pied d’une imposante montagne, les guerriers s’y pressaient en masse compacte, pas encore assez nombreux à son goût. Les ruches avaient été implanté à flancs de montagnes que les drones creusaient pour y récolter un précieux minerais délicatement teinté d’or. De gigantesques organismes nécessaires au bon fonctionnement et à l’évolution correcte de la Nuée prenaient racine dans les crevasses et s’accrochaient aux rochers que dévalaient des meutes de zerglings frénétiques. La montagne toute entière semblait déborder de vie, une vie élevée pour la guerre et la mort. Les larves s’ébattaient entre les pattes des reines qui veillaient sans faillir, un tremblement de terre ne les auraient pas détourné de leur tâche.

Il observait et surveillait, tout se déroulait comme il l’entendait. Dans peu de temps il submergerait les humains sous une vague de chasseurs que ni le feu et l’acier ne pourront espérer arrêter. Son Cérèbrate lui avait prodigué plusieurs conseils et confié plusieurs mutations génétiques qu’il s’employait à appliquer. La majorité des zerglings avaient développé une paires d’ailes membraneuses. S’il n’en n’avait pas vu l’intérêt de prime abord, les voir se déplacer à une vitesse défiant toute imagination l’avait amplement convaincu. Il reporta son attention sur les organismes d’évolution, ces derniers se portaient bien et les nuées de voraces les parcouraient inlassablement prêt à les défendre. Des drones avaient pris position à différents endroits et commençaient une lente mutation pour former une barrière défensive de sporuleurs rampants qui pouvaient cracher des amas de spores extrêmement corrosifs sur un peu près tout et n‘importe quoi il suffisait juste que la cible soit à portée. Certains étaient légèrement différent et ne possédaient qu’un long tentacule terminé par une pointe d’os terriblement solide et puissante, le tout propulsé à une vitesse folle par un ensemble de muscles entrelacés qui le parcouraient jusqu’à la base.

Il avait également pris soin d’utiliser à bon escient les Nids de Chancres qui grandissaient admirablement vite à l’ombre de gigantesques rochers couverts de mousses que le mucus avait brunit. Les Chancres étaient allés s’enterrer dans les goulots d’étranglement et les cols qui donnaient accès aux cœurs des ruches et des organismes. Attendant patiemment le temps de répandre, dans une gerbe brûlante, l’acide qu’ils avaient sécrété et dont ils c’étaient remplit jusqu’à en devenir lourd et pataud.

# # #


- Il n’en reste pas grand-chose, vos hommes ne font pas dans les demis mesures, grommela Kaled
- Pardonnez-les, la prochaine fois qu’un zergling passe le mur je leur demanderais de le laisser éventrer vos gars, rétorqua distraitement le capitaine

Tournant le dos à tout les autres qui observaient avec une curiosité malsaine les restes Zergs, il regardait par la fenêtre l’installation de défenses supplémentaires aux lueurs de l‘aube naissante. Le secret était éventé, plus besoin de faux semblants, les civils paniquaient et la flotte avait mobilisé tout ses moyens pour atterrir au plus vite. En attendant, l’unique navette avait été réquisitionné pour aller chercher un surplus d’hommes et d’équipements militaire. Un premier chargement avait était largué tôt dans la matinée depuis l’orbite, mais à cause des avaries il c’était retrouvé en pleine jungle, à presque trente kilomètres. Une escouade avaient donc prit le médivac pour aller l’extraire en plein terrain hostile. Les marines c’étaient vu confier les deux seuls lance-flammes et Hend avait tenu à les accompagner. Les zergs, il connaissait, son expérience serait utile.

Le Gouverneur avait proposé d’abandonner le matériel sur place mais comme le capitaine l’avait fait remarquer avec son tact habituel, les Zergs préparaient un assaut massif et la moindre cartouche allait s’avérer très utile, trop pour être négligée. Mais pour le moment toutes « les têtes pensantes » se trouvaient réunis autour du Docteur Kaled qui examinait la dépouille du zergling sur une table d’observation vrombissante d’instruments qui s’affairaient à faire des prélèvements méticuleux. Kaled expliquait et décrivait avec luxe de détail tout ce qu’il y avait à savoir sur un zergling et en particulier sur ce spécimen. Le Gouverneur écoutait avec une attention redoublée et hochait vigoureusement la tête à chacune des assertions du Docteur qui étalait sa science, fier d’avoir un public aussi réceptif. De présent il y avait le chef des colons, le maître armurier, le capitaine qui ne semblait captivé que par les vcs entrain de fixer des armes lourdes en haut des murs.

- … notez comme la carapace est flexible, elle est conçue pour résister aux armes tranchantes, nous les pulvériserons sans problème. De plus les griffes, bien que coupantes ne représentent pas un danger majeur pour nos hommes…
- Excusez-moi, comment ont-il réussi à tuer autant de soldat ? interrogea le maître armurier.
- Simple, ils visent les points faibles et par la visière du casque, ça casse aisément.
- Mes gars n’ont pas d’armures, fit remarquer le chef des colons avec humeur.
- Soyez assuré que nous saurons les protéger, s’avança le Gouverneur.
- Ouais, j’en suis pas si sûr. Une seule de ces saloperies à réussi à passer le mur, tuer un soldat et un pauvre type. Que ferez-vous quand ils seront des centaines ?
- Ne vous en faites pas, ce ne sont que des bêtes après tout, rétorqua Kaled, des créatures rusées et fourbes, mais ça reste des animaux.
- En avez-vous seulement vu des vivants ? lança le capitaine de but en blanc sans se retourner.
- Je…
- On parle des Zergs, ils apprennent vite et bien, vous pouvez les abuser une fois, mais jamais deux. Quelque soit la force employée sachez qu’ils peuvent aisément s’aligner. Croyez moi, ils ne faut pas les sous-estimer.
- Vous êtes bien défaitiste.
- Réaliste, je ne dis pas que nous ne pouvons pas vaincre. Il faut juste frapper les premiers et frapper aussi fort que possible… jamais de seconde chance… ajouta-t-il rêveusement.
- Capitaine… Vendal, soyons honnêtes, pensez-vous vraiment que nous sommes perdus, tenta de le raisonner le Gouverneur.
- Je ne parierais pas ma solde la dessus Madame.

Il ne dit rien de plus, saluant et pris congé, plongé dans ses pensées, laissant les autres discuter sur le temps et les ressources requises pour vaincre les Zergs. Il soupira et décida de ce changer les idées, il comptait peut être superviser les nouvelles défenses ou au moins les inspecter. Se montrer un peu redonnerait du courage aux marines. Même s’ils ne le montraient pas, les civils n’étaient pas les seuls à craindre pour leur vie. Vendal ne pouvait pas le leur reprocher, mourir entre les griffes d’un zergling n’était pas ce qu’on pouvait appeler une belle mort. Il marchait d’un pas lent et manqua plusieurs fois de se faire renverser par un des nombreux vcs qui parcouraient sans relâche la base. Un jour il y aurait un accident. En attendant il avait besoin de faire le point et d’être un peu seul, il décida de s’isoler, là où personne ne viendrait le chercher.

Les tours de guets étaient hautes et offraient une ligne de vue parfaitement dégagée. Il s’accouda sur la rambarde et soupira longuement. Il avait plus de quarante-cinq ans et il en avait assez de se battre. Il était soldat mais il avait passé sa vie à combattre les Zergs et un peu les Protoss au début de sa carrière. Il avait même affronté d’autres Terrans. Il pensait que se faire engager comme chef militaire dans un convoi colons serait tranquille, mais non. Les Zergs étaient vraiment partout, surtout là où on ne les veut pas. Le capitaine fouilla ses poches à la recherche d’une cigarette avant de se rappeler qu’il avait arrêté le mois dernier. Un autre soupir et il se dit que ces défenses semblaient bien dérisoires face aux milliers d’horreurs que pouvaient lâcher les Zergs. Peut être que les humains n’avaient pas leur place ici. Après tout, ce n’était pas réellement chez eux. Aux origines l’homme ne venait même pas de cette galaxie. Les Zergs ne faisaient que se défendre, ce monde était un bel exemple. Ils étaient paisibles avant la venue des Terrans.

- Mon capitaine ?

Il sursauta, la nervosité c’était emparée de lui aussi. Un ennemi insidieux, beaucoup de soldats souffraient plus de l’attente que du combat lui-même. Un marine se tenait derrière lui, il ne l’avait même entendu monter.

- Qu’es-ce qui ce passe encore ?
- Vous avez demandé à être informé des moindres progrès de la mission de récupération.
- Et alors ?
- Hend vous fait savoir qu’ils sont sur zone, ils ont dû atterrir à un kilomètre des coordonnées, la végétation était trop dense.
- Fais chier, ils nous fallait bien ça… dites leurs de faire gaffe, on a besoin du matériel.

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Aleieus Gaevran



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MessageSujet: Re: Nuée Kaldae   Ven 3 Sep 2010 - 21:02

Rectificatif

J'ai changé le nom de "vermine" par vorace, en plus de trouver ça mieux et plus approprié, selon moi "vermine" est plus Terran que Zerg. Donc ce sera vorace et Seigneur-vorace du côté Zerg mais vermine et Seigneur-vermine du côté Terran.

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