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 Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !

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Sylvanas

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Lun 16 Jan 2012 - 17:44

Pleure pas il arrive :noel:
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Milleuros
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Mar 17 Jan 2012 - 12:25

Il est arrivé What a Face

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Helhorn
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Dim 22 Jan 2012 - 19:49

Milleuros ! Milleuros ! On est le 22 ! :fete:

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Arghit
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Dim 22 Jan 2012 - 19:56

Je demande un petit délai jusqu'à demain en début d'après midi. Avec l'emploi du temps de malade que je suis tapé j'ai pas eut le temps de finir mon texte depuis la rentrée. :(

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20:10 - [GiF] Melcor: je suis un papillons
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Grimaldus

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Dim 22 Jan 2012 - 20:27

Le vote est ouvert à tous ou seulement aux écrivains ? :)

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Il n'est de dieu que l'Empereur. Il est notre bouclier et notre protecteur.

+++ Chants et Prières, Livre Second +++

Là ou règne l'ignorance, j'apporterai la lumière.
Là ou règne le doute, j'amènerai la foi.
Là ou règne la honte, je dispenserai l'expiation.
Là ou règne la colère, je lui montrerai le chemin.
La voix de mon âme sera comme mon bolter sur le champ de bataille.

+++ Litanie de Dévotion +++

:aquila:
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Milleuros
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Dim 22 Jan 2012 - 21:28

Le vote est ouvert absolument à tous.



Délai supplémentaire accordé.
On est le dernier jour, mais je n'aurai pas le temps de les poster demain (... cause : exam de physique).

Essaie de le finir demain Arghit What a Face

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Arghit
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Dim 22 Jan 2012 - 21:59

Merci Ô grand arbitre. :ange:

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20:10 - [GiF] Melcor: je suis un papillons
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Helhorn
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Dim 22 Jan 2012 - 22:06

Je vais protester pour la forme :

Je trouve ça un peu gros que certains ce soit emmerder à rentre leur texte à temps, bravant leurs propres difficultés, pour que d'autres ai un délai supplémentaire. Nanmais on est où là ?! :(

voilà, maintenant que tout les rôles sont remplis; le concours peut se dérouler parfaitement ! :-)

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Arghit
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Dim 22 Jan 2012 - 22:14

Ouai et certains font des études avec des cours qui se terminent parfois après 20h et d'autre sont encore au collège/lycée. C’est la vie. :noel:

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20:10 - [GiF] Melcor: je suis un papillons
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Milleuros
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Lun 23 Jan 2012 - 6:48

C'est aussi la vie que le concours ait été ouvert juste avant les vacances ... :noel:


M'enfin, anyway, j'ai pas le temps de les poster maintenant, là, tout de suite. Un délai d'un seul jour ne change pas grand chose

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Helhorn
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Lun 23 Jan 2012 - 17:34

Arghit :d) A toi de gérer ton temps, comme les autres. :hap:

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Arghit
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Lun 23 Jan 2012 - 21:15

Bon... Mill' poste les textes, je t’envoies le miens... dès que je peux... soit tu le mets avec les autres avec un peu de retard, soit ben tant pis pour ma pomme. Je suis vraiment désolé de pas tenir mes engagements. :-(

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Milleuros
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Lun 23 Jan 2012 - 22:49

Bon ben je les posterai demain dans le courant de la journée. Et je posterai le tien dès réception

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Mar 24 Jan 2012 - 16:00

Festivités hivernales


Cela faisait déjà plusieurs heures que le Soleil avait disparus derrière les pics des montagnes de Jerall et que la nuit avait recouvert de son manteau de velours noir les rives du lac Honrich dont la surface ondulait sous la bise glacée de l'hiver.
La forêt était de nouveau calme, même si parfois résonnait au loin le grondement furieux du troll en chasse, qui faisait frémir jusqu'au plus téméraire des chasseurs.
Seuls résonnaient sur les eaux sombres la clameur des chants nordiques et le bruit des tonneaux que l'on ouvre, tandis que les lueurs de Riften se reflétaient dans le lac, éclairant plus que de raisons les alentours et attirant parfois hors de l'eau quelques poissons trop curieux.

La ville célébrait en effet le début de l'hiver et sa déesse protectrice, Mara, au travers d'une fête gigantesque comme seuls les peuples de fiers guerriers nordiques savent en organiser. L'hydromel coulait à foison, les tavernes avaient pignon sur rue et partout des hommes et femmes avinés festoyaient sans retenue.
Seule la grande place marchande, sur laquelle se tenait la célébration principale en l'honneur de Mara, présidée par la haute-prêtresse Dynia Balu, semblait un tant soit peu organisé.
De grandes tables avaient été dressés et toutes les personnalités les plus importantes de la ville s'y pressaient. La Jarl Laila Lawgiver était assise à la place d'honneur de la cérémonie. A sa gauche se tenait son fidèle garde du corps Unmid Snowshod dont la seule carrure dissuadait quiconque de toucher à sa protégée. A la droite de la Jarl, son maître stratège et chef de la garde de Riften, Gonnar Oath.
Suivait également toute la cour de Riften, citons entre autre la magicienne officielle Wylandriah qui avait semble-t-il délaissé ses expériences magiques pour quelques instants et la servante personnelle de la Jarl, Anuriel. Toutes deux de naissance aldmer dépareillaient quelque peu dans cette assemblée nordique.
A l'autre bout de la place, se tenait le contre-pouvoir de la ville, les représentants de sa face plus sombre. A savoir, la famille Blackbriar au grand complet, avec à leur tête la matriarche impitoyable qu'était Maven, redoutée dans toute la cité même si son pouvoir avait fortement décrus dans les dernières années avec l'indépendance de Skyrim. Les deux autres principaux représentants de la famille également présents : la sœur de Maven, Ingun, une étrange femme passionnée par l'alchimie, et le fils aîné Hemming, bien connus pour ses penchants alcooliques. On pouvait remarquer une chaise vide à la droite d'Hemming, symbole du deuil de Sibbi, deuxième fils et soi-disant assassin, qui avait été retrouvé noyé dans les canaux voilà plusieurs années.

Les autres tables étaient occupés par diverses personnes de plus ou moins grande importance, notamment la famille Riftwaeld, l'alchimiste Elgrim réputé pour ses élixirs, le forgeron Balimund dont les lames s'exportaient jusqu'à l'autre bout du Rift et même dans les Marches de l'Est, un groupe de jeunes gens bien habillés mais qui semblaient d'origine très populaire, ou encore le couple d'argoniens Talen-Jei et Keerava qui tenaient l'auberge de l'Abeille et du Barde et se chargeaient de l'approvisionnement de la cérémonie depuis plusieurs années déjà.
A ces habitués s'ajoutait, cette année, un groupe de marchands Khaajits dont le passage était toujours attendus, ainsi qu'une délégation des Compagnons, venus directement du Jorvaskr pour l'occasion, et composé ni plus ni moins du récent mais respecté Harbinger Sven Tveskoeg et d'Aela la chasseresse, sur lesquels courraient les plus folles rumeurs -bien qu'aucun n'aurait osé leur dire en face- ainsi que de quelques recrues en initiation.

La cérémonie se passa sans encombre et la fête commença vraiment. Des mets succulents se passaient de table en table et les cornes d'hydromel étaient levés bien haut par des fêtards enthousiastes. La soirée se poursuivit sans grand changements jusqu'à ce qu'une personne seule s'avance au milieu du cercle de tables. L'homme, que l'on devinait originaire d'Hauteroche à sa stature faible, était vêtus d'une tenue richement décoré et dont l'excentricité jurait avec le décor. Son chapeau à large bord était orné d'un nombre de plumes que l'on devinait originaires d'animaux étranges et variés, et dans son dos, en guise d'arme, était accroché un luth de bois parfaitement entretenus et ornés de runes multicolores.
Alors que l'étrange personnage s'avançait, le silence se fit progressivement parmi les invités. Plusieurs d'entre eux se tournèrent vers la Jarl avec des regards interrogatifs, laquelle se contentait d'afficher un sourire satisfait.
Et elle pouvait l'être, car ce n'était pas tous les jours que se déplaçait le grand barde Jadier de Maston, connus à travers toutes les contrées de Tamriel pour ses prestations, bien que sa liberté de parole et son ton rapidement accusateur ne plaisaient pas particulièrement au Concordat Blanc des aldmers.
Ceux-ci avaient d'ailleurs déjà essayé de la faire taire, sans grand succès car le bréton n'était pas réputés que pour ses talents de musicien et de conteur.

Une fois arrivé au centre de l'assemblée, alors qu'un grand silence s'était abattus sur les convives qui attendaient impatiemment que le barde daigne desserrer la bouche, celui-ci s'inclina devant Laila avant de se relever. Prenant son luth en main, il en pinça quelques cordes en guise d'échauffement. Aussitôt les rune scintillèrent et un son cristallin se répandit tout autour, venant de partout et nul part à la fois, touchant jusqu'à l'âme des spectateurs.
Puis le barde s'exprima enfin, d'une voix grave et solennelle qui ne correspondait pas au personnage.

-Messires et gentes Dames, Nobles voyageurs et Fiers guerriers des Marches, je suis honoré de me tenir devant vous ce soir et d'être reçus en si grande occasion par la ville de Riften et sa maîtresse, la ravissante Jarl Laila Lawgiver.

Le barde s'inclina une nouvelle fois devant son hôte, tandis que celle-ci le regardaient d'un air amusée et que quelques rires parcouraient l'assistance.
Puis le barde se releva, reprenant son monologue, d'une voix plus légère et chantante que précédemment, alors que ses doigts commençaient à caresser les cordes de l'instrument, dont les notes parfaites résonnaient dans le silence qui s'était de nouveau abattus.

-Ce que je vais vous conter aujourd'hui n'est que pure vérité, j'ai personnellement assisté à ces événements dont le souvenir est resté aussi solide que la pierre des montagnes dans mon esprit. Cela remonte à une époque que certains ont, malheureusement, déjà tendance à oublier. Une époque où cette contrée devait lutter. Lutter pour sa liberté, pour son identité, et même, je l'affirme, pour sa survie.

La mélodie s'élevait, sombre, oppressante, replongeant ses auditeurs dans les ténèbres que tous avaient connus et vécus au jour le jour pendant plusieurs années. Une époque où le fracas des armes étaient plus courant que celui des chopes.

-Mon histoire se passe dans la cité millénaire de Windhelm, un jour comme il en existait tant d'autres, chacun vaquait à ses occupations et j'étais moi-même occupés à divertir quelques amateurs d'arts à l'auberge du Candelâtre lorsqu'un cri puissant, venus du fond des âges, nous fis tous sursauter.
Chacun savait très bien ce qui venait d'arriver, et le mot se retrouva rapidement sur toutes les lèvres : dragon !
Alors que la plupart cherchaient refuge dans les caves de l'auberge, je sortis dans les rues, guettant le ciel à la recherche de la créature de légende. Dire qu'elle était imposante relève de la raillerie. Elle se mouvait dans le ciel avec une puissance qui aurait ébranlé le plus solide des guerriers tandis que son souffle ardent léchaient les toits de la cité, embrasant les poutres millénaires...

Tandis que le barde faisait poursuivait son récit, les runes du luth scintillèrent et des volutes colorés s'en échappèrent, s'élevant dans l'air au-dessus de l’assistance. Au fil de la musique est des paroles, elles dessinèrent bientôt la forme terrible d'un dragon, qui volait au dessus de la foule. Certains feignaient l'indifférence, d'autres étaient ébahis par ce spectacle, quelques unes accordaient plus d'yeux au troubadour et un seul d'entre eux, le rude guerrier connus comme Sven Tveskoeg, fermait les yeux et se concentrait sur la ballade, comme plongé dans les méandres de son esprit.

-...Tous les hommes capables s'étaient armés d'un arc et visaient de leur trait la bête ivre de destruction. Celle-ci se posa lourdement sur le toit d'un bâtiment tout proche, la secousse manqua me renverser et je dus me rattraper à une pierre saillante, mes doigts glissant sur la neige.
Lorsque je relevai la tête, ce fut pour découvrir les deux yeux du dragon fixés sur moi, son regard montrant un savoir ancestral qu'un instant j'enviais. Je le vis ouvrir la gueule, et je ne dus ma survie qu'à la présence d'esprit d'un garde qui se jeta sur moi et m'évita de finir carbonisé par le jet de flammes qui ravagea l'auberge du Candelâtre...

Jadier s'arrêta un instant de son récit pour souligner que ce dragon avait faillis être bien plus efficace que la plupart des mages de guerre aldmers, ce qui fit quelque peu rire l'assistance, avant de s'attarder sur Brunwulf Freewinter, le héros de guerre bien connus, qui rallia à lui la majorité des gardes pour opposer un tir nourris à la bête.

-... Mais malgré les dizaines d'empennages qui parsemaient sa peau, le dragon semblait ne pas fatiguer et tous commençait à douter de leur survie. Je l'aperçus à ce moment. Il venait de franchir la porte de la cité, dont les battants en flammes pendaient mollement. Tout chez cet homme respirait le combat. Il s'avança au milieu des décombres, pris en main une javeline. Il ne prêtait attention qu'au dragon, traversa le brasier qu'était devenus un étal marchand sans plus y accorder d'importance.
Je ne saurais dire pourquoi, mais je vis que le dragon l'observait lui aussi. Tels deux adversaires mortels, chacun observait l'autre avant de faire le premier mouvement. Puis, la bête écailleuse fondit sur le barbare qui se campa sur sa position, javelot au poing. Le dragon arrivait sur lui et sa gueule s'ouvrait déjà, prête à déverser un feu digne des forges divines.
Et, alors que le souffle ardent se déversait sur l'intrépide guerrier, un autre cri retentit, chargé de puissance, mais indéniablement humain. Je remarquai alors que le guerrier venait de traverser en un battement de cœur la moitié de la place, pas une flamme ne dansait sur son armure, et son bras armait déjà le javelot vengeur.
Celui-ci fendit les airs et vint se planter dans l'une des ailes de la créature, la traversant de part en part. Comme en réponse au précédent, un hurlement de colère, profondément bestial, résonna dans toute la vallée, jusqu'au confins des Marches de l'Est. Le dragon se maintint un moment dans les airs, puis, lourdement, se posa sur le toit de l'auberge.
Sa tête chercha du regard celui qui avait eu l'audace de la blesser, puis, le repérant enfin parmi les décombres, s'apprêta à carboniser l'impudent. Sans lui en laisser le temps, le guerrier prononça trois syllabes qui claquèrent à mes oreilles comme un coup de tonnerre et me firent reculer d'un pas. Toute la zone face au guerrier solitaire fut ravagé par une onde de choc qui vint percuter de plein fouet la façade de l'auberge et l'immense bête qui y siégeait. Les piliers de pierre cédèrent, emportant dans leur chute le dragon qui ne contint pas un hurlement de frustration, des flammes se déversant en torrent de sa gueule grande ouverte...

Les flammèches magiques continuaient leur folle danse devant les yeux des convives, reproduisant à la perfection les scènes que décrivait Jadier. Un dragon rouge s'effondrait au centre de la place tandis qu'un guerrier flamboyant, au visage indistinct sous son casque, se jetait sur lui, toutes armes dégainés et prêtes à donner la mort.

-... Mais le monstre était rapide et avant que le champion n'est pus profiter de son avantage, une patte griffue fonçait vers lui, manquant de peu lui arracher un bras. Le guerrier recula avant de revenir à l'attaque, évitant les coups du dragon et lui assénant de terrible blessures.
Pareil combat, celui du héros contre la bête, de l'homme contre les puissances ancestrales, ne pouvait s'achever que d'une manière : la mort. Et ni l'un ni l'autre ne semblait prêt à céder. Puis, soudainement, le dragon parvint à toucher son insignifiant adversaire. Un coup de griffe rageur qui lui ouvrit le torse, projetant sur le sol une gerbe de sang.
Le héros fut projeté en arrière, s'effondrant à genoux dans la neige glacée. Lentement, le dragon s'approcha, dominant bientôt de toute sa hauteur sa proie. Il s'apprêtait à l'achever mais, relevant soudainement la tête, le guerrier prononça trois autres mots, qui s'infiltrèrent dans mon crâne telles des aiguilles gelés, paralysant mes sens. Un véritable blizzard naquit dans la gorge du nordique et enveloppa de plein fouet le dragon, s'infiltrant par ses multiples blessures, entravant ses mouvements et repoussant la bête millénaire.
Le nordique, puisant dans ses ultimes forces, se jeta alors sur le dragon, prit appui sur une charpente effondré et se jeta sur le crâne de son ennemi, s'accrochant d'une main, brandissant sa hache de l'autre. Le dragon essaya de s'en débarrasser mais le froid le rendait plus lent. Un coup de manche dans l’œil le fit hurler de douleur, relevant soudainement la tête et permettant à son mortel adversaire de se hisser au sommet de son crâne. Alors, l'homme empoigna à deux mains son arme et, dans un ultime effort, abattit celle-ci sur le crâne du dragon, traversant l'épaisseur de l'os et s'enfonçant profondément.
Aussitôt, la créature mythique se figea avant de s'effondrer de tout son long au sol, projetant son meurtrier dans la neige molle. Le silence retomba aussitôt sur la ville, tandis que tous observait avec inquiétude le cadavre. Un spasme agita celui-ci, dispersant les moins téméraires, et soudain il se mit à se consumer, comme brûlé de l'intérieur par un quelconque sortilège. Des volutes d'énergie s'envolèrent dans l'air, franchirent les portes brisées pour aller enrober la silhouette imposante d'un guerrier qui s'éloignait sur la route.

Les dernières notes s'évanouirent dans l'air, tandis que les flammèches s'évanouissaient sur l'image d'un guerrier solitaire. Lorsque tout se fut figé, un torrent d'applaudissements se déversa sur la place et sur un Jadier qui saluait son auditoire ravi. Le barde ne put s'empêcher d'observer les différents convives. Il ne put ignorer le regard prédateur de certaines jeunes femmes haut-placée, et se dit qu'il dormirait sans doute dans un lit qui n'était pas le sien ce soir. Il nota l'indifférence feinte de la famille Blackbriar, qui méprisait ouvertement les légendes et héros nordiques.
Mais, plus intriguant, il ne put s'empêcher de noter le sentiment qui habitait les yeux du Harbinger des Compagnons. Cela ressemblait à de la nostalgie. Et, lors que le guerrier réajustait sa tenue, le barde entraperçut ce qui ressemblait à une vilaine cicatrice lui barrant le torse, comme si une énorme griffe l'avait frappé.
Le barde détourna le regard. Cela attendrait, il s’entretiendrait avec le barbare après le repas. La fête recommençait, et il comptait bien profiter du joyeux repas qui s'annonçait. Il aperçut une gente dame, dont la chevelure lui inspirait bien une dizaine de poèmes, qui lui fit signe de venir la rejoindre. Ce qu'il fit bien sur sans tarder, entamant sans tarder une conversation intéressante dont il connaissait déjà l'heureuse conclusion.
Ne devait-il pas interroger un certain barbare ? Bah, peu importait, les héros anonymes convenaient tout aussi bien aux légendes...


Dernière édition par Milleuros le Mar 24 Jan 2012 - 16:01, édité 1 fois
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Milleuros
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Mar 24 Jan 2012 - 16:00

La proie


Dans un petit bar d'une ville pommé dans le sud du Mexique, un bar ouvrait ses portes portant le nom du chien aux yeux rouges. Une sorte de bâtiment rénové par les soins d'un travailleur déterminé, ou simplement complètement allumé. Il avait construit se bar à lui seul en trois mois, ignorant les diverses menaces ou tentatives de pression du au fait que sa peau n'était pas bronzée. Bref son bar était ouvert, l'accole prêt à être servit, et le gentil Enrio Rodriguez n'attendait que des client le sourire aux lèvres, et des yeux n'exprimant que la joie. Une face d'abrutis, bien ennuyante qu'on ne souhait pas vraiment voir dans le coin.

La nuit de l'ouverture seulement trois poivrots étaient venue tester se bar, commandant tout et n'importe quoi, n'hésitant pas à cracher se qu'il n'aimaient pas sur le sol en engueulant se pauvre Enrio qui prenait sur lui. Alors que les épaves commençaient à trouver la boisson à leurs goûts un hommes vêtu de noir dégageant une aura de froideur et de meurtre poussa la porte du bar. A elle seule sa présence amena le silence, les trois hommes le dévisagèrent jusqu'à ce que l'un d'eux osent déclarer:

-Les étrangers attirent d'autres étrangers on dirait, heureusement que l'alcool n'est pas aussi mauvais que chez Sancho.

Les deux autres hochèrent la tête continuant à boire, en silence. L'homme en noir planta son regard d'acier d'une couleur vert pâle dans ceux de Enrico, qui n'étant pas du genre à se laisser intimider le soutenue. Un sourire mauvais se dessina sur le visage du nouvel arrivant qui s'approcha du rat qui avait osé briser le silence. Il posa sa pâle main décoré d'un anneau doré sur son épaule puis resserra son étreinte arrachant, un cris de douleur mêlait à la surprise au buveur. Il approcha délicatement sa bouche de l'oreille de sa victime, parlant sur un ton posé et légèrement amusé, compressant petit à petit l'épaule qu'il tenait:

-Qui as-tu traité d'étranger sale petit rat?

Les deux amis de la victime se levèrent s'apprêtant à aider leur amis, quand brusquement leurs regard se posèrent sur l'un des anneaux. Un anneau de couleur doré, avec les inscriptions F.O inscrit en noire dessus. Leurs visage s'éprirent de terreur tandis que l'homme n'arrivait pas à se défaire de l'emprise de son adversaire, ne pouvant même pas se lever, il sentit une autre force éclater son visage sur la table suivit d'un:

-Répond sale petite ordure!

-Personne je suis désolé!

On pouvait voir le buveur larmoyer, tendit que son regard se posa sur l'anneau que ses amis avaient vue plus tôt. La douleur laissa place à la terreur, tendit qu'il commença à balbutier quelque chose d'incompréhensible. L'homme en noir répondit toujours de la même façon décontracté:

-Vraiment, se n'est pas se que j'ai crus entendre, je déteste les menteurs et les larves dans ton genre. Tu sais quoi, je ne veux plus jamais te revoir dans se bar, je ne veux plus jamais te croiser sur mon chemin, si jamais je te retrouve je te tue c'est clair?

-Oui très clair!

Un bruit d'os cédant à une pression trop forte fit fuir les supposés amis de la victime en courant, tandis que l'agresseur reprit:
-C'est oui seigneur pour les larves!

-Oui seigneur!

L'homme en noir lâcha l'épaule de l'épave, et le laissa s'en aller en hurlant. Une fois que la porte se referma derrière lui, Enrico se retrouva seul avec l'individu. Ne le quittant pas des yeux il lâcha simplement en nettoyant le fond d'une chope:

-Je vous serre ?

-Une téquila, et laissez la bouteille.

Enrico sortit la bouteille de téquila, et un verre avant de se diriger vers la tables des anciens clients. Il la débarrassa, puis d'une mine assez énervé se tourna vers le nouveau client lui déclarant:

-Vous auriez pu les laissez payer!

Un petit rire échappa au buveur avant qu'il ne réponde sans même le regarder:

-En parlant de payer... vous savez ou vous êtes?

-Dans une petite ville pommée éloignée de la civilisation dans le sud du Mexique oui je sais.

-Je ne parle pas de ça petit, tu trouves sur le territoire des Fils oubliés et on ne peut te laisser tirer tout les bénéfices de ton bar seul sur notre territoire. Tu comprends n'est ce pas?

-Vous allez quand même pas me faire du chantage après avoir exploser le bras de l'un de mes clients? Je pourrais appeler la police dans le pire des cas!

L'homme vêtue de noir sortit une étoile doré de l'intérieur de sa poche, avant de la reposer répondant:

-Nous contrôlons tout dans cette ville, et tu as bien vue, on intervient tellement rarement que ses péquenots ne savent même pas à quoi ressemble le représentant des forces de l'ordre...

-Fumiers...

-Quel grossièreté venant d'un barman c'est étonant , mais ne t'inquiète pas on a trois propositions à te faire.
La première tu payes tout les mois une certaine somme que nous nous permettrons de fixer.
La deuxième, si tu refuses la première tu dégages, ou on fait de ton bar un cercueil.
La troisième n'est rien que pour toi, tu exécutes l'un de nos contrat et en échange on te fout la paix...

Qu'en pensez-vous?

Un moment de silence retomba dans le bar, un soupir suivit d'un:

-Ca marche pour la numéros trois, mais après vous me foutez la paix ?

-Un marché est un marché...

Trois jours plus tard:

En réalité Enrico Rodriguez s'appelait Mike Farmer, un homme originaire Etat Unis il était né dans les quartiers pourris de New York, et avait apprit à se débrouiller seul. Bref il était entré dans l'armée, et avait intégré l'une de leurs escouade spécial. Après dix ans de meurtre, de mission, et de mains salit par le sang il s'était retiré de se corps d'armé qui négligeait son salaire. préférant solitaire vendre ses services à des gens qui offraient bien plus, i débuta en tant que tueur à gage devenant l'un des meilleurs de sa profession. La suite vous la connaissez, comme n'importe quel tueur à gage il à commencé à en savoir trop, et il était de plus en plus demandé, donc santant les mauvais coups arrivés il s'est retiré du business s'enfuyant dans le Sud du Mexique utilisant son argent pour essayer de se reconstruire une vie. Mais il semblait que le destin en ait décidé autrement, la paix, et les nouvelles chances n'étaient pas pour ce genre d'homme. Un dernier contrat, et on lui avait promis la paix, que faire mis à part accepter et tuer.

En trois jours il avait suivit sa cible, un riche propriétaire d'un vieux manoir qui surplombait cette petite ville sois disant tranquille du Mexique. Il attendait dans cet arbre que le soleil se couche, vérifiant que son pistolet soit propre, et que son couteau soit facile à utiliser. Quelques heures plus tard la Lune décida enfin de pointer sa face blafarde, illuminant le manoir, qui semblait vide de vie. E vieil homme devait déjà dormir, quel tristesse. L'assassin bondit de sa branche pour atterrir dans le jardin, pas de chiens, ou de système d'alarme il avait déjà vérifié. Il s'approcha discrètement mais rapidement de la porte d'entrée, soulevant l'un des pots de fleurs pour en prendre la clef.

Quelle vieille ruse de merde, qui fait encore ça ?

Pensa il en ouvrant la porte, pistolet à la main, il pointait chaque pièces, et ouvrait chaque porte en silence. Il monta au deuxième étage après n'avoir rien trouvé au premier, quelque chose n'allait pas dans cette vielle baraque. La déco? Non il y avait autre chose! Farmer s'engagea prudemment dans un couloir, éclairé par une seule fenêtre qui laissait passer les rayons lunaires. Mais alors qu'il s'approchait d'une double porte une voix le sortant de nulle part le surpris sur le fait:

-Tu as fais vite, les autres avaient mis plus d'un mois avant de passer à l'action.

Le tueur se retourna pointant son arme sur le vieil homme qui se tenait devant lui, habillé dans une tenue de soirée noire aux teintes sombres, qui faisait ressortir sa cravate bordeaux. L'assassin ne prit même pas la peine de lui répondre et tira en visant le cœur et la tête. Deux balles pour l'un, et une pour l'autre. Mais le vieille homme ne s'écroulait pas, non il semblait même rire,les balles qui s'étaient enfonçaient dans sa chaire ressortirent d'elles même. Le regard de Mike se figea dans celui du vieil homme, qui continua:

-J'aime voir la peur dans les yeux de mes proies, surtout quand cette dernière pensait-être le chasseur!

Deux crocs d'une blancheur incroyable apparurent, Mike vida son chargeur dans le torse du monstre, hurlant comme un dément, allant même jusqu'à lui lancer son couteau dans l'oeil. Se dernier geste arracha un hurlement de douleur au vampire qui eu du mal à se l'arracher. Se bref moment, permit à Mike d'analyser se qu'il avait à faire. Ne pouvant gagner face à un monstre dans ce genre dans un duel, il devait fuir, il bloquait la sortie par l'escalier dernière solution la fenêtre. Sans même penser à la hauteur Farmer traversa la fenêtre d'un bond, retombant dans le jardin il sentit les os de son bras se disloquer, tendit que la voix du vampire le traversa:

-Plus tu résisteras, plus le jeu en seras intéressant.

Mike se releva tentant d'ouvrir le portail de l'intérieur, mais rien n'y fit, il n'arriva même pas à le démolir en lui donnant des coups de pieds. Tout ses efforts avaient été vingt, et il le sentit de la façon la plus désagréable possible. Il sentit deux crocs se planter dans sa gorge, tendit que son regard se leva vers les étoiles sombrant petit à petit de l'autre côté.

Deux semaines plus tard:

Un nouveau magasin venait d'ouvrir ses portes, la pancarte affichait Le piment bleu, une sorte de restaurant pet être. Un pauvre homme du nom de José se tenait derrière le comptoirs comptant les heures quand soudainement. Un homme vêtue de noir, portant un anneau doré, et dégageant un aura meurtrière entra à l'intérieur du magasin. Son sourire, et sa sale façon d'homme heureux ne donnait qu'une envie la lui péter.



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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Mar 24 Jan 2012 - 16:00

L’avenir est-il un long passé ?


Une pupille noire entourée de blanc. Son visage fatigué, aux traits creusés par de trop nombreuses nuits passées à veiller, était braqué sur un lieutenant. L'officier était plus jeune que lui, 25 ou 30 ans peut-être ? Et pourtant, son visage était impassible. Tout les deux le savaient, l'ordre serait donné dans quelques instants. Marcel attendait, assis dans la boue, son fusil contre l'épaule, un chapelet à la main. Il regarda la croix en bois tournoyer lentement, et se souvint du jour où sa femme le lui avait donné. C'était le jour de son départ, de son départ pour le front, le début de son voyage pour l'Enfer...

- Il te protègera. Lui avait-elle dit, avant de l'embrasser. Ici, au milieu de la boue, du sang et de la gangrène, tout les souvenirs de sa femme, ou même de sa vie d'avant, lui semblaient étrangers. Comme s'ils avaient appartenus à une autre vie, à un autre Marcel Girard. Il n'arrivait plus à s'imaginer auprès d'elle, il n'arrivait plus à se remémorer son parfum. Il l'avait perdu, au milieu de ce tourbillon de morts et de plombs.

D'une main tremblante, il plaça au bout de son fusil une baïonnette, afin de lutter contre une mitraillette de calibre 12.7. Près de sa tranchée, placée à 20 ou 30 mètres, la guerre des bouchers : nous sommes en 1917.

Cela faisait tant de journées qu'il se trouvait là, à voir tomber des âmes, victimes comme lui et ceux d'en face de cette guerre. Tant de journées déjà passées sur le chemin des dames. Au fond de sa tranchée, il sent... Oui, il ne saurait pas dire comment, mais il le sait... Il le sent... Aux limites de sa perception... Il sent que la fin a sonnée. Ses mains se mirent à trembler, d'abord légèrement, puis de façon incontrôlée. Avec cette même certitude, il sait qu'il n'y aura pas de corps à corps. Il va bientôt mourir. Il le sait, au plus profond de son être. Cette pensée lui liquéfie les entrailles. Marcel se mit à sangloter. Un obus éclata non loin de lui, soulevant un geyser de boue et enterrant vivants quelques hommes. Ses sanglots redoublèrent d'intensité, ses lèvres articulèrent des prières inaudibles. Et pourtant, brave, ou pressé d'en finir, il se mit sur ses pieds, tout tremblant dans sa gabardine.

Des voix relayèrent un ordre dans toute la tranchée :

- Baïonnette au canon ! Hurlèrent de concert les sous-officiers, répétant le message plusieurs fois. Préparez-vous !

L'odeur de la mort se fait sentir...

D'autres obus s'écrasèrent non loin, rendant sourds tout les hommes présents, leur épargnant les hurlements de leurs camarades blessés ou agonisants. Dans les tranchées se côtoyaient soldats encore valides attendant la charge, blessés légers, mourants, et morts. Elles bourdonnaient d'activité à l'approche de l'assaut, et les hommes firent ce qu'on leur avait dit : ils fixèrent leur baïonnette au canon, certains essayèrent en vain. Enfin, après temps d’heures passées à être écrasés par l’artillerie allemande, ils allaient combattre, face à face. Comment un homme peut-il accepter d'aller au combat ? Et quand il sent au fond de lui qu'il ne reviendra pas ? L'Homme est-il un animal ?

La main du lieutenant se leva lentement vers le ciel, et un ordre, craché sous la forme d'un cri rauque, s'échappa de la gorge de cet homme à l'air si fragile. Il escalada le parapet, des balles sifflant à ses oreilles sans pour autant l'atteindre, et il désigna de son sabre les tranchées allemandes.

- Chargez !

Une marée de vareuses sortie de la boue et grimpa à l'assaut des lignes ennemies. Le jeune lieutenant, lui, fit un pas en avant pour trois pas en arrière, et retomba dans la tranchée, mortellement blessé à l'estomac. Marcel, resté immobile alors que la charge commençait, regarda le visage du mort : il souriait. Reprenant alors le cri de ses camarades, tout tremblant de peur mais désireux, comme tant d’autres, de venger chaque personne tombée au combat, il chargea, le fusil à la main. Des milliers de voix hurlèrent une même phrase :

- Pour la France !

La cohésion des premiers instants céda rapidement la place à la débandade alors qu'ils courraient dans le no man's land, annihilée par les tirs de mitrailleuses et les pluies d'obus. Assourdi, les oreilles bourdonnantes, Marcel n'entendait pas les ordres qu'on lui criait... Sourd, muet, saoul de poudre et de bruit, il marchait en état d'hypnose. Une seule idée, une seule volonté... En avant ! En avant ! Les balles sifflèrent, les shrapnells fusèrent, les obus éclatèrent. Il vit confusément des hommes être frappés par des balles, être démembrés par l'explosion des obus, qu’ils furent alliés ou ennemis, mais continua de courir. La Mort était partout et la guerre prélevait son lourd tribut. Pour chaque mètre franchit, des hommes tombaient. Chaque pas se comptait en hommes. Et Marcel, au milieu de tout ça, continuait de courir.

Il était parvenu au contact. Sans regarder, il sauta dans la tranchée ennemie. En touchant du pied ce fond mou, un dégoût surhumain le rejeta en arrière, épouvanté. C'était un entassement infâme, une exhumation monstrueuse de boches cireux sur d'autres déjà noirs, dont les bouches tordues exhalaient une haleine pourrie, tout un amas de chairs déchiquetées, avec des cadavres que l'on aurait dit dévissés, tordus dans des postures ignobles, et, pour les veiller tous, un seul mort resté debout, adossé à la paroi, étayé par un monstre sans tête. Lui et d'autres hésitèrent encore à fouler ce dallage qui s'enfonçait, puis, poussés par les autres, ils avancèrent sans regarder, pataugeant dans la Mort. Toute la pitié qu'il avait put avoir pour les soldats ennemis c'était évaporée, et il ne désirait plus qu'une chose : en tuer le plus possible avant de mourir. Survivre n'était pas dans les desseins que Dieu avait pour lui.

Touchant à peine le sol, un son strident dans les oreilles, il enfonça sa baïonnette jusqu'à la garde dans le cou d'un soldat ennemi. Le regard vitreux du boche était dirigé vers Marcel alors qu’il chutait en arrière, ce dernier le considéra avec dédain en retirant sa baïonnette. Le soldat français mit un genou au sol et aligna une cible dans la mire de son fusil. Il ne sentit de son tir que le recul, le chaos ambiant mis en sourdine par l'explosion des obus. Il rechargea deux fois et ouvrit le feu le même nombre de fois. Il allait pour recommencer quand il le sentit. Ce froid insidieux qui se répandait en lui. Cet engourdissement qui investissait son corps. Dans son univers muet, Marcel sentit un liquide poisseux couler le long de sa hanche : du sang. Son sang. Une autre balle l'atteint plus haut, en plein torse, et il bascula en arrière, sans un bruit.

C'était enfin terminé, il le savait. Il allait mourir... Le monde semblait s'être apaisé, le tumulte de la guerre lui semblait loin, il n'y avait que le silence. Le silence et le sommeil. Le parfum de sa femme lui revint soudain, il s'en rappelait maintenant ! Il se rappelait de tout ! Son parfum, sa voix, l'éclat dans ses yeux, son sourire. Toutes ces choses qu'il aimait tant et que la guerre lui avait prit ! Alors que son sang abreuvait la terre et que la vie le quittait, Marcel réussit à esquisser un faible sourire. Coupé de la cacophonie dissonante de la guerre par la détonation des obus, il s'en allait en paix. L'image de sa tendre épouse s'insinuait entre ses paupières closes. Il mourut ainsi, le sourire aux lèvres...


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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Mar 24 Jan 2012 - 16:00

Les textes sont donc postés, à vos votes !

Le texte d'Arghit n'étant pas arrivé à l'heure, il sera posté dès réception (ou alors, son auteur le poste lui-même, au choix).


Les règles sont simples : choisissez le texte que vous avez préféré, sur absolument n'importe quel critère. Le texte à avoir reçu le plus de voix au soir du dimanche 5 février gagne le concours.

Oh, et, interdiction de voter pour soi-même What a Face

_________________
O o
/¯¯/__o___O___o___O___o___O___o__
IMA FIRIN MAH LAZOR ! BLAHHHH!!!!!
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Mar 24 Jan 2012 - 17:57

Je vote pour le texte 3 "L’avenir est-il un long passé ?" :oui:

_________________
Il n'est de dieu que l'Empereur. Il est notre bouclier et notre protecteur.

+++ Chants et Prières, Livre Second +++

Là ou règne l'ignorance, j'apporterai la lumière.
Là ou règne le doute, j'amènerai la foi.
Là ou règne la honte, je dispenserai l'expiation.
Là ou règne la colère, je lui montrerai le chemin.
La voix de mon âme sera comme mon bolter sur le champ de bataille.

+++ Litanie de Dévotion +++

:aquila:
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Mar 24 Jan 2012 - 20:59

Je vote pour le texte 1, qui m'a bien plus dans son ensemble!

Le texte2 pas mal de fautes, en sachant que l'écrivain à oublier de rendre la version corrigé tellement il est doué.

Texte3, bien aussi mais le texte 1 m'attire plus.
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Helhorn
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Mar 24 Jan 2012 - 21:19

Vu le nombre de textes, peut-être mettre un sondage ?

_________________
When you scream in the night, who knows what creatures respond ? Who knows what's hiding in the shadows, watching for any sign of fear? Who can say what hands trying to grab you to draw you in darkness? We can answer...

Because we are the darkness !
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Milleuros
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Mer 25 Jan 2012 - 10:47

Je ne suis pas sûr que les sondages soient modifiables une fois mis en place. Il se peut toujours qu'Arghit publie son texte

_________________
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Arghit
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Mer 25 Jan 2012 - 11:13

Vu que y a déjà des votes je vais pas venir mettre mon grain de sel là dedans maintenant. Ça sera jamais que le troisième texte de concours inachevé que j'aurais. ><


_________________



20:10 - [GiF] Melcor: je suis un papillons
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Mer 25 Jan 2012 - 12:42

Garde-le en réserve pour un autre concours à sujet libre ? :noel:

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Arghit
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Mer 25 Jan 2012 - 21:19

Ah mais à chaque fois c’est ce que je compte faire sauf que j'ai toujours une nouvelle idée une fois que je m'y met. :noel:

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   Mer 25 Jan 2012 - 21:28

je vote pour le texte trois

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La mort vient flotter au dessus de moi
Et elle murmure au creux de mon oreille
Avec de mots que je ne comprends pas
La promesse de douleur sans pareilles
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !   

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Concours d'écriture n° 1110 - votes clos !
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