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 悪霊廷 Akureitei, la Cour des Âmes Diaboliques

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Tenkaranpu
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MessageSujet: 悪霊廷 Akureitei, la Cour des Âmes Diaboliques   Ven 15 Fév 2013 - 13:40

En général, j'ai tendance à considérer que sur un forum Wharmmaer 40k, il ne devrait y avoir que des fics 40kiennes. Néanmois, pour certaines raisons que j'exposerais ultérieurement, je vais laisser ici une trace d'un second recueil de nouvelles hors-40k. Ah... Contrairement à "Mapputatsu! l'entrepôt d'un fou" cette fois il s'agit vraiment de nouvelles, pas de notes.

Au fait, le concept est vaguement semblable, depuis que je l'ai vu je peux le dire, à Outrage de Kitano Takeshi :

http://www.youtube.com/watch?v=Apa1r1iFuvs

Zen Akunin (tous des salauds).


***


Avant propos

- La Cour des Âmes Diaboliques (悪霊廷 Akureitei) est un recueil de nouvelles, des fanfictions, se basant sur l'oeuvre originale de Bleach, par Tite Kubo.

- Contrairement à l'originale, ce sont des récits tendant vers une classification Seinen et non Shônen. Les récits d'Akureitei sont donc destinés à un public averti.

- La plupart des personnages appartiennent à Tite Kubo, quelques autres ont étés créer par l'auteur de Akureitei, et certains ont étés développés pour les besoins de l'histoire, hors des limites du canon officiel. L'auteur d'Akureitei puise également de l'inspiration dans d'autres oeuvres (après tout, l'auteur d'Akureitei est un idiot, loin d'être aussi talentueux que ses illustres collègues).

- La possibilité d'OOC est essentiellement dut à des erreurs d'interprétations dans le caractère des personnages de la part de l'auteur du présent ouvrage, qui après tout ne saurait comprendre aussi bien ceux-ci que leur créateur.

- Les histoires composant Akureitei se centre sur le Seireitei (瀞霊廷, Cour des Âmes Pures), en l'abordant dans le même esprit que celui de l'auteur, c'est à dire un régime aristocratique vaniteux, voire même bancale, aux mains de personnes âgées bornées avec de sales méthodes. Il s'y trouve des combines politiques et tous les vices qui peuvent pourrir une société et y induire les problèmes sociaux classiques récurents que l'on connaît si bien. En fin de compte, ce n'est pas une Cour si pure, si irreprochable que cela, et y éclosent tout type de sentiments et d'émotions, de passions violentes. Bien qu'il y ait aussi du bon dans le Seireitei en général, et dans le Gotei Jûsantai en particulier.



Sommaire

- Ni I Chin Sura ! Les Enfants Terribles de la 2nde Division : Une one-shot sur le capitaine Soi Fon et la 2nde Division.

- Senbonzakura no Mankai no Shita (sous les frondaisons de Senbonzakura) ; Meurs, mon amour : une nouvelle sur la jeunesse de Kuchiki Byakuya.

- Yakuza Eiga, le film le plus poignant et réaliste de ce siècle : un scénario de film de Yakuza, tourné par le Gotei 13, avec Iba Tetsuzaemon en guise d'acteur-réalisateur. Le casting des persos principaux comprend aussi des officiers du Gotei 13. Le canva du genre "film de Yakuza" est plus ou moins respecté.

- Les dialogues dans le rêve avec Sôsuke-senseï : Kurosaki Ichigo se réveil d'un long cauchemar, dans une chambre d'hôpital psychiatrique... le médecine en charge s'appelle Sôsuke. Aizen Sôsuke.

- Etudes du principe des éléments combinatoires du In et du Yô, traitant de l'Anatomie Humaine et de l'Anatomie Post-Humaine, agrémentées de réflexions à propos des techniques au sabre, par Unohana Retsu : tout est dans le titre. C'est une thèse (imaginaire) de Retsu-chama, qui fournira un début d'explication sur "pourquoi" tout le monde a peur d'elle.

- Hibernatus Ashido : Kano Ashido (de son nom complet : Yami ni Maiorita Kensei Kano Saburôemon Tachibana no Torayuki Ashido Daimyôjin), est de retour dans la Soul Society. Accueilli en héros par le Général Yamamoto et ses collègues, celui-ci aspire néanmoins à revoir le Japon, où il était samouraï de son vivant, pendant l'époque des guerres médiévales. Le problème, c'est que tout à changé, le Japon est dans un bordel pas possible et a perdu presque toutes ses anciennes valeurs... Soucieux de le ménager pour préserver sa santé mentale fragile, le Gotei Jûsanbantai l'envois dans un "village du cinéma", où presque tous les gens font du cosplay en kimono.

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Les Primarques devaient être des exemples frappant d'hommes guéris de la souillure de la corruption. L'énergie du Warp non corrompue coulerait en eux comme elle coulait par l'Empereur lui-même, les fortifiant et leur conférant des pouvoirs comme en possédaient les anciens chamans (...) Employant ses pouvoirs psychiques, l'Empereur les localisa petit à petit et retrouva chacune de ces créations originales qui furent réunis avec les chapitres Space Marines créés à partir de leurs empreintes génétiques. Ils ne semblaient pas avoir été touchés par le Chaos (...) [Mais] En fait, leur apparence physique était décevante, nombre de Primarque furent souillés par leur contact précoce avec le Chaos.

- Realms of Chaos : The Lost and the Damned, page 174 et suivantes, extrait.

Russ avec de l'ADN canin, les Primarques crées avec l'aide des dieux du Chaos... la saga de l'Hérésie d'Horus de la BL est écrite par des hérétiques... ♪

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Tenkaranpu
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MessageSujet: Re: 悪霊廷 Akureitei, la Cour des Âmes Diaboliques   Ven 15 Fév 2013 - 13:57

Ni I Chin Su Ra !
Les enfants Terribles


Note à propos du titre : "Tu es déjà mort" (お前はもう死んでいる Omae wa mō shindeiru, lecture japonaise de type Kun'yomi), dit en chinois, "Nǐ yǐ jīng sǐ le" (你已經死了(ニイイチンスラ) Ni I Chin Su Ra, lecture japonaise type On'yomi).



Le vent frais de l'automne s'engouffrait dans les poumons du vieil homme, tandis qu'il parcourait, seul, les rues du Seireitei, une capuche de soie masquant les traits de son visage. Il s'arrêta, d'un regard il saisit la situation et devina ce qui s'était passé. Matsumoto Rangiku avait mené dans sa maison de saké préférée toute une bande de soûlards des 10ème et 11ème Compagnie, avec leur petit officier aux cheveux blancs. "Le saké, ça n'a jamais fait de mal à personne" avait-elle déclaré d'un ton péremptoire. Deux verres après, Hitsugaya levant des yeux d'ivrognes à l'adresse de la piétaille, se mit à déclamer en yamato kotoba, le "Parler du pas de Yamato", des vers chinois, célèbres ou classiques, et encouragés par cet élan expressif du garçon à l'ordinaire maussade, ses troupes se mirent à applaudir bruyamment, frappant le sol et les tables avec leurs mains et leurs pieds. Encouragés, il poursuivit dans son élan, mais sitôt la troisième poésie chinoise, leur enthousiasme avait dut dépérir, car déjà, le régiments de bois-sans-soifs avaient le vin triste, et dans leur crainte de la puissance du génie et de ses crises de colère récurrentes, ils n'osaient protester.

"Au moins, il a de l'autorité et même îvre il a du sérieux, de disait le vieil homme en apparté. Ce n'est pas comme le seigneur de notre maisonnée, cet imbécile de Shunsui."

Puis, Matsumoto lui tendis une nouvelle coupe qu'il but cul sec avec la fougue (et l'ignorance) de la jeunesse, puis une deuxième. Et prenant un air chagrin, le petit capitaine déclama un d'une voix qui émue toute l'assistance :

"Le clair de lune lumineux tombe près de mon lit
comme le gel sur le sol
je lève les yeux vers la lune
abaissant la tête, je pense à mon pays natal."


"Oï, Taicho, qui donc vous a appris cela ? Lança quelqu'un dans la compagnie.
-C'est Ukitake-Taisho, répondit l'autre entre deux sanglots.

Le vieil homme manqua de s'étrangler en avalant sa propre salive. Si Ukitatake Jûshiro savait cela, Kyôraku Shunsui aussi, sans doute. Cela n'avait plus rien d'amusant. E ils avaient déjà le vin triste. En homme cultivé, il appréciait la poésie, bien sur, mais en tant qu'homme sérieux, il n'avait pas le temps de s'asseoir avec ces ivrognes et de pleurer en songeant au bonheur, ni de contempler la Lune. Le vieil homme n'avait jamais vraiment été un homme d'action, mais il était temps pour lui d'agir.

En parlant d'agir, un autre que lui devait trouver ce spectacle assez lamentable, car de nulle part surgit un puissant Reiatsu, de niveau Lieutenant décida le vieil homme. Il ne s'était bien sur trompé qu'à moitié, car Oomaeda Marechiyo déboula en hurlant, sautant de toît en toît jusqu'à bondir au milieu du magasin. A sa suite, il y avait toute un essaim de frelons. Plusieurs se détachèrent du lot pour attaquer les passants. Voilà qui allait défrayer la chronique. Poussant un soupir, le vieil homme vit plusieurs moustiques se détacher du lot pour voler dans sa direction. Le Capitaine Hitsugaya devait avoir eut la même idée, car lui et les autres shinigami avaient commencés à saccager la maison de saké, dans une guerre d'ivrognes qui allait sans aucun doute rester dans les mémoires pour longtemps.

Doucement, comme pour ne pas alarmer les moustiques, il porta la main à son zanpakutô, il avait la forme d'un kodachi. Arrivées à moins d'un mètre, elles furent découpées au vol, sans même comprendre comment. Et pourtant, le shinigami sentit quelque chose de nuisible foncer sur lui. Il n'eut pas le temps de réagir. Tout prêt, le frôlant presque, une ombre se glissa à côté de lui en shunpo et fonça dans le débit de boisson. En effet, l'une des guêpes avait dut se faufiler à l'intérieur de son kimono, car il sentit la douleur cuisante d'une piqûre dans le bas de son dos. Ce devait être le Capitaine Kuchiki, car peut après il vit s'échapper du magasin les reflets roses des fleurs de cerisier au vent, découpant tout ce qui entrait en contact avec elles. Il devait être en train de ramener l'ordre par la force. Grand bien lui fasse, se disait le vieil homme, lui même n'avait pas le temps de jouer à ça, ni de s'occuper d'un minuscule dard empoisonnée, il allait devoir faire avec.

Dépassant les débits de boisson animés où le capitaine Hitsugaya avait libérer son bankai (sans doute pour se débarasser d'Oomaeda et des guêpes), le vieux shinigami poursuivit au sud de la cité, et les rues se firent plus sombres et silencieuses, malgré la présence importante de lanternes partout dans les rues, en ce jour de festivités. Les apparitions de passants noctambules et d'ivrognes aux démarches hésitantes se faisant plus rare alors qu'il quittait l'artère principal, au fur et à mesure qu'il s'engouffrait dans les ruelles. Et pourtant, non loin, bondissant de toît en toît, une ombre sans visage le suivait, le guettait. Sans doute un éclaireur envoyé par ceux avec qui il avait rendez-vous, qui s'assurait que personne ne les suivent. Le vieil homme s'arrêta devant un entrepôt portant en fronton le blason de la famille Shihôin. Sur la porte d'entrée était placé un jûfû portant en kanji l'inscription "Fûrin Kazan Inrai". Naturellement, en homme éduqué, le vieil homme savait de quoi il s'agissait "Vent, Forêt, Feu, Montagne, Ombre, Foudre." Un extrait du Sonshi Heihô décrivant les attributs de l'armée parfaite, autrement dit : "Rapide comme le Vent ; Serein comme la Forêt ; Féroce comme le Feu ; Immuable telle une Montagne ; Invisible comme l'Ombre ; Frappant comme la Foudre". Il ne s'agissait que d'une citation d'un texte classique, certes remarquable, mais dont la présence semblait incongrue en ces lieux de solitude, et dans la noirceur de la nuit mieux ne valait pas s'attarder en pareil endroit. Pourtant, ce qui était moins connu, c'était la signification de cette citation dans le contexte présent. Un signal. Une information que le vieil homme avait eut grand mal à dénicher, malgré son réseau de contacts et d'amitiés tissés parmi la communeauté des notables de la Soul Society.

Il poussa la porte de l'entrepôt secret ouvrant sur une vaste pièce éclairée en son centre par une unique lanterne. Dans le fond, où les ombres, repoussées par la lumière, étaient tapies, il put discerner la grande statue de bois lisse d'un hotoke, Kannon Bosatsu, vénérée comme la déesse de la beauté et de la miséricorde. Revêtue d'un kesa et de voiles légers laissant transparaître des mensurations confortables, le bouddha vivant, le "Bosatsu", était assise dans une variante de la posture de lotus et effectuait d'une main le mudra "sans peur" et de l'autre un mudra qu'il n'avait encore jamais vu auparavent, présentant le dos de la main, tous les doigts à l'exception du majeur étaient repliés complètement. Levant les yeux sur le visage de la statue, le vieillard s'aperçut que les traits étaient modelés d'après ceux de l'ancien Capitaine, Shihôin Yoruichi. Au moins, c'était une oeuvre originale - quoique sa présence en pareilles circonstances soient mal à propos - à l'inverse de cette sempiternelle attitude de sybarite dans laquelle se prélassait cet égoïste de Shunsui, depuis ce qu'il lui semblât être une éternité. Emergeant du voile de l'obscurité en retirant son Zanpakutô de sa ceinture obi, il s'autorisa un gloussement alors qu'il s'asseyait sur le zabuton posé à proximité de la chandelle.

Depuis l'ombre, une voix sinistre s'éleva pour le sommer de s'identifier. Détachant sa capuche de soie et la posant sur ses genoux, le vieil homme articula d'une voix nette et distinguée :
" Kyôraku Kodai, shinigami, Sage de Chuo, membre du conseil de famille de la Maison Kyôraku.
- Quelle est le motif de vôtre présence ?
- Dans l'intérêt de l'accomplissement de la Justice, je me présente humblement devant vous pour repporter à vôtre vigilante attention les actes regrettables commis par le dénommé Kyôraku Shunsui, chef du clan Kyôraku et Capitaine de la 8ème Compagnie."

Une silhouette obscure se laissa tomber sans un bruit d'une des poutres du plafond et atterit devant la statue, à six mètres de Kodai, il était voilé par les ombres de la pièce. C'était un Shinigami de la 2ème Compagnie, reconnaissable à un Zanpakutô à lame droite et au foureau sans fioritures, passés dans sa ceinture entre les hanches. Son hakama était serré au niveau des mollets par des bandes blanches et son visage masqué par une cagoule noire. Il s'assit en tailleur devant la statue.

" Veuillez pousuivre, déclara la voix sinistre du ninja. De quoi accusez-vous cette personne ? Sa voix étouffée par la cagoule avait une tonalité sombre.
- De négligence dans l'application de ses fonctions, répondit le politicien. Et de troubles de l'ordre publique. En récidive, précisa-il encore, pour les deux chefs d'accusation. Dans son égoïsme, les actes dépravés qu'il commet régulièrement nuisent à la réputation du clan Kyôraku et à l'image de la noblesse auprès de la population roturière.
- Pourquoi maintenant ?
- Son dernier méfait en date a été de séduire une respectable jeune veuve du clan Ukitake et de l'engrosser, poursuivit-il avec indignation devant le silence de l'envoyé de la 2nde Compagnie, car bien que ce ne fût pas la première fois qu'il en appellait à leurs services, rencontrer les agents de l'Onmitsu Kidô le rendait à chaque fois nerveux. Seulement quelque mois après la mort de son époux, par dessus le marché. Malgré plusieurs propositions de marriages faits à la va-vite, une solution n'a pas encore été mise au point. Si cela s'apprend, le clan Ukitake perdra la face. L'amitié entre Ukitake-sama et Kyôraku-sama pourraient aggraver la situation, car on les suspecteraient de complaisance. Au pire, cela pourrait conduire à une guerre civile larvée entre les 8ème et 13ème Compagnies, ainsi qu'un conflit d'influence au sein du Bureau des 46 de Chuo.
- ...
- Cela fait longtemps que Kyôraku-sama poursuit ce comportement néfaste, dit-il encore sans parvenir à complètement dissimulé son inquiétude. Bien malgré les remontrances de plusieurs membres du conseil de famille, et il demeure impuni à ce jour. Etant dans l'impossibilité de corriger sa conduite irresponsable et sachant que l'impeccable réputation d'Ukitake-Taisho pourrait en souffrir, je suis venu demander humblement à ce qu'il soit châtié selon la loi des Cieux.
- Votre déposition sera pris en compte..."

Kodai sourit dans son for intérieur. Le département Assassinat de la 2nde Compagnie semblait favorable à sa requête. Il ne lui restait plus qu'à verser une somme convenue, qu'il présenterait comme un modeste don pour pourvoir aux "terribles coûts" d'une opération de justice clandestine, puis à retourner chez lui, attendre que le travail soit fait. Bien sur, Kyôraku pouvait survivre à la tentative d'assassinat, mais vu sa force, le Capitaine Soi Foi y mettrait ses meilleurs experts pour régler la question, elle irait même probablement prendre part d'elle même à l'action. Un combat à mort clandestin entre deux Capitaines du Gotei 13. Voilà qui aurait fait un spectacle de choix.

"... Néanmoins, une telle entreprise ne s'arrange pas sans accroc, dit-il comme attendu, en laissant poliment sa phrase en suspens.
- Bien sur, répliqua Kodai en saisissant la phrase au vol, un sourire concupiscent sur les lèvres, j'ai apporté avec moi une modeste contribution pour que vous me fassiez prévenir au cas où il arriverait quelque tragique accident au Seigneur Kyoraku Shunsui."

Bien entendu, par modeste, Kodai voulait dire "énorme". C'était le cas de tous les coûts des Contrats exigés par les assassins, car c'était la 2nde Division qui fixait le prix à payer, en général une somme fixe que l'on connaissait donc à l'avance par la rumeur. Le vieux politicien avait apporté le double de la somme habituelle, connaissant la difficulté de la mission et conscient de ce qu'un échec ou une fuite risquerait d'impliquer pour lui. Non pas que les fuites l'inquiétaient. La politique interne du Seireitei versait depuis toujours dans la subtilité : on peut suspecter le meurtre ou la combine louche, mais si aucune preuve ou témoignage gênant d'un noble ou d'un officiel de haut rang ne fait son apparition il n'y a alors pas de répercussions officielles et cela devient un secret de polichinelle. Lorsque les secrets de polichinelles gênants s'accumulent sans qu'on ne puisse rien y faire, c'est alors en général à l'Onmitsu Kidô que revient la tâche de faire le ménage. Bien que cela ne fût pas crier sur les toîts, il était de notoriété publique que l'âme pure et sage d'un notable puisse faire acte de délation envers un élément estimé nuisible de la Soul Society, et demander que justice soit faire, sans en attendre aucune récompense, autre que la satisfaction indirecte du devoir accompli. Et il s'agissait précisément d'un pareil cas qui amenait Kodai devant eux. En tant qu'officiel du Bureau de Chuo, il pouvait parfaitement délater auprès du département assassinat de la 2nde Division et lui demander d'intervenir en lui versant un gros pot de vin pour s'assurer que le travail soit fait et bien fait.

"Nous allons délibérer, lui déclara le shinobi."


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- Realms of Chaos : The Lost and the Damned, page 174 et suivantes, extrait.

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MessageSujet: Re: 悪霊廷 Akureitei, la Cour des Âmes Diaboliques   Mar 19 Fév 2013 - 19:07

A ce stade, l'affaire était pratiquement dans la poche, il y a toujours peu de chances que des pros refusent un travail, tant qu'il a l'air réglo. Le tueur allait donc se retirer, probablement derrière une porte cachée, dissimulée dans le plafond ou peut être derrière la statue, puis délibérer avec le responsable du groupe, qui allait décider d'accepter ou de refuser le contrat. Mais le ninja de la 2nde Compagnie ne se retira pas. Au lieu de ça, une silhouette féminine se glissa dans la pénombre, où il put apercevoir un long haori blanc.

" Hélas, Kodai-dono, articula la voix glaciale de Soi Fon, nous sommes au regret de rejeter votre requête.
- Et pour quelle raison, je vous prie ?
- Azuki ? Appella la tueuse.
- Oui, Madame ? Répondit la voix lugubre.
- Explique lui.
- Certes, Madame. Kyôraku-sama, il se trouve qu'avant que vous n'entriez dans cette pièce, j'ai pris la liberté d'activer mon shikai, O-Tento. Il a pour propriété de transformer une source lumineuse faite de Reiryôku en énergie curative. L'organisme des personnes touchées par ces rayons de reiatsu se régénère continuellement, et peu même empêcher la mort, tant que le Zanpakutô est alimenté en Reiatsu, où en l'occurence le fragment de puissance que j'ai disposé auprès de votre coussin."

Kyoraku Kodai jeta un oeil à la lanterne. Pourtant, il ne lui semblait rien trouver d'anormal.

" Un bien étrange Zanpakutô pour un membre de la 2nde Compagnie. Mais je ne vois pas quel rapport cela a avec vôtre refus ?
- Eh bien, seigneur, précédent votre arrivée en ces lieux, une requête nous a été transmise réclamant votre mise à mort.
- Si pour tuer vous commencez par guérir votre cible, dit-il en ricanant, alors peu m'importe si vous refusez ma demande.
- Notre cahier des charges, répondit-t-il d'un ton détaché, demande à ce que vous souffriez.
- Et ce contrat vous empêche-t-il de refuser ma requête ? Rétorqua le sage avec dignité.
- Je ne peux répondre, dit-il, veuillez deviner."

Deviner ? Comment aurait-il put deviner. Ce n'était pas vraiment le genre de Kyôraku Shunsui de prêter attention à son entourage politique. Et même si ça avait été le cas, Kodai avait été discret dans ses préparations. Peut être était-ce une vengeance venant d'une ancienne victime ou d'un rival du Bureau des 46 de Chuo ?

" Vous me dites de deviner, en pareilles circonstances ? Clama-t-il, crescendo. L'heure est grave, mon contrat touche à la sécurité publique, au maintien de l'ordre au sein du Seireitei... Non, de la Soul Society ! Et vous vous dites "shinigami" des Treize Armées de la Cour ?!
- A vrai dire, Kodai-dono, j'ai toujours trouvé les shinigami de vôtre espèce particulièrement ennuyeux, lui jeta Soi Fon avec un long baillement. Vous pensez tout savoir et être irremplaçable, mais ce ne sont pas les 46 de Chuo qui accomplissent le devoir du Seireitei envers la Soul Society. L'essentiel du travail est fourni sur le terrain par nos soldats. En tant que têtes pensantes, vous êtes supposés guidés nos actions, mais comment faire, alors que vous ne savez même pas comment vivent les gens autour de vous ?"
-Nous ne pouvons pas laisser le pouvoir aux mains des militaires ! Si ce ne sont pas des civils qui gèrent la chose politique, c'est la porte ouverte aux dictature et au féodalisme généralisé !
-Oui... lorsque tout va bien, les politiciens et les bureaucrates sont utiles au pays. Mais ces derniers temps, vous êtes source de problèmes. ♪ Il va falloir trancher dans le vif."

Kyôraku Kodai ne prit pas la peine de répondre. Son discours était typique des hommes (et femmes) de terrain qui ignorent l'importance et le poids du travail effectué par les politiciens et les bureacrates, dans le but de maintenir l'ordre, l'unité et les principes de la nation. Malgré les privilèges, c'était toujours une tâche fastidieuse et délicate, qui vous pèse sur la santé et s'accroche à votre esprit comme une sangsue.

"Si vous pensez pouvoir m'occire facilement, venez donc essayer."

En général, les shinigami ne servant pas au sein du Gotei Jûsantai étaient moins aguéris que leurs homologues de l'armée. Pourtant, et cela malgré ses responsabilités politiques, Kodai n'avait jamais négligé son entraînement martial. En tant que shinigami né dans l'illustre famille Kyôraku, son reiatsu était considérablement plus puissant que celui de la moyenne des shinigami. Il avait donc toujours considéré comme étant de son devoir naturel, une part intégrante de son Noblesse Oblige, de connaître intimement son Zanpakutô, et de savoir l'employer, tout comme n'importe quel Shinigami de l'armée. Bien sur, il n'aurait pas le temps d'activer son shikai. Le temps qu'il dégaine son sabre pour le faire, le Capitaine Soi Fon l'aurait déjà pourfendu. Kodai le savait, et il savait pertinement que des menaces imprévues de ce genre pouvait survenir, même dans la sécurité apparente de la salle d'assemblée des Quarante Sages et Six Juges de Chuo qui gouvernent le monde des esprits. C'est pourquoi il avait aiguisé ses capacités à l'Iainuki, les techniques de frappe-éclair depuis une position assise.

Au vu de la disposition de la salle et de sa situation topographique, le sage Kodai était vulnérable. Normalement, en dégainant son sabre, la lame produit un arc de cercle mortel, la coupe la plus rapide et évidente étant paralèle au sol, et en face de lui. En théorie, pour couper quelque chose se trouvant dans son dos ou sur un flanc, il devrait d'abord pivoter, ce qui lui ferait perdre du temps et permettrait aux ninja de le tuer. Ce qu'il y avait au-dessus de lui pouvait également présenter un risque d'attaque inatendu. Mais Kodai connaissait plusieurs techniques de coupes simultanées au dégainage, qui éliminait ce gaspillage, et cela, que sa soit en position assise normale, comme sur les rangées de bancs de l'assemblée, ou en seiza, les jambes repliées sous les cuisses, comme présentamment.

Autrement dit, sa vulnérabilité apparente était un piège qui amènerait ses ennemies à le sous-estimer, alors qu'il était aux aguets, paré à tuer. Dans cette situation de vie ou de mort, le premier à bouger allait périr. C'est là que le Capitaine Soi Fon fît un mouvement inatendu.

Un mouvement de langue et de cordes vocales.

"Azuki, combien de temps il reste ?
- Environ 12 secondes, madame.
- Le temps de quoi, Soi Fon-Taisho ? Lança-t-il avec une pointe de panique.
- Ni I Chin Su Ra !
- Qu'est-ce à dire ?
- Que je vous trouve très tendu, Kodai-dono, ça doit être la rigidité cadavérique."

Le vieil homme bredouilla quelque chose dans la confusion né de l'horrible préssentiment jaillit du plus profond de son être, mais l'étincelle dans ses yeux s'éteignit l'espace d'un instant, en même temps que la lanterne, et son corps se désagrégea. Ainsi périt Kyôraku Kodai, sans savoir comment il avait été vaincu. Le meurtre passé, Sui-Feng sentit comme une vague de flamme naître en elle, depuis ses entrailles, et l'emplir tout entier, progressivement. Plus bas encore, le plaisir que cela lui procurait fît jaillir l'humidité et la jouissance qui y était lié. Bandant ses muscles pour empêcher ses jambes de lâcher, comme à chaque fois, elle parvint à se maîtriser suffisament pour sauver la face devant des collègues et subordonnés. Notamment, dans le cas présent, les trois shinigami qui se laissèrent tomber du plancher. Azuki Chikara, celui qu'elle avait arrachée de justesse aux griffes du Capitaine Unohana, Oomi Kagemaru, la dernière recrue en date de son escadron d'assassinat, qu'elle avait fait participer à cette mission en qualité d'observateur pour compléter sa formation. Et puis sa nouvelle mascotte, Kisaragi "Stalker" Seigen, de loin son meilleur espion. Grâce aux capacités de son Zanpakutô, lui permettant de dissimuler entièrement un reiatsu, ils avaient non-seulement put réussir la mission sans être repéré, mais cet homme lui avait prouver sa valeur en lui rapportant de très précieuses photographies la semaine dernière.

"Gokurou deata sho-kun, bon travail, messieurs. On remballe et on file vers le point d'extraction."

Oui, le point d'extraction. De là, elle pourrait s'enfuir en shunpo jusque dans ses appartements personnels, où elle avait rangée sa collection de photographies de Shiôin Yoruichi. Y compris ses dernières acquisitions dévoilant le corps nue de la déesse à la délicate peau d'ébène, c'est là qu'enfin après cette "dure journée" elle pourrait se laisser aller et détendre ses muscles endoloris.

Sui-Feng quitta la lieu du crime, laissant les deux vétérans se charger des preuves, elle se mut comme une ombre derrière le go-shintai de Yoruichi / Kanon, puis fît couliser la porte cachée dans le mur, ouvrant sur la salle du passage secret. C'était une pièce minuscule dans laquelle se trouvait, dissimulé sous le plancher un escalier menant eu sous-sol à une salle aménagée couvrant la même superficie et exactement paralèle à l'entrepôt, à l'autre bout de la pièce, là où l'entrée de l'entrepôt se trouvait, il y avait une sortie menant à une entrée secrète du réseau d'égoût. La pièce était éclairée par la lueur tamisée des lanternes en papier de riz disposées aux quatre coins. Disposé au centre de la pièce, il y avait une table basse entourée de quelques coussins. Assis sur l'un d'eux, un homme lui tournant le dos, dos sur lequel figurait un jinbaori blanc sans kamon ni numéro de compagnie. Le Shinigami avait posé une théillère fumante sur la table, et il en buvait le contenu avec une tasse à thé en porcelaine, probablement de style Européen du 18ème siècle. La femme shinigami n'était pas une experte, naturellement elle ne s'intéressait guère qu'à son travail, mais elle savait que l'intrus en était un, lui.


"Vous savez, Capitaine, je suis très impressionné. Je veux dire, vous saviez pertinement qu'atteindre la cible sans provoquer de scandale serait presque impossible dans le tribunal ou les appartements du Chuo. Alors vous avez répandu les rumeurs comme quoi la 2nde Division était à nouveau disposée à accepter des... hum... "contrats" sans être très regardante sur le contenu. Pour le faire sortir de son trou, là où vous pourriez l'atteindre.
- Depuis quand êtes vous là, Sasakibei-Fukutaisho ? Demanda-t-elle d'un ton mi-agaçé, mi-péremptoire.
- Pas longtemps, hélas, je n'ai pas put voir à quel instant vous l'avez tué.
- C'était pendant qu'Oomaeda faisait diversion.
- Ah ! Oui... C'est pour ça qu'il a utilisé des guêpes... Oui, des guêpes, comme votre Zanpakutô, ce me semble ? C'était bien joué. Mais vôtre subordonné à consommer beaucoup d'énergie, pas vrai ? Cela a dut être éprouvant de le maintenir en vie tout ce temps.
- ...
- Vous saviez pertinement qu'il serait difficile à tuer discrètement, alors vous avez créer ce petit manège. A moins que ça ne soit pour faire durer le plaisir ?
- En réalité, malgré son discours bien-pensant, Kôdai-dono avait un fls batard, qu'il avait abandonner tout jeune.
- Oh ! Comment le savez-vous ?
- Par ce qu'il bosse pour moi... C'est Azuki Chikara.
- Je vois, dit-il en gloussant, alors comme ça vous lui avez permis de passer un peu de temps avec son père, avant de le tuer. Omigoto dja, Soifon-taicho ! Mais pourquoi lui avoir fait cela, hein ? Est-ce encore une histoire de ninja ? Apprendre à mépriser la mort et la vie, pour accomplir son devoir dans l'ombre ?
- Un assassin qui ne peut pas tuer est inutile. Il pouvait le sauver
- Vous auriez put le tuer après qu'il ait déposé sa requête, mais vous avez choisis une voie plus tortueuse. Belle, cruelle et élégante.
- Il faut bien qu'une femme ait des hobbies.
- Exaclty, miss Soi Fon, et quel bon goût vous avez d'employer le vocable anglais pour rehausser la qualité de vos répliques.
- Que voulez-vous ? Grogna-t-elle en laissant clairement transparaître sa mauvaise humeur.
- Du thé ?"

Ignorant s'il s'agissait d'un réponse ou d'une invitation, Sui-Feng s'assit en face de lui, espérant que ça le ferait bientôt déguerpir. Bien sur, étant de plus haut rang que lui, Sui-Feng pouvait simplement l'ignorer et partir, même le laisser à ses subordonnés. Mais il était peut être porteur d'un message du Maréchal Yamamoto. Respectueuse de l'autorité du maître du Gotei 13, elle devait également être respectueuse avec son bras droit. Sasakibei Chojiro lui versa à boire dans une seconde tasse en porcelaine. Arrivant par le même endroit qu'elle, Oomi Kagemaru fît à son tour son entrée dans la pièce. Il alla se placer dans le dos de Sui-Feng, accroupi dans la posture du messager à quelque mètres derrière elle.

"Les hautes instances de la 1ère Division apprécient pleinement les efforts de coopération de vôtre officine, Soifon Taicho. Avec les compliments de Sô-Taicho-sama, dit-il en levant sa tasse, à la santé de l'une de nos plus talentueuse shinigami."

Sui-Feng but son thé d'un trait, sans prendre le temps d'en apprécier la saveur. Etait-ce à cause de son agacement ? Elle savait pourtant que si cela avait été Shihôin Yoruichi qui l'avait invité à prendre le thé, même alors qu'elle était sous-tension, elle aurait reproduit à la perfection le manège protocolaire de son hôte. Cette manière d'agiter délicatement le poignet pour faire remuer le liquide bouillant et en dégager les effluves parfumées. Cette façon tant délicate que distinguée de lever le petit doigt, qui caractérise la manière dont les gentlemen européens prennent leur thé. Ces petites gorgées, contrôlées afin de pouvoir désaltérer tout en appréciant pleinement la saveur du thé. Un noble raffinement faisant éco au lointain passé où elle n'était qu'une petite servante de l'ombre dont les yeux brillaient d'admiration pour se maîtresse, mais aussi à la pure efficacité de l'économie des gestes, l'un des crédo des arts martiaux, dont elle était devenue maîtresse. Peut être pas encore assez, au vu de son comportement, se dit-elle.

"Je suppose que c'était tout pour le protocole, Soifon-dono."

Sui-Feng se leva aussitôt.

"Dites moi, auriez-vous déjà entendu parler de James Bond, par hasard ?
- Non, dit-elle en s'immobilisant aussitôt, tous les muscles à fleur de peau. De quoi s'agit-il ?
- D'un de vos collègues, anglais - quoiqu'il soit en fait un personnage de fiction, le héros de romans à succès dans le monde matériel.
- Oh ! Et qu'est-ce que ça peut bien me faire, je vous prie... ?
- Ce Mister James Bond travaille, comme vous, à sauver le monde. A la différence de vous, ses moeurses sont très... relâchées. De ce fait, dans un tel métier où l'on cottoie la mort et l'obscurité en permanence, il couche avec presque toutes les jolies femmes qu'il rencontre.
- ...
- Ce que je veux dire, c'est qu'à cause de la célébrité de James Bond, c'est devenu la mode dans le milieu. Espionnage égale sexe, vous voyez ? Le monde entier est emporté par un même flot, il faut donc savoir s'adapter et suivre le courant. Je vous dis cela car je vous trouve très... tendue.
- Je n'ai pas besoin d'aide pour me détendre, lâcha-t-elle d'un ton sec. Gardez vos conseil pour vous, Lieutenant."

Il avait dût remarquer ce qui se passait dans son corps. Peut être l'humidité avait-elle formée une tache sur les vêtements recouvrant son entre-jambe. Dès que Sui-Feng eut fait ce constat, elle lui tourna le dos, faisant mine de partir, le maudissant en silence.

"Bien sur, nous étions juste inquiet pour votre bien être, mais puisque vous pouvez gérer cela toute seule... je dirais à Yoruichi-sama de ne pas s'inquiéter pour vous."

Un frisson lui parcourue l'échine. Au même moment, elle vit débouler Oomaeda Marechiyo. Elle pouvait s'en rendre compte, maintenant. Il s'était joué d'elle, exactement comme elle s'était joué de Kyôraku Kodai. Bien entendu, il savait que s'il avait mentionné dès le départ le nom de Yoruichi elle se serait montré plus coopérative dans ses avances, mais maintenant elle ne pouvait pas changer subitement d'avis sans perdre la face, et cela, elle savait qu'il le savait, et il savait qu'elle savait qu'il le savait.

"Ossu, Soi-Fon-Taisho, Sasakibe-Fukutaisho, je vois que vous avez réussi à trouver l'entrée secrète ! Salua-t-il d'un air virile qui lui allait très mal. Nous avons finis de nôtre côté, la damoiselle est en sûreté dans le Rukongai. Et je suppose que le vieux ne cause plus de problèmes à personne, maintenant ?
- On y va, Oomaeda.
- Et le nettoyage, Taicho ?
- Azuki s'en charge.
- Il doit être pas mal lessivé nan, après tout ce que vous lui avez fait faire aujourd'hui... Oï, attendez-moi !"

Sui-Feng s'engouffra d'un pas vif à travers la sortie pour échapper à Sasakibe, suivie de près par Marechiyo et Kagemaru qui l'encadraient comme des mafieux encadrent leur boss. Dès qu'ils se firent suffisament éloignés, Kagemaru commença enleva sa cagoule, dévoilant les traits juvéniles d'un jeune homme bien fait au sortir de l'adolescence. Peut être était-ce pour essayer de détendre l'athmosphère, un geste typiquement naïf et maladroit.

"Alors c'est lui, Sasakibe Chojiro, le Fukutaisho de la Première Division.
- Ouaip, répondit Ômaeda sur le ton de celui qui en sait long. C'est le bras droit du Maréchal Yamamoto, il préside aux réunions des Lieut's. On dirait pas comme ça, mais du coup, il a à peu près autant d'influence que les pontes des familles majeures - des pontes tel que le glorieux moi - ou les officiers supérieurs proches collaborateurs de Yamamoto-Sôtaisho.
- Vraiment, dit-il en laissant sa phrase en suspens, comme pour l'inviter à continuer.
- Mouais, c'est un peu l'Eminence Grise du Seireitei. C'est pour ça qu'on l'appelle aussi le "Lord Palmerston" de la Soul Society.
- Qui c'est ça, Parumerusuton-kyô ?
- Un homme d'état de l'époque Victorienne en Angleterre, éminence grise et Premier Ministre, précisa le gros lieutenant.
- Je suis agréablement surpris, lui dit l'autre en sifflant, je ne vous savais pas si cultivé.
- Evidement baaaaka, brailla Oomaeda, je suis né riche, alors j'ai eut une excellente éducation."

Tout en parlant, Oomaeda Marechiyo, homme richissime et "civilisé", produisit un paquet de chips et commença à se baffrer d'une manière si bruyante et si régulière qu'on aurait dit un nouveau genre de musique contemporaine. Oomi Kagemaru se désintéressa de lui pour repporter son attention sur Sui-Feng.

"Dites donc, Soi-Fon-Taisho, est-ce vrai ce qu'il a dit, vous êtes tendue ?
- Bah, t'inquiète pas pour la Taicho, elle est toujours comme ça après une mission ! C'est la sensibilité féminine... "

Sui-Feng s'arrêta net tandis qu'elle enfonçait ses coudes, l'un dans le plexus solaire de Kagemaru, l'autre dans le ventre de Marechiyo. Ils se plièrent sous le coup de la douleur, puis s'écrasèrent au sol, après que les poings de la femme eurent brutalement remontés pour percuter leurs visages à toute vitesse. Soulagée, elle ne prit même pas la peine de les regarder se tortiller par terre sous le coup de la douleur, le seul fait d'entendre Oomaeda pleurnicher à cause de son paquet de chips tombé dans le canal suffisait à confirmer l'efficacité de sa décision. Avançant comme si de rien était, les deux autres pîtres ne tardèrent pas à la rattraper. A trois cent mètres de l'entrepôt, il y avait une échelle qui menait à la surface. Le point d'évacuation. Le reste du chemin pouvait être parcourut à pied, que cela soit en marchant ou en shunpo, cela serait suffisant pour éloigner tout soupçon d'opération clandestine en rapport avec la disparition d'un haut dignitaire de la Soul Society.

"Voilà la sortie, dit Sui-Feng. Dégagez, je ne veux plus vous voir pour la soirée.
- Taicho ! Appella Kagemaru, sur le ton de celui qui veut dire quelque chose.
- Quoi ? Répliqua-t-elle sur la défensive, ne s'attendant qu'à moitié à des excuses de la part du nouveau.
- Qu'est-ce que vous allez faire de l'enfant de Kyôraku-Taicho ?"

Sui-Feng, qui avait posé un pied sur l'échelle, le retira soudain, et en baissant légèrement la tête, comme si elle était plongée dans ses pensées.

"Est-ce que nous allons... le tuer ?
- Si tuer un nourisson vous pose un problème, cette Compagnie n'est peut être pas...
- Ca ne me pose aucun problème, Taisho. Pour un shinobi, la mort n'est pas une si grande affaire. Dans ce monde ou dans l'autre, on souffre tout autant, et il y a beaucoup de vies qui ne vaillent pas la peine d'être vécu. Au moins, quand on meurt on cesse de souffrir pendant un temps. Mais j'ai du mal à croire que Yamamoto-sôtaicho-sama commandite la mort de quelqu'un qui est presque, pour ainsi dire, son petit-fils...
- Ca n'est pas le cas.
- Alors, qu'est-ce qu'il va devenir ?"

Après un moment d'hésitation, Kagemaru vit, dans la pénombre, les traits de la jeune déesse s'adoucir, légèrement. Il y avait quelque chose comme de la nostalgie dans son regard, et une profonde tristesse.

"Il sera recueilli et recevra une bonne éducation, répondit-elle.
- Vraiment ? Interrogea-t-il sur un ton dubitatif.
- Vraiment, affirma-t-elle en retrouvant sa fermeté.
- Eh bien... Moi qui vous croyais une esclavagiste sans coeur, vous êtes plutôt une bonne personne en fait. Est-ce que c'est l'instinct maternel ?
- Pauvre candide, ricanna Oomaeda.
- Bah, de toute façon, en tant que membre du Onmitsu Kidô, il faut bien que tu sois mis au courant tôt où tard. Oomaeda, montre lui.
- Quoi, pourquoi moi !
- Par ce que tu sers à rien d'habitude, rétorqua-t-elle d'un ton glacial."

_________________
 


Les Primarques devaient être des exemples frappant d'hommes guéris de la souillure de la corruption. L'énergie du Warp non corrompue coulerait en eux comme elle coulait par l'Empereur lui-même, les fortifiant et leur conférant des pouvoirs comme en possédaient les anciens chamans (...) Employant ses pouvoirs psychiques, l'Empereur les localisa petit à petit et retrouva chacune de ces créations originales qui furent réunis avec les chapitres Space Marines créés à partir de leurs empreintes génétiques. Ils ne semblaient pas avoir été touchés par le Chaos (...) [Mais] En fait, leur apparence physique était décevante, nombre de Primarque furent souillés par leur contact précoce avec le Chaos.

- Realms of Chaos : The Lost and the Damned, page 174 et suivantes, extrait.

Russ avec de l'ADN canin, les Primarques crées avec l'aide des dieux du Chaos... la saga de l'Hérésie d'Horus de la BL est écrite par des hérétiques... ♪

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Tenkaranpu
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MessageSujet: Re: 悪霊廷 Akureitei, la Cour des Âmes Diaboliques   Jeu 28 Fév 2013 - 14:54

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Oomaeda, agaçé, fît claquer sa langue, mais se mit aussitôt au garde à vous, tandis que Sui-Feng se glissait avec agilité hors des égouts. Une fois dehors, Oomaeda et Kagemaru respirèrent un grand coup, emplissant leurs poumons d'air frais. Puis, Oomaeda le conduisit près des locaux de la 2nde Compagnie, en lieu sous-terrain qu'il n'avait encore jamais vu. En revanche, il était sûr d'en avoir déjà entendu parler.

"Oomaeda-Fukutaisho... Est-ce que c'est le "nid des vers" ?
- Quoi, t'es déjà au courant pour ça ? Bien sur que non, pourquoi je t'amènerais là-bas... c'est des types déjà instruits que l'on envoit là bas. Mal éduqués, certes, mais le travail est quand même déjà fait.
- Alors où on est ?
- Est-ce que tu as déjà entendu parler du projet "Les Enfants Terribles" ?
- Non, qu'est-ce que c'est ?
- Du Français ! Se pavana Ômaeda sur un ton triomphant, tout en ouvrant une porte, défendue de part et d'autre par plusieurs shinigami de la 2nde Compagnie.
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Euh... Quelque chose du genre... Hosoroshi na kodomo... peut être."

Kagemaru se retint d'exprimer son scepticisme face à son supérieur. La pièce qui se trouvait devant eux semblait être une cour souterraine, dont la disposition et la décoration présentait un étrange mélange de terrain de jeu pour écolier et de camp d'entraînement. Un parcours d'obstacle composés de balançoires, de tobogans, de trampolines et de marelles, mélangés et coordonés avec des cibles et des manequins d'entraînement, des râteliers d'armes émoussées, des bacs à sable avec des pelles pour s'entraîner à creuser et d'autres pour ramper sous les fils barbelés. Pour l'instant, c'était vide, car les enfants dormaient dans les dortoirs de l'orphelinat. Mais par endroit, on pouvait aperçevoir des tâches de sang ou des morceaux d'étoffes déchirés.

"Les gamins de parents exécutés par le Onmitsu Kidô sont souvent placés ici, expliqua Oomaeda. Le Gotei Jûsantai leur offre une chance d'avoir un avenir au sein de nôtre Compagnie, car c'est une filiale de l'Académie Shinigami.
- Ce sont des enfants soldats ?
- Cela fait un bon moment qu'on s'est aperçu que le Gotei Juusantai était en nette infériorité numérique et avait besoin de plus de shinigami actif pour purger le Hueco Mundo et protéger les humains, mortels ou défunts. Alors quand un gosse a un Reiatsu intéressant, on ne fait pas de gaspillage. Mais bon, ils ne se battent pas encore contre des Hollows, là c'est que de la formation.
- Ils sont donc déjà des Shinigami du Gotei Jûsantai."

Tout en parlant, ils traversèrent la cour d'entraînement pour aller dans le bâtiment des dortoirs ou quelques shinigami-professeurs patrouillaient entre les rangées de lit. La décoration et l'espace personnel étaient réduits au minimum. Il en allait sans doute également ainsi du temps que chaque enfant avait pour soit, des rations et des effets personnels. Pourtant, ils avaient l'air paisible en dormant.

" Pas encore, ils le deviendront que pendant les épreuves finales, poursuivit le noble, généreux et aliter dieu de la mort... en se curant le nez avec négligeance. Puis, ils seront assignés à une compagnie... la notre en général.
- Quel genre d'épreuve ?
- Les élèves de chaque promotion sont répartis en groupe de deux et ils doivent s'affronter en combat à mort.
- Quoi, sérieux ? Deux amis doivent s'entretuer pour devenir shinigami ?
- Enfin non, pas toujours. La promo précédente était un peu mou du gland, alors ils ont fait des Battle Royal. Maintenant, c'est en passe de devenir un nouveau standard, mais les avis de la direction restent partagés. C'est tout un programme, quoi... Me regarde pas comme ça, il y a quanrante ans, j'ai proposer de payer de ma poche pour "rénover" les lieux et tout, comme avec les locaux principaux. Mais bon, Soi-Fon-Taisho a refusé tout net. Alors de temps en temps, je leur envoie du rab de chocolat et des bonbons.
- Des épées, des ballons et du chocolat. Le camp de vacance rêvé, quoi... On dirait ma propre enfance mais en pire !
- On les forme pour devenir soldat et assassin, tu t'attendais à quoi ? Si on les laissaient suivre un cursus standard, on n'aurait pas assez de recrues compétentes. Et puis, il y aurait trop de touristes dans le Gotei Jûsantai, j'aurais plus de temps pour moi.
- Par "recrues compétentes" tu veux dire "tueur froid et sans pitié". J'imagine que Chikara est passé par là, lui aussi...

Tout en continuant à discuter, ils sortirent du dortoir pour retourner vers la surface.

" Tout à fait. Comme te l'a prouver Azuki Chikara, ce projet est même un franc succès, si on prend en compte qu'ils sont tous assez obéissants et disciplinés à la fin de leur apprentissage. On dirait pas comme ça, mais ils sont féroces. Là dernière fois que je suis venu, un de ces petits monstres m'a mordu, j'ai crut que j'avais chopper la rage. Heureusement qu'ils dorment, là...
- Je retire ce que j'ai dis tout à l'heure, le Lieut'. Elever l'enfant de Kyôraku-Taisho dans un tel endroit, sans même qu'il ne soit mis au courant... Soi-Fon Taisho est vraiment une garce !
- "L'enfant" tu dis, mais c'est pas la première fois qu'on le couvre. Des bâtards, pour autant que je le sache, il en a tellement que même moi j'aurais dut mal à assumer leurs frais... Tu penses bien, des fils de Taisho ça court pas les rues d'habitude, pour nous c'est une aubaine de reconstituer les rangs de l'armée ! Et comme il se tape que des bombasses, ça nous fait mine de rien un programme Eugéniste ultra-performant. Comme celui de ma famille quoi."

Devant l'air médusé de son collègue, Oomaeda Marechiyo ne put s'empêcher d'éclater de rire.



Le lendemain, le lieutenant Ise Nanao de la Huitième Compagnie poussa la porte de la salle de réunion des Lieutenants d'un air distrait. Cela faisait un moment qu'elle s'inquiétait des répercussions que l'attitude de son commandant pouvait avoir sur ses affaires de famille. Et sur les affaires de sa Compagnie. Bien sur, il dirigeait les deux depuis des siècles, et les gens s'étaient faits à son style de vie aisé et détendu. Pourtant, elle savait que certains en étaient mécontents, même parmi de vieux collaborateurs de Kyôraku Shunsui, agacés qu'il ne mûrisse pas avec l'âge. Des rumeurs de propositions d'assassinats voguaient parmi les bruits de couloirs et les murmures de courtisans des shinigami. Mais Kyôraku Shunsui était un guerrier très puissant et de haut rang, s'étant attiré les amitiés de nombreux personnages tout aussi puissants que lui. Depuis le temps, il faisait pour ainsi dire partit du décor au sein du Gotei 13, voire même du Seireitei.

Nanao s'assit à la table de réunion, posant devant elle une pile de documents administratifs, tout en écoutant distraitement Matsumoto Rangiku, le lieutenant de la 10ème Compagnie, papotter bruyamment avec quelques collègues, à propos de l'anarchie causée la veille par ce goret d'Oomaeda. Celui-là même qui s'esclafait d'un air niais en se frottant l'arrière du crâne avec une patte de la taille de celle d'un ours. Il avait fallut l'intervention de trois shinigami du grade de Capitaine pour calmer la situation, même si en fait, les agissements du Capitaine Hitsugaya avaient tout empirés de manière dantesque.

Dernier à entrer dans la salle, le lieutenant Sasakibei Chojiro de la 1ère Compagnie, s'installa à la place d'honneur, à l'autre bout de la table. Ise Nanao appréciait la calme assurance et l'humilité de cet homme, toujours fiable, stable et professionnel, comme elle-même s'efforçait de l'être afin de remplir son devoir de kami de la Mort au mieux. Dès qu'il se fût installer, le calme commença à revenir, et les autres gagnèrent leurs places habituelles.

"Bonjour à tous, déclara Sasakibe. Avant de commencer à aborder l'ordre du jour, je voudrais parler un peu propos de l'incident d'hier. Celui qui a eut lieu dans une maison de saké du centre-ville et qui a aboutit à la destruction de la dite boutique, ainsi qu'à celle de deux autres bâtiments, et provoquer des dommages sur une huit autres. Matsumoto-Fukutaisho, vous semblez avoir quelque chose à dire ?
- Oui, Sasakibe-Fukutaisho. Je pense qu'Oomaeda-Fukutaisho devrait en assumer l'entière responsabilité. On a pas idée de débouler dans un lieu public bondé avec une horde de frelons aux trousses. Et puis d'ailleurs, pourquoi est-ce qu'ils le poursuivaient ?
- Tss, j'en sais rien moi ! Ils sont arrivés comme ça, tout ce que j'ai put faire c'était m'enfuir dans le premier couvert venu...
- C'est bien ce que je dis, tu as pris des boucliers humains, espèce d'idiot ?!
- Nan ma vieille, j'ai pris des boucliers divins, nuance ! De toute façon, on est tous des camarades, nan ? Ca vous viendrais pas à l'idée d'aider un frère d'armes en difficulté ?
- Matsumoto-Fukutaisho, il n'a pas tout à fait tort, intervint Iba Tetsuzaemon, le Lieutenant de la Septième Compagnie. La camaraderie est une des valeurs officielles prônées par le Gotei Jûsantai.
- D'ailleurs, si on veut parler de torts, ajouta le lieutenant Izuru Kira de la 3ème Division, vous n'êtes pas non-plus sans fautes dans l'affaire.
- Kira, espèce de...
- Matsumoto-fukutaisho, coupa le lieutenant Sasakibe, si je ne m'abuse, c'est bien vous qui avez insister pour amener Hitsugaya-Taisho dans un débit de boisson en prétextant qu'il lui faille se détendre et renforcer ses liens avec la troupe, puis pour lui donner à boire de l'alcool de riz."

C'était tout à fait le genre d'actions efficaces et professionnelles que Nanao attendaient de la part d'un homme comme Sasakibe possédant de telles aptitudes de modérateur. En moins d'un minute il les avait déjà calmés et remis à leur place.

"C'est exact, et comme vous le savez donc déjà, mes actions partaient d'une bonne intention. Je ne pouvais pas savoir qu'il perdrait aussi vite et aussi facilement le contrôle.
- En effet, et dans la précipitation, Oomaeda-fukutaisho ne pouvait pas savoir que chercher refuge auprès de vous causerais tant de problèmes. Les torts étant partagés, que pensez-vous que nous devrions faire ? Abarai-Fukutaisho et Isane-Fukutaisho, vos officiers supérieurs étaient sur les lieux et ont contribués permis de calmer la situation. J'aimerais vos avis.
- La Sixième Division est d'avis qu'une réduction de salaire temporaire soit imposées aux Fukutaisho Ômaeda et Matsumoto.
- Et nous pensons que quelque shinigami de la 10ème Division devraient être dépêchés pour aider à la reconstruction.
- Qu'en pensez-vous tous les deux ?
- Ca me semble correcte, répondit Matsumoto enfin calmée, du moment que l'argent est reversées aux riverains ayant subis les torts."

Oomaeda se contenta de répondre par un vague grognement affirmatif. Mais devant l'insistance de ses collègues, il fît un effort pour exprimer le fond de sa pensée.

" Certes, ils sont tellement pauvres qu'ils ont dut perdre presque tout ce qu'ils avaient, mais en fin de compte, il n'y a pas eut de blessés graves, persifla Oomaeda. D'ailleurs, le capitaine Hitsugaya a été neutralisé à temps, c'est aussi grâce à moi.
- Comment ça, grâce à toi ? T'as rien fais à part te casser à la première occasion ! Lança Abarai.
- Ouais, et les guêpes m'ont suivies. Une baisse de mon salaire est, de ce point de vue, assez injustifiée.
- Arf, c'est pas faux...
- Vous n'êtes pas non plus en manque d'argent, Oomaeda-Fukutaisho, rétorqua le lieutenant Hisagi de la Neuvième Compagnie.
- Si ça ne suffit pas comme punition, intervint Kurotsuchi Nemu, nôtre Bantai peut s'arranger pour que vous soyez utiles à la Science...
- Ce ne sera pas nécessaire ! S'écrièrent en choeur les deux intéressés."

Le silence commença à s'installer. Jusqu'à ce qu'Oomaeda sorte un paquet de chips de sa manche et commence à faire tourner aimablement, pour une fois. Mais Ise Nanao eut comme la désagréable impression qu'il essayait de les soudoyer. Essayer de les soudoyer avec des chips et de grands yeux brillants de poisson mort !

" Bien, déclara Sasakibe, je songe à adopter les mesures recommandées par les 6ème et 4ème Compagnies. La décision finale viendra d'en haut, Yamamoto-Sôtaisho est en train d'en parler avec Hitsugaya-Taisho."

Le silence reprit aussitôt ses droits, seulement perturbés par le bruit de mastication émanent d'Oomaeda Marechiyo. Tout le monde pouvait imaginer leur jeune prodige de capitaine en train d'être tancé vertement par le vénérable shinigami, encore rapetissé par la puissance du "mode sermon" qui s'abattait sur lui conjugué aux effets assomants de sa toute première gueule de bois. Avec une telle pression, même quelqu'un de calme et réfléchi comme lui devait se sentir tel un touriste en maillot de bain voyant un tsunami foncer sur lui.

"Allons, ne faites pas ces têtes d'enterrement, leur lança Sasakibe. Jusqu'à aujourd'hui, le dossier d'Hitsugaya Tôshirô était vierge de tous faux pas. Le Sôtaisho n'est pas du genre à maltraiter un enfant pour si peu, même si ce sont tous deux des officiers militaires.
- C'est vrai, approuva Kuzajishi Yashiru, il me donne toujours des friandises."

Un murmure favorable parcourut le groupe, avant que le lieutenant de la 1ère Division ne reprenne la parole.

"Bon, une affaire plus sérieuse doit attirer notre attention, maintenant. Une personne d'importance capitale est porté disparu depuis ce matin. Il s'agit de Kyôraku Kodai.
- Qui est-ce ? Un parent de Kyôraku-taisho ? Interrogea l'a très discrète lieutenant de la 5ème Compagnie, Hinamori Momo."

Ise Nanao eut un léger sursaut en entendant son nom. Cet homme était, à ses yeux, l'un des plus suspects parmi l'entourrage du Capitaine. Elle le surveillait tant bien que mal depuis plusieurs semaines déjà, de loin, sachant que même s'il était en quasi-permanence à l'intérieur des appartements des 46 de Chuo, il pouvait tout de même agir à l'encontre de Shunsui.

"Il s'agit de l'un des Quarante Sages de Chuo, et membre du conseil de famille qui entourre Kyôraku Shunsui-Taisho, expliqua Ise Nanao.
- Tout à fait, Ise-Fukutaisho. Il semble avoir quitté ses appartements réservés pour profiter du festival incognito, seul ou avec quelque gardes, mais aucunes traces de lui n'a encore été trouvée. Sa disparition risque de provoquer un déséquilibre des pouvoirs au sein des politiciens qui soutiennent les grandes familles aristocratiques de la Soul Society, il faut donc faire nôtre possible pour le retrouver. La disparition d'Ukitake Mariko a également été signalée, il s'agit d'une nièce par alliance d'Ukitake Jûshiro-Taisho, mais nous ignorons encore si les deux disparitions sont liées.
- Peut être qu'ils se sont enfuis tous les deux entre amoureux, plaisanta Matsumoto, ça serait tellement romantique...
- Etant donné l'importance de cette affaire, je veux que les 2nde et 9ème Compagnies se chargent de mener l'enquête en coopération. Ne diffusez que le strict minimum sur cette affaire dans les médias, même si des nobles en vue disparaissent, il ne faut pas créer de panique parmi la population du Seireitei.
- Gyoi, bien compris, chef ! S'exclamèrent-ils tous en même temps.
- Parfait, c'était tout pour cette fois. Je vous souhaite du bon travail et une bonne journée, rompez."

Poussant un soupir de soulagement, les lieutenants se dirigèrent vers la sortie. Froissant son paquet de chips qu'il jeta dans une corbeille avec un geste à la fois machinal et exercé, Ômaeda interpella Matsumoto, l'invitant à aller boirre un verre avec lui, pour se faire pardonner. Elle accepta aussitôt, comme si elle savait que l'autre lui paierait un saké de qualité supérieur, le genre qu'elle aurait du mal à acheter, même lorsque son salaire était à son niveau maximal. Mine de rien, ce Oomaeda devait être plus malin qu'il n'en avait l'air, à tout le temps faire le pître, on le sous-estimait facilement. Mais au cours de cet interrogatoire préliminaire, il avait réussit à éviter la majorité des questions embarassantes qui aurait put venir sur lui. Comme par exemple, des demandes d'explication sur l'origine, puis sur le destin de l'essaim guêpes qui l'avaient attaquées et poursuivies. Ou ce qu'il faisait à déambuler dans les rues du Seireitei, lorsque c'est arrivé. Mais peut être devait-il avoir déjà préparer toutes les réponses adéquates à ces questions. Et maintenant, le gros et laid Oomaeda Marechiyo dont tout le monde se moquait réussissait à décrocher un rendez-vous avec l'une des plus belles filles parmi ses collègues shinigami, rendez-vous qu'il n'aurait jamais obtenu en des circonstances normales. Soulagée par la disparition de la principale source de problèmes, le lieutenant Ise se sentait prête à s'attaquer à un nouveau mystère. Elle prit le temps de saluer le lieutenant Sasakibe avant de les rejoindre pour s'incrustée.

Se renversant dans son fautueuil, Sasakibe Chojiro sortit d'un tiroir son nécessaire à thé en porcelaine française datant de l'époque Victorienne pour dégûster un peu du précieux liquide. Jusqu'à présent, tout s'était passé exactement comme il l'avait prévu, et l'enchaînement des évènnements allait lui permettre de conserver le contrôle de la situation. Naturellement, le lieutenant de la Neuvième Compagnie, actuellement en charge de toutes les affaires de sa compagnie, comprendrait la situation. Contrôlant le seul média accrédité du Seireitei et les forces de Police, son association avec la 2nde Compagnie, qui saboterait l'enquête délibérément, allait permettre de gérer l'affaire sans qu'il n'y ait la moindre vague et de censurer toutes informations gênantes. Bien sur, les Quarante Six de Chuo allaient subodorer le coup monté, mais ils n'y pourraient rien y faire. D'autant plus que cette disparition allait arranger les intérêts de certains d'entre eux, qui n'aurait donc guère de temps à consacrer à une bataille politique avec la dangereuse capitaine Sui Feng.

Et puis, il y avait la Huitième Compagnie, le seul élément perturbateur dans l'équation. Naturellement, des mensonges seraient racontés en confidence au Capitaine Kyôraku sur le devenir de l'une de ses dernières amantes en date. Il n'aurait pas le temps de s'en soucier, devant participer à une expédition militaire sous peu, lorsqu'il reviendrait enfin l'affaire serait déjà à moitié oubliée. Quant au lieutenant Ise, c'était une femme intelligente et déterminée, mais aussi fidèle à son supérieur. Elle savait pour les rumeurs propagées par la département Onmitsu Kidô de la 2nde Division, elle aurait tôt ou tard chercher à prendre contact avec eux afin de se débarasser de Kyôraku Kodai. Les femmes peuvent être tellement effrayantes, parfois, Sasakibe en avait eut une belle démonstration la veille avec Sui-Feng. Et même s'il se trompait sur sa détermination, il savait qu'elle tenait beaucoup au bon Capitaine. Suffisament pour "oublier" certaines choses même si elle parvenait à tirer les vers du nez à un perfide comme Oomaeda Marechiyo qui sait l'art de se faire oublier, d'attirer ou de détourner l'attention de lui, lorsque c'est nécessaire. Elle ne ferait pas de vagues, et il n'y aurait rien pour relier la 1ère Division à la disparition d'un membre des 46 de Chuo. L'équilibre du pouvoir et la paix étaient ainsi préservés avec une seule regrettable perte pour le Soul Society.

"Ah ! Vraiment, j'adore la Civilisation !"



FIN de Ni I Chin Su Ra !

_________________
 


Les Primarques devaient être des exemples frappant d'hommes guéris de la souillure de la corruption. L'énergie du Warp non corrompue coulerait en eux comme elle coulait par l'Empereur lui-même, les fortifiant et leur conférant des pouvoirs comme en possédaient les anciens chamans (...) Employant ses pouvoirs psychiques, l'Empereur les localisa petit à petit et retrouva chacune de ces créations originales qui furent réunis avec les chapitres Space Marines créés à partir de leurs empreintes génétiques. Ils ne semblaient pas avoir été touchés par le Chaos (...) [Mais] En fait, leur apparence physique était décevante, nombre de Primarque furent souillés par leur contact précoce avec le Chaos.

- Realms of Chaos : The Lost and the Damned, page 174 et suivantes, extrait.

Russ avec de l'ADN canin, les Primarques crées avec l'aide des dieux du Chaos... la saga de l'Hérésie d'Horus de la BL est écrite par des hérétiques... ♪

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