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 Journal d'Elhriia

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Jarlaxle
Bregan d'Aerthe.


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MessageSujet: Journal d'Elhriia   Dim 25 Déc 2011 - 22:51

Qui je suis, ou plutôt qui j'étais, n'a guère d'importance.
Je suis né y a trente-cinq ans dans un village de réfugiés elfes noirs au nord de Cheydinhal, mes parents venaient de Morrowind, notre patrie. J'ai grandis dans les forêt de Cyrodiil pendant toute mon enfance et y ai écoulé les seules années tranquilles de ma vie.
Je me rappelle du jour où tout a basculé. J'étais partis chasser.
Repérer les empreintes du gibier, le suivre, le traquer, courir en silence dans les fourrés, trouver la proie, l'observer, attendre le moment propice, et enfin : frapper. Tout cela m'a toujours attiré. Et, je l'ai découvert plus tard, ça ne se limitait pas au gibier.
Mais ce jour là, tout dérapa. La garde forestière me tomba dessus. Le braconnage n'étaient pas interdit, mais leur regard disaient clairement ce qu'ils comptaient faire. Je le sais, je l'ai vus des dizaines de fois dans les yeux des gens ce regard. Et encore plus dans un miroir.
Ils s'approchèrent de moi, dague dégainé. J'ai reculé, et me suis pris le pied dans une branche. L'un d'eux à bondis sur moi. J'ai hurlé, de toute la force de mes poumons, laissant libre court à ma peur, et, comme pour me répondre, l'orage qui guettait depuis le matin a enfin éclaté, déversant pluie et éclairs sur la région.
Le garde forestier, pour sa part, n'en sortit pas indemne. Lorsque je rouvris les yeux, je pus contempler son cadavre désarticulé, accroché mollement dans les branches d'un sapin. Les autres me regardaient avec une expression de terreur. Je n'ai pas cherché à comprendre et je me suis relevé avant de prendre mes jambes à mon cou.

Lorsque je revint chez moi, tout le village m'attendait sur la place. Tous se tournèrent vers moi. Le doyen, et notre seul mage, s'avança vers moi, me pris par l'épaule et me conduisit dans sa hutte. Je ne comprenais pas. Puis il me demanda de montrer mon épaule. Je constatai en même temps qu'un dragon de sang y était maintenant imprimé, comme marqué à la dague dans ma chair.
Je n'ai pas compris, je crois que j'ai paniqué. Le doyen m'a appelé Barri'Ath, Rejeton des dragons dans une de nos légendes, et m'a fait respirer une fumée qui m'a rapidement endormis. Et, dans le sommeil qui a suivis j'ai crus trouver des réponses. Des réponses qui avaient disparus au lever suivant. Disparues, mais remplacé par une certitude : je devais partir. Mon sang m'appelait ailleurs.
J'ai rassemblé mes affaires et quitté tous les miens. Ce jour-là, en contemplant le village que plus jamais je ne reverrait, je crois que quelque chose c'est détruit en moi : ma compassion. Fort heureusement remplacé par le meilleur des stimulants : la rage, une rage bouillante, qui ne demandait qu'à se répandre sur le premier venus.
Je ne sais pas ce que je hais, mais je sais que je le hais avec une force incroyable. Si incroyable que je ne peux la contenir. Depuis ce jour, tout mon être n'aspire qu'à la destruction. Matérielle, oui, mais aussi sociales. J'emmerde les rois et leurs lois, je vomis sur toute hiérarchie et crache sur les autels des dieux. Tout cela ne me concerne plus. Je suis devenus Elhriia, le Chaos, dans la misérable langue des humains.

Elhriia Barri'Ath. C'est ainsi que me nomment ceux qui me connaissent assez, qu'ils aient l'honneur de me voir leur accorder mon amitié, ou qu'ils soient la cible de mes lames. Je n'ai jamais tué quelqu'un sans lui donner mon nom. Étrange pour un elfe noir, peuple qui croit aux pouvoirs des morts. Et c'est mon cas. Mais si mes ennemis reviennent dans ce monde, qu'ils me trouvent, je les renverrais avec plaisir de l'autre côté. Certains disent que je suis sadique, sanguinaire, incontrôlable. D'autre disent que je suis efficace, zélé, acharné.
Non... en fait tout le monde dis les deux, cela dépend juste de quel côté de ma dague ils se trouvent. Je me fiche pas mal de leur querelle, en quelques années je suis devenus l'un des meilleurs assassins de Cyrodiil, j'ai voyagé dans toute la région. Toutes les villes me recherchent, même si personne ne connaît mon visage. Pas de témoins, ma règle numéro un. Dusse-je exterminer tout un village. Je l'ai déjà fait, je le referais. Sans pitié pour les enfants. C'est juste un peu plus rapide. A mes yeux, une vie est une vie, et peu m'importe qu'elle est une dizaine d'année ou plus de cents hivers. Une vie est une vie, une cible est une cible, une proie est une proie. Tout n'est qu'affaire d'instants.

Mais je commençais à être trop connus à Cyrodiil, trop recherché. Il me fallait partir. Je l'ai fait. J'ai entendus dire qu'il y avait des problèmes au Nord, à Skyrim. Ils ne me chercheront pas là-bas.
J'ai donc payé un contrebandier pour me faire passer la frontière. Habituellement je n'ai pas confiance dans les autres, mais cette fois, je ne sais pas pourquoi, c'est ce qui m'a parus la bonne méthode.
Cette région m'attire, je ne peux pas le nier. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais même pas ce qu'il y a, tout au plus ai-je pus me procurer une vieille carte miteuse. Mais quelque chose m'appelle là-bas. Je me sens décuplé, véritablement électrique. C'est courant, cela dit, mes pouvoirs ont régulièrement tendance à se manifester seuls. Mais là c'est plus... violent. C'est ça, violent.
Et ce contrebandier qui n'avance pas. Il ne pourrait pas faire accélérer son cheval non ? Mais... on ralentit. Qu'est-ce qu'il...

[Le récit s'arrête brusquement dans une rature d'encre, et la page suivante est constellée de tâches cramoisies plus ou moins importantes, ainsi que les suivantes sur lesquels le liquide a bavé.]


[L'écriture reprend sur les premières pages vierges.]


Morndas 18 Vifazur

Fumier de contrebandier, si je le retrouve je lui ouvre la gorge celui-là. Dire qu'il m'a amené tout droit dans les pattes des impériaux. Forcément, piégé dans la carriole et à un contre douze j'ai rien pus faire. Enfin... y en a un qui n'entendra plus que d'une oreille quand même. Il pourra toujours faire la causette à celui qui ne voit plus que d'un œil. Ah ah ah.
Et dire qu'ils m'ont dépouillé de tout mon matériel. Ma superbe dague d'ébonite, qui avait tranché tant de gorge jusque là... envolée ! Ils me le paieront. Enfin, je crois qu'ils sont déjà morts. Le dragon a dus se charger d'eux.

Un dragon. Je n'en reviens toujours pas... Ces créatures sont censés exister dans les légendes. Elles ne doivent pas être réelles ! Ce n'est pas possible !
Mais si ça l'est... qu'est-ce que signifie mon nom. Les légendes de mon village seraient-elles vraies ? Non, non, après tout le dragons existent dans plusieurs cultures. Et... je suis sans doute pas le seul à l'avoir entendus... parler. Non, je n'étais pas le seul. Après tout, pourquoi serais-je le seul ?

Oublions tout cela. Pour l'instant. Je dois absolument trouver de l'équipement et des contacts. Je n'avais pas prévus de débarquer à Skyrim complètement dépouillé. Je suis déjà arrivé à un petit village, Rivebois, quel nom pourris.
Je me suis déjà fait un peu d'argent, j'ai tué et pillé quelques bandits. Cette contrée me semble parfaite pour me refaire. Mais il me faut plus grand. J'ai entendus parler d'une ville plus loin sur la route. Riveblanche, ou quelque chose comme ça. C'est ma prochaine destination, je ne vais pas moisir longtemps ici.

Au moins, comme prévus, personne ne semble me connaître, ni moi ni ma réputation. J'ai même entendus des personnes m'appeler leur ''ami''. J'ai à peine réussir à retenir mes rires. Et cette cruche m'a offert des bijoux et des potions. Les gens généreux me feront toujours sourire. Comme s'ils avaient une chance de récupérer un jour...

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Dim 25 Déc 2011 - 22:53

Bon, comme certains l'auront devinés, ceci n'est pas une fiction à proprement parler. Ou du moins pas totalement de mon fait.

Il s'agit du journal RP d'un de mes perso de Skyrim. A chaque séance de jeu (en fait à chaque pause dans une auberge) j'agrandirais le journal où il racontera ses aventures, ses rencontres, ses progrès.

C'est un concept que j'aime bien, même si je pense que ceux qui ne connaissent pas le jeu n'y trouveront que peu d'intérêt.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Lun 26 Déc 2011 - 17:56

Middas 19 Vifazur

Je n'ai pas traîné à Rivebois. Une petite incursion en montagne pour retourner à Helgen. Le dragon n'y a laissé que des cendres. Pas le moindre survivant sur place, évidemment. J'aurais aimé savoir si quelqu'un d'autre avait entendus le dragon parler. Bien sur je pourrais demander au nordique qui m'a accompagné dans mon évasion, mais il n'aurait pas remarqué que le dragon parlait même si celui-ci lui hurlait dans l'oreille.

J'ai fais une étrange rencontre. Ou plutôt deux. D'abord un homme, complètement paniqué -et je n'avais même pas sortis ma dague- qui m'a parlé de gens qui voulait le tuer, ou quelque chose comme ça. Il m'a confié une masse d'armes enchanté, le genre de truc intéressant. Première erreur. Puis son poursuivant est arrivé et a commencé à lui tirer dessus à l'arc. L'autre c’est remis à courir et le tueur, propriétaire de la masse enchanté, est passé à côté de moi, me tournant le dos. Deuxième erreur. Je l'ai égorgé. Par intérêt avant tout. Mais la fouille de son cadavre s'est avérée déplorable. Le fuyard est alors revenus et a voulus inspecter le cadavre. Lui aussi m'a tourné le dos, troisième erreur.
Je l'ai égorgé aussi. Par nécessité lui. Il n'avait rien de valeur, mais je ne laisse jamais un témoin en vie. Les deux cadavres nourriront les loups, et personne ne s’inquiétera de leur disparition. Jamais.

De retour au village, je me suis aussitôt mis en route pour Riveblanche, ou plutôt Blancherive, comme je l'ai appris, malgré la nuit avancée. Je préfère l'obscurité de toute façon, elle est toujours de mon côté.
J'ai atteint la ville au petit matin. Une belle cité que celle-ci, grande, avec de nombreux habitants et donc des tas de ''problèmes'' à résoudre. Et des gardes très distraits, j'en connais un qui risque de se demander où est sa bourse. Finalement, tout ceci s'annonce plutôt bien, les gens ne font pas attention à moi, j'ai déjà trouvé deux familles rivales qui semblent prêtes à se battre au moindre mot de travers.
Et j'ai également entendus parler d'un certain Aventus Arentino, me semble, qui chercherait à contacter des gens... très spéciaux. Je pense que j'aurais à m'entretenir avec lui, très prochainement.

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Sylvanas



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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Mar 27 Déc 2011 - 4:23

Bon alors je n'ai jamais joué a Skyrim, je ne sais pas si tu veux des commentaires mais je vais tout de même en faire supprime si tu n'en veux pas:

J'ai ris a certain passage, et je trouve que tu t'es surpassé pour le coup. Peut de fautes et erreures de frappes, et on apprécie ton perso malgré le fait qu'il soit un parfait enfoiré.

Donc je t'encourage pour la suite que j'attendrais, et suivrais.

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Jarlaxle
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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Mer 28 Déc 2011 - 23:47

Merci, je suis preneur de tout commentaires, et voilà la suite.


Fredas 21 Vifazur

Ces deux dernier jours ont été mouvementés. Et productifs.
D'abord à Blancherive, où un petit incident publique entre les deux familles rivales m'a permit de me faire embaucher par l'une. Il n'y a pas encore d'argent en jeu, malheureusement, mais je sais qu'avoir quelques ''amis'' est toujours une bonne chose. Surtout que, en laissant un peu traîner mes oreilles, j'ai rapidement appris que le mage du Jarl s'intéressait pas mal aux dragons. Et les événements récents lui donnent pas mal matière à faire. Il convient donc d'aller voir cette personne rapidement. Mais pour ça, il va sans doute falloir passer par la case Jarl.
Quoiqu'il en soit, j'ai découvert ce que recherchait mes employeurs, et me suis porté volontaire pour les aider à attaquer une place forte Thalmor. Même si la perspective de tuer ces raclures me remplis d'allégresse, j'aurais dus me renseigner sur la position de la place-forte en question avant de m'engager...

Dans un autre domaine, j'ai pus entrer en contact avec Aventus Arentino, un gamin qui a essayé de contacter la Confrérie Noire. Quand je suis arrivé, il m'as pris pour l'un des leurs. J'ai tout d'abord voulus le détromper, la Confrérie est puissante et jalouse dit-on, mais je me suis dit qu'il s'agirait d'un excellent moyen d'attirer leur attention...
J'ai exécuté le contrat du gamin, tuer la dirigeante d'un orphelinat. Facile. Dommage que l'intervention de la garde m'ait empêché de finir le travail, je n'ai pus liquider que la seconde bonne femme, j'ai dus laisser les enfants en vie.
Ma fuite en dehors de Faillaise m'amena jusqu'à l'une de ses pierres des étoiles. Je l'ai... activé. Maintenant, je peux me rendre invisible d'une simple pensée. Cela s’avérera sans aucun doute pratique, même si ça ne m'as pas été d'une utilité folle sur le moment puisque j'avais déjà semé les gardes de la ville.
De retour à Vendeaume, j'ai pus me faire payer par Aventus Arentino, une argenterie de famille dont je pourrais tirer un bon prix. Habituellement, je n'apprécies guère ce moyen de paiement, mais je n'ai pas effectuer ce contrat pour la récompense à proprement parler. Maintenant, il me faut attendre, et espérer que la Confrérie s'intéressera à moi avant d'envoyer ses chiens de chasse.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Jeu 29 Déc 2011 - 17:57

Loredas 22 Vifazur

Je suis allé voir le Jarl de Blancherive. Étonnamment, j'ai été plutôt bien reçus lorsque j'ai dis avoir assisté à l'attaque d'Helgen. Ils m'ont demandés des détails, j'en ai apporté quelques uns. Puis on m'a présenté au mage, celui dont on me disait qu'il étudiait les dragons. Et bien, une fois de plus les rumeurs n'ont pas mentis. Et on me demande encore pourquoi j'apprécie tant les tavernes ! Bon, le bon vin et les serveuses jouent peut-être un peu, je l'admets.
Quoiqu'il en soit l'autre a pus me renseigner un peu sur les dragons. Comme quoi ils étaient entrés en guerre avec les hommes dans des temps lointains, qu'ils avaient été vénérés, qu'on leur avait dressé de nombreux lieux de cultes qui existent encore aujourd'hui.
Il m'a demandé de lui ramener la pierre des dragons. Un caillou censé indiqué les emplacements des lieux en l'honneur des dragons. Elle se situait dans une ruine près de Rivebois, j'en avais déjà aperçus les arches lors de mon évasion d'Helgen. L'endroit était occupé par des bandits, venus là pour une certaine Griffe d'Or.
J'ai compris plus tard, sur le cadavre de leur chef. Celui-ci avait dérobé la Griffe d'Or dans un magasin, de Rivebois justement -le monde est petit- et comptait s'en servir pour accéder au trésor de l'endroit. Voilà un mot qui tintait joyeusement à mes oreilles.
Atteindre le bout de cette ruine ne fut pas chose aisé, de nombreux morts-vivants occupaient les cryptes. Et une ou deux araignées géantes aussi. Saloperies que celles-là.
J'ai finalement atteint le fameux trésor.

Une caverne, à moitié naturelle, au centre de laquelle trône un imposant mur sur lequel est gravé une tête de dragon ainsi que des mots dans une langue étrange que, si je ne parviens pas à lire, j'arrive toutefois à comprendre, aussi étrange que cela puisse paraître. Surtout, l'un des mots s'est mis à irradier d'une lumière bleue, une énergie étrange m'a enveloppé et soudain je l'ai compris. Je le vois clairement dans ma tête, gravé en lettres iridescentes dans un coin de mon esprit, mais impossible de le prononcer.
C'est étrange.

Je suis finalement sortis par un passage dérobé et après une courte escalade est pus regagner la route, avant de rejoindre à nouveau Blancherive. Quelqu'un m'y attendais, un courrier qui me remis une lettre. Sur celle-ci, une main peinte en noir, et deux simples mots : Nous savons.
Bien. S'ils savent, il ne me reste plus qu'à attendre. Avec quelques précautions toutefois, je dormirais sans doute avec une dague sous l'oreiller ce soir.
Finalement j'ai de nouveau échoué à la taverne. Au moment où j'écris ces mots, je suis confronté à un dilemme : vais-je aller rendre la pierre au mage de la cour ? Après tout, je ne peux m'empêcher de me demander si je n'ai pas plus à y gagner en la gardant pour moi. Peut-être pourrais-je m'en servir à mon propre profit.
Il convient d'envisager cette possibilité. Tout en tenant compte d'une chose : les Jarl n'ont pas pour habitude d'être aimables avec ceux qui les volent. Ceci dit, devenir la proie de la garde de toute une châtellerie n'est pas impensable, et à dire vrai à peine dangereux. Même si la position centrale de Blancherive en fait un passage très pratique, on trouve toujours d'autre solutions.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Jeu 29 Déc 2011 - 20:05

Morndas 24 Vifazur

J'ai finalement décidé d'attendre avant de donner la pierre au mage. Mais il va me falloir éviter Blancherive pendant un certain temps, histoire de ne pas attirer l'attention sur moi. Tant qu'ils pensent que je n'ai pas la pierre, ils me laisseront tranquille. De toute manière, je devrais me décider rapidement.

La lettre que j'ai reçus s'est finalement concrétisée, à mon réveil, je n'étais plus au même endroit, mais dans une simple cabane, en compagnie d'une femme qui m'observait, perchée sur une étagère.
Elle se présenta comme venant de la Confrérie Noire, me dit que je leur avais volé un contrat -ce dont j'étais parfaitement conscient- et qu'il allait falloir que je paye ma dette. Elle me désigna trois personnes, dans le fond de la cabane. Chacune était agenouillée et avait la tête recouverte d'un sac de toile noire. Elle me demanda d'en tuer une.
Je les ai observé, longuement. Je passais devant eux, derrière eux. J'aime observer l'attitude des gens dans pareil cas. L'un d'eux se disait soldat. J'ai faillis le tuer sur le champ mais quand il a explicité en se disant mercenaire, je me suis calmé. La femme n'arrêtait pas de me provoquer, de me traiter de lâche. J'appréciais cette force d'esprit, mais je ne pouvais ignorer son évidente appartenance à une classe privilégiée. Le dernier m'énervait. Un prétentieux marchand khajiit qui avait l'audace de vouloir négocier. Négocier avec le Chaos ? C'était aussi stupide que d'imaginer la Mort compatissante ou l'Ordre jouer aux dés. Le Chaos prend ce qu'il désire, assouvit ses envies, et rien ne sert d'essayer de le raisonner, de le comprendre, de l'analyser.
J'ai donc ouvert la gorge de cet impudent, puis suis retourné tranquillement vers l'assassine tandis que la femme me couvrait d'injure et que le mercenaire ne disait rien. Je l'aimais bien celui-là. Arrivé près de ma ravissante ravisseuse, je me suis légèrement retourné, ait tendus une main et ait foudroyé la vieille mégère, alors en pleine diatribe. Le mercenaire n'a toujours rien dit.
J'ai parlé à l'assassine, elle m'a invité à les rejoindre, m'a donné la position de leur sanctuaire et le mot de passe a donné, puis m'a libéré. Juste avant de quitter la maison, je me retournai vers le mercenaire survivant et le foudroyai d'un claquement de doigt.
Jamais de survivants.

Après quelques heures pour retrouver mon chemin et rejoindre la plus proche ville, je me suis aussitôt mis en route vers Épervine, près de laquelle se situe le sanctuaire de la Confrérie Noire. Je l'ai trouvé, j'ai prononcé le mot de passe et j'ai pus entrer.
L'assassine déjà rencontrée m'a accueillis, offert ma tenue de frère et m'a expliqué à qui m'adresser pour obtenir des contrats. J'ai ensuite rencontré quelques assassins, plus ou moins amicaux envers ma nouvelle présence. J'ai récupéré trois contrats, trois cibles, simples.
Mais, surtout, j'ai trouvé un nouveau mur gravé. Curieux, je m'en suis approché et un autre mot c'est mis à irradier de lumière, m'enveloppant dans sa lueur, se gravant dans mon âme. Même chose, je le connais, je le lis, mais ne peut le prononcer, comme si les syllabes restaient dans ma gorge, comme si je n'avais pas la force de les expulser hors de moi.

J'ai finalement quitté le sanctuaire et suis revenus à Épervine. J'ai de nouveaux contacts, de nouvelles proies, tout va pour le mieux désormais.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Jeu 29 Déc 2011 - 20:18

Déjà membre de la Confrérie Noire ? Tu perds pas ton temps :noel:

J'aime beaucoup, bonne idée de raconter ton aventure sur skyrim sous forme de récit, je te piquerai bien l'idée ! J'ai hâte de voir la suite et surtout de voir quel est l'effet du mot que tu as découvert au siège de la Confrérie Noire.
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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Ven 30 Déc 2011 - 17:49

Je signale que je ne m'interdis aucun spoil dans mon texte, vous êtes donc prévenus.



Fredas, 28 Vifazur

Quatre jours sans ouvrir ce carnet. Il faut dire que j'avais à faire, traquer les trois cibles que l'on m'avait assigné n'a pas été chose aisé.
La première habitait Aubétoile, elle ne se cachait pas. Il m'a suffit d'attendre la nuit, de rentrer dans sa maison en silence et de la poignarder dans son sommeil. Facile, propre, parfaitement exécuté. Je suis repartis sous l’œil des gardes qui ne me prêtaient aucune attention.
La deuxième fut encore plus simple. Un homme qui habitait, sans doute depuis quelque temps déjà, dans un petit campement, à proximité d'un moulin situé en aval du Lac Yorgrim. Le trouver fut facile, et même si l'homme était sur ses gardes, je profitais de la nuit pour me glisser dans son dos et lui loger une dague entre les côtes.
La troisième cible fut de loin la plus distrayante.
Elle habitait à Fort-Ivar, situé dans La Brèche, où je suis recherché. Il m'a donc fallu m'y rendre en passant par un col dans les montagnes, qui joignait Helgen et Fort-Ivar. Pour aller à Helgen je dus partir de Blancherive et rejoindre Rivebois, puis remonter la montagne. Je fis à cette occasion la première rencontre distrayante d'une longue série.
Trois hommes, habillés de vêtements de la légion et surplombant trois cadavres dépouillés de leur atours. Il était assez facile de deviner ce qui m'attendait si je passais sans précaution devant eux. J'aurais pus les contourner par une brève escalade, mais une idée plus plaisante me vint. Abrité sur un gros rocher en hauteur, je lançais sur ce qui semblait être leur chef un sort de rage. La bataille entre eux fut des plus plaisantes, et rapidement l'homme mordit la poussière. Un nouveau sort de rage amena les deux survivants à s'affronter, puis, lorsqu'il n'en resta qu'un seul, je l'achevait d'un éclair.

Et je repris ma route vers Fort-Ivar. Atteindre le col se fit sans encombre, je préférais passer rapidement mon chemin devant un camp de Sombrages, ils n'apprécient guère ceux qui ont ma couleur de peau.
Sur la route du col, je rencontrais une chasseresse. Dommage pour elle, elle rejoignit rapidement son gibier. Plus loin, je croisais deux vigilants de Stendarr. Ai-je déjà dis que je ne supportais pas les dévots ? Un sort de fureur pour les monter l'un contre l'autre et leur faire oublier leur précieuse compassion, puis un égorgement propre du survivant. J'y ai gagné quelques objets à revendre, et un cheval pour finir le chemin vers ma cible.

Je descendis la montagne, pillait une cabane d'alchimiste abandonnée, sans doute, et arrivais bientôt à proximité de Fort-Ivar. Étant donné mon statut de fugitif, je décidais d'abandonner ma monture et de poursuivre à pied. Ma surprise fut totale lorsque je tombais au détour d'un chemin sur un ours apparemment en colère.
Abandonnant la plupart des concepts propre à une infiltration, comme se baisser ou marcher, je sprintais en direction de Fort-Ivar, l'imposante bestiole sur mes talons. Je plongeais dans la rivière qui encerclait la ville pour échapper au plantigrade, et, coup du sort, prenait pied sur le rivage juste devant ma cible.
J'allais la poignarder lorsqu'un garde, qui m'avait aperçus et reconnus arriva derrière moi et essaya de me trancher la tête. Je détournai la lame, et, voyant ma cible s'enfuir, puisait dans mes pouvoirs ancestraux, incendiant le sol autour de moi, et surtout mettant le feu à mes deux opposants. Pour échapper aux deux autres gardes qui arrivaient, j'escaladai rapidement les montagnes toute proche et m'abritai dans un recoin. Puis j'observai la scène de loin. Ce que je vis fut très drôle.

L'ours avait pénétré le village et attaqué une paysanne. L'un des gardes me cherchait, ma cible continuait de se consumer et la moitié du village essayait de calmer l'ours fou. Quelque sorts de rage lancé dans le tas n'arrangèrent en rien la situation, même s'ils faillirent me faire repérer.
Finalement ma cible s'éteignit, dans tous les sens du terme, et je décidais de quitter la région avant que les gardes n'aient réussis à calmer la situation -à grand coup d'épées.

Le retour au Sanctuaire fut long et fort peu amusant, ce qui me permis de mémoriser au mieux le chaos que j'avais provoqué à Fort-Ivar. Quelque chose me dis qu'ils s'en souviendront longtemps.
En arrivant au Sanctuaire, j'ai eu la surprise de découvrir un nouveau venu, ainsi qu'une grande boîte en bois, aussi haute que deux hommes à peu près. Je n'ai pas tout compris, ils expliquaient que la Mère de la Nuit était là, que le nouveau devait obéissance à Astrid quand même... Ce ne sont pas mes affaires, Astrid reste la dirigeante, c'est tout ce que j'ai besoin de savoir. Mais je ne peux m'empêcher d'avoir entendus le bouffon -puisque c'est ce à quoi il ressemble- quelque chose ressemblant à « Tu diriges pour l'instant ». Ce type ne m'inspire pas confiance, encore moins que mes collègues assassins, c'est dire.
Toujours est-il que je récupérais une jolie somme pour mes trois contrats, et obtenais une nouvelle adresse. Non une cible, mais une cliente. Il ne me reste plus qu'à aller voir cela.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Jeu 5 Jan 2012 - 19:29

Loredas 29 de Vifazur

Me voilà dans la cité de Markarth, bâtis sur d'anciennes ruines dweemers. Je ne suis arrivé que depuis quelques heures et j'aime déjà cette cité. A peine ai-je pus franchir les portes de la ville que j'assistai avec un certain plaisir à un assassinat en pleine rue, sans grand style certes. Un garde liquida prestement le tueur, celui-ci n'ayant de toute manière rien fait pour s'échapper. J'ai entendus le mot parjure être prononcé par le garde.
Je ne sais pas trop ce qui se passe, mais cela fleure bon le chaos.

J'ai ensuite visité un peu la ville avant de réussir à trouver la boutique d'alchimie dont on m'avait parlé. D'abord décidé à seulement reconnaître notre cliente, j'entrais dans la boutique. La jeune femme qui nous avait appelé était toutefois assez isolé, et je m'entretins tout de suite avec elle.
Elle voulait que je tue son ancien mari, ou quelque chose d'approchant pour le peu que je comprenais. Il vis près de Windhelm, avec une bande de brigands dont elle se fiche du sort, tant mieux. Elle m'a également demandé de tuer une femme, sans doute affaire de jalousie.
Elle m'a fournis un poison puissant pour m'occuper d'eux, ça n'en était que mieux. Au ire pourrait-il servir plus tard.

En quittant la jeune alchimiste, j''ai rencontré sur le chemin de la taverne un homme qui me demanda ce que je savais de l'assassinat auquel j'avais assisté. Préférant me taire et dire que je ne savais rien, il n'en tint pas compte et me donna un petit papier qu'il dit tombé de ma poche.
Dessus, seuls quelques mots : ''Retrouvez-moi dans le temple de Talos.''
Je ne sais pas ce qu'il se passe, mais ça m'intéresse. J'irais à ce rendez-vous, et ensuite j'irais à Windhelm. Si tout se passe bien.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Jeu 5 Jan 2012 - 22:11

Tirdas 2 d'Âtrefeu

Et voilà une affaire rondement mené. Les deux cibles ont été éliminées, le bandit a été relativement difficile à atteindre, j'ai dus contourner ses compagnons en faisant attention au moindre bruit. Aucun d'eux n'a survécus à mon passage.
Quant à la femme, elle fut facile à atteindre, Windhelm regorge de ses petites ruelles sombres où l'on peut en toute tranquillité égorger quelqu'un sas se faire remarquer.

De retour à Markarth, j'ai, un peu par hasard, rencontré un chasseur de sorcière ou de monstre dont l'aubergiste m'avait déjà vaguement parlé. Il m'a demandé ce que je savais de la maison abandonnée devant laquelle il se tenait. J'aurais pus l'ignorer, mais mon expérience m'a appris que ce genre de personne côtoyaient souvent des choses... intéressantes.
Je lui ai dis que je ne savais rien -ce qui était vrai mais aurait très bien pus être un mensonge- et j'ai proposé de l'aider. Il m'a fait confiance -et ça se dit chasseur...- et m'a demandé de couvrir ses arrières dans l'exploration de la maison. Il n'a pas fait trois pas à l'intérieur que son sang se répandait sur le tapis.
Jusque là rien d'anormal, j'essuyai ma dague lorsqu'une voix caverneuse résonna dans la pièce, manquant me faire échapper mon arme. Des paroles étranges, qui m'attirèrent irrésistiblement à la cave de la maison, puis dans un souterrain abandonné depuis des lustres.
J'arrivai finalement devant un autel sur lequel trônait une masse à l'aspect antique, qui dégageait une formidable aura de puissance. J'allais m'en emparer lorsqu'aussitôt une demi-douzaine de barreaux de métal se refermèrent autour de moi, et la voix résonna de nouveau.

Elle se présenta comme Molag Bal, prince daedra de la domination, voilà qui expliquait pas mal de choses. Il m'expliqua que ce temple était à l'abandon, en partie à cause de son rival, Beothia, un autre prince daedra.
Puis il me demanda ce que je voyait. A cet instant seul le piège m'importait. Ma réponse eut l'air de la satisfaire, puisqu'il relâcha son étreinte. J'étais resté droit tout le long. Puis il m'expliqua qu'il attendait de ma part... un service. Je devais lui ramener un des disciples de Beothia, un prêtre, pour le soumettre au seigneur daedra.
Je connaissais de réputation les princes de l'Oblivion, et je savais que leur aide pouvait s'avérer très précieuse.

Je me suis fait payé pour mes meurtres, je peux donc me mettre en route pour trouver ce fameux prêtre dès demain.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Ven 6 Jan 2012 - 1:02

Alors j'ai une question qui me trotte, tu ne te fais jamais blesser, toucher dans le jeu? Par ce que tu ne décris jamais des scènes après tes combats, (je parle bien des combats pas des assassinats :noel:), ou tu es blessé, ou tu te soignes.

C'est un choix, ou ça s'explique par autre chose ?

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Ven 6 Jan 2012 - 17:35

C’est un journal, c’est pas précis (sinon je devrais rendre compte de toutes les conversations, tous les lieux visités...) et Ehlriia va a l'essentiel pour lui. Si jamais je ressors particulièrement épuisé d'un combat, il en fera peut-être mention mais ça n'a jusqu'à maintenant pas été le cas et ça ne sera tout au plus que quelques mots du genre "ce connard était coriace et le combat m'avait épuisé" ou "je dus attendre plusieurs minutes que les potions remettent mes chairs en place"

Mais les blessures mineures (généralement je n'ai même pas besoin d'utiliser du soin) ne méritent pas qu'il s'y attarde.
Y a plein de trucs qu'il passe plus ou moins sous silence, il ne fait pas un récit précis de sa quête.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Ven 6 Jan 2012 - 23:39

Fredas 4 d'Âtrefeu

Trouvé le prêtre n'aura pas été bien dur. Il était retenus dans un camp des parjures. Se débarrasser des geôliers fut facile, même si les talents magiques de leur chef me donnèrent un peu de mal. Toujours difficile de prendre par surprise un sorcier, et le combat ne fut pas aisé. J'ai toutefois pus savourer la soudaine expression de sa compréhension lorsque, alors que j’allai l'achever, il appela ses hommes dans un cri désespérant, et que seul l'écho lui répondit.
Ma dague s'abattit sur sa nuque sans aucune hésitation.

Puis j'ai libéré le prêtre, qui c'est aussitôt précipité vers la maison abandonnée où est installé l'autel de Molag Bal. Je l'y ai retrouvé à mon retour à Markarth. Il n'a pas hésité un instant avant de se précipiter au sous-sol, où est installé l'autel.
Puis il c'est adressé au prince daedrique, le défiant. Mal lui en pris, le piège se referma dessus. Mais le prêtre de Beothia continuait de narguer son ennemi. Il ne comprit que trop tard mon rôle dans tout cela, la masse qui était apparus dans ma main s'était déjà abattus sur ses côtes.
J'ai continué à frapper, je devais le faire plier, le soumettre. Je l'ai foudroyé, longtemps, il refusait de se rendre au saigneur. Tant mieux, j'appréciais sa résistance, elle ne faisait que rendre chacun des coups que j’abattais sur lui plus jouissif.
Finalement, l'esprit et le corps brisé, il se rendit à Molag Bal, rejeta Beothia et son ancienne vie. Il ne me restait qu'à le tuer... Le saigneur était content de moi, et il m'a remercié en me faisant cadeau de sa propre masse, une arme puissante dont l'aura magique m'effleure rien qu'à la porter dans un sac. Je n'aime pas trop ce type d'armes, mais je pense que je vais la garder pour l'instant. Et puis, sa seule vue est effrayante.

Je suis rapidement rentré au sanctuaire, je n'avais plus rien à faire à Markarth pour le moment, même si il faudra que je garde un œil sur les événements qui s'y déroulent, et ces fameux parjures. Une fois rentré dans le sanctuaire, Astrid me félicites pour mon premier contrat. Puis vient rapidement sur la table un sujet que j'attendais : Cicéro et la Mère de la Nuit.
Astrid soupçonne le bouffon de comploter contre elle. Je ne dis rien, j'ai moi même des soupçons, mais je pense qu'elle en fait trop.
Elle me demande de l'espionner, et me conseille de me cacher dans le sarcophage de la Mère de la nuit pour être sur de ne pas être repérer lors de la rencontre entre Cicéro et le traître dont elle suppose l'existence.

Me cacher dans le cercueil fut aisé, j'entends finalement le bouffon s'approcher et parler. Seul. Il dit quelque chose que j'ai du mal à comprendre sur les autres assassins. Je reconnais le nom du mage, Festus me semble, et il parle de l'argonien et de la fausse gamine.
Alors qu'il s'emballe et commence à gueuler comme le fanatique qu'il est, je sens une présence étrange. Soudainement le cadavre avec lequel je suis enfermé s'illumine et une voix résonne dans ma tête. Je manque tomber du cercueil mais parvint à rester debout.
La Mère de la nuit elle-même me parlait, il ne fut pas bien dur de le deviner. Et même si certains mages puissants étaient capable de parler par télépathie, ça n'était pas ça. C'était beaucoup plus naturel.
Elle me dis plusieurs choses, explique que Cicéro ne peut malheureusement pas l'entendre. Elle me demande de lui dire la phrase suivante ''Les ténèbres s'étendront lorsque le silence mourra.'' Je me retrouve alors projeté en dehors du cercueil sous l’œil d'un Cicéro éberlué qui se met à hurler en m'appelant traître et autre joyeuseté. Une dague sous la gorge le calme un peu.
Je lui dis que la Mère m'a parlé, je lui répète ce qu'elle m'a dit. Il semble d'abord ne pas y croire puis saute de joie, m'appelant Écoutant. Il parle également d'un certain Amaund Motierre, que je pourrais trouver dans une tombe...
Sur ces fait, Astrid débarque soudainement dans la pièce, visiblement énervée. Je sens qu'elle est à deux doigts de planter là le bouffon, et je vais m'asseoir sur une chaise de la pièce, attendant la suite des événements. Cicéro parvint finalement à calmer la fureur d'Astrid, lui expliquant la situation, et celle-ci s'adresse alors à moi pour demander confirmation. Je lui répète ce que j'ai déjà dis à Cicéro.

Finalement, elle me demande de ne pas m'occuper de cela tout de suite. Selon ses dires elle reste le chef, et doit d'abord réfléchir aux conséquences de ces nouvelles informations. Chef. Je préfère ne pas lui expliquer que je suis le Chaos, et que je vais où je veux quand je veux. Seul le respect qu'elle a réussis à obtenir lui vaut mon obéissance. Pour l'instant.
En attendant, je récupère deux autres petits contrats, l'un sur la tête d'un barde orque, Lurbuk, l'autre sur celle d'un vampire, Hern.
Mais, je n'ai pas forcément le temps de m'en occuper maintenant, il faut aussi que je me décide concernant la pierre des dragons, qui s'est un par hasard rappeler à ma mémoire.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Sam 14 Jan 2012 - 13:50

Loredas 5 d'Âtrefeu

Après une longue sieste, j'avais finalement décidé de ce que je ferait de la pierre des dragons. La seule personne qui m'en avait parlé était le mage de la cour, et il semblait en savoir plus que n'importe qui d'autres. J'ai besoin de réponses, et il semble le seul à pouvoir m'en fournir. Je décidais donc de lui rapporter la pierre.
En sortant du sanctuaire, j'eus la surprise de trouver un chien errant juste devant moi. Je fus encore plus surpris quand il se mit à parler. Il m'expliqua que son maître avait un petit problème, que je pourrais l'aider mais qu'il fallait que je vienne à son autel. A part le fait que ce chien parlait, rien d'intéressant, je fait pas la charité. Mais, curieux, je continuais la conversation, jusqu'à ce que le mot soit lâché : Clavicus Vile, prince daedrique des désirs. Il n'y eut pas plus besoin de me convaincre.

Le chien m'a guidé à travers les montagnes, jusqu'à une grotte perdus au détour d'un chemin. En y entrant, je tombais sur tout un groupe de vampires qui y avaient élus domicile. Me débarrasser d'eux fut aisé, pitoyable pour les fameux ''rois de la nuit''. En arrivant au bout de la grotte, je découvris enfin l'autel. Une statue d'environ deux fois ma taille me surplombait de toute sa hauteur, représentant le Seigneur au Masque. Il s'adressa à moi, me remercia de l'avoir débarrassé de ces vampires et me promis d'exaucer mon plus cher désir. Je réclamai alors que le Chaos s'abatte sur ces terres.
Je le sentis... rire. Puis, il me proposa un marché. Je lui récupérais une hache qu'il avait autrefois donné à un magicien, et en échange il me faisait don de son masque qui, d'après lui, me permettrait d'exaucer mon souhait. Puis il se tut et je quittai le temple, bien décidé à récupérer cette hache dès que possible.
Elle se situait au Nord, loin au Nord d'après les indications que j'avais eus. Mais avant cela, je décidais de faire étape par Blancherive. Le trajet me prit toute la nuit, j'arrivai dans la cité à l'aube. Je décidai de prendre quelques heures de repos et une bonne bouteille de vin avant de retourner voir le mage.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Sam 14 Jan 2012 - 17:26

Sundas 6 d'Âtrefeu

Après m'être plus ou moins reposé à la taverne, je décidais de ne pas retarder davantage mon arrivée au palais du Jarl et m'y rendait de suite. Le mage n'était pas seul, il discutait avec une femme, vêtue d'une capuche et d'une armure de cuir. Une voyageuse sans aucun doute. Ils discutaient des recherches du mage, des dragons, du Jarl qui désormais le soutenait... Il y avait quelqu'un derrière tout ça, il faudra que je tire cela au clair.
Toujours est-il que l'érudit se montra très satisfait de ma mission et la pierre des dragons. Je m’apprêtais à poser de plus amples questions lorsque Irileth, une collègue dunmer au service du Jarl, vint prévenir qu'un dragon attaquait la tour ouest.
Voilà qui répondrait peut-être à mes questions.

Sans perdre de temps, je me mis en route pour la tour, suivis de près par Irileth et un petit groupe de gardes. Le bâtiment de surveillance était en flamme et les gardes normalement en poste étaient morts. Mais rien ne bougeait. Puis vint le premier hurlement et une forme ressemblant à une chauve-souris descendit des montagnes. Mais il apparus vite qu'elle était de taille bien supérieure.

Le dragon s'abattit sur nous, une roulade me mit à l'abri de son feu dévastateur qui réussissait à entamer ma chair pourtant robuste face à de telles attaques. Face à cet adversaire, mes pouvoirs resurgirent aussitôt. Les étincelles coururent tout le long de mon corps, traversèrent mes bras et se condensèrent pour se transformer en décharge qui frappa le dragon au flanc.
Celui-ci ne sembla pas en être plus affecté, ignorant mes sorts et les flèches des gardes pour piquer de nouveau sur nos positions. Éviter le souffle mortel n'était pas facile et mes réserves d'énergie diminuaient rapidement, bien trop rapidement. Je dus entamer ma réserve de potions pour tenir jusqu'à ce que le dragon se pose enfin au sol, exténué, blessé en de multiples endroits.
La bête s'affaiblissait, mais elle n'était pas encore morte et ses coups rageurs restaient capable de scier un homme en deux.

Je crus y passer lorsqu'elle se jeta sur moi. Mais je parvins à éviter les mâchoires qui claquèrent à quelques centimètres de mon ventre et empoignait la masse de Molag Bal, sortis pour l'occasion, à deux mains avant de l'abattre sur le crâne de la bête. L'artefact s'enfonça profondément dans les chairs, broyant les os avec une puissance digne de son réel propriétaire. J’eus un instant craint de n'avoir pas achevé le dragon mais celui-ci s'effondra finalement au sol, sans vie.
Son corps se décomposa alors sous mes yeux, comme dévoré de l'intérieur par le feu et des volutes de magie s'élevèrent avant de m'encercler et de me pénétrer. Et soudain, l'un des mots dans mon esprit se mit à brûler, tellement fort qu'il m'en faisait mal au crâne. La douleur passa, et je me rendis compte qu'il était soudain à ma portée, je savais comment le prononcer, comment l'utiliser, je le comprenais véritablement. Un simple ''Fus'' murmuré entre mes lèvres fit jaillir de moi une vague d'énergie capable de repousser un homme normalement constitué.

Les gardes s'étaient tus, observateurs, je sentais leur regard lourd. Qu'allait-il se passer ? Que venait-il de se passer ? Puis l'un d'eux se mit presque à m’acclamer, m’appelant Fils de dragon, expliquant aux autres que ça ne pouvais qu'être ça, que j'avais absorbé l'âme du dragon. Puis il y eu comme un coup de tonnerre au loin et une voix terrible s'éleva dans les plaines. Un mot, un seul : Dovahkiin. Et l'impression confuse que c'était pour moi.
Je revins à Blancherive, annonça au Jarl ce qui c'était passé. Pour sa part, il m'apprit que la voix qui avait résonné provenait des Grises-barbes, un ordre de moines qui apprenaient l'art de la voix. Il m'enjoignit de m'y rendre au plus vite.
Non, je n'avais aucune envie d'aller voir de vieux moines radoter des heures pour m'enseigner ce qui coulait dans mon sang.

Car j'en suis désormais convaincus, mon sang n'est pas celui d'un elfe noir ordinaire. Instinctivement, je comprenais la langue des dragons et utilisais leur pouvoir. L'incident que j'avais vécus étant jeune me revenait en tête. J'avais crié et l'homme avait volé. Tout correspondait, mes pouvoirs étaient resurgis plus tôt que prévus, m'évitant une mort certaine à cette époque. Peut-être même que tous mes pouvoirs provenaient de cela. Peut-être que je n'étais qu'un instrument destiné à servir mon peuple, mon véritable peuple.
J'ai besoin de boire. Tant mieux, quelqu'un vient de me défier dans un concours de boisson. A nous deux mon gaillard.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Dim 15 Jan 2012 - 22:22

Morndas 8 d'Âtrefeu

Bon, autant prévenir qu'à l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai moi même pas compris tout ce qu'il s'est passé au cours des deux derniers jours. J'ai vus des choses bizarres dans ma vie, j'ai combattus un dragon, j'ai torturé pour un prince daedra et marchandé avec un autre, un cadavre m'a parlé... Mais là je crois que ça dépasse tout ce à quoi j'ai pus assister.

Pourtant, ça partait plutôt bien. Un concours de boisson avec un type à l'air aussi honnête que moi -pour ce genre d'activité, c'est plutôt pas mal- et un bâton à la clé pour le gagnant. C'est vrai qu'à la réflexion, il paraissait bizarre que l'autre ne m’ait demandé aucune mise... Mais sur le moment je ne m'en suis pas formaliser. Nous avons donc bus, beaucoup. Comme souvent, il y a un moment où j'ai perdu le fil, sombrant dans un demi-coma.
Mais, plus étonnant, je me suis réveillé à Markarth, dans le temple de Dibella, à plusieurs dizaines de lieues de Blancherive. La prêtresse qui m'a réveillé refusa dans un premier temps de m'aider, puis se calma après quelques offrandes au temple. D'après elle, j'avais parlé de Rorikbourg, pendant mon sommeil. Ce qui n'était guère encourageant pour la suite, puisque je n'y avais jamais mis les pieds. A mes pieds, je ramassai une lettre indiquant trois ingrédients nécessaires pour réparer le bâton, dont un orteil de géant.
Désirant connaître le fin mot de l'histoire -et puis un vague souvenir me laissait entendre que j'avais gagné le concours et donc le bâton- je me mis rapidement en route pour Rorikbourg, où j'arrivais dans la nuit, après une épuisante marche dans les montagnes et quelques meurtres -dont celui d'un Thalmor trop présomptueux. Après quelques recherches magiques, je trouvai quelqu'un qui me reconnus. Un peu trop bien, puisqu'il m'accusa d'avoir enlevé Gelda, ou quelque chose comme ça. Il a parlé de géant, les pistes se recoupaient. Quelques menaces voilés le rendirent plus loquaces et moins agressif. Il me tendis une lettre sur laquelle je reconnus mon écriture et qui m'informais d'une dette contracté auprès d'une certaine Ysolda, à Blancherive.
J'entamai un autre épuisant voyage, durant lequel mes restes d'alcool se manifestèrent puisque je crus voir un cavalier fantôme sans tête parcourir la route devant moi. Durant ce voyage, je fis escale au niveau d'un fort occupé par la légion impériale, que je quittais sans laisser une personne en vie sur les remparts ou dans la cour. Je riais en pensant à la tête que ferais les soldats qui sortiraient du donjon et découvriraient les cadavres de leurs amis. La prochaine fois je ne tuerais que la moitié des gardes. Peut-être les autres seront-ils exécutés pour inefficacité.
J'arrivais à Blancherive et contactai rapidement la dénommée Ysolda. Celle-ci m'expliqua qu'en effet j'avais contracté une dette pour acheter un anneau à destination de... ma fiancée ? Mais qu'est-ce que j'ai pus faire durant cette nuit ? Soi-disant que j'avais rencontré la femme de ma vie sous un clair de lune et que j'avais égaré l'anneau dans une grotte. La marchande voulait que j'aille le récupérer pour rembourser ma dette, mais là aussi quelques mots éloquents la convainquirent de passer outre ma dette.
Elle m'informa donc que j'avais fait mention d'un fort en ruine, situé un peu à l'ouest de Windhelm, nommé Morvunskar. Je m'y rendis sur le champ, pour le trouver occupé par un grand nombre de mage noir. Mes pouvoirs suffire à les monter les uns contre les autres et ils s’entre-tuèrent joyeusement sous mes yeux. Je pus sans problème m'introduire alors dans le donjon, où je trouvais d'autres mages que j’éliminais tout aussi simplement.
Finalement parvenus dans la pièce la plus profonde, un portail étrange s'ouvrit devant mes yeux. Doucement, je m'y engagea. J'atterris rapidement dans un étrange jardin. Tout était calme, une douce musique s'élevait dans l'air, la végétation luxuriante me guidait sur un chemin éclairé par des lanternes tandis que le ciel, ou le plafond, semblait étrangement... absent.
J'arrivais finalement dans une petite clairière ou m'attendait le buveur, attendant à côté d'une table à laquelle était assisse une dizaine de personnes en train de savourer de succulents mets. Sam, puisqu'il s'appelait ainsi, s'adressa à moi, m'expliqua qu'il se demandait quand j'arriverais. Rapidement, il dévoila sa véritable nature : Sanguiyn, prince daedrique de la débauche. Un type bien, cela va sans dire. Mais un bel enfoiré aussi.
Il m'expliqua qu'il n'y avait pas besoin d'ingrédients pour réparer le bâton, que tout cela n'avait eu pour but que de me forcer à voyager. Un divertissement en fait. Heureusement que l'ambiance de ce jardin m'avait détendus à un point rare, sinon je l'aurais attaqué je pense. Ce qui aurait été, je le reconnais, une idée particulièrement stupide.
Toujours est-il que le Prince de la déchéance a finalement honoré sa promesse : j'ai pus repartir de son monde avec son bâton, un autre artefact daedra. Bon, il n'en impose pas autant que le cadeau de Molag Bal, mais je suis sur qu'il possède un pouvoir puissant. Un daedra aussi apprécié que Sanguiyn -en tout au vue du nombre de personnes qui restent à la taverne nuit et jour- ne peut que posséder un artefact puissant.

En y repensant, le chaos que j'ai semé sur mon passage n'est pas pour me déplaire. Je crois que je vais lever ma coupe en l'honneur de quelqu'un, pour une fois. Et gloire à Sanguiyn !

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Lun 16 Jan 2012 - 21:14

Middas 9 d'Âtrefeu

Après cette monumentale escapade à travers Skyrim, je m'offres un petit voyage à Morthal. Pas tout à fait gratuite, puisqu'il s'agit du lieu de résidence de Lurbuk, le barde orque que la Confrérie m'a demandé de tuer. Une petite cible facile, si ce n'est qu'il résidait à l'auberge. J'y ai loué une chambre et y ai attendus le milieu de la nuit pour frapper.
Le bâtiment était presque désert, mis à part Lurbuk je n'y trouvais que la tenancière et une habitante de la ville. L'orque fut le premier à subir mon attaque, la gorge tranchée dans son sommeil, rapide et efficace. La tenancière fut la deuxième, elle disparut soudainement entre deux barriques, sans avoir le temps de prononcer un mot. Quant à la cliente, je n'eus même pas besoin de rester discret, je l'égorgeai tandis qu'elle était à table. Mais, je constatai bien vite que, techniquement, elle était morte depuis longtemps. Une vampire. Étrange, mais je n'étais pas là pour ça.
Je quittai l'auberge, puis la ville, discrètement, passant sous le nez d'un garde en faction sans être plus inquiété. Bande d'incapables. Je me réjouis par avance de ce qui s'ensuivra dans cette ville lorsqu'il découvriront trois cadavres égorgés.
En revenant à Épervine, j'ai de nouveau aperçus ce cavalier fantôme sans tête. N'ayant pourtant pas bus, cette fois, je décidais de le suivre et dut talonner mon cheval pour se faire. Il m'as conduis à travers toute la lande ce con, traversant sans plus s'y attarder des camps entiers de brigands. Finalement, après un périple jusqu'à l'aube, j'arrivais à un petit cimetière dans lequel attendaient plusieurs mort-vivants. Quelques éclairs et ils se retrouvèrent en miette. Bien entendus le cavalier avait disparus. Après une rapide fouille, je remontais à cheval et me mis en route vers le sanctuaire.

J'y suis arrivé en fin de journée. Astrid m'a accueillis en personne, pour m'informer qu'il était stupide de ne pas tenir compte des demandes de la Mère de le nuit, et elle m'a demandé d'aller voir ce Amaund Motierre à Volunruud. J'admets être intrigué moi aussi, mais je n'ai jamais laissé un cadavre dicter ma conduite et n'ai aucune envie de commencer aujourd'hui.
Je viens de récupérer ma prime pour la mort de Lurbuk, il me reste à décider de ce que j'ai à faire : aller chercher la hache de Clavicus Vile ou m'occuper de ce Amaund Motierre. Difficile de départager.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Dim 19 Fév 2012 - 10:56

Turdas 10 d'Âtrefeu

J'ai finalement décider d'accorder son entrevue à Amaund Motierre. Mais avant, j'avais une petite étape à faire pour m'occuper d'un certain vampire. Il ne fut pas dur de le trouver, il résidait un peu plus loin sur la route, dans un moulin quelconque. Je stoppai mon cheval assez loin pour qu'il ne m'entendent pas venir puis m'approchai furtivement de la bâtisse. J’entrebâillais la porte pour jeter un œil. Ma cible me tournait le dos, contemplant les flammes, tandis que sa compagne était occupé à ranger je ne sais quoi dans un buffet.
Je pénétrai sans un bruit dans la maison et m'approchai furtivement de ma proie. Je lui ouvris la gorge d'un seul coup rapide. Un bruit de verre brisé derrière moi m'informa de l'attaque et je roulais au sol pour éviter un coup d'épée. Les éclairs jaillirent de mes bras tels des langues affamées et frappèrent l'assaillante, qui ploya sous le choc. Empoignant la masse de Molag Bal, je me jetais sur elle et, avant qu'elle n'ait eu le temps de se ressaisir, lui explosait le crâne. Une bonne chose de faite.
Je rangeais rapidement mes affaires et repartait en direction de mon cheval, puis regagnai le sanctuaire pour y encaisser ma récompense et repartir aussitôt pour l'endroit que m'avais indiqué la Mère de la Nuit.

Le voyage fut relativement tranquille et rapide, une embuscade de brigand me donna l’occasion d'affiner mes talents magiques une fois de plus. J'arrivais finalement dans la ruine concernée et y trouvai Amaund dans une pièce secondaire proche de l'entrée -un livre au sol avait attiré mon œil et parlait d'armes cérémonielles il me semble mais je n'avais pas le temps-.
Celui-ci m'expliqua bien rapidement le but de ma visite : il souhaitait faire assassiner l'Empereur en personne. J'exultai intérieurement. Une telle cible, d'une telle importance, et en plus nous serions payer pour ça, que demander de plus ? J'espérai sincèrement qu'Astrid accepterait le contrat. De toute façon, je ne lui laisserai guère le choix, il lui faudrait juste décider si elle m'apporterait son soutien ou non, pour le meilleur et pour le pire.

Et elle accepta. Visiblement, elle semblait aussi ravie que moi de cette occasion à ne pas manquer. Et dire que sans le cadavre qui parle, Amaund nous serait resté complètement inconnu et sa précieuse demande avec. Car jamais Astrid n'aurait accepté de se lancer dans une telle opération sans la récompense qui pendait au bout, je le savais. Mais maintenant, c'était le cas. Il me fallait prendre contact avec un membre de la guilde des voleurs, Delvin Mallory, qui a déjà travaillé avec la Confrérie par le passé.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Dim 19 Fév 2012 - 19:56

Loredas 12 d'Âtrefeu

Rejoindre Riften pour y retrouver Mallory ne fut pas aisé. Étant recherché dans toute la Brèche, je ne pouvais utiliser les habituels moyens de transport ou les routes les plus fréquentées. Je dus donc repasser par le col des montagnes, puis traverser toute la Brèche à dos de cheval, en évitant les camps de bandits et les bêtes sauvages, avant de finalement arriver en vue de la ville convoitée. S'y introduire fut d'une facilité déconcertante en revanche, la faute aux quais loin de toute surveillance de la garde.
Je pus même obtenir une douce vengeance sur le gros dur qui m'avait accueillis à ma première entrée dans cette ville, voilà plusieurs jours. Il s'effondra sans un bruit, comprenant bien trop tard l'erreur qu'il avait commise lorsque je lui soufflais mon nom à l'oreille.

Passer la surveillance du garde en faction fut aisé et l'intérieur de la ville n'était pas des plus surveillé. Il me fallut pénétrer les égouts, la Souricière comme ils les appellent. Quelques personnes peu agréables m'y accueillirent mais leur sang teinta bien vite l'eau boueuse de rouge. J'arrivai finalement dans un espèce de bar, où je pus rencontrer le fameux Mallory. Une discussion purement professionnelle s'engagea alors, puis je repartit avec une lettre en poche et quelques fameuses informations pour Astrid.

Revenus au sanctuaire, celle-ci m'accueillit avec joie. Apparemment, tout était prêt, et elle avait déjà planifié ma prochaine action. Vittoria Vici, l'héritière de la compagnie commerciale impériale de Solitude, devait mourir. Je ne saisissais pas pourquoi mais peu m'importait à dire vrai. Je devais la tuer devant le parterre d'invité. Il allait falloir faire une exception à ma règle. Dommage, mais il fallait cela pour asseoir sa réputation.

Se rendre à Solitude fut aisé. Je pénétrai dans la ville alors qu'ils exécutaient un soi-disant traître en place public, et dut attendre que toute cette agitation finisse pour acheter quelques vêtements chics, de quoi passer plus inaperçus parmi les invités du mariage. J'avais l'air d'un guignol ainsi attifé mais peu importait, cela ne dura qu'un temps.
Le début de la cérémonie se passa tranquillement, j'attendais un peu à l'écart, préparant discrètement mes outils. Lorsque le nouveau couple rejoignit le balcon pour s'adresser à leurs invité, je les suivis, me débarrassant de mes précieux atours en chemin. Arrivé derrière ma cible, je lui enfonçais sans hésiter la dague entre les côtes, répandant le poison mortel si la blessure ne suffisait pas. Avant que qui que ce soit ait pu réellement m'apercevoir, j'en appelai à mes pouvoirs astraux et disparaissais dans les ombres, non sans laisser derrière moi une fleur mauve.
Sortir de la ville fut facile, toujours invisible je passai inaperçus, traversant pourtant la cour du fort impérial sous les yeux de dizaines de soldats alertés. Je quittais la ville par un passage que j'avais préalablement ouvert, débouchant non loin des quais. A partir de là, rejoindre l'écurie et m'enfuir sur mon cheval fut aisé.

De retour au sanctuaire, Astrid me remit ma récompense, une coquette somme, mais surtout un sort transmis depuis des décennies dans la Confrérie, permettant d'invoquer un spectre assassin venus du passé, l'un des meilleurs membres qu'ai compté la Confrérie au cours des âges.
Apparemment, l'assassinat de la cousine de l'Empereur n'était que le premier des contrats visant à rendre ce dernier vulnérable, pour enfin lui porter le coup fatal.
Parfait.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Mer 22 Fév 2012 - 19:42

Morndas 14 d'Âtrefeu

Je profite de quelques instants de repos avant de me remettre en chasse pour écrire ces lignes. Gabriella m'a mise au courant de ma future mission. Je n'aurais jamais pensé obéir à quelqu'un qui ne m'aurait pas directement prouvé sa supériorité. Astrid l'avais fait, mais pas Gabriella, ni même Nazir. Pourtant, j'accepte leurs conseils leur demande. A croire que je commence à me sentir ''chez moi''. Cela faisait si longtemps que ça ne m'était arrivé, toujours en fuite sur les routes, vivant de l'instant et défiant le lendemain de s'opposer à moi. Je pensais être satisfait. J'ai l'impression que je me suis trompé.
Quoiqu'il en soit, je n'écris pas ces lignes au Sanctuaire mais à Windhelm. J'y attends ma nouvelle cible, Gaius Maro, responsable de la sécurité future de l'Empereur à travers Skyrim. Je devais le tuer, et surtout glisser sur son cadavre une lettre l'impliquant dans un complot contre l'Empereur. Il était en tournée d'inspection et, si je souhaitais récupérer un bonus, je me devais de mettre fin à ses jours au cours lors d'un de ses passages en ville. Après lui avoir volé son itinéraire, je pus voir sa prochaine destination : Windhelm. Je l'y attends, plus que quelques heures.


Turdas 17 d'Âtrefeu

Je suis enfin de retour, après une longue traque. Ma cible s'étant trouvé inaccessible à Windhelm, le palais du Jarl était bien gardé, j'ai décidé de l'attendre à sa prochaine étape, Riften. La chose ne fut pas simple, j'y suis toujours pourchassé à vue. Il me fallut attendre la nuit, prostré sur les rives du lac, puis m'infiltrer sur les quais avant d'entrer en ville. De là, gagner le palais du Jarl, et la caserne dans laquelle Gaius devait se trouver. Je l'y débusquai et mettait fin à ses jours, avant de déposer la lettre, une fleur et une pièce d'or sur son cadavre. Malheureusement je fus entendus et mes pouvoirs astraux ne me permirent que de me fondre jusqu'au toit.
Les gardes étaient bien organisés, ils avaient rapidement bouclé toutes les issues, même en étant invisible je ne pouvais espérer passer. Mais ils avaient sans doute estimé les remparts trop glissants. Je m'y hissai avec difficulté, et me déplaçai d'un pas sûr sur les pierres glissantes d'humidité dans cette région pluvieuse. Lorsque ma silhouette reparus à leurs yeux, comme une ombre dans le clair de lune, je plongeais déjà en direction dans le canal pour rejoindre le lac et rapidement mon cheval.

De retour au Sanctuaire, j'apprends la trahison de Cicéro. Ce bouffon avait attaqué Astrid, qui serait sans doute morte sans l'intervention de Veezara. Je n'étais même pas surpris, plutôt énervé de n'avoir pus profiter de cette occasion pour l'égorger de mes mains. Cela m'aurait a coup sur détendus.
Astrid me demanda de le faire payer. Mais d'abord il fallait retrouver sa trace et les journaux que je découvris dans ses quartiers m'y aidèrent. D'ailleurs, ils m'aidèrent plus que je ne pouvais l'imaginer.

Leur lecture fut des plus instructives. Ils commençaient lorsque Cicéro n'était encore qu'un assassin parmi les autres et que la Confrérie était puissante. Au fil des pages, je la vis s'effondrer à travers le regard de ma nouvelle cible, fanatisé à l'extrême par ses actions. Parfois, j'ai l'impression de me relire, la sensation n'en est que plus troublante, et à travers sa vision je ne peux m'empêcher de m'attacher à cette Confrérie que je n'ai pas connus.
Je vécus en quelques heures les dernières heures de l'ancienne Confrérie Noire. Les sanctuaires fermèrent les uns après les autres, puis Bravil, où était situé le sarcophage de la Mère de la Nuit, qui s'enflamme. Les images me reviennent en tête. J'y étais. Je ressens la chaleur des flammes sur mon visage, le sang des ennemis qui coule sur ma main, le crépitement de la foudre qui parcours mon corps. J'y suis de nouveau. Je travaillais pour l'un des gangs, je devais éliminer leur ennemis. Je me rappelle bien des bâtiments calcinés. L’œuvre d'un mage, allié. Comment s'appelait-t-il déjà ? Impossible de m'en rappeler. Des détails, par tous les daedras, des détails !
Je me souviens de cette statue, la Dame Chanceuse, on la disait bénie, sans vraiment savoir pourquoi. Le mage l'avait détruire, d'un simple sort. J'eus l'impression qu'il la visait, mais que pouvait-il bien y chercher ?
Je continuais la lecture des journaux. Le cercueil de la Mère de la Nuit, le renfort des deux assassins de Cheydinhal, la mort de l’ancienne Écoutante... Tout cela ravivait des souvenirs. Des souvenirs cuisants. Une tempête de feu, négligemment balancé sur une place. Plus d'une vingtaine de morts. Et je le revois, se tenir au-dessus d'un cadavre, impossible à reconnaître car calciné mais que je devine féminin. Le mage semble sourire, puis disparaît dans un éclair de lumière. Je n'ai que le temps d'apercevoir une amulette en forme de dragon.
Je reviens à la réalité et à l'histoire de Cicéro. Après le retour de la Mère au sanctuaire, il semblerait qu'il en était désigné comme le Gardien, tandis qu'elle devait choisir un nouvel Écoutant. C'est cette attente, ce nouveau rôle, qui le fit devenir fou tandis qu'autour de lui la déchéance de la Confrérie se fait de plus en plus sentir. Je ne peux que partager sa douleur et sa vision torturée du monde. J'ai de nouveau l'étrange impression de relire mes propres écrits. Des plus troublants.
Cicéro avait définitivement sombré dans la folie, aucun doute là-dessus. Le dernière journal n'est qu'un ramassis de rancœurs contre Astrid qui ne respecterait pas l'Ancienne Voie. Il dit avoir voulus construire un nouveau sanctuaire, reconstruire plutôt. Il y est retourné, je le sais, je le sens. J'ai désormais une piste : Aubétoile. Et, pour la première fois depuis longtemps, une hésitation sur la marche à suivre.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Jeu 23 Fév 2012 - 8:45

J'ai tout lu entre hier soir et ce matin, c'est ma foi très sympa, on sent bien vivre Tamriel et tous ses petits détails qui rendent cet univers magique. Bon boulot :ok:

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"Ceux qui se vautrent dans le péché ne méritent pas la miséricorde du bûcher"

L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


Le chapitre 6 de ma fic La Campagne des Huit Eclipses est en ligne.
Le chapitre 3 de ma fic Inqusition Impériale a été mis à jour.
Le chapitre 8 de ma nouvelle fic Intérêts Croisés est en ligne.
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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Jeu 23 Fév 2012 - 21:42

Merci beaucoup, j'essaye au maximum de faire vivre le personnage, content que ça plaise.


Fredas 19 d'Âtrefeu

Après avoir fait part de ma découverte à Astrid, j'ai rejoint Aubétoile et son fameux sanctuaire. Comme prévus, il était à l'abandon depuis des lustres. Je ne savais toujours pas ce que je ferais de Cicéro une fois celui-ci retrouvé. Le spectre de Lucien Lachance, que je convoquais pour la première fois, semblait opter pour le laisser vivre. Il occupait un rôle sacré dans la confrérie, le protecteur de Notre Mère, le tuer pourrait contrarier Sithis.
Je n'en étais que plus indécis.

Le sanctuaire grouillait de gardiens spectraux, mais ils n'opposèrent que peu de résistance, sentant sûrement que leur maître à tous m'avait élus. Si Cicéro était le garde de la Mère, j'en étais le favoris, le seul à qui elle daigne s'adresser, l’Écoutant. Aussi ma progression fut-elle peu ralentie par ces quelques obstacles et, après avoir évité une sorte de troll et fait un détour par les catacombes, j'arrivais devant Cicéro.
Il était allongé au sol, visiblement blessé comme me l'avait dit Arnbjorn lorsque je l'avais croisé à l'entrée. Visiblement, le guerrier ne l'avait pas loupé, les blessures du bouffon n'étaient pas belles à voir. Mais il avait encore la force de parler, de supplier qu'on l'épargne, de faire ses misérables plaisanteries. Je restais silencieux.

L'épargner l'aiderait-il vraiment ? Supporterait-il de vivre tout le reste de son existence dans l'ombre de celui qui l'aura épargné ? Il se prosternait à mes pieds comme les larves qu'il avait par le passé froidement exécuté. N'avait-il donc aucun honneur ? Pourquoi tenait-il tant à rester en vie ? Avait-il... peur de la Mort ? Peur de celle qui l'avait si souvent accompagnée ? Marché à ses côtés ? C'en était risible. Il ne faisait aucun doute que la froide douceur de la Mère l'attendait par-delà le voile de la Vie, mais pourtant il semblait redouter cette confrontation.
Finalement, je l'ai tué. Sans qu'il ne le voie venir, je lui ai maintenus la tête au sol et lui ai tranché la gorge. Je n'ai rien touché sur son cadavre et l'ai laissé tel quel, pour l'instant, reposer devant l'âtre dans un dernier respect muet à notre Mère. Plus tard je le descendrai jusqu'à la crypte, où repose tant de maîtres assassins des siècles passés.

Je n'aurais jamais pensé qu'un meurtre puisse m'apporter aussi peu de satisfaction personnelle. Et pourtant, je n'en avais retiré aucune. Je retournais à l'auberge. J'aimais penser que j'avais tué Cicéro pour des raisons professionnelles, je respectais toujours mes engagements, et pour le soulager de son rôle. Mais à dire vrai, ce n'étais pas totalement exact. Je l'avais tué par peur, après avoir lus ses journaux, je me reconnaissais trop dans ce bouffon fou à lier. Il incarnais ce que je redoutais de devenir, si la Mère, les dragons, ces étranges mots, finissaient par me faire frire la cervelle. Je ne pouvais plus supporter sa présence. Voilà la véritable cause de sa mort.
Il ne me restait plus qu'à rendre compte à Astrid.


Loredas 20 d'Âtrefeu

De retour au sanctuaire, un peu mal à la tête encore. Il faut dire que, avant de prendre la route, j'avais légèrement forcé sur la boisson à l'auberge d'Aubétoile. Et que les moments passé en compagnie de la fille de l'aubergiste, bien qu'agréables, n'aient pas été des plus reposants. Un peu fades, par contre. Faut dire que je n'étais pas dans mon assiette, et que cette mignonne n'était pas des plus expérimentée.

Cela dit, me voilà de retour chez moi. Chez moi... voilà bien un terme que je n'avais plus employé depuis longtemps. Décidément toute cette agitation me rendait bizarre. En me dirigeant vers le bureau d'Astrid, je croisais Gabriella. Nous avons un peu parlés. Je ne sais plus à quand remonte ma dernière discussion normale avec quelqu'un à dire vrai. Si tant est qu'évoquer notre premier meurtre puisse être considérer comme une discussion normale, il est vrai.
Astrid fut satisfaite de la mort du bouffon, et j'avais retrouvé tout mon aplomb. Ces derniers temps m'usaient les nerfs, je ne m'étais que peu reposé. Mais je n'avais pas que ça à faire, une cible d'importance nous attendait. M'attendait.

Il ne restait plus qu'une étape, un certain Le Gourmet, auteur d'un étrange livre de recettes connaissant un grand succès et chef cuisinier du futur banquet donné en l'honneur de l'Empereur. Je devais le tuer et prendre sa place. Le but était sans doute d'empoisonner la cible. Or, Le Gourmet avait l'intéressante particularité de ne pas être connus sous sa véritable identité, ce qui le rendait facile à maquiller... une fois qu'on l'avais retrouvé.
C'est Festus qui m'y aida. Il m'informa d'une piste qu'il avait trouvé, un certain Anton Virane vivant à Markarth. Il a la particularité de posséder un exemplaire signé du livre du Gourmet. Pour l'instant, il était la seule personne a pouvoir m'indiquer l'identité de ma cible. Il allait falloir le cuisiner, puis le liquider bien sur.
Mais avant cela, il me fallait un peu de repos, je me devais d'être au sommet de ma forme pour la traque qui s’annonçait, un gibier invisible n'est pas cible aisée.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Sam 25 Fév 2012 - 0:43

Tirdas 23 d'Âtrefeu

Me voilà de retour, après une poursuite rafraîchissante. Retrouver Anton Virane ne me posa aucune difficulté, même si s'introduire dans le palais du Jarl en pleine nuit demandait un peu de doigté. Heureusement ces vieilles ruines regorgent de petit passage mal comblés qui permettent de contourner patrouilles et gardes.
Finalement, une fois arrivé dans la chambre de ma cible, je la réveillais pour lui poser les questions qui m'intéressais. Je n'eus qu'à donner le nom de ma ''famille'' pour voir son visage se décomposer sous la terreur. Il lâcha sans plus de discussion un nom, Balagog gro-Nalob, et un lieu, une auberge à l'est de Windhelm. Il pensait naïvement s'en tiré, je lui tranchai la gorge dès qu'il eus finis. Ses deux apprentis héritèrent du même sort. Il me fallait désormais camoufler leur traces.

J'avais cru entendre un bruit d'eau dans le couloir. Et en effet, le tonnerre d'une cascade parvenait depuis une pièce juste à ma droite. Deux chiens surveillaient le couloir mais il ne fut pas difficile de leur régler leur compte à eux aussi en veillant à rester sous les courants d'air qui agitaient régulièrement ces cavernes.
Une fois les chiens liquidés et leur corps entassés dans un alcôve, j'explorais la pièce repérée et y découvris en effet une cascade ainsi qu'une rivière souterraine. Parfait, Gabriella m'avait conseillé l'eau pour cacher les corps.

J'y traînais Anton et son apprentis, constatant d'ailleurs à ma plus grande surprise qu'il s'agissait de la chambre du Jarl. J'aurais pus mettre fin à ses jours mais je ne pouvais risquer de faire capoter cette mission. Anton et son apprenti furent immerger mais, en ressortant, je trouvais un groupe de Thalmor postés en plein milieu du couloir. Si je les contournai facilement, impossible de déplacer le troisième corps. Je me résignais donc à le traîner à l'extérieur de la chambre et à le faire basculer par-dessus un parapet, pour qu'il aille s'écraser sur les rochers plus bas. Avec un peu de chance l'on croirait à un accident. Ceci dit, le but était plus de ne pas laisser de prétextes que de ne pas laisser de traces.
Une fois tout ceci fait, je pus quitter Markarth pour prendre directement la route de Windhelm.

En chemin vers l'auberge indiquée, j'eus la surprise de tomber sur deux combattants qui apparemment voulaient ma peau. Je réglai leur compte et découvris sur leur cadavre encore grésillant un contrat, déposer par une ou une certain(e) Ainethach, pour venger la mort d'un certain Rondach. Ce nom m'était inconnus mais, si toutes mes victimes savaient le miens, je savais le nom de bien peu d'entre elle à dire vrai.
Quoiqu'il en soit, cette Ainethach s'en mordra les doigts si je la croise.

J'atteignis l'auberge indiqué vers le début de soirée. La salle principale était quasiment déserte, seul l'aubergiste et un client étaient présents. Un sort de rage les monta l'un contre l'autre tandis que je les contournais pour finalement les achever. L'un d'eux possédait une arme de fort belle qualité, une lame à tranchant unique et légèrement courbe, et ayant l'avantage d'être bien plus légère que la masse de Molag Bal.
Je trouvais le Gourmet au sous-sol. Il n'eut pas le temps de m'entende venir que lui ouvrais la carotide avant de récupérer le laissez-passer sur son corps. Puis je le traînais jusqu'à un tas de paille dans un coin auquel je mettais aussitôt le feu. Un incendie se chargerait d'éliminer toute trace du Gourmet, voir de l'auberge.

Je repartis alors pour le sanctuaire, que j'atteignis en relativement peu de temps. Le cheval offert par Astrid se révélait d'une aide appréciable. Une fois revenus, je fis part du résultat de ma mission à Festus qui sembla très satisfait.
Désormais, l'heure est venue d'accomplir notre plus grand et notre plus célèbres contrats. Je pense que l'Empereur aura un dîner d’accueil dont on se souviendra pendant des générations.

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MessageSujet: Re: Journal d'Elhriia   Sam 25 Fév 2012 - 17:04

Loredas 4 de Soufflegivre

Plus de dix jours sans avoir pus prendre le temps de coucher sur mon journal les derniers événements. Et ils sont nombreux. Nombreux et... tragiques. Tel est le mot.
Tout commençait pourtant bien, je devais empoisonner l'Empereur en me faisant passer pour le Gourmet et ensuite m'enfuir par une voie dégagée. Tout se déroula comme prévus, l'anonymat du Gourmet me rendait impossible à réfuter et j'atteignis la cuisine sans encombre. Le, ou plutôt la, chef cuisinière de l'Empereur m’accueillit avec le sourire aux lèvres. Elle me demanda même de l'aider à préparer le repas. Je lui dis d'ajouter de la graisse de troll, un bol de cendres de vampire, une nirnroot et un septim. Et elle approuvait chacune de mes idées ! Qui peut manger de telles horreurs ?
En dernier, je lui demandait d'incorporer la racine de Jarrin, que m'avait confié Astrid comme poison. Puis nous allâmes servir le repas. Tous les nobles présents et l'Empereur lui-même crurent à ma fausse identité. Quelle bande d'imbéciles. Lorsque l'Empereur décéda, quelques instants après avoir avalé la première gorgée de soupe, je dégainai aussitôt ma nouvelle lame et portait un coup au garde le plus proche. Le second mourut foudroyé lorsque les nobles se précipitèrent vers la sortie. Puis j'ai déposé sur chacun une fleur de montagne avant de quitter la pièce par la sortie convenue.

Alors que j'arrivais au bout du pont, trois gardes arrivèrent et le commandant Maro, celui qui m'avait laissé entré et dont j'avais tué le fils quelques jours plus tôt, s'adressa à moi depuis un balcon. On m'avais vendus, ma vie contre la tranquillité pour la Confrérie. C'était le marché, je n'avais assassiné qu'un pâle sosie de l'Empereur et désormais Maro voulait se venger. Mais il ne comptait pas se contenter de me tuer, il projetait de détruire le Sanctuaire. Malgré l'évidente trahison dont j'avais été victime, mon sang ne fit qu'un tour.
Lorsque les gardes se jetèrent sur moi, je les tuais, rapidement, puis quittais aussitôt la ville avant de me mettre en route pour Épervine aussi vite que possible.

J'arrivais trop tard, les soldats de l'Empereur étaient déjà sur place. Je tuais brutalement ceux qui gardaient l'extérieur, passais devant le cadavre de Festus en lui rendant les derniers honneurs puis pénétrait dans le sanctuaire pour le trouver en proie aux flammes, et encore bondé de soldats impériaux. Tous moururent.
Je ne retrouvais que Nazir en vie, je n'avais pas été assez rapide. Je sentis la Mère de la Nuit m'appeler à elle. Le cercueil de métal pouvait nous protéger. Et c'est ce qu'il fit car Nazir et moi nous y enfermâmes. Je me sentis partir, tandis que la voie d'outre tombe de la Mère résonnait dans mon esprit, me demandant de dormir.
Lorsque nous revînmes à nous, nous étions dans le sanctuaire, carbonisé, en compagnie de la gamine vampire. Bien évidemment, elle n'avait pas traversé des siècles d'existence pour se faire avoir par un banal piège. La mère me parla de nouveau, je devais aller voir Astrid. Je crus qu'elle avait survécus. Et c'était plus ou moins le cas. Je la trouvais, dans sa chambre, le corps calciné, de toute évidence aux portes de la mort. Je reconnaissais le Sacrement Noir qu'elle avait réalisé, s'utilisant comme propre ''combustible humain''.
Elle m'expliqua toute la vérité, qu'elle avait souhaité que les choses redeviennent comme avant Cicéro, la Mère et moi, qu'elle n'avait que voulus protéger la Famille en sombrant dans l'hérésie. L'hérésie je m'en foutais, Sithis, la Mère de la Nuit, le Vide, tout cela m'importait peu,. Même qu'elle ai voulus me tuer n'entrait pas en ligne de compte. Non, ce qui m'exaspérais c'est qu'elle n'est pas eu confiance en moi. Elle avait précipité la mort de Festus, Gabriella, Veezara, de son propre mari, par simple peur.
Et maintenant elle voulait que je la tue. Je saisis sa dague et, sans une seconde d'hésitation, je lui perçai le cœur. Ainsi rejoignit-elle dans le Vide Cicéro et Sithis. Son existence terrestre s'achevait là.

Mais mon propre chemin ne faisait que commencer, et j'avais un contrat à finir, la Mère elle-même le réclamait. Assassiner l'Empereur et reconstruire la Confrérie. Nazir se chargerait de transporter la Mère de la nuit à Aubétoile tandis que je m'occupais de notre cible. Mais avant, il me fallait régler quelques détails avec notre commanditaire.
Amaund ne fut pas dur à trouver, caché dans la taverne de Blancherive. Il sembla surprit de me voir, apparemment la destruction de notre ordre ne lui avait pas échappé. Mais il n'avait rien à voir avec tout cela, il souhaitait sincèrement la mort de l'Empereur, je pus le lire dans ses yeux. Il m'indiqua la localisation du véritable Empereur, un bateau ancré sous Solitude, nommé le Katariah. Il put également me dire où trouver Maro, j'avais un compte à régler.

Le bateau n'était pas dur à repérer, il ne faisait même aucun effort pour être discret. Pourquoi s'inquiéter alors que la garde d'élite de l'Empereur, la vraie, veillait sur lui ? Les idiots.
M'infiltrer à l'intérieur fut facile, j'aurais sans doute pus les tuer un par un sans me faire repérer mais la rage était trop forte. J'invoquais Lucien et me jetai sur gardes et serviteurs. Mon épée tranchait les chairs, abattant sans relâche la sentence. Mon stock de venin y passa mais, rapidement, tous gisaient sur le plancher. Je me dirigeais alors vers les appartements de l'Empereur. Les derniers gardes ne posèrent qu'une résistance symbolique et enfin je posais le pied face à ma victime.

Il m'attendait. Il disait connaître son destin, mon destin également. Il ne supplia, il avait accepté sa mort. Il essaya juste de me convaincre d'exécuter le commanditaire une fois ce contrat réglé. Je n'en fis rien et plongeais la Lame de Souffrance dans ses côtes. Puis je sautais à la mer. Seuls quelques gardes devaient encore être en vie sur le pont du bateau, mais je n'en avais que faire. Il me restait une vengeance personnelle à accomplir.
Les quais de Solitude n'étaient qu'à quelques brasses, mais ils étaient bien surveillés. Les étoiles entendirent mon appel et je fus enveloppé par les ombres tandis que je posais le pied sur le ponton. Maro était là, à seulement quelques mètres de moi. Ce fut trop facile, il mourut avant même de s'en rendre compte. En m’enfuyant, je ne fus pas satisfait. Maro n'était qu'un rouage, l'Empire avait déclaré la guerre à la Confrérie, et je comptais bien la mener, pour chacun de nos morts un océan de souffrance s'abattra sur nos ennemis. J'en fis le serment tandis que je disparaissais dans les ombres de la berge.

Je regagnait Blancherive et annonçai à Motierre la mort de l'Empereur. Il m'indiqua en retour l'endroit où il avait caché notre butin, dans les ruines où je l'avais rencontré. Je m'y rendais sans tarder, et y trouvais effectivement la modique somme de vingt milles pièce en bon or.
Une fois retourné au sanctuaire d'Aubétoile, je donnai tout cet argent à Nazir, qui m'expliqua alors qu'il nous faudrait l'aide de Delvin Mallory, que j'avais déjà eus l'occasion de rencontrer. Avant de me remettre en route, je décidais de m'accorder le temps de repenser à tous ces événements et de les compiler dans ce journal.
Désormais, j'étais le maître de la Confrérie Noire, l'antique organisation d'assassins qui sévit en Tamriel depuis l'aube des temps. Mais il n'en restait quasiment rien, seulement trois assassins et un cadavre dans un cercueil. Non, il restait autre chose. Il restait ma rage, ma colère, que je sentais déferler en moi. L'accueil de la Confrérie m'avait rendus trop gentil, trop imprudent, trop faible. C'était finis, ma rage parlerais à nouveau à travers mes actes, mes ennemis trembleront devant ma simple ombre. Je déclares la guerre à l'Empire, et à tous ceux qui oseraient se mettre sur notre chemin. La mort de l'Empereur ne doit qu'être à peine évoqué pour le moment, une vilaine rumeur. Profitons-en. Il faut mettre nos pièces en place avant qu'ils ne bougent les leurs.

Il me revient en tête un vieux marché. Oui, il pourrait me servir, j'avais besoin de plus de puissance, et il m'en avait promis. J'espère qu'il est patient. De toute façon, avec ou sans son aide, le Chaos englobera Skyrim, j'en fais ici le serment.

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