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 Concours d'écriture n°11

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Jarlaxle
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Mer 22 Juin 2011 - 18:23

C'est vrai que vu ton état, je risque d'avoir du mal à te poursuivre jusqu'à quelque chose de déjà passé.

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Milleuros
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Jeu 23 Juin 2011 - 7:45

Ca va, y a encore le temps ... Surtout qu'un tiers de la chose est déjà écrite

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Jarlaxle
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Jeu 23 Juin 2011 - 8:25

Milleuros ==> on est jamais trop prudent avec les piqûres de rappel :noel:

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Lun 27 Juin 2011 - 8:36

Plus que 18 jours ! :noel:

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Jarlaxle
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Dim 3 Juil 2011 - 20:56

Il ne vous reste plus que onze jours.

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Jarlaxle
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Mer 6 Juil 2011 - 21:40

8 jours bande moules.

Et envoyez vos texte par MP, me semble pas l'avoir préciser.

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Ghazgkull

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Jeu 7 Juil 2011 - 6:59

Bien chef !!!

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Qui sommes-nous pour les juger, nous, les eldars qui avons déjà échoué, ou les humains qui sont sur le point de subir le même sort ?
Et pourquoi ?
Parce que nous cherchons les réponses à des questions qu'un ork ne songerait même pas à se poser !

Nous avons sous les yeux une culture magnifique, mais nous continuons a la mépriser."

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Milleuros
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Jeu 7 Juil 2011 - 17:21

C'toi la moule

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Tenkaranpu
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Ven 8 Juil 2011 - 10:29

Mon texte n'avance pas comme je le veux... T.T

Je n'aurais peut être pas terminé à temps. Je vais peut être devoir remplacer le projet original par un ancien plus avancé, dsl Arax. x)

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Les Primarques devaient être des exemples frappant d'hommes guéris de la souillure de la corruption. L'énergie du Warp non corrompue coulerait en eux comme elle coulait par l'Empereur lui-même, les fortifiant et leur conférant des pouvoirs comme en possédaient les anciens chamans (...) Employant ses pouvoirs psychiques, l'Empereur les localisa petit à petit et retrouva chacune de ces créations originales qui furent réunis avec les chapitres Space Marines créés à partir de leurs empreintes génétiques. Ils ne semblaient pas avoir été touchés par le Chaos (...) [Mais] En fait, leur apparence physique était décevante, nombre de Primarque furent souillés par leur contact précoce avec le Chaos.

- Realms of Chaos : The Lost and the Damned, page 174 et suivantes, extrait.

Russ avec de l'ADN canin, les Primarques crées avec l'aide des dieux du Chaos... la saga de l'Hérésie d'Horus de la BL est écrite par des hérétiques... ♪

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Schultzy

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Mar 12 Juil 2011 - 21:44

Pas eu assez de temps avec mon job pour travailler mon texte.

Vas y Ysmir, fouette moi! ><

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— Khalil Gibran
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Jarlaxle
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Mar 12 Juil 2011 - 21:47

Je vais tous vous tuer :(

Y a ne serait-ce qu'une seule personne ayant un texte ?

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Milleuros
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Mar 12 Juil 2011 - 22:19

Mon texte sera prêt demain (mercredi 13 juillet). Je le promets.


(Bon, de toutes manières, s'il n'est pas prêt demain, il ne le sera jamais :noel: )

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Ghazgkull

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Mer 13 Juil 2011 - 13:39

Moi il ne sera pas prêt, pour cause, mon ordi a fait n'importe quoi, du coup j'ai du faire une restauration, mais il veut plus installer word ou open office, donc j'ai plus d'endroits ou écrire mon texte, et le fichier sauvegardé refuse donc de s'ouvrir ..... :snif2:

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Arghit
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Mer 13 Juil 2011 - 18:01

Mon texte n’est malheureusement pas prêt faute à une certaine flemme. J'ai pas d'excuse mais je te promet qu'il sera pret demain si tu l'acceptes.

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20:10 - [GiF] Melcor: je suis un papillons
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Milleuros
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Mer 13 Juil 2011 - 19:14

Fini !

Je l'envoie dès maintenant.


Au passage :

- Mon texte est abusément bâclé, alors ne vous étonnez pas si la deuxième moitié est merdique :noel:

- Au cas très improbable où je gagne, je délégue l'honneur d'organiser le prochain, vu que je ne serais là que fin août.

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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Mer 13 Juil 2011 - 20:59

Bon... j'ai une moitié de texte mais je suis vraiment crevé ><
J'aurais pas du si peu dormir aujourd'hui :(
Je suis désolé mais mon texte arrivera demain à moins d'un miracle...

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"Ceux qui se vautrent dans le péché ne méritent pas la miséricorde du bûcher"

L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


Le chapitre 6 de ma fic La Campagne des Huit Eclipses est en ligne.
Le chapitre 3 de ma fic Inqusition Impériale a été mis à jour.
Le chapitre 8 de ma nouvelle fic Intérêts Croisés est en ligne.
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Mer 13 Juil 2011 - 21:28

j'ai dis jusqu'au 14 à minuit.. pourquoi vous vous excusez d'être dans les temps ? :noel:

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Mer 13 Juil 2011 - 21:52

Ah je croyais que c'était aujourd’hui la limite. :noel:

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20:10 - [GiF] Melcor: je suis un papillons
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Ven 15 Juil 2011 - 12:38

Arghit, ton texte vient ? :noel:

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Arghit
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Ven 15 Juil 2011 - 13:11

Ça vient.

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Ven 15 Juil 2011 - 23:27

Bon, voici les quatre textes. Vu le nombre, je dirais un vote simple, pour celui que vous préférez.


La septième foudre


« Lorsque pour la septième fois s'abattra la foudre sur la tour d'Aeris, s'ouvrira le portail de notre destinée ... »

- Qu'est-ce que vous dites ?
- Euh non, rien, trois fois rien.

Les deux soldats se tenaient côte à côte, sous un abri au sommet d'une muraille. Le premier avait un regard morne et blasé, et arborait une barbe de 3 jours. Ses cheveux grisonnants trahissaient son âge, un âge auquel on est soit général, soit mort depuis longtemps. Il avait cependant survécu aux aléas de la guerre, et était de ce fait l'un des hommes les plus mystérieux de la caserne. Même son nom était inconnu, mais on le surnommait Oldmen, le vieux. Marc, son compagnon d'arme, était bien plus jeune. Il n'avait connu qu'une poignée de conflits, guère plus lourds que de simples escarmouches. Son nom, simple et sobre, était à l'image de sa vie. Il n'était qu'un homme parmi d'autres, rien ne le démarquait.
Leur petit abri, quelques poutres surmontées d'une bâche, les protégeait d'une incroyable tempête. Au-dehors, la pluie s'abattait avec une force inouïe, semblant mitrailler la forteresse et les steppes alentours. Le ciel était complètement couvert, plongeant la région dans une obscurité nocturne, en plein jour. Les seules lumières qui venaient éclairer les murailles étaient de terrifiants éclairs entre les nuages. A un rythme effréné, la foudre bombardait les alentours, hurlant à chaque impact un terrible tonnerre qui résonnait à des lieues à la ronde.

- C'est juste une citation d'un vieux livre, rien de plus, reprit Oldmen. Un livre qui se veut prophétique.
- Des prophéties ? Marrant ... Vous y croyez ?
- Certaines se sont avérées justes, d'autres ne se sont pas produites. Certains y croient, d'autres non.
- Oui mais, et vous ?
L'homme soupira en guise de seule réponse, et s'avança hors de l'abri. Il porta son regard vers les nuages noirs, laissant l'eau ruisseler comme un torrent sur son casque.
- Euh ouais, d'accord, hésita Marc. Il marqua une courte pause, avant de tenter de relancer la discussion : Vous avez déjà vu un orage pareil, Oldmen ? C'est tellement fort, je suis sûr que ...
- La foudre, le coupa l'intéressé. La foudre a déjà frappé à quatre reprises la tour d'Aeris.
- La tour d'Aeris ? questionna-t-il, une grimace d'inquiétude sur le visage.
- Au prochain éclair, regarde à l'est. Tu la verras.

Comme si le destin décidait d'un coup de s'en mêler, un puissant flash lumineux illumina le ciel. Un terrifiant arc électrique se forma à l'est, déchirant les nuages jusqu'à frapper le sommet d'une imposante structure noire, au sommet d'un amas rocheux de même couleur. « Et de 5 ... » soupira Oldmen avant de reprendre la surveillance du secteur. Marc resta figé quelques instants, avant de faire de même, l'air grave.

Quelques minutes plus tard, les deux hommes avaient quitté leur perchoir. Ils avaient reçu l'ordre de se rendre devant les hangars, probablement pour une quelconque mission de patrouille.
Sur place les attendaient cinq chimères, entourées d'une quarantaine de soldats. Marc rejoignit son escouade assez rapidement, mais Oldmen restait en retrait. Il examinait discrètement la situation. Les chimères n'étaient pas les modèles miteux utilisés pour les patrouilles. L'une d'entre elles n'arborait pas les insignes du régiment, et semblait incroyablement bien entretenue. De là où il était, il put apercevoir d'autres hommes qui patientaient à l'intérieur. Leur armement lourd et leurs armures carapaces ne laissaient aucun doute. Même les autres gardes, qui bavardaient gaiement entre eux, étaient anormalement bien armés. On pouvait compter une dizaine de lance-plasmas, beaucoup trop même pour une mission en temps de guerre.

« Hey, le vieux ! » lança un lieutenant. Ce dernier s'approcha, un fusil long las à la main. « Tu sais que faire. » lui fit-il, en lui tendant l'arme. L'officier se retourna et hurla un grand « En voiture tout le monde ! Et plus vite que ça ! »
Les soldats s'exécutèrent rapidement. Avant d'embarquer, Oldmen jeta un regard vers l'horizon, à travers une fenêtre. « Et de six ... » murmura-t-il pour lui-même alors qu'un autre éclair illuminait la base.

Dans un grondement sourd, les cinq chimères quittèrent les fortifications, laissant de profondes traces dans la boue. Une pluie battante s'abattait continuellement sur les véhicules, et les passagers étaient bien contents d'être au sec. L'ambiance restait bon enfant, la tempête au-dehors n'était qu'un motif pour pousser une série de jurons à en faire rougir un ork. Seul le vieux restait silencieux, regardant ses chaussures comme le ferait un enfant timide. Toujours aussi mystérieux, se disaient les membres de l'escouade. Lui, dans sa tête, ne prêtait guère attention aux plaisanteries. Il s'était concentré sur les virages du char, et avait déjà deviné leur destination. Décidément, même pour le commandement, ce n'était pas normal que la foudre frappe à plusieurs reprises une tour en briques.

Dix minutes plus tard, le bruissement des chenilles se stoppa. « On descend, go ! » lança le sergent de l'escouade. Les soldats se retrouvèrent rapidement sous la pluie, gelant d'un seul coup leur bonne humeur. La foudre et le tonnerre avaient redoublé d'intensité, frappant à une cadence surnaturelle. A chaque éclair, une terrifiante tour noire s'allumait d'une lueur bleue. Le groupe s'était arrêté à quelques dizaines de mètres de la tour d'Aeris, au milieu de gros blocs de granit.
- Bon les gars, lança le lieutenant qui les accompagnait, vous n'avez pas été briefés. Alors je vous fais le topo : on se prépare au combat, on grimpe sur ce bâtiment et on regarde s'il y a quelque chose de suspect. Des questions ?
- Et s'il y a quelque chose de suspect ? demanda un garde.
- C'est pas pour rien que t'as un fusil entre les mains ! Allez, on y va. Première escouade, vous ouvrez la voie !

Les fantassins se mirent en mouvement. Le vieux, observant les alentours, remarqua que les chimères se mettaient en formation, encerclant la zone. Les troupes de choc, quant à elles, se répartissaient entre les rochers, et ne suivaient pas la formation. Oldmen aussi avait son rôle spécial à jouer. Il s'éclipsa discrètement puis grimpa sur un des blocs de granit. Il se coucha au sommet, avant d'épauler son long las. Au travers de sa lunette, il distinguait difficilement les autres gardes qui s'approchaient. Il examina lentement les environs, et distingua plusieurs silhouettes dans l'obscurité de la tempête. Certaines étaient sans aucune hésitation les fantassins de choc, mais les autres étaient différentes, plus fines, et armées.
Il sortit un galet de sa poche, et le lança le plus fort possible contre les rochers. Un bruit net de collision se fit entendre. Il tendit ensuite l'oreille, et, cinq secondes plus tard, entendit un autre bruit, plusieurs impacts quasi-simultanés sur la roche. C'était le signal. En un instant, une dizaine de sphères rouges quittèrent le sol pour s'envoler haut dans le ciel, illuminant toute la zone d'une puissante lumière rougeoyante. Malgré la tempête, on y voyait maintenant comme en pleine journée d'été.
A peine les fusées éclairantes étaient-elles parties que des coups de feu se firent entendre. Des rayons rouges vifs et des boules bleutées tranchaient l'air pour aller s'abattre sur une espèce de grande barrière bleutée, translucide. De l'autre côté se tenaient des êtres arborant une étrange armure intégrale, semblable à du plastique. Il n'y avait aucun doute sur leurs origines. Ces Eldars semblaient simplement attendre, protégeant une lourde porte métallique dans la tour d'Aeris. Ils ne tiraient que rarement, mais chaque tir ébranlait la formation des soldats. Ils étaient précis, leurs armes étaient rapides, et n'avaient aucune peine à esquiver les tirs. Cependant, encerclés et en infériorité numérique, ils n'allaient pas tenir bien longtemps. Une première grenade vint souffler trois xénos. Les troupes de choc arrivèrent sur leur flanc, les abattant les uns après les autres. En moins d'une minute, les Eldars avaient été éliminés.
Les gardes s'avancèrent jusqu'au pied de la tour. L'un d'entre eux se baissa sur le cadavre d'un xéno, examinant l'étrange armure du regard. Il posa son arme, et en retira le casque, découvrant le visage fin et pâle caractéristique d'un Eldar.
- Qu'est-ce que vous foutez soldat ? gronda le lieutenant.
- Chef, rien d'important chef. Je voulais juste savoir contre quoi on s'est battus.
Le lieutenant le dévisagea d'un regard noir, puis se tourna et s'avança vers la porte de la tour. Il passa sa paume sur le métal froid, examinant d'étranges symboles qui y étaient gravés. Il se recula, et lança : « Défoncez moi ç... », sans finir sa phrase. Un étrange bourdonnement venait d'envahir l'air, audible même à travers la tempête. Il se propageait lentement, gagnant en intensité, se faufilant entre les rochers et entre les soldats. Ces derniers cherchaient la source des yeux, croisant sans cesse le regard paniqué des autres. Soudain, une terrifiante détonation secoua l'air, projetant les gardes au sol alors qu'une lumière insoutenable venait de les aveugler. Le fracas semblait déchirer l'atmosphère, et faisait jusqu'à trembler la terre. Mais le grondement s'évanouit rapidement, laissant place à un curieux grésillement électrique.
Oldmen, sonné par la détonation, leva les yeux au ciel. Un incroyable arc électrique s'était formé entre les nuages et la tour d'Aeris, dansant dans la tempête. Le sniper poussa un juron, et réarma son fusil. Il était resté en recul, et regarda ses équipiers reprendre leurs esprits. Ces derniers étaient fascinés par cette foudre permanente, même si elle ne présageait rien de bon.
Soudain, un cri résonna aux alentours : « Contact ! » Les gardes reprirent rapidement une formation de combat, juste à temps pour voir une quinzaine de silhouettes qui s'approchaient à vive allure.
Marc mit son fusil en joue et attendit les ordres. Il gardait en visée l'ennemi le plus proche, tout en essayant de distinguer ce que c'était. Il reculait lentement, sans même s'en rendre compte. Il lui semblait que tout avait ralenti, qu'il attendait, main sur la gâchette, depuis déjà plusieurs années. Sa cible se montra à la lumière de la foudre, révélant de dangereuses épées entourées d'un halo bleu. Soudain, l'ordre tant attendu parvint à ses oreilles « Feu ! ». Son doigt se crispa sur la détente, et un rayon rougeoyant fila droit vers sa cible. Le tir était juste, mais ne sembla pas atteindre le xéno. Il tira de nouveau, mais toujours rien. Son fusil crachait le contenu de la batterie, encore et encore, mais rien ne se passait, pas même un impact. L'hostile était maintenant désespérément proche. Le garde tourna un levier sur son fusil, et ouvrit de nouveau le feu. Les tirs étaient plus rapides et semblaient plus puissants, mais l'effet était inchangé. Soudain, à une dizaine de mètres seulement, l'Eldar bondit dans un saut prodigieux, plongeant droit vers Marc. Ce dernier tira un dernier coup et mit son fusil devant lui, pour se protéger de l'impact. Le xéno s'approchait, épées prêtes à frapper, quand il fut projeté d'un coup sur le côté, un trou dans le casque.
Oldmen avait enfin fait mouche. Il savait que ces banshees n'étaient pas là où elles apparaissaient, et qu'il fallait tirer à côté. Mais où exactement, il l'ignorait. Il ouvrait le feu au hasard, à peu près à hauteur de tête, tout en observant le combat. Les Eldars étaient maintenant au corps-à-corps, tranchant sans difficultés les simples gilets des gardes. Quand soudain, une nouvelle détonation déchira le ciel. Les soldats furent projeté au sol sous la violence du choc. Ils se relevèrent immédiatement, mais ce n'était que pour se rendre compte que les xénos s'étaient volatilisés, évanouis. Il ne subsistait comme traces qu'un petit groupe de corps tranchés par leurs lames.
Ils portèrent leur regard vers la tour d'Aeris. A son sommet, un nouvel arc électrique s'était formé, rejoignant le précédent dans une danse surnaturelle. Ils virent avec une fascination mêlée d'effroi la tour se fissurer. Entre les murs coulait un liquide bleu électrique, comme si la foudre se répandait dans toute la structure. Soudain, au moment où les rainures atteignirent le sol, toute la structure s'ébranla dans un fracas assourdissant. Une gigantesque coupure se forma, comme si un géant invisible avait tranché la pierre à la verticale, la séparant ainsi en deux parties. Une puissante lumière se dégagea de la déchirure, gagnant en intensité à mesure que s'ouvrait la tour. Petit à petit, les deux gigantesques morceaux de pierre s'écroulaient sur le côté, jusqu'à finalement s'effondrer dans un boucan titanesque.
Les foudres dansantes étaient toujours là. Mais elle étaient reliées à une petite plateforme, au sommet d'une étrange structure blanche auparavant abritée par la tour d'Aeris. C'était un édifice artificiel, très allongé et courbé, formant comme une demie-voûte. En son centre brillait une incroyable sphère de lumière.

Les gardes n'eurent pas le temps de se remettre de leur surprise que la sphère s'agita violemment. Lentement en sortirent des fantassins, des blindés antigrav, et des marcheurs, les uns après les autres, dans un calme surnaturel. Un véritable bataillon débarquait sur la planète, sous les regards paniqués des impériaux. Ces derniers n'osaient même pas bouger.
Soudain, cinq puissantes détonations se firent entendre aux alentours, quasi simultanées. Des bruits de tôle broyée venaient témoigner de ce qui venait d'arriver aux chimères. Le lieutenant de l'escouade se ressaisit alors, brandit son épée et poussa un gigantesque beuglement. A ce cri, les gardes mirent leurs fusils en joue, tandis que les canons des chars xénos pivotaient sur les humains. Une nouvelle foudre vint déchirer le ciel, donnant le signal. Le tonnerre qui gronda n'était pas la décharge électrique, mais bien le hurlement des fusils. Les gardes combattirent avec toute la férocité d'un fauve acculé, mais ils étaient déjà condamnés. Les tirs les tranchaient les uns après les autres, dans un massacre simplement terrible.
Oldmen observait toute la scène depuis son rocher. Il avait lui-aussi ouvert le feu, et une poignée de xénos étaient tombés sous ses tirs. Mais il était plus concentré sur ses camarades. Le rosarius du lieutenant, activé au moment de sa charge, se désactiva sous la violence des tirs, ne pouvant plus protéger son utilisateur de la rafale qui vint le frapper. Les couverts des gardes volaient en éclats, quand ils n'étaient pas simplement transpercés par d'incroyables rayons d'énergie. Soudain, le sniper vit avec horreur l'homme qu'il avait mis au courant de la situation, Marc, être atteint d'un coup trop puissant pour lui laisser la moindre chance.
Oldmen se décida qu'il était temps d'agir. Il s'empara d'une bonne poignée de grenades fumigènes, qu'il lança au milieu du champ de bataille. Il fit ensuite une petite manipulation rapide sur son fusil, avant de le lancer en direction d'un char proche. La détonation qui allait s'ensuivre le couvrirait suffisamment longtemps. Il quitta son perchoir et bondit pour atterrir pile dos aux gardes restants, face à un écran de fumée opaque. « Foutez le camp ! » hurla-t-il suffisamment fort pour couvrir le vacarme. Comme il ne les vit pas réagir, il rajouta : « Par ordre de l'Inquisition, foutez le camp ! Allez donner l'alerte ! Maintenant ! »
Les autres gardes étaient trop concentrés sur le combat pour être surpris, et réagirent à peine, rechignant à fuir. Oldmen joignit alors ses deux mains, et une étrange aura se forma autour de lui. En un instant, une sorte de voile translucide s'était formé entre lui et la fumée, retenant les quelques tirs qui tentaient de passer. « Bordel, allez ! Je ne vais pas tenir longtemps ! » Cette fois, le message fut suffisamment fort, et les gardes amorcèrent un mouvement de repli. Oldmen poussa un soupir de soulagement et se tourna vers son bouclier, se concentrant pour le faire tenir le plus longtemps possible. Tant pis pour sa couverture, se disait-il, mais il y avait urgence. Son attention fut subitement attirée par un étrange bruit à quelques mètres derrière lui. Le bruit caractéristique d'un générateur warp, réalisa-t-il avec effroi. Il se retourna juste à temps pour voir le dernier de ses coéquipiers tomber sous les coups d'un groupe d'Eldars.
Il poussa un juron, et activa le rosarius qu'il avait caché sous son armure, avant de se mettre à courir à pleine allure. Sans s'arrêter, il roula par terre pour ramasser un fusil laser, et ouvrit le feu vers les xénos, plus pour les forcer à se mettre à couvert que pour véritablement les tuer. Il zigzagua entre les rochers, adoptant les trajectoires les plus improbables pour éviter d'être trop facilement aligné. Il devait réussir à rejoindre la base, au moins pour donner l'alerte. Il savait que si ces Eldars n'étaient pas rapidement combattus, la planète entière risquait de tomber. Tout en ruminant ces pensées, il continuait sa course folle, jusqu'à enfin arriver sur la plaine, hors de portée des Eldars. Il continua cependant à courir, à toute allure, espérant qu'il ne serait pas poursuivi.


- On le poursuit ? demanda l'un des xénos, en regardant la silhouette effrayée s'éloigner sur la plaine.
- Inutile, répondit un autre, dans une armure différente de celle des autres. Il est à une éternité de la vérité, ça se lisait sur son visage.
- Mais tout de même ... un Inquisiteur. L'un des plus étranges.
- Nous affrontons bien pire que ces misérables Mon-Keigh. Préparez-vous. Aeris ne sombrera pas aux mains du Chaos ...

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Ven 15 Juil 2011 - 23:29

Prise en main


"Je suis le Sergent Cataphactaire Hartmann et votre Chef Instructeur. A partir d'aujourd'hui, le premier et dernier mot qui sortira de vos sales gueules sera "chef", tas de gretchins est-ce que c'est clair ?!"

"Chef, oui chef !"

"Mon cul ! Je n'entends rien..."

"CHEF, OUI CHEF !"

Tout en parlant, Hartman faisait les cent pas devant les deux rangées de cadets Aldéranéens rangés de part et d'autres de la salle, qu'il devait instruite aux tactiques de combat d'Aldéran avant de les envoyer au front. Il poursuivit alors son discours d'introduction.

"Quand vous ressortirez de chez moi, les pioupious, si vous survivez : vous deviendrez une arme ! Vous deviendrez des chapelains de la mort, des arco-flagellants implorant la guerre ! Mais en attendant ce jour, vous êtes du vomi. Vous êtes le niveau zéro de la vie dans la galaxie. Vous n'êtes même pas humains, bande d'enfoirés. Vous n'êtes que du branle-à-main de jokaero. Des paquets de merde de slaans. De la chiasse ! Par ce que je suis une peau de grox, vos me haïrez. Mais plus vous me haïrez, et mieux vous apprendrez ! Je suis grox, mais je suis réglo. Aucun sectarisme planétaire ici : je n'ai rien contre les nocturniens, aldéranéens, talarnais et autres métèques. Ici, vous n'êtes tous que de vrais connards, et j'ai pour consigne de balançer toutes les couilles de fenrissiens qui n'ont pas la pointure pour servir ma chère unité. Tas de gretchins, est-ce que c'est clair ?"

"Chef, oui chef !"

"Mon cul ! Je n'entends rien."

"CHEF, OUI CHEF !"

Hartmann s'arrêta en face d'un jeune cadet à la peau couleur café au lait. Il avait décidé de faire un exemple pour illustrer son propos précédent, histoire de montrer à quel point il était équitable avec tout le monde.

"Comment tu t'appelle, sac à foutre ?
-Chef, je m'appelle Brawl, Chef !
-Mon cul ! A partir de maintenant, tu t'appelle Alicia Dominica. Est-ce que ça te plait ce nom là ?
-Chef, oui chef !
-Bah il y a un truc que tu vas quand même pas aimer, Alicia. On te servira pas ton grox frit et tes pastèques quand t'iras becter à la cantine."

Alors que Hartmann finissait sa phrase, alors qu'un court silence s'installait dans la salle entre deux phrases, on entendit une voix délibérément nasillarde déclamer clairement :

"Est-ce que c'est toi Sentelia Imaldis, ou est-ce que c'est moi ?"

Quelqu'un avait décidé de débuter une petite rébellion, moins pour venir au secours de son camarade brimé que pour provoquer le sergent instructeur. Comme figé par la stupeur, celui-ci se retourna lentement. Il savait que la voix venait de l'autre rangée de cadets, probablement dans le coin opposé. Mais ça faisait bien des suspects potentiel. Sa colère éclata aussi sec.

"Qui a dit ça ? Qui est le tordu qui a dit ça ?! Quel est l'infecte petite folle perdue, l'espèce d'enculé de Lincian qui vient de signaler son arrêt de mort ?!"

Hartmann déboula dans le coin de la rangée d'où il suspectait qu'était originaire la voix.

"C'est personne, hein ? C'est votre maraine de mes couilles, HEIN ?! Foutral de foutre ! Vous me ferez du parcours à en crever la gueule ouverte ! Vous me ferez du parcours à en téter du petit lait par le fion !"

Tout le monde était tétanisé. Hartmann désigna un coupable au hasard qu'il attrapa au collet.

"Alors, ça vient de toi, charogne ? T'es un petit salopard, hein ?!
-Chef, non chef !
-T'as une chienne gueule de hrud, bien sur que c'est toi !
-Chef, c'est moi, chef !"

Le vrai coupable s'était dénoncé, par crainte de voir Hartmann se déchaîner sur les autres par sa faute, jusqu'à ce que l'un d'entre eux le dénonce. Et d'ailleurs, Hartmann avait visé juste, il était tombé juste à côté du vrai coupable. Cette tactique fonctionnait presque toujours avec les pioupious, à cause de leur manque de sang froid et de leur idéalisme de jeunes cons. Hartmann le savait, et c'est pour ça qu'il était passé pro dans l'art de leur mettre la pression.

"Putain... Putain ! Que l'Empereur me tripote... Qui s'est ce petit zigoto, hein ? L'engagé Arlequin, c'est ça ? Je t'admire, bravo pour ton honnêteté. Tu sais que je t'aime bien ? Tu viens chez les SoB quand tu veux, et tu baise ma frangine."

Et sur cette phrase pleine d'ironnie, Hartmann lui mit un coup sec et rapide en plein dans le plexus solaire. L'engagé Arlequin fût plié en deux et tomba à genoux sur le sol sans un mot. Le sergent s'abaissa légèrement sur lui en pointant son index dans sa direction tandis qu'il gueulait ses insultes.

"Espèce de sac à foutre : j'ai noté ton nom ! Tu vas roter du sang. Défense de rire et défense de pleurer ! Je vais te mettre au pas moi, je vais te dresser ! Aller, relève toi et sors de ta connerie, par l'Empereur ! Sinon, moi je te dévice la tête et je te chie dans le cou !"

L'engagé Arlequin se redressa de son mieux et se remit en station debout le dos bien droit.

"Chef, oui chef !
-Engagé Arlequin, pourquoi es-tu dans ma cher unité ?
-Chef, pour tuer du Lincian, chef !
-Donc tu es un tueur ?
-Chef, oui, chef !
-Fais moi voir ta gueule de tueur.
-Chef ?!
-T'as une gueule de guerrier ? Ca c'est une gueule de guerrier : RAAAHHH !!!!!"

Arlequin sursauta tandis qu'Hartmann lui gueulait au visage encore plus fort que ce qu'il faisait depuis tout à l'heure, son visage était expressif, et ses yeux exhorbités ne le quittaient pas un seul instant.

"Ca c'est une gueule de guerrier ! Fais moi voir ta gueule de guerrier.
-AH !!
-Mon cul ! Autant dire que t'es pas convainquant, montre moi ta vraie gueule de guerrier !
-RAAHH !!!
-Tu ferais pas peur à un grot. T'as intérêt à me travailler ça !"

Hartmann laissa l'engagé volontaire Arlequin pour un temps et retourna en face de la recrue qu'il menaçait précédemment, après l'avoir accusé au pif. Juste au cas où il ne se serait pas trompé, Hartmann allait jouer au con jusqu'au bout.

"Et toi, t'as quelle excuse ?
-Chef, excuse pour quoi, chef ?
-C'est moi qui les poses, les question, pioupiou ! Est-ce que tu peux comprendre ça ?
-Chef, oui, chef !
-Et bien merci, merci beaucoup ! Je peux commander un coup ?
-Chef, oui, chef !
-Est-ce que t'es tout pertrbé ? Est-ce que t'es tout nerveux ?!
-Chef, je suis nerveux, chef !
-Et c'est moi qui te rend nervex ?
-Chef...
-Chef, quoi ? Mais dit donc, t'allais pas me traiter de sale con ?!
-Chef, non, chef !
-Combien tu mesure, pioupiou ?
-Chef, 1m75, chef !
-1m75 ? Jamais vu un tas de merde aussi haut que ça. Tu m'entuberais pas de 2cm quelque part ?
-Chef, non chef !
-Mon cul ! Je sais bien que tout ce que tu avais à couler de la fente de ta maman chérie à finit en flaque marron sur son matelas pourrie. T'es une vraie chiure, toi ! D'ailleurs, tu viens de quelle planète paumée, pioupiou ?
-Chef, de Maccrage chef !
-Par l'Empereur, il y a que des Space Marines et des pédés qui viennent de Maccrage ! Et puisque t'es pas très marine sur les bords, tu dois donc être de l'autre bord... Tu suce des noeuds ?
-Chef, non chef !
-Je parierais que tu es du genre à enfiler un mec jusqu'au trognon, sans avoir l'élémentaire politesse de lui manipuler le petit-frère. Je te préviens, je t'ai à l'oeil !"

Après cette longue série d'insultes, Hartmann avala ça salive et reprit son inspection. Il avait repéré un autre cas social un peu plus tôt, cette rangée en regorgeait. Il s'arrêta alors devant une recrue en surpoids, pour pousser une nouvelle gueulante.

"Et toi, tes parents ont eut des enfants viables ? Interrogea-t-il sur un ton goguenard.
-Chef, oui chef ! Répondit-il avec enthousiasme.
-Ils doivent s'en mordre les doigts, les pauvres, t'es si tocards que tu passerais pour un chef d'oeuvre d'art de l'Âge de l'Apostasie ! C'est quoi ton nom, gros chérubin ?
-Chef, Léonard Laurence, chef !
-Laurence quoi ? Laurence de Tallarn ?!
-Chef, non chef !
-Tu serais pas un peu olligarque ? Tu serais pas de sang oligarchique ?!
-Chef, non chef !"

Parfait. En général, la graisse était un signe de prospérité. S'il n'était pas fils d'oligarque, c'étant sans doute un pécore ou un fils d'industriel, Hartmann n'aurait pas de problème en le martyrisant un peu.

"T'es un suceur de noeuds ?
-Chef, non chef !
-Mon cul ! J'te parrie que t'es capable de pomper une balle de blood bowl à travers un tuyau d'arrosage !
-Chef, non chef !"

La recrue Laurence ne devait pas bien comprendre dans quelle situation ils se trouvaient. Depuis tout à l'heure, il riait sous cape en écoutant les insultes que le sergent déversait sur ses collègues. Il n'avait d'ailleurs probablement jamais entendu de sa vie autant d'injures sortir en si peu de temps, ni être proférées par une seule et même personne. Voyant sous ses yeux la confirmation des méthodes d'entraînement des sergents instructeurs, véritable légende urbaine, il ne pouvait se retenir de rire, faisant vibrer sa graisse. Même maintenant, il continuait de sourire d'un air idiot, qui accentuait encore l'air idiot qu'il devait avoir naturellement. Comment ce gars avait-il put se retrouver dans son unité ? Les petits gars de l'Administratum devaient avoir mal fait leur travail. Ou alors il n'était compétent nul par ailleurs, le mystère restait entier, mais le sergent s'en foutait. Car Hartmann allait devoir sévir, car sévir ici allait être un défi facile à relever qui mettrait le reste de sa petite troupe au pas. Après les sarcasmes douteux sur sa sexualité, il lui fallait un nouveau surnom, et puisque c'était un gros, Hartmann allait en profiter pour stygmatiser son apparence.

"J'ai horreur qu'on s'appelle Laurence. Il y a que les pédés et les Marines qui s'appellent Laurence ! A partir de maintenant, tu t'appelle Carnifex !
-Chef, oui chef !
-Tu trouve que je suis mignon, mon petit Carnifex, tu trouve que je suis marrant ?
-Chef, non chef !
-Alors tu vas m'effacer ce sourrire débectant que t'as sur la figure !
-Chef, oui chef !
-Mais surtout tu prends ton temps, hein mon chérubin ?
-Chef, je m'applique, chef.
-Engagé volontaire Carnifex, je te file trois secondes. Tu m'entends ? Exactement trois secondes pour m'effacer ce putain de sourrire de ta gueule de con ou je te fais gicler les yeux des orbites, et je t'en passe le crâne !"

Aussitôt, Hartmann commença à décompter en gueulant, allant à un tempo quelque peu plus enjoué que celui de l'horloge.

"Une... ! Deux... !
-Chef, je n'y peu rien, chef ! Commença-t-il à bredouiller en fermant les yeux pour se concentrer, fournissant ainsi l'effort qui l'empêchait d'éclater de rire.
-Mon cul ! A genoux, espèce de sac à foutre !"

Il se mit à genoux aussitôt, levant un regard inquiet vers Hartmann. Celui-ci avait légèrement redressé son avant bras, et tendait son poing mi-ouvert.

"Maintenant, étrangle-toi !"

La nouvelle recrue commença à obéir, plaçant ses mains autour de son cou. Hartmann l'interrompit aussi sec.

"Par l'Empereur, avec ma main, tête de noeud !"

Dans le doute, il saisit la main du sergent, mais celui-ci l'a retira brusquement.

"Ne me prends pas la main, enfin, merde ! Quand je te dis "tu t'étrangle" tu te baisse, et tu t'étrangle."

Et en effet, la façon dont était placée la main de Hartmann permettait d'y placer sa gorge, en inclinant son buste. Ce que fît Léonard Laurence, n'ayant guère d'autres choix que l'obéissance. Aussitôt, Hartmann l'attrapa à la gorge, serrant les doigts autour de son cou, le soldat commença à suffoquer.

"Alors, t'as finis de sourire ?"

Maintenant qu'il mettait ses menaces à exécution, en effet, Carnifex ne sourriait plus du tout.

"Chef, oui chef ! cria-t-il faiblement, soudainement coupé des réserves d'oxygène illimité de la salle.
-Mon cul ! J'entends rien du tout.
-Chef, oui chef !
-Mon cul ! J'entends toujours rien. Montre moi que t'en as une paire !
-Chef, oui, chef !! S'époumona-t-il en vidant tout se qui lui restait d'air.
-Suffit ! Debout !" Aboya l'instructeur en le rejetant en arrière d'un revers du poignet.

Aussitôt, Carnifex se remit en station debout, il avait le regard perdu, le visage rouge et respirait bruyamment.

"Carnifex, t'as vachement intérêt à te tenir à carreaux et à me chier des perles tous les matins, sinon ça va barder pour ton matricule !
-Chef, oui, chef !"

Hartmann en avait terminé avec celui-là. La punition avait été suffisament sévère pour avertir les autres, pour montrer les couleurs. A partir de maintenant, l'entraînement allait enfin pouvoir commencer.

"Tout le monde dehors, au pas de gymnastique !
-CHEF, OUI, CHEF !"

C'est ainsi que commença l'éprouvante formation qui allait, théoriquement, permettre à de simples civils, des humains ordinaires, des machines à tuer. Depuis les temps anciens de la fondation de l'empire Aldéran par Forus Aldéran, à l'époque de la Grande Croisade, le monde-capital d'Aldéran IV avait maintenu une emprise ferme sur les mondes alentours, qui lui fournissaient une main d'oeuvre servile aussi bien qu'une armée nombreuse composées d'auxiliaires pour les régiments d'élite Cataphractaires, les troupes de choc du monde-capital. C'étaient tous des auxiliaires aldéranéens, maintenant, courant au pas en chantant dans la cour.

Les instructeurs formés par l'armée d'Aldéran étaient chargés de former les recrues issues des mondes du secteur Elonis, depuis l'âge de 13 ans, pendant 8 années, recevoir une formation qui les orienteraient, selon leurs capacités, vers le poste de fonctionnaire qui leur conviendrait le mieux, que se soit dans l'administration, l'ingénierie, la politique et bien sur, dans l'armée. Le monde ruche d'Aldéran VI, aussi appellée l'Orbe de la Guerre, était une usine à l'échelle planétaire dont les produits finis étaient des humains, formés pour être compétents et donner un apport de productivité à la civilisation impériale. Du point de vue de la population civile moyenne, les gens ainsi formés que l'on nommaient les Aldéranéens, étaient une forme d'élite, de privilégiés. Mais aux yeux des Aldérans de souche, issus de la capitale historique d'Aldéran IV, ils n'étaient que des copies, des reflets médiocres de leur propre gloire. Pour ainsi dire, c'étaient des barbares qu'ils avaient civilisés, mais malgré leurs aspects civilisés, leurs origines demeuraient une marque indélébile, telle une limite dans leur capacité à apprendre à être un véritable Aldéran. Hartmann était là pour le leur rappeller. Et les pousser à se donner à fond.

Précédemment, les recrues avaient reçues une formation générale, pendant quelques années, jusqu'à aujourd'hui où leur potentiel et la voie qu'ils allaient suivre avait été clairement identifiée. Agés maintenant de 17 ans, ils allaient dorénavent recevoir une formation martiale nettement plus poussée. Celle-ci comprenait entraînement au tir, entraînement aux techniques de corps à corps, manoeuvres, exercices d'endurance, liturgie impériale et flots d'insultes libérés en continue - afin de les former au vocable militaire et de parachever leur éducation morale.

Une fois, Carnifex avait planqué un beignet fourré dans sa cantine, et lors d'une inspection surprise du dortoir, le sergent avait découvert le pot aux roses en remarquant que la dite caisse n'était pas cadenassée (son propriétaire n'avait pas eut le temps de la refermée). L'interdiction de manger dans les dortoirs avait été profanée. Suivant sa stratégie habituelle, il ne se contenta pas de le faire payer à Carnifex. Il commença par l'insulter copieusement avant d'encourager les autres à la délation par une de ces tirades dont il a le secret, puis il força tout le monde à faire des pompes, pendant que le soldar Carnifex mengeait son beignet. Comme faire des pompes ne suffisait pas pour le travail de leur souffle, il leur faisait crier à pleins poumons et en série des phrases telle que : "Lyndis Eloran a un beau cul, mais je suis trop fidèle à l'Empereur pour vouloir la baiser." Une fois que cette phrase a été répétée dans la douleur un millier de fois, elle s'incruste dans l'esprit du soldat et vient participer au façonnement de sa personnalité.

Parmi les exercices que leur instructeur leur faisait faire, il y en eut un qui était particulièrement immersif, une sorte de simulation à l'ancienne, sans protocole informatique. Un soldat maniant un multi-laser sur trépied tirait au-dessus d'un parcours d'exercice. Les soldats devaient ramper sur le sol, en passant sous les fils barbelés et la mitraille. Les tirs fusaient au-dessus sans pouvoir les toucher, ils le savaient. Pourtant, le stress de la bataille était bien là, palpable, ne laissant qu'une place minuscule à la raison, de la même manière que le touriste est effrayé par le fauve en cage qui se jette contre les barreaux de sa prison, lorsque l'on passe trop près de lui. S'ils refusaient de ramper, ils échouaient. Le seul moyen de s'enfuir était de cette situation était le succès, le succès était à la sortie des barbelés. Une épreuve simple et fortifiante. Au-dessus d'eux, à l'abri des balles, le sergent Hartamann leur gueulait dessus à sa façon pour les encourager. Une seule des recrues avait eut la mauvaise idée de se lever sous le coup de la panique, il passa immédiatement l'arme à gauche, quand une décharge laser lui traversa le crâne. Le sergent émit d'abord un juron, presque murmuré pour une fois, tandis que l'autre arrêtait de tirer. Il se plaignit ensuite de la paperasse qui l'attendait, et il mit ensuite une taloche au servant de multi-laser, pour qu'il se remette à mitrailler. L'exercice n'était pas finit.

C'est ce style de vie qu'ils menèrent pendant plusieurs années, jusqu'à ce que leur entraînement soit enfin écoulé. Ils étaient enfin prêt à partir à l'avanture dans l'espace, à voir du pays, se faire de nouveaux amis, à combattre pour le secteur Elonis, à mourir pour l'Imperium... Ils savaient tous qu'ils risquaient d'y passer dans la guerre éternelle que menait l'Humanité pour défendre son mode de vie. Non, plus encore, ils savaient qu'ils y passeraient tous un jour où l'autre, le problème était autant de savoir quand et comment. Les Commissaires disaient qu'ils le fallaient faire glorieusement et quand le général en avait besoin. Selon les aumoniers, cela surviendrait quand l'Empereur les rappelleraient à lui, et alors il fallait accueillir la Mort en emportant dans la tombe autant d'ennemis de l'Empereur que possible. Tout, depuis le début, avait été clairement établi, shématisé, planifié, prémédité. Ils avaient été préparés aux épreuves de la vie de soldat, on leur avait enseigné à marcher à travers l'eau et les flammes pour aller vers le néant. Telles étaient les antiques théories militaires impériales, reliquâts du passé houleux de l'Humanité, ayant faits leurs preuves à travers des dizaines de milliers d'années de guerres et de carnages.

On prétendait en haut lieu que la Volonté de l'Empereur et le Courage de ses soldats était suffisants pour accomplir des miracles. On leur disait que même le meilleur équipement n'est rien si celui qui le manie ne sait en déployer le plein potentiel. Et pourtant, l'engagé volontaire Arlequin, auxiliaire aldéranéen de son état, se rendait compte alors à quel point cet entraînement, cet équipement militaire et cette discipline de fer était dérisoire.

Vaincre l'Adeptus Mechanicus corrompu ayant rejeté le culte de la Machine pour celui du Plaisir. Participer au châtiment de cet empire tout récent qui apparaissait ainsi en se propageant de monde en monde. Leur mission avait semblée si simple pourtant, au départ. Aller à la guerre, tuer des ennemis, gagner la guerre, et revenir au pays. Cela ne prendrait pas longtemps, quelques décénies tout au plus, avec les voyages spatiaux et l'occupation planétaire. Dit comme cela, les choses semblaient si faciles pourtant.

Un obus explosa auprès de lui, projetant une pluie de graviers, dont le bruit de la chute bientôt s'entremêla aux larmes d'un autre soldat, agonisant les tripes à l'air et la façade ravalée, tandis que ses camarades se blotissaient derrières leurs abris, tandis que des voix s'insinuaient dans leurs esprits tels des soupirs alanguissants. L'ennemi était puissant et implacable. Après ce tir de couverture vinrent les bios-guerriers. Une averse de lames mortelles et aiguisées se propulsa dans leur direction, suivies de près par les coups mortels, précis et rapides. La charge dévastatrice laissa leur section complètement brisée et les cadavres empilés. Ils n'avaient rien put faire pour en venir à bout. Dans une telle situation, qu'auraient-ils bien put faire ? Ils avaient faits feu autant qu'ils pouvaient, ils avaient essayer de toucher leurs cibles et de les tuer. Mais ils avaient été surclassés.

Toutefois, le destin de l'engagé Arlequin ne s'arrêta pas là pour autant. Une fois le choc initial passé, et une fois la bataille terminé, les survivants avaient été rassemblés et faits prisonniers par les troupes Lincianes. D'autres membres de sa section avaient survécus. Carnifex aussi était toujours en vie, bien que la discipline militaire ne l'avait qu'à peine amincie. Ainsi qu'Alicia Dominica. Alors que réunis tous trois ils s'interrogaient sur leurs avenirs, une jeune et magnifique Linciane leur informa que leur rééducation allait bientôt commencer. Un frisson de peur parcourue les prisonniers quand ils entendirent cela. Dans l'Imperium, les camps de rééducation passaient par des méthodes de bourrage de crânes plus brutales encore que les camps d'entraînement (par ce que les accidents arrivent à l'entraînement, mais contrairement à ceux qui sont inaptes à être rééduqués, ceux qui y échouent ne meurent pas forcément et ont plutôt tendance à être redirigé). Mais leurs craintes furent bientôt appaisées, par la douceur de la chair et de la nourriture qu'ils y consommaient, ainsi que la tendre extase qui se répendait en eux. Un théoricien militaire antique aurait commenté les faits en disant que bien traiter les prisonniers, autant que ses propres soldats, permettait de s'attacher leur loyauté, et il aurait eut raison. Il aurait peut être aussi ajouté que l'Imperium ne pouvait user de cette stratégie contre les forces xenos et chaotiques, et là encore il eut été dans le vrai. Mais le jeune empire Lincian, quant à lui, n'était pas limitée dans l'application de cette stratégie.

"Je suis sacrément heureux d'être en vie pour profiter de la grande foutrerie du repos du guerrier."

Telles étaient le genre de pensées qui occupaient leurs esprits. On leur expliqua qu'ils étaient chez eux désormais en Lincian, et ils en étaient tout aise. On leur expliqua encore qu'ils allaient continuer à faire ce qu'ils ont toujours faits, défendre leur mode de vie, se battre pour leurs rêves, protéger leurs maisons. Il y avait seulement quelques modifications à apporter aux donées, modifications qu'ils faisaient d'eux même de leur propre initiative. Hartmann était mort au combat, probablement, c'est ce que pensait Arlequin et ses compagnons de "bonne fortune", et si ça n'avait pas été le cas, il se demandait s'il aurait été capable de résister plus longtemps qu'eux au doux attrait du côté obscur. Au fond d'eux, ils l'imaginaient encore en train de les engueuler par ce qu'ils se laissaient mener par ces femmelles de l'ennemie, mais le léger doute que cela leur procurait été rapidement oublié, relégué dans les méandres de leurs mémoires.


Pendant ce temps, à plusieurs années lumière de cela, un Inquisiteur des Ordos Preators examinait un rapport de l'un de ses acolytes sur les méthodes d'entraînement des soldats Aldéranéens. Il se gratta le menton d'un air distrait, en songeant qu'il faudrait peut être modifié l'entraînement des troupes d'auxiliaires aldéranéens. Parler de sexe, cela était inévitable. En rajouter à chaque discussion l'était aussi. Mais insister autant là-dessus pendant les Instructions... ? Combattre contre un adversaire qui jouait autant sur les sombres panchants et les plaisirs de l'existence était déjà difficile en soit. Mais de telles méthodes créaient de mauvais à priori. Il en discutait alors avec un autre officiel Aldéran. Selon lui, il était inutile d'insister là-dessus, car aucun auxiliaire aldéranéen ne réussirait à résister à l'attrait du Chaos bien longtemps. Surtout en étant capturé par l'ennemi. Et si elles survivaient, ces troupes étaient destinées au jugement de l'Ordo Malleus.

"Pas sûr, répliqua le Preator, nous auront besoin d'effectifs nombreux et opérationnels pour gagner. Cette guerre avec Lincia promet d'être longue...
-D'accord, d'accord, admit l'autre, mais quel changement on pourrait apporter ?
-Eh bien, par exemple... Cette chanson là, dont le refrain est "Ca c'est mon flingue, et ça c'est mon dard... On pourrait y rajouter un couplet "Je suis d'abord un soldat, et après un fêtard."
-Mouais, je suis pas convaincu, la phrase est trop construite.
-Vous trouvez ?
-Oui, ce sont des âmes simples, mon seigneur. Et il faut le faire plus chantant pour que ça aille dans le rythme du précédent couplet, c'est une question d'harmonie. Je dirais donc, plus dans le genre "D'abord soldat, et après fêtard !"
-Ca pourrait marcher, il faut qu'on travail le dossier. Faites venir un sergent instructeur pour servir de Consultant. Et un artiste pour travailler ces chansons militaires, je veux un bon poète."

Jetant un oeil en direction de la baie vitrée de son étude, il plongea son regard dans les astres du ciel nocturne. Dans ce vaste univers, il n'y avait vraiment que la guerre.

"Un poète Aldéran, seigneur ?
-Oui, pourquoi ?
-Ils sont tous mauvais, leurs proses aussi bien que leurs vers sont médiocres et sans originalité.
-Je suis bien d'accord, mais on n'a rien d'autre sous la main. Vous pouvez trouver mieux pour rédiger nos chansons ?
-Ouais, bien sur... Un poète Lincian, ça vous dirais ?"

L'Inquisiteur eut à peine le temps d'écarquiller les yeux qu'une lame d'hortus énergétique s'enfonça dans sa poitrine, traversant nettement sa cuirasse énergétique et lui déchiquetant le poumon. Affaiblit, il essaya de pointer la main dans la direction de son assassin. Celui-ci savait que sa victime portait une arme digitale au doigt, il l'attrapa donc au poignet et pointa l'arme digitale dans une direction qui l'a rendait inofensive, tout en s'asseyant confortablement sur les genoux de l'Inquisiteur agonisant. Sa voix moqueuse l'étreignait en même temps que les bras de la mort, mais son regard demeurait haineux, déterminé et méprisant, alors même qu'un voile le recouvrait.

"Tss... Il ne faut pas réagir comme ça, mon seigneur. Vous devriez vous réjouir, je me suis déplacé spécialement pour vous donner une fin en apothéose, une chute digne de vous. Aussi, c'est pourquoi je vous demande humblement de mourir heureux... S'il vous plait !"

L'envoyé du Gant de Velours utilisa son hortus pour trancher la gorge de l'Inquisiteur avec une entaille formant un croissant, semblable à un large sourire dans son esprit dérangé, et il renversa la tête en arrière, plongeant la main dans l'ouverture de la gorge pour aller chercher la langue de sa victime, qu'il ramena de sorte à l'a faire ressortir par l'entaille. Selon l'espion Lincian, cela évoquait désormais un homme souriant se léchant les babines, et il ne résista pas à l'idée de lui faire quelques bisous dans le cou et sur la langue. Même s'il ne mourrait pas heureux, il aurait au moins l'air de l'avoir été, et cette seule vision réchaufferait - et pervertirait - le coeur de ceux qui contemplerait le lieu du crime.

"Bon baiser de Lincia !"

Et après un dernier baiser suivie d'une oeillade au défunt Inquisiteur, il se redressa en partant sur un fou rire. Le jeune immortel s'interrompit en regardant le ciel étoilé. Dans les méandres d'un lointain futur, il n'y a pas que la guerre, il y a aussi tout ce que cela implique.

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Ven 15 Juil 2011 - 23:30

Broutille







Une douce brise marine balayait les côtes escarpées de la mer Ulmeris, faisant flotter les bannières écarlates du Méchanicum et portant au loin l'appel des trompes de guerre des titans. Les murs de la forge Frexa se perdaient au loin dans la ligne d'horizon alors que l'ost titanique laissait derrière lui la capitale de l'Union des Forges Eloniennes. Sur une route large de plus d'une centaine de mètres, des milliers de Skitariis et une cinquantaine de titans défilaient comme à la parade, se dirigeant d'un pas décidé vers le port d'Echonor d'où l'armée pourrait envahir le reste d'Aldéran V.
Ce que certains appelaient déjà la Neuvième Guerre de la Technologie avait débuté quelques semaines auparavant, après qu'une incursion des forces du Méchanicum en territoire étranger ne tourne à la destruction d'une ville aldérane et que l'Armée Aldérane ne contre attaque violemment, envahissant en quelques jours toutes les colonies des forges. Une nouvelle fois, Techéran allait se trouvée plongée dans un conflit sanglant alors que les adeptes de la machines devraient, une fois de plus, apprendre aux nobles locaux que l'autorité des forges dépassait de loin celle à laquelle pouvait prétendre de simples gouverneurs impériaux.
La galaxie vivait des temps troublés: tout contact avec le système Sol avait été perdu de même qu'avec la grande majorité des mondes de l'Impérium. Des tempêtes warp ravageaient l'espace entre les mondes, rendant toute communication et tout voyage impossibles tandis que peu à peu se répandait l'idée que l'Ere des Luttes était revenue et qu'à nouveau, chaque monde humain se devrait de vivre par lui même au sein d'un univers de ténèbres.
Cependant, l'Archimagos Gorgias, seigneur de Frexa, Grand Orateur de l'Union des Forges refusait de perdre espoir. La perte de l'Impérium n'était pas une fatalité mais au contraire une chance: la possibilité d'unir une nouvelle fois l'Humanité non pas sous l'égide d'un Empereur de chair mais d'une Omnimessie parfaite. Il allait, par lui même, fonder un nouveau méchanicum sur ce monde même et, à sa tête, partir à la conquête des étoiles. Sous ses ordres, des merveilles de technologies seraient retrouvées, l'homme parviendrait enfin à se défaire de ses faiblesses pour embrasser entièrement la beauté du métal et la froideur de la logique. Beaucoup le traitaient de fou, affirmaient qu'il avait perdu tout sens commun mais ils n'avaient simplement pas sa vision. Les nobles d'Aldéran pensaient s'être engagés dans un nouveau conflit aux enjeux bassement commerciaux alors qu'en fait une nouvelle croisade allait commencer, une guerre sainte qui resterait dans les livres d'histoires pour des millénaires.
Calmement installé dans la salle de contrôle du Titan Impérator Deus ex Machina, l'Archimagos contemplait ses cohortes invincibles, ses manipules disciplinées et ses glorieuses machines de guerre. Chacun à leurs postes, les différents Moderatis pianotaient sur leurs consoles de commande tandis que le Princeps Asthenos restait immobile dans sa cuve amniotique, contrôlant tout par la simple pensée.
Définitivement ses forces étaient impressionnantes, avançant dans un ordre parfait, toutes bien alignées comme autant de soldats de plombs placés par un enfant enthousiaste sur une table de jeu. Aux yeux d'un prêtre de la machine tel que Gorgias, un tel déploiement de force avait une grande beauté mais pour le princeps vétéran de nombreux conflits, il semblait qu'une puissance capable de soumettre des systèmes entiers se trouvait désormais forcée d'obéir aveuglément aux ordres d'un être sans la moindre expérience militaire et une telle situation l'inquiétait au plus haut point.
-Archimagos?
La voix du princeps, purement métallique, sortait d'un émetteur situé au pied de sa cuve. Un tel synthétiseur vocal n'aurait su retranscrire la moindre émotion et ne laissait ainsi aucunement percer les doutes du maître de légion titanique.
-Qui a il mon bon ami?
-J'aimerais réellement que vous reconsidériez une nouvelle fois votre décision de déployer l'armée dès maintenant. Les Aldérans disposent d'une flotte de guerre bien supérieure à la nôtre depuis quelques années et nous risquons gros si ils nous attaquent sur un terrain qu'ils maîtrisent.
-Vous n'auriez tout de même pas peur d'une potentielle défaite? Nous avons su montrer à de nombreuses reprises notre supériorité militaire écrasante sur ces morveux, ils ne peuvent faire face à la puissance d'un ost titanique.
-Excusez moi Magos mais la « puissance d'un ost titanique » ne se fait pas exactement sentir lorsque chaque machine se retrouve incapable de faire feu, sanglée à un navire de transport...
-Silence Princeps, je ne tolèrerait pas de couardise parmi les élus de la Machine. C'est une glorieuse ère qui s'ouvre.
-Puissiez vous avoir raison magos...



Le sous amiral Gaïus Iolenta lança un dernier regard circulaire à l'escadre qu'il menait. Une demi douzaine de destroyers légers armés de lourds canons fondaient l'onde de la mer Ulmeris, distançant peu à peu les portes aéronefs d'où décollait une escadre de valkyries.
Dispersés sur quelques six cent kilomètres de rayons, une douzaine d'autre flottilles devaient à leur tour se mettre en position de combat, parées à frapper les forces des forges alors même qu'elles semblaient marcher à la guerre comme un écolier se dirige vers la scholam. Les premiers instants de la guerre avaient été de francs succès pour les aldérans et certains s'inquiétaient même que les prêtres de la machine se soient lancé dans des manœuvres aussi illogiques que les leurs mais personne n'allait cracher sur une telle occasion et certainement pas Gaïus.
Des projections holographiques se mirent en place alors que le conseil des hauts maréchaux s'exprimaient une dernière fois à la flotte avant le début de l'opération Tempête. Les antiques transmetteurs figurèrent des images nettes et fiables des cinq officiers supérieurs dans leurs uniforme ruttilants.
-Soldats d'Aldéran et du Domaine, commença l'un d'eux, nous vivons des heures sombres. Depuis près d'un siècle déjà nous vivons par nous même, sans nouvel du grand Empereur ni de ce que peut devenir le reste de la galaxie. En ces temps ténébreux, il convient d'être uni, de rassembler une fois de plus le Domaine pour repousser la Nuit. Cependant, les suppôts du Dieu Machine, qui depuis des millénaires prônent la division et l'affrontement entre les peuples de notre glorieuse oligarchie, ont une fois de plus décidé de partir en guerre contre nous au lieu de marcher à nos côtés. Une telle attitude en ces temps de crise est intolérable et nous comptons tous sur vous aujourd'hui pour leur faire comprendre que jamais les Anges ne s'inclineront devant les mécaniques.
La communication cessa et les projecteurs se mirent, après quelques secondes, à exposer une vue claire des côtes sur lesquelles devaient avancer la horde mécanique. Des avions espions survolaient en ce moment même la zone et retransmettaient en direct les positions des titans et de leurs auxiliaires piétons à l'ensemble des vaisseaux de la flotte.
-Canons chargés et verrouillés mon amiral.
L'officier artilleur qui venait de parler n'attendit qu'un signe de main de son commandant pour déclencher la tempête.



Devant le titan Impérator progressaient trois Warlords, marchant de front en un ensemble parfaitement synchrone pour le plus grand plaisir de l'archimagos Gorgias. Entre leurs pieds avançaient les skitariis, n'ayant nulle crainte de se trouver écrasés par les incarnations du Dieu Machine qui les dominaient de si haut. Tout semblait parfait et ordonné, simple et logique comme l'esprit d'un non combattant aurait pu l'imaginer.
Puis en un instant tout ne fut plus que chaos.
Les premiers obus s'écrasèrent contre l'une des titans du trio alors même qu'il entamait un pas majestueux. Paradant sans prendre garde, aucune des machines de guerre n'avait levé ses boucliers et la première salve de la marine Aldérane fut plus dévastatrice que ce qu'aurait dû être un bombardement constant de plusieurs heures. Le Frexii Furor, puissant warlord, retrouva son flanc entièrement enfoncé par les impacts de grande puissance des canons lourds. Déséquilibré, il bascula sur le côté après une deuxième volée, percutant l'autre titan marchant à ses côtés et l'entrainant dans sa chute. Tous deux tombèrent comme au ralentit alors que la confusion la plus totale prenait l'immense colonne. Les colosses s'abattirent sur plusieurs centaines de tech-gardes qui moururent dans l'incompréhension la plus totale. Un peu plus en avant, un warhound trouva sa carapace arrachée par une volée de tirs avant qu'une autre ne frappe son générateur pour le faire entrer en fusion. La déflagration qui suivie coûta la vie à plus de deux mille skitariis.
Au total, plus d'une douzaine de machines avaient été détruites ou sévèrement endommagées en moins de vingt secondes sans même que l'agresseur ne puisse être clairement identifié. Outre les marcheurs super lourds, les pertes en fantassins étaient lourdes mais, plus grave, les forces antiaériennes s'étaient trouvé être une cible privilégiée. Cependant, les techno-adeptes n'allaient se rendre compte de ce nouveau problème que quelques minutes plus tard.
Tous les titans encore opérationnels levèrent leurs boucliers avant que vienne une troisième salve et lorsque celle ci éclata sur les champs protecteurs, l'Archimagos Gorgias, debout dans la salle de commande du Deus ex Machina s'autorisa un petit ricanement.
-Est-ce là tout ce que les prétendus « nobles Aldérans ont trouvé »? Une frappe mesquine et futile? Princeps, annihilez moi les tireurs!
-D'après nos auspex, il s'agit de plusieurs escadres de destroyers furtifs en mer monseigneur.
-Et bien détruisez les enfin!
-Ils sont à quatorze kilomètres des côtes monseigneur, hors de portée de nos canons.
-Et bien rapprochez vous!
-Ils sont en mer monseigneur, nous ne pouvons contre attaquer pas nous même et les Ordinatus ne sauraient toucher ce genre de cibles, il me semble judicieux de nous replier dans les terres, sans cela nous exposons inutilement notre infanterie et nos chars à un barrage continu.
-Faites sortir la flotte, ou mieux, la chasse, débarrassez moi la mer de ces pleutres qui n'osent nous affronte...
Avant que le prêtre de la Machine ne puisse achever sa phrase, une nouvelle série de détonation se fit entendre, cette fois non pas celles d'obus éclatant sur un dôme de force mais plutôt les explosions caractéristiques que faisaient un tapis de bombe en s'écrasant au sol.
Levant les yeux, le Magos put voir une vingtaine de bombardiers repartir s'abriter dans la couverture nuageuse maintenant que leur mortelle cargaison avait été déchargée mais plusieurs centaines d'aéronefs de transport Valkyries et de vaisseaux d'attaque Vulture descendaient pour leur part vers l'armée toujours désorganisée. Voltigeant entre les géants d'adamantium, les appareil d'attaque empêchait tout feu de la part des titans et délivraient la mort sur ceux qui évoluaient au sol.
Gorgias, de plus en plus irrité, intima l'ordre au princeps Asthenos de faire feu de toutes ses armes sur les mouches lui tournant autour. Le maître de la légio soupira de ne plus pouvoir assommer cet homme d'un de ses servo bras...



Dolek se releva tant bien que mal, tout contusionné qu'il était après son vol plané de plusieurs mètres, porté par le souffle des bombes. Son flanc gauche était lacéré par des éclats de métal et son bras ne serait probablement plus utilisable mais, déjà, les injecteurs de drogue implantés dans son corps faisaient refluer la douleur. Il leva les yeux pour voir une horde d'appareils d'attaque à la livrée bleue nuit virevolter entre les majestueux titans, délivrant la mort avec une efficacité impitoyable. Prenant en main son fusil laser haute intensité, le skitarri tenta de viser un des tueurs volants et fit feu à plusieurs reprise, ses tirs ricochant contre les carlingues. Un peu plus loin, une équipe s'activait autour d'un lance missile. Le projectile traqueur parti et vint frapper une valkyrie qui lançait ses roquettes. L'aéronef partit en vrille pour s'écraser au loin sans causer de dommages. Une équipe de sagitariis pour leur part faisaient feu de leurs canons lasers et si de nombreux tirs se perdaient dans le vide ou venaient frapper les boucliers des titans ils finirent pas abattre un nouveau volant qui, cette fois, vint s'écraser sur une dizaine de tech-gardes malheureux.
L'attaque avait été fulgurante mais déjà, les appareils aldérans se repliaient, étant parvenus à causer les dommages qu'ils désiraient et ne désirant pas s'exposer à de trop forts retours. Dolek regarda ses environs, distinguant les corps disloqués ou carbonisés de plusieurs centaines d'autres skitariis ainsi que les carcasses par trop nombreuses de leurs véhicules d'appui. Les flammes laissées par des bombes incendiaires continuaient de brûler, illuminant la scène d'une lueur macabre. Ici et là, des blessés tentaient de trouver des infirmiers. Nombreux étaient ceux à avoir subit le courroux des armes aldéranes mais d'autres avaient les tympans explosés par l'activation subite des boucliers des titans non loin, certains avaient les poumons ruinés et crachaient du sang tandis que les plus gravement touchés déambulaient sans but, leur cerveau directement touché.
Alors que l'hyspaspist maudissait à la fois l'ennemi qui avait si durement touché ses compagnons mais aussi les officiers qui avaient décidé d'une marche si peu précautionneuse, une ombre glissa sur lui alors qu'un des derniers vultures de l'assaut faisait tourner ses canons gatlings...



-Ils battent en retraite! Ces lâches, je ne leur pardonnerais pas un tel affront!
L'archimagos ne cessait de déblatérer depuis dix minutes déjà que l'assaut avait cessé tandis que le princeps Asthenos tentait mentalement de chiffrer les pertes. Ils avaient été frappé de plein fouet sans pouvoir à un seul moment riposter, tout cela car un imbécile était aux commandes et avait ordonné que les choses soient faites non pas avec une idée d'efficacité mais bien d'esthétisme.
-Cette défaite devrait au moins vous faire reconsidérer notre assaut monseigneur, l'ennemi est pleinement prêt à la guerre et dispose de la maîtrise des mers, nous ne pouvons l'engager tout de suite mais d'ici à peine un an nous devrions...
-De quelle défaite parlez vous Princeps, l'ennemi est en fuite après son assaut insultant mais futile, nous n'allons pas nous arrêter pour de telles broutilles!

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Ven 15 Juil 2011 - 23:31

Le Labyrinthe d'acier







Tout dans cette station était froid. Les murs d'acier sur lesquels la rouille grimpait jusqu'à parfois atteindre le plafond, les longs couloirs sombres et mystérieux parcourus de petites artères étriquées menant aux différentes ailes du complexe, les hangars depuis longtemps désertés de toute activités. Mais ce qui dérangeait le plus Fetlton Paxtel, c'était indéniablement la température beaucoup trop basse à son goût! Cela faisait bien une heure qu'il poirotait dans ce froid Valhala , seulement éclairé par un lumi-globe qui commençait d'ailleurs à montrer des signes de faiblesses et avec pour seule occupation que de faire les cents pas encore et encore. Il jeta pour la énième fois un regard impatient à l'instrument incorporé au poignet de son armure carapace. L'heure d'attente était bel et bien passée et la température avait encore chuté de deux degrés pour finalement atteindre les cinq degrés Celsius. Il reporta ensuite son attention sur la silhouette à peine visible dissimulée dans une alcôve proche. Ridie Mercenas, une femme d'une trentaine d'année, ni belle ni laide qui contrairement à lui demeurait inerte et ne portait qu'une combinaison sans manche et plutôt fine. Cette fille possédait de nombreuses qualités comme entre autre le fait d'être aussi discrète qu'un félin, raison qui avait poussé Felton à la prendre avec lui pour ce travail. Cependant elle n'était vraiment pas causante, et donc inutile pour tromper l'ennui. Ennui qu'elle ne semblait pas éprouver.


Felton était sur le point de démonter sur fusil radian pour se chauffer avec les cellules supra-conductrices quand un grand bruit sourd raisonna dans toute la station. Son corps se mit immédiatement en branle et tous ses réflexes guerriers lui revinrent instantanément. Une navette venait de se poser dans la baie d'embarquement proche. Cela pouvait signifier deux choses, la fin de l'ennui ou le début des problèmes. Le vacarme causé par les moteurs de l'appareil prit rapidement fin. Il fut suivis par d'autres bruits, plus léger mais aussi plus réguliers. Des bruits de pas. Quelque chose de lourd martelait en cadence le sol métallique. Quelque chose de très lourd. Manque de chance, ce que Felton et Ridie attendaient ne devait pas peser plus de cinquante kilos. Le son lugubre de ces bottes d'acier mit une bonne dizaine de minute à parvenir jusqu'à eux. Bien qu'il ne la voyait pas, Felton savait que sa partenaire était tout aussi tendue que lui voir plus. Ils étaient presque seuls dans cette vieil station de forage abandonnées trônant sur une obscure lune perdue, si l'ennemi était venu en nombre, ça serait la fin pour eux. Une ombre passa lentement les grandes portes du hangar et se campa à une centaine de mètres du soldat. Felton n'osait pas tirer. L'inconnu n'avait encore engagé aucune action hostile, il se contentait de rester debout sans faire le moindre mouvement. Une vraie statue. Les yeux adaptés à la pénombre de Felton voyait ce qui ressemblait aux contours d'une armure énergétique, une armure de marine vu la taille. Il était impensable qu'un noble marines soit venu se perdre ici, alors qui? Un renégat à la recherche d'un abris? Un chaotique désirant une base d'opération? Aucun moyen de le savoir...

-Aile d'argent! Proclama une voix rude qui se réverbéra dans toute la salle.

C'était le code. Felton n'osa pas soupirer de soulagement. Il chercha ses mots avant de s'écrier à son tour;

-Brille au firmament! Capitaine Berminghm je présume? Je vous imaginais moins grande et plus... féminine...

Le colosse se rapprocha de Felton jusqu'à arriver suffisamment proche pour être éclairer par le lumi-globe. Le soldat put ainsi admirer le beau bleu azure de l'armure, les magnifiques dorures et autres gemmes pourpres, le seyant symbole de l'Ouroboros gravé sur l'épaulière... symbole de... des Thousand Sons! Felton eut instinctivement un mouvement de recul, et braqua son fusil sur le marines du chaos qui ne réagissait toujours pas. Il aurait fait feu si une épée sortie des ombres ne s'était pas retrouvé pressée contre sa pomme d'Adam.

-On se calme, il est avec moi. Ces parole lui avaient été presque murmurées à l'oreille. En l'absence d'écho il parvenait à en apprécier les sonorités féminines mais tout de même graves.
-Vous avez donc décidé de vous associer avec le chaos, pirate?
-Ne vous méprenez pas, il est un présent que l'on m'a offert suite à quelques... services dont je tairais la nature. Il est lié à ma volonté désormais et il m'obéit au doigt et à l'œil.
Felton n'en croyait mot. Elle avait sans aucun doute été dupée. Mais cela n'était pas important, ils étaient tout deux là pour affaire.

-Si vous le dite... Pourriez vous s'il vou plait enlever cette lame de mon cou capitaine Queen Bemringham?

Elle s'exécuta.

-Je suis l'interrogateur Felton Paxtel, c'est l'inquisiteur Brevichev qui m'envoie. Vous avez votre part du marché?
-Bien sur. Mais avant tout dite à votre amie de venir nos rejoindre que nous soyons convenablement présentées.

Felton eut du mal à cacher sa surprise. Qu'elle ai pu voir Ridie dans cette obscurité relevait du miracle. En voyant l'incompréhension sur le visage de son interlocuteur, Queen Bermingham s'approcha suffisamment de la source lumineuse pour qu'il puisse voir sa tete. Felton découvrit une femme d'age mûr dont les longs cheveux noirs encadraient un visage dur et dont un des yeux était couvert d'un bandeau.

-J'ai un augmentique sous mon cache-œil qui me permet de voir distinctement votre petite amie cachée là bas si vous vous posiez la question.

Felton se racla la gorge, se sentant un peu stupide. Il fit signe à Ridie de venir les rejoindre ce qu'elle fit sans tarder et sans prononcer un mot.

-Bien, nous pouvons parler affaire maintenant? Demanda Felton.
-Allez y, sortez la « marchandise ». Rétorqua Queen.

L'interrogateur prit dans la poche de son pantlon une petite plaque d'apparence anodine. Elle était en ébène et flanquée d'un I stylisé recouvert de feuille d'or fin.

-Voilà, avec ceci vous serez officiellement un corsaire au service de l'inquisiteur Brevichev. Vous porrez théoriquement aborder tout vaisseau de libre marchand sans être inquiétée par les autorités impériales. Cela lave aussi de tous vos actes malveillant antérieurs. Satisfaite?
-Tout à fait.

La capitaine fit une série d'agiles saut en prenant appui sur l'armure de son garde du corps pour se retrouver assise sur son épaulière. Fetlon eut tout le loisir d'admirer le postérieur de la dame superbement mis en valeur par son pantalon de cuir moulant. Il remarqua aussi que toutes les runes qui parcourent habituellement les armures des marines du chaos avaient été soigneusement effacées à l'aide d'un outil de soudure.
Queen ôta le casque de son pantin et prit à l'intérieur de l'armure vide le précieux sésame qui la mettrait -elle l'espérait- hors de porte de Red Corsairs. Elle sauta à nouveau au sol et tendis le cube à l'interrogateur.

Felton le lui pris délicatement des mains. Il était autant fasciné par ce cube qu'il en avait peur. Il tenait entre ses main un authentique Labyrinthe Octahore, une prisons qui enfermait à jamais les créature du Warp. Parvenir à capturer un démon à l'intérieur tenait de l'exploit, si bien que tous ceux qui dormaient dans les catacombe de Titan à l'exception d'un et d'un seul ne contenait que des démons mineurs insignifiant. Mais pas celui la.

Il y plusieurs siècles de ça, le grand maitre Krugis était parvenu à suivre le Prince Démon Aephalsos dans son domaine du warp. Le bannir du monde matériel avait déjà était une épreuve pour le puissant guerrier mais ça ne lui suffisait pas. Grâce à de complexes rites antiques le Chevalier Gris avait déchiré la barrière entre Warp et réalité et avec l'aide de ses paladins avait combattu la créature dans son antre. Sur la dizaine de combattant d'élite, seulement quatre s'en sortirent vivant mais le démon avait été fait prisonnier. Sur le chemin du retour vers le système Helios, le vaisseau transportant les astartes auraient eu une succession d'avaries et sa trace avait été perdue.

Mais l'inquisiteur Brevichev en avait retrouvé la trace. L'artefact était en possession d'un maitre de flotte des Red Corsairs. Le récupéré n'aurait pas été aisé sans l'aide du capitaine Bermingham qui cherchait elle à se refaire une virginité.

L'interrogateur déposa en douceur la relique dans une mallette d'acier gravé de runes de protection puis donna à Queen son mandat inquisitorial.

-N'oubliez pas que cela vous lie à mon maitre. Si il désire votre assistance vous serez tenue de répondre à son appel dans les plus brefs délais.
-Mais c'est qu'il va être plus despotique qu'Huron votre patron. Rétorqua t elle moqueuses.

Queen s'en retourna vers sa navette, satisfaite, Felton lui poussa un franc soupir de soulagement devant une Ridie toujours aussi impassible.

Une fois l'affaire conclue, les deux partis s'en retournèrent vers leurs navettes respectives. Toujours en mode vision thermique, l'œil bionique de Queen détecta un groupe d'une dizaine d'hommes venir dans leur direction. Loin de s'en inquiété, elle conclut qu'ils appartenaient à la garde de l'inquisiteur, espèce réputée paranoïaque.

-Paxtel, vous auriez put éviter de rameuter vos chiens de guerre, je suis une femme de parole! Lança t elle à l'interrogateur déjà loin.
-Que dites vous, il n'y a que Ridie et moi sur cette station. Répondit il, stoppant son mouvement.

La pirate écarquilla son unique globe oculaire. Tandis que les silhouettes irisées pénétraient dans le hangar.

-A couvert! Hurla t elle à l'attention des impériaux.

Queen se jeta derrière un amas de caisses laissées à l'abandon, Felton et Ridie, penauds, firent de même sans tarder. Une volée de rayons pourpres passa au dessus de leurs tètes sans faire d'autre dommage que de rayer la peinture de l'armure du Thousand Son. D'une injonction psychique, Queen ordonna à son pantin de riposter, ce qu'il fit sans objecter. Les bolts infernos causèrent de larges cratères sur l'acier des murs sans pour autant faire de dégâts dans les rangs ennemis, ces dernier s'étant eux aussi retrancher. Moult plans d'attaques se bousculaient dans la l'esprit de Queen mais aucun ne permettait de se tirer de ce guêpier sans dégâts. Et ce n'était pas les tirs sporadiques des assaillants ni les contre-attaques encore plus sporadiques de Paxtel qui l'aidaient à se concentrer sur la question.

Soudain, Queen sentit son corps bouger tout seul. Ses réflexes de guerrière d'élites lui avaient permis d'éviter de se faire trancher en deux par une lame sortie des ombres. Une femme armée d'un sabre venait de sortir de nulle part. La capitaine fit un pas en arrière en dégainant une de ses propres lames. La lame de son ennemie mordit à nouveau le néant, Queen profita pour riposter par une série d'estoc visant les membres de son adversaire. Pas une seule attaque ne fut effectif. En retour Queen dut parer plusieurs coups amples peu précis mais relativement puissants. En quelques secondes de combat la guerrière avait montré qu'elle était capables de frappes ciblées bien plus efficaces, ces attaques la ne valaient à vrai dire pas grand chose. La pirate compris cependant la tactique de son adversaire quand un tir de laser manqua de peu de la toucher. Elle voulait la pousser à découvert, les coups larges et puissants la forçait en effet à reculer. Queen avait commis une erreur de débutant en se concentrant plus sur sa passe d'arme que sur la globalité du combat. Elle ordonna à son marine d'effectuer un tir de barrage plus soutenu tandis qu'elle se replierai vers la position de l'interrogateur.

Dès que la cadence des tirs diminua, Queen se rua à découvert, tournant allégrement le dos à son adversaire. Cela lui aurait été fatale si la fille n'avait pas été clouée sur place par une pluie de projectiles. Elle fut forcée de rester derrière un empilement de larges poutrelles d'acier. La tueuse assista impuissante à la fuite de sa proie. De ses proies même car le marine suivit sa maitresse une fois son arme rechargée. Elle se mordit la lèvre inférieure, les armes à munitions solides avaient un chargeur réduit en généra et la personne avait mitrailler sa position. Elle savait que c'était téméraire mais elle s'élança à la poursuite de Queen. Elle fut accueillie par les salves de laser de Felton. Ce n'était rien pour un assassin de son talent. Elle esquiva sans mal les premier tirs, ne bougeant qu'à peine, elle aimait ressentir la chaleur des lasers frôler ses joues, cela ne faisait que l'exciter encore plus. Ivre de sang, elle courrait à travers une pluie pourpre et brulante, ignorant le danger et trompant la mort. Elle fut cependant une fois de plus stopper dans son élan par une grêle de projectile d'acier. Elle eut le temps d'apercevoir une femme armée de deux pistolets mitrailleurs compacts et silencieux la fixer d'un regard haineux. D'une souplesse sans égale, la tueuse évita les blaee d'un gracieux salto avant de sprinter à couvert.

Pendant ce temps, les hommes qui l'accompagnaient avaient eut le temps de se reprocher, il était temps de porter l'estocade à ce groupe de minables.

-Je suis Felton Paxtel, interrogateur de l'inquisition, je vous somme de décliner vos noms et identités!
-Et vous croyez qu'ils vont répondre? Ironisa Queen tout bas

Elle avait réussi à sauver sa vie mais sans s'en sortir indemne. Un laser lui avait arracher un large morceau de peau au niveau de la cuisse. Rien de sérieux mais la blessure était douloureuse. Ils furent rapidement rejoint par Ridie et Altep, le marine.

-Merci, vous m'avez surement sauvé la vie. Fit Queen à la nouvelle venue qui se contenta d'acquiescer l'air gênée.

Dans un tintamarre assourdissant, les lumières du hangar se rallumèrent les unes après les autres. Felton et son groupe furent un moment aveuglés, leurs yeux s'étant depuis longtemps habitués à l'obscurité. L'interrogateur put apercevoir du coin de l'œil un homme s'avancer vers eux.

-Felton, rends toi on vieux, c'est moi.
-Cette voix... Marcus qu'est ce que tu fous là bordel, Brevichev avait ordonné à ce qu'il n'y est que moi et Mercenas!
-Disons que j'obéis pas vraiment aux ordres mon pote... File moi le labyrinthe et tout ira bien veux tu?


Si il s'attendait à ça... Marcus n'avait jamais été un homme très fidèle mais au point de trahir l'inquisiteur qui lui a épargné le bucher... Queen, elle, osa jeter un eoil entre deux caisse. Son attention se fixa sur la jeune jeune fille en combinaison de cuir noire, la seule du groupe d'assaut à rester à découvert. Elle était fine et svelte avec de longs cheveux coiffés en queue de cheval. Son sabre lui, était suffisamment long pour être prit à deux mains et extrêmement sobre. A coté d'elle, Queen remarqua que Ridie fixait aussi l'épéiste avec des yeux emplis de haine. Elle posa sa main sur l'épaule de Felton.

-Felt... cette fille... je vais me la faire!

Que Ridie parle tenait déjà du miracle mais que ça soit pour prononcer des paroles de haine cela n'était jamais arrivé. Felton compris les sentiments de sa compagne quand il regarda à son tour le groupe qui leur faisait face. La fille se nommait Anri Kuroken, elle était la plus proche collaboratrice de Minos Valneth, l'homme que l'inquisiteur Brevichev considérait comme sa Némésis. Lors d'un raid audacieux contre la résidence privé de Brevichev, Anri avait atrocement mutilé le père de Ridie, lui aussi au service de l'inquisiteur. Depuis ce jouer la jeune femme lui vouait une haine sans bornes. Mais plus important, si il coopérait avec elle, cela signifiait que Marcus était passé dans le camp de Valneth...

-Alors Felton, tu fais quoi? Tu me donnes le truc et tu vies ou tu préfères crever?

L'intéressé ne répondit pas. Il ne avait plus trop quoi faire,

-Une idée capitaine?
-Votre navette est par derrière n'est ce pas?
-Oui, mais avec eux on risque d'avoir du mal à l'atteindre en un seul morceau.
-Et vous n'avez pas prévu un seul plan de secours au cas où je vous doublerai? Vous êtes censés être paranoïaques vous autre inquisiteurs!
-Et bien... la caisse derrière vous est bourrée de grenades...
-Qu'est ce que vous attendez, balancez une fumigène qu'on se tire d'ici!


La soif de sang d'Anri retombait à mesure que le temps passait. En plus il faisait froid dans cette satanée station.

-Marcus... tu avais dis que ça serait facile. Or je viens de croiser un Space Marine et une escrimeuse de talent. Tu me prends vraiment pour uen idiote?
-Pas du tout dame Anri. Répondit il faussement. C'est juste que j'ignorais qu'elle amènerait un astartes.
-J'espère pour toi, j'ai déjà perdu deux hommes à cause de lui et mon maitre n'est pas disposé à en perdre plus.

Soudain, un nuage de fumée apparu à l'autre bout du hangar. Anri rangea son sabre et croisa les bas, jetant un regard inquisiteur à son acolyte.

-Ils n'étaient pas censés avoir de grenades fumigènes non plus...

Marcus et les soldats d'Anri se lancèrent à la poursuite des fuillards. La tueuse elle contacta un autre groupe et leur ordonna de les prendre en tenaille. Elle se mis elle aussi en chasse de ses proie, d'un pas lent et peu motivé. Personne dans son équipe n'avait de quoi contrer un space marine. Minos se serait pas content, elle avait été négligente. Enfin, de toute façon elle accuserai Marcus de ne pas lui avoir fourni les renseignements nécessaire à la réussite de l'opération. Elle entendait les échos des combats résonner dans toute la station déserte. Quand elle passa finalement la porte du hangar, elle vit plusieurs cadavres clairsemés. Les cadavre de son commando bien sur.

Au bout d'une dizaine de minute, elle arriva enfin dans la salle d'embarquement dans où se trouvait la navette vers laquelle les quatre impériaux courraient. L'un d'entre eux, la fille aux pistolets mitrailleur se retourna au moment de monter dans l'appareil. De là où elle était Anri put voir que ses compagnons étaient obligés de la retenir pour pas qu'elle se jette sur elle. Elle avait du lui faire quelque chose à un moment ou à un autre. Elle était intriguée, mais de toue façon si cette fille travaillait pour Brevichev, elles étaient destinées à se revoir.

Anri sortie de la salle d'embarquement avant que ne s'ouvrent les portes donnant sur l'espace. Elle était désormais seule sur ce bout de caillou perdu dans l'espace. Elle ne doutait pas que les secours arrivent dans peu de temps, Minos ne la laisserai jamais tomber. Il ne lui restait plus qu'à trouver une activité jusque la. Au détour d »un couloir, elle croisa un Marcus blessé et soufrant.

-Dame... Anri... je suis désolé, je n'ai pas été à la hauteur. Le seigneur Valneth me donnera une autre chance n'est ce pas? Je peux lui être utile!

Elle venait de trouver sa distraction.

Anri se jeta sur lui sans crier gare et le plaqua contre une paroi avant de l'embrasser follement. Ils restèrent quelques minutes enlacer ainsi, jusqu'à ce qu'Anri se lasse de son jouet. Elle activa les griffes rétractiles de son gantelet et lacéra le cou de ce qui aurait pu devenir son amant, goutant le sang qui remontait dans sa gorge. Marcus tomba au sol dans un dernier gargarisme incompréhensible. Il ne restait plus à Anri qu'à attendre... elle n'aimait pas attendre...

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Ajix

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   Sam 16 Juil 2011 - 9:54

je vote pour le numero deux, prise en main. le sergent hartman est... epique, la discussion entre l'inquisiteur et son conseiller... What a Face et la fin... :bave:

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°11   

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