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 Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage

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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Lun 13 Mai 2013 - 6:51

Comme certains le savent déjà, à l'approche de l'été, GiF se prépare à l'organisation d'un nouveau RP et, en préparation de celui ci, a invité ses futurs participants à nous écrire un texte sur leur nouveau personnage afin aussi bien de faire écrire ceux ne l'ayant pas fait depuis longtemps et de donner une base solide à leurs incarnations.
De fait, ces textes donnent l'occasion d'un concours d'écriture un peu particulier où sont aussi invités ceux ne désirant pas participer au RP mais voulant nous montrer un de leurs textes.

Concours particulier impose aussi règles particulières à savoir:
Il n'y a pas la règle des trois thèmes, à la place, nous avons une règle de cadre: les textes doivent présenter un personnage (et donc si possible ne présenter qu'une focalisation) et son arrivée ou un événement déclencheur de sa vie sur le monde de Solvaga dont une brêve description est présentée ici: http://dowmod1.forumactif.com/t2229-vue-d-ensemble
Pour la taille du texte: entre 1000 et 5000 mots afin de laisser liberté aussi bien de faire quelque chose de très bref que de développer toute une intrigue.

Les textes sont à rendre avant le 1 juin matin afin d'y être publié ce premier juin à 9heures en même temps que débutera le RP.

A vos plumes pour les motivés et bon courage à tous! :)

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"Ceux qui se vautrent dans le péché ne méritent pas la miséricorde du bûcher"

L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Jeu 30 Mai 2013 - 7:13

Il reste deux jours pour envoyer vos textes! J'en ai quatre pour le moment il me semble, plus un bonus, magnez vous pour les autres!

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Sombrecoeur
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Jeu 30 Mai 2013 - 11:18

Merde, à l'époque, j'avais pas vu ce topic... :(

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Jarlaxle
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Jeu 30 Mai 2013 - 12:30

Je me demande qui est le glandeur qui a le temps d'envoyer un texte bonus :(

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Njarll
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Jeu 30 Mai 2013 - 13:07

Demain 23h59 :noel:

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Listen closely Brothers, for my life's breath is all but spent. There shall come a time far from now when our chapter itself is dying, even as I am now dying. Then my children, I shall list'n for your call from whatever realms of death hold me, and come I shall no-matter what laws of life and death forbid. At the end I will be there. For the final battle. For the Wolftime.
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Sombrecoeur
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Jeu 30 Mai 2013 - 15:20

Ben, bon courage aux participants... J'ai les boules :noel:

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BlackMane
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Jeu 30 Mai 2013 - 15:36

Moi j'en ai un de terminer (bon il manque de correction mais détails :noel: ) Et j'en ai un autre (un peu plus court) en cours d'écriture... Je peut envoyer les deux? :noel:

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Raven
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Sam 1 Juin 2013 - 0:54

Texte envoyé. Bah quoi, il est pas encore l'heure de la mise en ligne. :noel:

_________________
And the raven, never flitting, still is sitting, still is sitting
On the pallid bust of Pallas just above my chamber door;
And his eyes have all the seeming of a demon's that is dreaming,
And the lamp-light o'er him streaming throws his shadow on the floor;
And my soul from out that shadow that lies floating on the floor
Shall be lifted - nevermore!

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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Texte 1: Délivrance   Sam 1 Juin 2013 - 6:53


Délivrance.

Il progressa dans l’immense salle sombre, éclairé par un seul lustre noir. La pièce rectangulaire était dénuée de meuble et décoration. L’extrémité d’où arrivais l’être était munie d’une porte double richement décorée, l’autre côté possédais une petite estrade ou une dizaine de chaise était placées en arc face à la porte. Sur le mur du fond, une immense vitre offrait un point de vue sur commorragh, du haut de l’immense tour qui abritait la salle. Face à cette fenêtre se tenait un individu en armure, observant le ciel noir. Son casque déposé sur son siège permettais de laissé paraitre ses oreilles pointu. Le nouveau venu s’agenouilla a quelque pas de l’estrade.

-Mon seigneur?

Son supérieur se retourna et s’approcha de lui.

-Kyria! Tu es beaucoup trop poli! Tes ennemis ne te craindrons jamais si tu continus à agir comme cela.

Agir comme ça, c’est bien ce qui me permettra de survivre et de régner. Et peur ils auront tous oui, mais ils ne sauront pas de qui.

-Cela serait dommage…

Le chef de la cabale le dévisagea.

-Tu ne régneras jamais, Tu manques d’ambition.

L’Eldar noir agenouillé souri intérieurement. Son supérieur était fort, mais manquais de ruse.

-Vous m’aimez pour ça!

Ce fut au tour de son interlocuteur de sourire.

-Tu es le seul de notre race qui n’a aucune motivation, tu es le seul en qui je pourrais presque avoir confiance.

Le seigneur de la cabale fixait le guerrier de haut, l’Eldar en armure noire aux arêtes turquoise. Sa peau violette et ses longs cheveux bleu attaché derrière sa nuque sortait de l’ordinaire. Il n’avait jamais dit aucuns mots à ce sujet, mais en général on supposait qu’ils avaient été modifiés. Le voïvode finit par briser le silence qui commençais à s'installer.

- Prépare-toi à te mettre en route, j’ai trouvé un secteur de la galaxie dans lequel notre objectif pourrait se trouver.

Le guerrier cabalite demeura silencieux. Il partait? Pourquoi? Seule l’élite partait dans un raid, et il ne faisait pas parti de l’élite, il le savait.

-Vous m’emmener avec vous?

-Non, tu pars seul. N’oublie pas que nous devons agir secrètement, si je disparais pendant des mois, voire des années, ils se douteront de notre plan, et nous retrouverons.

-Si je disparais ils ne se poseront pas de question?

-Pas si tu meurs.

* * *

La pluie s’abattait sur le campement militaire, pris sous un ciel gris, dans une clairière au milieu de la jungle. Seul un petit groupe de soldat était affecté à la protection d’une mine de métaux un peu plus au nord de leur position, dut à la faible importance de la mine et au danger quasi-inexistant de la jungle, chose rare. La seule autre trace humaine se trouvait a l’immense cité se trouvant à l’opposé de la planète, sous la juridiction de son gouverneur corrompue, le monde n’étant pas sous contrôle impérial.
Prient sous une pluie forte depuis plusieurs heures, la plupart des soldats s’étaient abrité à jouer aux cartes et à dormir, le peut restant faisaient leur rondes. L’un d’eux grimpa sur une tour de garde, observant la brume se promenant sur le paysage verdoyant qui s’étendaient à perte de vue. Tout était toujours calme, sans danger, et ils étaient payés, c’était la belle vie… Et puis subitement alors qu’il scrutait le ciel pour tenter d’apercevoir quelques éclairs qui fendaient l’air, un projectile lui transperça la poitrine, déstabilisé, il tourna la tête, seulement pour voir un hélion le décapiter.

L’attaque fut instantanée, des machines volantes défilaient a une vitesse impressionnante, multipliaient les victimes. L’alarme fut finalement enclenchée, mais trop tard, ils étaient déjà là. Les Eldar noirs jaillirent des nuages et de la jungle, tuant plusieurs humains, en blessant encore plus. La résistance finit par apparaitre, les soldats humains vidant leurs chargeurs au hasard en direction des forces qui approchait à une vitesse hallucinante.

À la fin du groupe, sur son raider personnel, le voïvode de la cabale du sang noir observait le massacre, à ses côtés Kyrianel. Et alors qu’une volée de tir laser frôla le véhicule, le voïvode souri a son sou fifre avant de le pousser dans le vide.

* * *

3 mois avait passé depuis le raid. L’Eldar noir avait pénétré dans la ville depuis quelque jour, par chance, les humains de cette planète n’était pas aussi anti-xénos que les hommes de l’imperium. Par mesure de sécurité, il s’était tout de même procuré une cape à capuchon, qu’il portait sur son armure. Il avait donc dû se débarrassé de son casque, ses épaulières, et de toute les lame plus courte dont était munie son armure.

Il se trouvait alors dans une petite ruelle sombre, la lune elle bien haute dans le ciel semblais éviter de l’éclairer. Il s’y trouvait donc, essoufflé, une lame ensanglanté a la main, trois cadavres gisant au sol. Il était chanceux, les humains qui l’avaient attaqué n’étaient que des brutes sans cervelle et extrêmement faible, de purs larbins. Mais ils possédaient des armes de qualités, donc le couteau de combats qui avait servis a les assassinés. Et cela dura des mois.

Des jours et des nuits durant, les gangs de la basse-ville envoyais brutes et larbins en quête de vengeance causé par le racisme des victimes de la première nuit. Un par un les gangs disparurent, par sa main ou sa parole. Les groupes mineurs finissaient entre ses doigts avant de mourir en emportant le pouvoir des plus importants. Et puis finalement, après plus de sept ans, les 524 gangs de la cité furent exterminés, et leur fortune emporté. Il fut finalement capable de fuir la planète.

* * *

Presque deux ans passèrent lorsqu’il arriva sur la planète ‘’Iris’’. Se monde avec une technologie équivalente à la terre du début du 3e millénaire, se trouvait libérer du contrôle impérial et, bien qu’en minorité, peuplée de xénos. Les rumeurs parlaient d’une ville lumineuse, aux immeubles qui touchaient les cieux, ainsi que d’une jeune femme riche, aventureuse et aux soirées sans égales. De plus, on disait qu’elle collectionnait les trésors d’une valeur inestimable, certain apparemment magique!
Une cible de choix. Il y était dans cette ville et la soirée était le soir même. Il entra donc dans une boutique haute-gamme, ne pouvant pas y entrer en armure, encore moins en armure non-complète. Le commerçant leva la tête et dévisagea :

-Je suis désolé, cette boutique n’est que pour les gens avec des moyens.

Kyrianel réalisa subitement qu’il avait oublié d’enlever la vielle cape qui l’avait camouflé lors de sa dernière guerre. Il l’enleva, dévoila son armure, donc était maintenant manquante la partie de son bras gauche.

-Pardon, je cherche une tenue de soirée, et j’ai beaucoup de moyen…

-Oh… je vois, enlever donc cette armure que je prenne les mesures…

L’Eldar fit un signe négatif de la tête.

-Je veux la tenue par-dessus l’armure… Oh et je la veux pour ce soir.

-Ce soir? Mais c’est impossible!

-Je suis prêt à payer le double…

Il hésita, s’il s’y mettait toute la journée, il aura le temps de finir avant la fin de la soirée.

-D’accord… Est-ce que vous voulez autre-chose? Un sac par exemple… J’ai un modèle se portant en bandoulière qui fait très propre et masculin.

Un sac? Pourquoi pas, c’était toujours utile pour transporter les objets et munitions.

-Je prends… seulement si vous me fabriquez des pochettes que je pourrai accrocher à mon armure, et se le prit intégré dans celui du sac… N’oubliez pas que je paie double…

Le couturier hésita encore, avant de finalement accepter, à contre cœur.

* * *

La soirée battais de son plein, environ 200 personne dansais au dernier étage du gratte-ciel, sur son penthouse illuminé. Kyria y entra après avoir passé le videur, un peu d’argent et quelque mot avait suffi à le convaincre. L’Eldar noir aux cheveux bleu avait fier allure dans son habit de soirée noir comme la nuit, et une chemise du même coloris que sa coiffure, cheveux eux même, comme d’habitude, attaché en queue de cheval derrière la nuque, qui tombais quand même au milieu de son dos. Le reste de ses effets se trouvait chez le couturier, qui, pour un montant supplémentaire, avait accepté de lui garder, les pochettes étant de toute façon dues pour le lendemain.
Il ne lui fallut pas longtemps pour identifier l’hôtesse, une magnifique jeune femme de 25-26 ans, dans une robe argentée valant surement une fortune. Son corps gracieux dansait et se déplaçait avec aisance. La fête continua, après quelques verres, l’Eldar s’avança vers elle.

-Voulez-vous bien m’accorder cette danse? Dit-il d’une voix suave en proposant sa main.

-Avec plaisir. Répondit-elle avec le sourire.

Sourire qui auraient fait fondre n’importe quel humain. Il avait appris à danser, pas comme un professionnel, mais assez pour se débrouiller… Ils continuèrent leur valse pendant de nombreuse minute, sans mots, avant que l’hôtesse se décide à parler. Alors que le rythme ralentissait, elle approcha ses lèvres de l’oreille de son partenaire pour y chuchoter d’un ton plutôt enjoué :

-Vous n’êtes pas sur la liste des invités n’est-ce pas?

Il sourit, puis approcha à son tour ses lèvres de ses oreilles.

-Vous m’avez démasqué!

-Oh! Et vous osez tout de même m’inviter à danser?

-On dirait bien…

Elle gloussa.

-Je dois dire que vous me plaisez bien… Alors monsieur inconnu… avez-vous un nom?

-On me nomme Kyrianel…

-Assez unique monsieur Kyrianel… que diriez-vous d’aller continuer cette conversation dans un endroit plus calme?

-Oh je vous prie, appelez-moi Kyria! Et je vous suis bien sûr!

Accrochée à son bras, elle le dirigea vers le balcon, ou une brise fraiche se promenait sur leur visage. Cette fois, il prit la parole :

-Vous ne m’avez toujours pas dit vôtre nom?

Elle gloussa à nouveau :

-Vous êtes venus ici sans même connaitre mon nom? Vous êtes ma fois bien intéressant. Je me nomme Lucie.

-Lucie… très jolie prénom.

-Vous savez parler à la femme vous… Mais dites-moi… que faites-vous dans la vie?

-Oh je voyage, et j’aime bien explorer, chasseur de trésor on pourrait même dire…

Ils continuèrent ainsi pendant de longues heures, et alors que la fête touchait à sa fin, elle l’invita dans sa suite, ce qu’il accepta. La suite était très chic, tout en étant très simple. D’après ce qu’il avait compris, le bâtiment était un gigantesque hôtel, et elle en était la propriétaire. Lucie le conduisis dans la chambre.

-Mettez-vous à l’aise! Je vais prendre une douche.

Elle disparut dans l’autre pièce. Le bruit de l’eau commença à se faire entendre, Kyrianel fit ce qu’elle lui avait demandé, avant d’entrer lui aussi, quelque minute plus tard. Complètement nu, son armure et ses vêtements déposés dans la chambre, il exposait son corps de soldat entrainé dans la salle de bain. Il s’approcha de la femme qui lui faisait dos, avant de commencer à masser ses épaules.

-Vous êtes toute tendu relaxez!

Elle sourit, profitant du massage qui la libéra de certaine douleurs. Elle le laissa faire pendant encore quelques minutes, avant de se retourner subitement, de pousser l’Eldar sur le mur de la douche et de plaquer ses lèvres sur les siennes.

* * *

Presque deux ans avait passé depuis la soirée. Assis sur le même lit, Kyrianel observa l’anneau qu’il portait maintenant à son doigt. Lucie était finalement tombée en amour avec lui, au point de lui demander de l’épouser. Ne niant pas le fait qu’il appréciait sa compagnie, et ses prouesses aux lits, il avait surtout accepté pour les avantages qu’il y gagnait. Avec le temps il avait fait quelque petites missions pour ramener des trésors et peut-être relique, qu’il avait offerts à sa femme. Il se foutait royalement de sa cabale, ou ancienne cabale. Il s’adonnait maintenant au plaisir de la chasse aux trésors, le tout financé par son épouse. Ils avaient entendu parler d’une ancienne planète impériale, du nom de Solvaga, qui, selon les rumeurs, regorgeais de trésors. C’était donc sa prochaine destination. Lucie entra dans la chambre, le coupant dans ses pensées. Elle s’approcha de lui et l’embrassa sur les lèvres.

-Fait attention mon amour, je veux que tu me reviennes!

Il se leva, tout son équipement était prêt. D’un pas lent il avança vers le mur à sa droite et y décrocha son nouveau fusil sniper, son fusil éclateur n’étant plus très apte. Il se
retourna vers son épouse et lui répondis en souriant, comme toute les stars de ciné :

-Je reviendrai!

Il sortit finalement de la pièce et entra dans l’ascenseur, il avait une nouvelle vit, il ne travaillait plus pour son voïvode incompétent, il était libre.

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MessageSujet: Texte 2: Archives de l'Agence   Sam 1 Juin 2013 - 6:54

**Archives de l'Agence**

Entrée n*17639
Rapport détaillé
Sujet : Agent 647

Début de l'enregistrement.

«-Hum hum, c'est moi qui ai supervisé la formation de 647 depuis son arrivé, je suis donc en partie responsable des éventements récents. J'admets que j'ai toujours pensé qu'un jour il nous causerait du tort, mais je ne pouvais pas engager d'action contre lui avant que cela n'arrive, il faisait malgré tout partie de nos meilleurs éléments, bien que son comportement ai parfois entraîné quelques... conséquences négatives.
647 a toujours eu la gâchette facile, ce qui n'est pas forcément un avantage dans ce milieu, mais après tout, le travail était fait. Bien sûr ouvrir le feu en pleine rue lors d'une mission d’escorte parce qu'un des passants vous a regardé bizarrement est le genre de comportement qui peu porter préjudice à l'Agence, mais si vous arrivez a mener à bien la mission malgré ça, que peut on vous reprocher ? Ce genre d'accidents sont monnaie courante sur bien des mondes...

647 n'a jamais été un agent fait pour les missions nécessitant de la discrétion, bien qu'il puisse avec un peu de bonne volonté passer plus ou moins inaperçu, il n'a jamais aimé travailler comme ça. Il a son style dirons nous, et son style est plutôt du genre sanglant.

Mais venons en au fait, nous avons un problème. 647 a totalement disparu. Nous savons qu'il est passé par l'un des centres d'information de l'Agence il y a environs un mois, le site 32 il me semble, où il a reçu les détails de son dernier contrat, il s'est ensuite dirigé vers le système où se trouvait sa cible, un chef de gang quelconque... Planète Skélios ou quelque chose du genre il me semble...
Quoiqu'il en soit ce qui s'est passé ensuite est assez confus, mais d'après les informations que j'ai pu récolter, 647 a manqué sa cible, ce qui est déjà en soit assez embarrassant. Mais il ne s'est pas contenté de simplement échouer, il a déclenché une quasi-guerre civile au milieu de la capitale planétaire ! J'ai réussi à me procurer plusieurs enregistrement vidéos où on le voit clairement ouvrir le feu sur les forces de l'ordre locales...
En fait il semblerait qu'il ait déclenché une guerre des gangs ouverte de façon totalement indirecte, la cible a dû penser à une attaque d'une bande rivale ce qui a déclenché ce joyeux merdier.
J'ai aucune idée de comment il a fait, mais il s'en est sorti vivant et a quitté la planète. Après ça il a tenté de se cacher, de disparaître, peut être que cette mésaventure lui a fait pousser des ailes et lui a donnée envie de repartir a zéro... Mais ça me semble assez improbable, je pense plutôt qu'il est au courant de ce qui arrive à ceux qui échouent, je ne sais pas comment mais il a sûrement du apprendre ça. Il faudra penser a mener une enquête interne à ce sujet...
Bref, il ne nous a pas fallu longtemps pour le retrouver et envoyer une équipe de nettoyage.
Je les avais pourtant prévenus que 647 n'était pas un type à prendre à la légère, mais ils ne m'ont pas écouté, ils ont voulus envoyer une simple équipe standard... Quelle bande d'abrutis... Il les a massacré comme des agneaux... Les types du nettoyage sont fait pour éliminer des témoins sans défenses, pas pour se frotter à un agent de haut niveau.

A partir de là il a remonté la localisation du site en charge de sa surveillance et de son interception, le 125, sur une lune pas très loin de Skélios. Il a prit le vaisseau de l'équipe de nettoyage, trafiqué deux ou trois choses pour ne pas se faire repérer et a foncé tête baissée... Comme d'habitude.

Ce taré a neutralisé tout le site en moins d'une heure, d'accord c'était un site de seconde zone, pas très bien équipé et avec peu de personnel, mais quand même ! Rien que d'y penser j'en ai mal au cœur. Toutes ces années de travail pour en arriver là...
Enfin bref, il a supprimé tous les dossiers le concernant qu'il a pu trouver et a disparu.
Cette fois nous avons déployé plus de moyens pour essayer de l'intercepter, on ne peut pas laisser un agent se balader dans la nature comme ça.
D'après mes sources, il se dirigerait vers Solvaga, pas très loin d'ici d'ailleurs. Il faut que je pense a faire renforcer la sécurité, on ne sait jamais.
J'ai déjà envoyé mes ordres et d'ici peu de temps nos équipes de recherche vont quadriller le secteur, j'espère que mes indic' ne se sont pas trompés...

Antavius terminé.»

**Fin de l'enregistrement**


Le vieil homme se leva de sa chaise et s'éloigna de la console sur laquelle il venait d’enregistrer son message. Cette histoire le tracassait, un agent de cette trempe en liberté était un grave problème, surtout vu le peu de compassion que 647 semblait témoigner envers ses anciens employeurs.
Il rangea rapidement quelques papiers sur son bureau avant de prendre la direction de la sortie

Antavius sorti lentement de son bureau en ruminant ses pensées. En arrivant dans le couloir qui desservait toutes les pièces de cette aile du bâtiment il lança par réflexe un coup d’œil dans le bureau voisin pour voir si son collègue était toujours là.
En effet il était toujours là, affalé sur sa chaise, un trou béant au milieu du front.

Le vieillard resta interdit un instant, puis en reprenant ses esprits il porta une main tremblante à l’intérieur de sa veste pour s'équiper de son arme. Cela faisait un moment qu'il ne s'en était pas servi, mais c'est quelque chose qui ne s'oublie pas, se dit il pour se rassurer. Il se crispa et se mordit les lèvres en se rendant compte qu'elle n'y était pas. Il l'avait sûrement laissé sur son bureau. Il fit rapidement demi-tour et se jeta dans la pièce pour se trouver nez à nez avec un homme au crâne rasé qui pointait une arme sur lui.

« -Qu'est-ce que tu fais là ? demanda Antavius

-Rien de personnel je te rassure, mais je ne pouvais pas me permettre de continuer te laisser m’emmerder comme ça.

-Alors tu vas me tuer comme ça, après tout ce que j'ai fais pour toi ? répondit le vieux, la voix tremblante.

-Oui.

Quelques minutes plus tard un vaisseau de transport personnel de l'Agence quitta le site et se dirigea droit vers Solvaga.

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MessageSujet: Texte 3: Histoire   Sam 1 Juin 2013 - 6:55


Mon histoire ? Vous voulez vraiment tout savoir hein ?

Je suis née sur cette planète, dans un petit village paisible, à mille lieux des champs de batailles et des complots. C'était un village de gens simples, qui travaillaient la terre, le bois et le fer. Je ne me souviens pas de grand-chose. Ma maison, avec ce muret en brique et les champs de fleurs rouge que j'aimais tant. Mes parents ? Je ne me souviens plus très bien de leur visage. Je me souviens de la voix de ma mère, de ses mains douces et de son épaisse chevelure blanche. Certains bicots du village disaient qu'elle était une sorcière. Mon père, un homme barbu, grand et doux comme un père peut l'être. J'aimais écouter ses histoires le soir, des histoires à faire peur des petites filles comme moi. Ma mère protestait toujours à propos de ses histoires, mais rien que le sourire désarmant de papa ne pouvait résoudre. J'ai vécu ainsi jusqu'à mes dix ans, puis il y'a eu la mort, la dévastation et la douleur.

Un jour, à l'aube, au moment où les premiers ouvriers partaient de chez eux pour une autre journée de travail, une bande de mutants attaqua le village. Nous ne possédions rien de valeurs, rien qui puisse attirer l'attention sur notre petite communauté. Mais les mutants n'étaient là que pour satisfaire leur désir de mort et de destruction. Les villageois se défendirent avec vaillance, déterminés à défendre leurs familles. Leur résistance fut brève et vaine. On ne peut pas grand-chose avec une pioche et une fourche contre des épées et des armes à feux. Quand j'y repense à présent, j'ai presque envie de verser une larme. Bandes de cons.

On m'a caché dans un coffre. Pendant des heures, j'ai entendus les cris, le bruit sourd et écœurant de l'acier qui mort la chair, des balles qui traversèrent pierre et os. Puis ce fut le silence, assourdissant, comme si un dieu de la mort avait posé son regard sur ce petit coin du monde et occis la moindre chose vivante. Je suis sorti du coffre, moi, pâle gamine aux cheveux blancs, seule au monde au milieu de la destruction et de la mort. Il y' avait des cadavres partout, dans toutes les positions, entiers ou en morceaux. Beaucoup de villageois et peu de mutants. Je pleurais de tout mon corps, pas seulement à cause de la fumée mais à cause de la douleur qu'on ressent quand on a tout perdu. J'ai retrouvé le corps de mes parents, ensemble dans la mort. Mon père était presque coupé en deux, son bras droit tenant sa hache gisait quelques mètres plus loin. Trois mutants étaient morts à ses pieds. Ma mère semblait intacte mais une balle l'avait atteinte au niveau du cœur. Elle n'avait pas eu le temps de souffrir. Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, prostrée au milieu des cadavres. Des minutes ? Des heures ? J'ai dû m'endormir, terrassée par la fatigue et la souffrance.
C'est le bruit des moteurs qui m'a réveillait, puis les pas et les voix qui s'approchaient. Je me suis lever et j'ai pris la hache des mains de mon père. Pourquoi ? J'avais dix ans et je savais à peine la tenir. Je n'aurais rien pu faire contre un mutant, même le plus minable. Peut-être bien que je voulais faire comme dans les histoires de papa, celles où les héros combattent pour mourir.
C'est alors que je l'ai vus, lui, pour la première fois. A travers la fumée et les ombres s'avançaient un homme, un grand, très fort et sûr de lui. Il se dirigeait vers moi, sans me regarder, sans donner l'impression qu'il m'avait vu. Il analysait méticuleusement ce qu'il y' avait autour de lui en prenant attention à ne pas marcher sur les cadavres des villageois. Je le regardais, bouche bée, la hache toujours dans les mains. Il me semblait être un de ces héros issus des histoires, ceux qui sauvent les princesses en détresse et tuent les méchants de l'histoire. Il était maintenant tout proche et il braqua son regard vers mois. A cette distance, je le voyais parfaitement. Il n'avait qu'un œil, gris comme l'acier, l'autre était barré par une impressionnante cicatrice qui lui coupait le visage en deux. Ses cheveux courts étaient sombres comme la mort, une barbe de trois jours lui mordait le bas du visage. Il était grand, plus de deux mètres, et large comme deux hommes. Son armure était de couleur noire, avec un symbole rouge sur l'épaule et le cœur. Une épée écarlate. Il me regardait de toute sa hauteur, moi une pauvre petit créature à la tignasse immaculée et au regard féroce mais apeurée. J'ai crus ma dernière heure arrivée.
Il a parlé. Il m'a parlait de lui, de sa vie et de son but sur cette terre. Il pensait être investi d'une mission : Purger cette planète des mutants. Un noble but en soi. J'ai appris par la suite que ses méthodes l'étaient moins. Il n'était pas seul, derrière lui, il y' avait des centaines d'hommes et de femmes en armes, et même des enfants, plus âgés que moi mais de peu. Mais mon attention était attirée par cet homme. Il m’a promis qu’il s’occuperait de moi, qu’il m’aiderait à devenir quelqu’un de fort, capable de défendre sa famille contre les monstres qui venaient de ravager ce village. Il m’a promis la vengeance. La vengeance, un mot doux à mes oreilles de petite fille. Ce jour-là, j’ai perdu quelque chose, j’ai perdus mon enfance.
C'est comme ça que j'ai rejoint les sabres écarlates, le légendaire groupe de mercenaires chasseurs de mutants et autres abominations. Ils étaient connus, ils étaient célèbres et ils étaient aimés. Nombreuses étaient les bandes de maraudeurs et de pillards orks qui arpentaient la planète et s'attaquaient aux faibles et aux laissés pour comptes. Les forces de défenses planétaires se contentaient défendre les villes les plus importantes et les centres névralgiques de la planète, trop corrompues et divisées pour pouvoir faire leur boulot. « Il » a voulu changé cela. Il ne pouvait plus supporter l'injustice quotidienne que subissait l'humanité sur cette planète. Il a souffert aux mains des mutants et des hommes et a juré de se venger. Il a rassemblé des partisans de sa cause autour de lui et il a commencé la Purge. Il n'a reculé devant aucun sacrifice, devant aucuns ennemis. Il n'a pas hésité a employé les méthodes les plus brutales et les plus cruelles pour accomplir sa vengeance. Il était l'Ecarlate

Il n’a pas hésité à se servir d’enfants soldats.

Je n’étais pas la seule gamine à avoir été recueillie par les sabres au cours de leurs missions. Alors que la plupart des mercenaires nous auraient laissés sur place ou emmenés dans la ville la plus proche, les sabres écarlates nous ont recrutés. Ils nous ont rapidement fait comprendre qu’il fallait mériter notre bouffe et nos heures de sommeils. Ils nous ont placés sous les ordres d’un homme, Sigint. C’était un des capitaines des sabres, un homme avec un cœur de pierre et une moralité plus que douteuse. Il nous a rapidement mis à l’entrainement et nous à trier. Les plus faibles sont devenus ordonnances : Cuisiniers, armuriers, mécaniciens, etc…
En premier, on nous a appris l’obéissance. On nous a fait comprendre que notre ancienne vie était définitivement derrière nous et qu’on était à présent des soldats, et qu’on devait se comporter comme telle afin de pouvoir venger la mort de nos parents.
Puis on nous appris la loyauté. Loyauté aux sabres et à notre leader. Nous ne devions pas trahir les sabres ni déserter. C’était punissable de mort.
Finalement, on nous a enseigné la haine. Haine envers les mutants qui avaient détruits nos foyers. Haine envers ces xénos qui avaient précipités cette planète au bord du précipice et qui continuaient à l’infester. Haine envers ceux qui ne nous comprenaient pas et osaient se mettre au travers de notre route.

Après l’entrainement a vraiment commencé. J’étais très débrouillarde, aussi on m’a appris la mécanique et l’art des bombes, en plus de l’entrainement au couteau et au pistolet. A douze ans, on m’a envoyé sur ma première mission. Alors que la troupe campait à quelques kilomètres de la cité libre de Nomura, on m’a envoyé à l’intérieur de la ville, armée d’une minuscule lame que j’avais planqué dans une de mes bottes. Une fois en ville, j’ai suivi un autre mercenaire, qui m’a conduit jusqu’à une maison haute de trois étages, entourée d’un petit muret et visiblement gardée. On m’a expliqué ce que je devais faire, je n’ai pas hésité. Je me suis introduit dans la villa par un conduit de ventilation à peine assez grand pour moi et j’ai tué la cible, un libre-marchand qui avait brisé une promesse. Il se pensait à l’abri au sein de la cité et n’avais pas pris la peine de nous livrer quelques « marchandises ». Il en est mort. Au moment où ma lame s’est enfoncée dans son cou, il a ouverts ses yeux et sa bouche s’est ouvert dans un cri silencieux. J’avais frappée au bon endroit, comme on me l’avait enseigné. Il semblait étonné d’avoir était tué au sein de sa propre demeure par une gamine de douze ans comme moi. Alors que je retirais ma lame sanguinolente de la plaie béante qu’était son cou, j’ai entendu un grincement sinistre dans mon dos. Je me suis retournée et j’ai vus une femme, qui semblait être une domestique, qui se tenait sur les pas de la porte, choquée parce ce qu’elle venait de voir. Elle a crié avec la force de toutes ses cordes vocales. Je n’ai pas pris la peine de la tuer, je n’étais pas là pour ça et je me suis enfuis. Il m’a fallu deux minutes pour semer les gardes dans les ruelles de la basse-ville et dix minutes pour trouver le point de rendez-vous. Ma mission était un succès. C’était ma première victime, la premier d’une longue liste sanglante.

Après une année passée à défendre les intérêts de Nomura, nous sommes repartis pour aller accomplir notre vrai but : la Purge. J’étais à présent assez connue dans la ville. A trois reprises, on avait remarqué la présente d’une jeune adolescente aux cheveux blancs comme la neige à proximité d’un lieu de crime. J’avais attiré l’attention de notre meneur et il m’a pris sous son aile. J’étais devenue ce qu’on peut appeler un « écuyer ». Je le suivais partout où il allait, satisfait tous ses besoin et je l’écoutais. Il m’a appris le maniement du sabre, la stratégie et la tactique. Il m’a confié ses rêves et m’a transmis ses idéaux. A l’époque, j’étais trop jeune pour savoir ce qui se cachait derrière tout ça. J’étais trop heureuse d’avoir retrouvé quelqu’un qui s’occuper de moi et de moi seule.
Nous sommes partis dans la province de Lashia, une région agricole avec pour capitale Canti. En dépit de ses attraits, l’endroit était moins peuplé que Nomura, en raison des nombreux raids qui frappaient régulièrement les communautés agricoles avoisinantes. Mon mentor a rencontré le prélat de la ville. Il lui a dit qu’il purgerait la région en moins de deux ans, à condition qu’on lui accorde suffisamment de ressources et de libertés d’actions. Le prélat, un vieil homme au crépuscule de sa vie, accepta, fatigué des rapports catastrophiques et du lent naufrage de sa ville. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à connaitre les vrais combats. Nous affrontions indifféremment hommes et mutants dans des combats acharnés et difficiles. L’ennemi était solidement implanté dans la région et nous n’étions que deux centaines mais nous étions tenaces. Ce n’était pas notre terre mais nous ne voulions pas que d’autres connaissent la même perte que nous. En un an, six mois et trois jours, vingt-six repères de bandits furent détruits. Le chef de guerre des mutants, Ku’Jur, fut tué en combat singulier par notre leader et les mutants se dispersèrent, leur volonté brisée. La paix était rétablie, mais pas à n’importe quelle prix. Beaucoup étaient morts mais notre soudaine notoriété attira rapidement de nombreuses recrues et notre nombre grimpa rapidement. J’avais quatorze ans. Nous repartîmes.
Les choses ne furent pas faciles par la suite. Nous étions plus forts en nombres, mais plus faibles en conviction. Beaucoup étaient venues pour l’argent et ne souciait pas de la Purge. Il faisait ce qu’on leur demandait, tant que l’argent suivait. On a vogué de succès en succès. Nous étions demandés et notre mentor a rapidement décidé de diviser la compagnie en plusieurs groupes afin de pouvoir mener plusieurs opérations à la fois. Les années passèrent et nous progressions vers les terres désolés, un endroit presque abandonnée par l’humanité. J’avais dix-neuf ans et j’étais toujours à ses côtés, emplie d’admiration envers l’homme qui m’avait sauvait de ma vie de misère, envers l’homme qui m’avait fait, envers l’homme que j’aimais plus que mon père. Le temps et les combats avaient fait leurs effets, l’Ecarlate avait vieillit et son visage était marqué par les soucis du quotidien et par son inquiétude croissante. Nombre de nos agents nous informaient que les mutants étaient de retour à Lashia et que les autorités étaient dépassées. Alors que nous étions sur le point d’entreprendre la plus grande opération de notre courte histoire, nous étions rattrapés par l’incompétence et le manque d’initiative des autorités de cette planète. Les nobles gouvernaient depuis le ciel et n’étaient pas préoccupés par notre existence de misère. Ils faisaient des promesses sans lendemain et amassaient évidemment le moindre petit crédit. Il fallait agir, pour le bien de cette planète. Un jour d’automne, j’étais soucieux à propose de l’Ecarlate. Il n’avait pas dormi durant trois jours et désirait qu’on le laisse seul. L’éclat habituel de son unique œil semblait terni, il doutait. Il doutait de tout ce qu’il avait fait, de tout ce qu’il allait faire et ce qu’il faisait. Marchait vers les terres désolées était-elle la meilleure solution ? Pourquoi s’attaquer à ce nid de monstres alors que ces derniers continuaient encore et toujours à persécuter les hommes et à bruler les maisons des innocents ?

Deux semaines plus tard, il me convoqua, il avait un plan et souhaitait m’en parler pour que je le transmette à nos forces. Il m’attendait dans sa tente, à peine plus grand que celle d’un simple soldat et plus spartiate encore. Il était assis là, dans son fauteuil éprouvé par les ans, pensifs. Malgré mon pas léger, il se retourna quand j’entrai et il me fit part de son plan directement. Son œil unique semblait être redevenu aussi éclatant qu’avant.

- Velaria, depuis combien de temps me suis-tu ?

Il avait posé la question sur un ton neutre, comme si elle était banale. Il savait parfaitement depuis combien de temps j’étais avec lui. On se connaissait que trop bien.

- 9 ans.
- Crois-tu en mois ?
- Bien sûr.
- Jusqu’où me suivras-tu ?
- Jusqu’à la fin. Et même après.
- Bien, transmet les ordres à toutes les unités. Nous marchons sur Lashia.

Etonnée, je pris une seconde pour me ressaisir.

- Vers Lashia vous voulez dire ? Avec toutes nos unités ? Les activités des xénos se sont amplifiées ces derniers temps mais rien qui ne requiert l’ensemble de nos forces mentor.
- Nous marcherons sur Lashia. Il est temps de s’attaquer à la véritable source de tous nos problèmes : L’incompétence de nos gouvernants et leur insensibilité à l’égard de la menace qui pèse sur l’humanité. Il est temps que je prenne les choses en main, que nous prenions les choses en main. Nous allons prendre Lashia en premier et nous en ferons notre base d’opération. Moi seul à la force et la volonté nécessaire à rendre la paix à ce monde. Transmets les ordres.

Cette dernière phrase signifiait qu’il ne voulait pas être discuté. Je comprenais ses motivations et elles étaient justes. Mais n’étais-ce pas un peu extrême ? Malgré mes doutes intérieurs j’ai obéis, j’ai ordonné l’ordre qui conduira à la fragmentation des sabres et à notre mort.

Nous étions aux portes de la ville, j’étais sur les murs, dirigeant l’attaque sur la face nord de la ville. C’est à ce moment-là qu’eu lieu la trahison. La seule chose dont je me souviens, c’est une intense douleur au niveau de l’abdomen, la chute et le choc quand mon corps est tombé dans la rivière.

La suite de l’histoire m’a été comptée après. Quand je me suis réveillé, la première chose que j’ai vue était le plafond bleu de la pièce où je me trouvais. J’étais dans un lit, un bandage enroulé autour du bassin et la tête comme si un baneblade m’était passé sur le corps. J’ai mis plusieurs jours à me reprendre connaissance entièrement et d’autres encore avant de pouvoir enfin bouger du matelas où je me trouvais. Mon sauveur, un simple fermier Lashirien, m’avait trouvé échouée sur la berge à proximité d’un de ses champs. J’ai appris que notre attaque avait échoué. Une partie de nos forces étaient passés à l’ennemi sous les ordres du capitaine Signit. L’Ecarlate était mort d’après les rumeurs, tout comme moi, le diable blanc. L’homme ne m’aidait que parce que je lui avais sauvé la vie des années auparavant.

Je ne me suis jamais remise de sa mort. Pendant des mois, j’ai cherché la moindre trace de l’Ecarlate et le devenir des sabres. Ces derniers, en l’absence d’un vrai leader, s’étaient déchirés et divisés en plusieurs groupes épars, Signit se taillant la plus belle part du gâteau. Quand j’ai découvert qui était le traitre, j’ai mis fin à des mois d’errances. J’avais un nouveau but.

La vengeance.



Un autre jour, je vous conterais la mort du prélat de Canti. Pour le moment, je suis à la recherche d’un boulot. Un truc grassement payé afin de pouvoir accomplir ma vendetta personnelle.

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L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


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MessageSujet: Texte 4: Sans Nom 1   Sam 1 Juin 2013 - 6:55

-Écoutez, brave gens, écoutez la plainte divine qui s'élève un peu plus fort chaque jour où cette sorcière réside dans notre village. Je vous le dis, le Très Haut est mécontent, mécontent de nous voir donner gîte à cette engeance, cette manipulatrice de la vie, cette hérétique qui transgresse à toutes nos traditions et son monstre de compagnie !

Une petite foule s'était réunis sur la place de Kopce, à écouter les hurlements qui haranguaient les habitants de passage. Le prêtre local était sortis une fois de plus et s'employait de toute sa verve à monter le reste des habitants contre l'étrangère qui s'était installé chez eux depuis peu. Dans les premiers jours, on ne lui avait accordé qu'une attention polie, mais de plus en plus de personnes s'arrêtaient pour l'écouter et hochaient la tête.
Parfois l'un d'eux signalait que, quand même, l'étrangère avait sauvé quelqu'un ou soigné un malade sensible, mais le prophète ignorait ces arguments, prétextant que seule la volonté sacrée était en droit d'accorder le répit et que si elle désirait le repos, il ne fallait pas s'y opposer.

-Vous savez ce qu'elle trafique ! Ces expériences, qu'elle nous cache, ces expériences contre-nature attire la haine du divin. Bientôt, je vous le dis, de grands malheurs s'abattront. Elle a même osé profaner nos tombes, sortir de terre le corps de nos défunts pour on ne sait quels sombres desseins ! Allez-vous continuer à la laisser faire en toute impunité ? Que nous cache-t-elle d'autre ? Qui sait quels secrets honteux se trouve sous sa bosse !

Le chœur de mécontentement qui lui répondit n'avait rien de prometteur et déjà certain allaient chercher torches et fourches. Elle en vit même un ou deux sortir d'antiques fusils. Hallistra laissa retomber le rideau devant la fenêtre. A tout bien y réfléchir, envoyer Conan déterrer l'un des récents morts de l'eau empoisonnée n'avait pas été une bonne idée.
Mais les effets étaient particulièrement intéressant, et elle avait beaucoup appris sur ce cadavre, même dans les quelques heures qui lui avaient été données. Attendre plus aurait laissé perdre de nombreuses informations. Et puis elle n'en était pas à son premier déménagement.
Depuis qu'elle était arrivé sur Solvaga, pour étudier les mutants qu'on y trouvait originellement, elle n'arrêtait pas de voyager de village en village. Elle ne pouvait réussir à s'installer plus de quelques mois avant de s'attirer une trop grande inimité, malgré ce que ses compétences en médecine, rares sur ce monde dévasté, pouvait lui attirer comme amitié. Ces paysans étaient bien trop limités pour comprendre le plus grand dessein que servaient les cadavres des leurs. Toutefois c'était la première fois qu'elle avait affaire à une opposition aussi marquée, le guide religieux de ces moutons n'avait pas vus d'un bon œil l'intervention de celle qu'il traitait de sorcière.

Elle se retourna vers le centre de la petite cabane qu'on lui avait laissé occuper. Conan était en train de ranger les dernières affaires dans un grand sac. Elle emmenait tout ce qu'elle pouvait, mais devait voyager léger. Dans un coin, sur une table, le cadavre qu'elle avait fait déterrer la nuit dernière reposait, le ventre ouvert sur toute sa longueur. Plusieurs organes internes avaient été proprement disposé sur la table, d'autres épinglé au mur. Pas une tâche de sang n'était visible où que ce soit.
L'esclave, qu'elle avait privé de volonté depuis déjà plusieurs années, passa le sac sur ses épaules et attendit un nouvel ordre. Quelques mots suffirent pour qu'il se dirige vers le fond de la cabane et soulève une imposante trappe de métal. Il s'agissait d'un antique conduit inutilisé depuis longtemps et dans lequel croupissait une fange à l'odeur désagréable. Hallistra se boucha les narines d'une main et ordonna à son fidèle esclave de descendre le premier, lanterne en main. Une fois qu'il eut pied, elle se laissa glisser sur ses épaules et lui dit d'avancer le long du tunnel.

Lorsque les villageois forcèrent la porte, ils n'osèrent de prime abord entrer, effrayé par les collections d'organes en bocaux, par les restes de mutants accrochés à des chaînes au plafond et par le corps fraîchement déterré. Lorsqu'ils se décidèrent, convaincus par le religieux, ils ne purent que constater qu'elle s'était enfuis et se contentèrent de sceller du mieux possible la trappe, d'asperger la pièce d'engrais qu'ils utilisaient parfois avant d'y mettre le feu. Ils restèrent à regarder le brasier longtemps, tandis qu'une mère tenait dans ses bras son nourrisson malade en retenant ses larmes.

Le soir venus, le prêtre regagna sa maison. Il ouvrit la porte puis pénétra dans la pièce plongée dans la pénombre, avant de se stopper net. Sur l'un des fauteuils était assis une silhouette qu'il ne reconnaissait que trop bien, les jambes croisées et un sourire pervers sur son visage. Il voulut reculer mais la porte claqua dans son dos et deux bras aussi massif que des troncs d'arbres l'enserrèrent avant de le soulever de terre. Il voulut crier, mais Hallistra s'était déjà relevé et plaquait une main orné de griffes acérées sur sa bouche, l'un des pics de métal venant chatouiller sa paupière.

-Faites silence je vous pries, je serais très désappointé de devoir vous tuer parce que vous n'avez sus garder votre langue.

Elle guida l'esclave jusqu'à un fauteuil préparé pour le prêtre, ou d'épaisses lanières de cuir étaient accrochés. L'homme de foi y fut attaché de force, les bras fixés aux accoudoirs, le torse bloqué et les chevilles entravées. Puis il fut bâillonné avec force par l'esclave, qui alla ensuite s'asseoir sur une chaise, le regard aussi absent qu'à son habitude. Halistra laissa un instant ses griffes glisser sur le torse du prêtre, puis les frotta l'une contre l'autre, à trois reprises, avant de faire tomber le manteau qui la recouvrait, révélant l'exosquelette supplémentaire. Ses deux bras se déplièrent lentement au dessus d'elle, attirant irrémédiablement le regard du prêtre, jusqu'à ce que les griffes se plantent pour la première fois dans la chair dénudée des bras.

Hallistra travailla vite et avec efficacité. Fendant la peau des bras sur toute sa longueur, elle révéla rapidement le muscle. Écartant la peau de ses griffes, l'un de ses bras supplémentaires s'abaissa jusqu'à atteindre le poignet. Une pince sectionna proprement un tendon au niveau du muscle, tandis qu'une autre venait se saisir de l'élastique de chair. Elle l'étira sur tout la longueur du bras, doucement, sans le casser avant qu'une seringue se son autre bras ne vienne le souder au niveau du coude. Elle répéta l'opération sur le tendon du coude et vint le souder au poignet. Puis, maintenant le bras déplié à l'aide de ses instruments, elle vint précautionneusement saisir le muscle entre ses griffes pour le retirer, sous le regard horrifié du prêtre dont la douleur perçait presque à travers l'épais bâillon, avant de le déposer sur un linge à côté d'elle. Puis elle relâcha le bras et défit la lanière de cuir. Le membre se replia dans un bruit flasque, sous la pression des tendons étirés au maximum.
Un sourire sadique illumina le visage d'Hallistra. Elle répéta l'ensemble des opérations sur le deuxième bras. Une fois cela fait, elle se saisit des deux muscles dans leur linges et les frotta vigoureusement, jusqu'à en avoir fait goutter la majorité du sang. Puis de quelques points de suture, elle le accrocha le long des épaules du prêtre, comme d'affreuses spallières organiques.

Elle se pencha alors sur ses jambes. Elle déchira rapidement l'étoffe de son pantalon, avant de libérer une cheville. L'homme était déjà par trop affaiblis pour se débattre. Elle incisa la peau sur toute sa longueur, à l'arrière de la jambe, ainsi qu'un trait horizontal à chaque bout. Conan apporta une bassine d'eau, quelle plaça sous son travail et dans laquelle vinrent rapidement perler les gouttes de sang. Avec précision, elle décrocha la peau le long des incisions, veillant à ne rien déchirer et dévoilant les chairs et le muscle. Elle ne retira rien cette fois mais laissa retomber la jambe puis, de quelques points de sutures assez lâches, accrocha la bande de peau flottante au tissu du fauteuil. Le travail était loin d'être parfait, mais il n'en fallait pas plus. L'autre jambe subit alors le même traitement.

Une fois satisfaite, elle se releva et jaugea de l'ensemble de son œuvre. Le prêtre avait la tête affaissé, si bien qu'on aurait pus le croire évanouis, mais elle pris la peine de lui injecter une dose de stimulants tout juste suffisante à le maintenir éveillé. Elle s'empara d'une éponge et essuya méticuleusement toutes les traces de sang. Lorsqu'elle eut finis, en dehors des blessures ouvertes, l'on n'aurait dis que le corps était parfaitement intact. Elle demanda à Conan d'aller vider la bassine d'eau par la fenêtre et de jeter les linges sales dans la cheminée. Ce qu'il fit sans broncher. Elle même alla dans ce qui servait de cuisine et lava soigneusement ses griffes et ses instruments. Elle déboucha également la bonbonne de gaz. Puis elle replia ses bras supplémentaires et enfila de nouveau son manteau.
Elle fit signe à Conan de détache le prêtre, ce qu'il acheva de faire et lui retira son bâillon. Hallistra vint s'agenouiller devant lui et lui saisit le visage entre ses mains. Elle plongea ses yeux dans les siens et y savoura la souffrance qu'elle y lisait.

-Je te conseille d'écouter avec attention ce que je vais te dire. Ta maison va sauter d'un instant à l'autre. Néanmoins, si tu désires en réchapper, sache que les liens qui t'unissent à ce fauteuil sauront être brisé si tu y mets assez de volonté. Demandes à ton Dieu de t'aider, tu est susceptible d'en avoir grandement besoin.

Hallistar se releva, attrapa un briquet posé sur la table, l'alluma avant de le jeter dans la cheminée toute proche, bourrée de papier et arrosé d'essence, qui s'enflamma aussitôt. Elle fit signe à Conan de la suivre puis quitta la maison par la porte avant de s'esquiver dans la nuit. Elle n'avait qu'une centaine de mètre alors qu'elle entendit comme un râle d'agonie dans son dos. Elle venait de passer la première colline lorsqu'elle entendit l'explosion et sentit le souffle. Elle sourit, puis poursuivit son chemin sous la lune, Conan sur ses talons.

____________________________



Le conducteur guidait son engin avec aisance. Les larges chenilles du véhicule tout-terrain lui assuraient de ne pas s'embourber et les moteurs puissants négociaient facilement les pentes des collines. Derrière lui suivaient les véhicules du reste de la caravane. Ils n'étaient pas très nombreux, les nomades comme eux, parcourant les plaines désolés de Solvaga de villes en villes, se faisant parfois récupérateurs, mais vivant surtout de leur chasse.

Au détour d'une butte, le guide aperçut deux silhouettes esseulées, assurément humaines. Prudent, il rapprocha son fusil de lui mais guida tout de même le véhicule vers les deux inconnus. Il les jugea au fur à mesure de son approche. Un homme grand et impressionnant, mais qui ne portait pas d'armes et une jeune femme frêle qui ne représentait aucune menace. Il fit signe aux véhicules derrière lui et alla s'arrêter près des inconnus. Il descendit de son tout-terrain, fusil en main, et s'approcha des inconnus, qui n'avaient pas bougés.

-Qui êtes-vous ?
-De simples voyageurs itinérants, parcourant ces steppes à la recherche de quelques villages où nous pourrions nous reposer, répondit la femme.
-Hum... Si vous avez de quoi payer, on pourrait bien vous mener à ce que vous cherchez.
-Nous ne possédons pas grandes richesses, mis à part nos bagages indispensables. Néanmoins je m'estime assez bonne pratiquante de la médecine, si cela pourrait vous être utile de quelque manière que ce soit.
-Un médecin ? Fallait le dire de suite ! Notre infirmier sera ravis d'un peu d'aide. Allez, montez-donc à bord. Y cause pas votre compagnon ?
-Mon frère, en réalité. Et malheureusement, une naissance difficile pour lui comme pour notre pauvre mère, paix à son âme, lui laissa quelques lésions que je n'ai sus guérir.
-Oh, pauvre garçon.
-Nous n'avons en effet jamais eu beaucoup de chances dans notre famille.

Elle haussa les épaules, se qui révéla subrepticement l'espèce de bosse qui ornait son dos. L'homme ne put retenir une petite expression de dégoût.

-Vous en faites pas, z'êtes pas les seuls dans ce cas ici. On vous trouvera bien une place et un utilité jusqu'à la prochaine ville.

Le conducteur remonta dans son véhicule, attendit que ses deux nouveaux passagers l'y rejoignent puis sonna le signal du départ pour le reste de la caravane, qui se remit en route à sa suite.

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MessageSujet: Texte 5: Lune d'une Nuit Flamboyante   Sam 1 Juin 2013 - 6:57



Lune d'une Nuit Flamboyante




Psyker mettant l'emphase sur la télépathie et la collecte d'informations, Enya Raitô était le fils d'un immigré de Tôgenkyô, un samouraï de bas rang recruté dans la Garde Impériale. Son régiment avait gagné une guerre dans le secteur Scarus et ils avaient étés laissés sur le monde (re)conquis comme troupes de garnison définitive, le Colonel devenant le nouveau gouverneur planétaire, qui distribua de larges portions de terres en guise de fiefs pour ses officiers, et les anciens soldats de la Garde Impériale devinrent la nouvelle noblesse locale, se mélangeant à la population, où ils prirent des épouses plus ou moins consentantes. Enya Raitô ne fût jamais détecté comme psyker, son père préféra le cacher lorsqu'il apprit que son rejeton avait des pouvoirs psychiques. Ce qui d'ailleurs arrangeait bien sa mère, toujours sous l'influence "libertaire" de l'ancien régime hérétique. Homme curieux, le capitaine Enya s'était jadis renseigné auprès des astrophates et des psykers assermentés attachés à son régiment, et il y vit une opportunité, si l'enfant s'avérait télépathe, de l'utiliser judicieusement pour accroître son fief. Et dans le fond, n'importe quel autre discipline psychique lui aurait convenu, les plus destructrices en aurait fait une arme secrète utile contre ses rivaux ou contre toute menace contre son fief ou la planète (non pas qu'Enya se soit sentit pousser des sentiments patriotique envers sa nouvelle patrie, mais plutôt qu'il s'imaginait déjà le héros d'une défense héroïque fortement médiatisée et généreusement récompensée). Avec son argent, le père Enya obtint d'une de ses anciennes relations - un ancien psyker assermenté blessé à la guerre - qu'il apprit au gamin les bases pour contrôler et développer ses pouvoirs psychiques.

Mais Raitô s'avéra très vite un monstre d'une sorte que l'on ne peut contrôler, ni par les sentiments, ni par la force brute. Non pas qu'il ne soit d'une classe particulièrement élevée, il est d'ailleurs bien loin de la monstruosité psychique, et de fait, sa sournoiserie et son caractère impitoyable allaient au fil des ans s'avérée un peu trop humaines.

Enfant, il suivit d'abord les cours d'un précepteur, puis âgé de 13 ans, il entra dans une bonne école, afin de parfaire son sens des relations sociales. A l'âge de 15 ans, Raitô commenca à utiliser ses pouvoirs psychiques pour voler de l'argent, découvrir les codes et piller toutes sortes de trésor. Mais il était assez malin pour ne jamais les utiliser en classe, pour tricher, ou pour frimer devant ses camarades (son précepteur assermenté l'ayant prévenu que lui-même s'était fait gauller de cette façon, dans sa jeunesse). Puis, âgé d'à peine 20 ans, Raitô mit en place une arnaque lui permettant de détourner, de manière automatique, un centime de Crédit à chaque transaction que faisait un super-marché qui l'employait. Cette escroquerie ne sera jamais détectée. Si jamais des clients s'en aperçurent, en faisant les comptes à la main, ils furent remboursés avec de courtes excuses, mettant le problème sur le dos d'un bug informatique. Raitô faisait remonter tous les problèmes de ce genre jusqu'à lui, par des moyens indirects et anonymes, puis s'assurait que le problème serait vite oublié grâce à un petit bonus en guise d'excuses de la société, ainsi qu'une petite suggestion hypnotique. Il avait soin de vérifier la routine, le passé et l'identitée de chaque individu suspect, grâce à des détectives privés. Tout cela était rendu possible grâce à ses pouvoirs et une planification méthodique. Ce fût à l'âge de 24 ans qu'il monta en grade dans l'entreprise et étendit son petit système à toutes les filiales de la compagnie, détournant des millions et des millions de Crédits, convergeant de partout sur la planète, se déversant dans des comptes écrans et des caches au trésor.

Puis, âgé de 27 ans, Enya Raitô avait sut amasser suffisamment de grisbi pour couvrir ses traces et prendre sa retraite, vivre discrètement et à l'abri du besoin, en comptant sur de généreux intérêts. C'était un profit aussi remarquable que mal acquis. Mais il savait pertinament qu'un Inquisiteur avait lancé sa Suite sur ses traces et qu'il devait blanchir sa personne, juste au cas où... puisqu'il est de notoriété publique que personne n'échappe à l'Inquisition.

Alors il planqua son argent encore mieux, déplaçant des comptes et en fermant d'autres. Puis, il tua, par des moyens "matériels" (pas d'attaques psychiques) et souvent détournés, tous ceux qui pouvaient être au courant de son secret. Entre autres, son mentor et toute sa famille. Ce fût un dramatique accident. Un jour où ils mangeaient un repas banal en famille, il s'avéra que l'animal s'était nourri peu de temps avant sa mort d'une plante empoisonnée à laquelle il est naturellement immunisé, mais qui malheureusement, survie à la cuisson si le plat est mal préparé. L'indigestion alimentaire leur fût fatal, sauf à Raitô, qui survécu miraculeusement. Malade ce jour ci, il vomit la viande et "sans le savoir", la majorité de la faible dose de poison qu'il avait ingéré en même temps. Cette blessure qu'il offrit en sacrifice suffit pour convaincre les enquêteurs de son innocence. Semblables affaires se produisaient souvent sur cette planète, mais depuis des années, les puissants conglomérats luttaient pour étouffer l'affaire et faire taire les syndicats. Celle-ci fût à son tour noyée dans la masse.

Pour son prochain forfait, et pour échapper aux griffes du grand villain Inquisiteur Codina, notre ami se lança dans une entreprise encore plus périlleuse et à peine moins rentable que l'escroquerie sur la haute-finance, je veux dire : le trafic de drogues. En quoi cela lui permettrait-il de se blanchir aux yeux de l'Inquisition ?

En réalité, le Droit Impérial est une chose assez simple, quand on y pense, car la codification des crimes et délits laisse une part assez importante à l'improvisation, mais reste très précis pour les châtiments à appliqués. Raitô s'assura de se rendre coupable du plus haut niveau de crime, la production de substances prohibées, car c'était le seul qui dans le Grand Livre de la Loi trouvait le recrutement aux Légions Pénales comme seul et unique châtiment. Une réponse dure et inflexible de la part de l'Adeptus Arbites, destinée à faire vivre l'enfer sur Terre à de telles pourritures.

Mais Raitô diminua volontairement le niveau d'habileté de cette manoeuvre criminelle délicate. Contrairement à ses détournements de fonds, où il avait été un escroc de haut-vol, cette fois-ci Raitô n'avait nullement l'intention de devenir un grand Baron de la drogue. Non, cette fois il se fît passer pour un jeune crétin de punk aux yeux des juges affairés aux cheveux gris qui allaient juger son affaire, une bleusaille qui voulait jouer aux caïds des cartels et dont les ambitions ridicules avaient connus une fin prématurée. Un faible d'esprit qui avait commis l'erreur de faire pousser de la drogue maison et d'essayer de la vendre aux jeunes - une clientèle surveillée de près par la flicaille. C'était une affaire typique, avec un petit producteur-revendeur insignifiant, le procès fût vite expédié. Si Raitô avait choisi ce crime et ces circonstances, c'est car il savait parfaitement quel sort l'attedrait... il n'y en avait qu'un seul possible : la Légion Pénale ! S'étant fait volontairement capturer par la police, il "confessa" son crime de production de drogue et consentit à d'intenses efforts pour dissimuler ses pouvoirs psychiques. Et le tour était (presque) joué ! Ne restait plus qu'à notre sociopathe préféré de sortir de la merde profonde de la Légion. Avec ses pouvoirs ça n'aurait pas été difficile de s'échapper pendant une bataille, avant de se retrouver lâcher en première ligne sous l'artillerie ennemies ou envoyé faire du "déminage" façon volaille décapitée.

Mais Enya Raitô ne cherchait pas à changer d'identité ou à se mettre à dos la Garde Impériale (puisque la désertion est punie de mort), mais à complètement blanchir son casier judiciaire ! L'institution de la Légion Pénale offre cette possibilité infime. Une possibilité négligée, voire ignorée, par l'immense majorité des criminels, pirates et gangers qui pullullent dans l'Imperium.

Car tout légionnaire peut demander à ce qu'on l'équipe d'un harnais spécial, avec une bombe à l'intérieur, s'activant lorsque le Légionnaire appuie sur le détonateur, et après que le Garde Pénal ait diffusé le signal d'activation (pour empêcher le Légionnaire de se faire sauter dans les rangs alliés...). Au moment où il l'active - pressant de lui-même le détonateur - le légionnaire est absout de tous ses crimes passés et reçoit par son sacrifice volontaire le pardon et la gratitude de l'Empereur-Dieu. Oui, vous avez bien lus TOUS ! Et pour encourager les prisonniers, quelques rares harnais sont en fait truqués et n'explosent pas, et ceux qui y survivent, car touchés par la Grâce de l'Empereur, peuvent donc quitter la Légion, et la Garde Impériale (ou même signer pour elle, d'ailleurs). Absous de leurs crimes, ils sont libres, et peuvent donc, après-tout, faire leurs propres choix.

Dans le cruel univers carcéral de la Légion Pénale, les matons manquent parfois de distraction, et aussi, dans de nombreux régiments saisissent-ils la chance de rabaisser leurs prisonniers. Beaucoup sont des ordures, des criminels avérés ou même des hérétiques, bien rares sont ceux qui y sont arrivés par malchance, par l'intermède d'erreurs judiciaires. Et parmi les outils que les Comissariats possèdent pour briser et soumettre leurs prisonniers, il y a la psychologie inversée. Se basant sur le principe que même enchaînés et entassés dans les sombres et bruyantes câles des vaisseaux de la Flotte Impériale, que les prisonniers garderont l'espoir d'échapper à leur punition, de s'évader du joug de leurs oppresseurs sans avoir reçu l'autorisation préalable de ceux-ci, certains comissaires particulièrement vicieux accueillent les légionnaires en les incitant à "garder espoir".

Suivant cette politique, les matons tyranisent les prisonniers de divers façons, leurs permettent implicitement de se faire du mal les uns aux autres, ou encore leur font subir les frais de jeux stupides et cruels. Le moindre de ces petits jeux que l'on assigna Raitô fût celui qui lui offrit sa clé pour la liberté. Oui, les gardiens pénaux de ce régiment laissaient aux prisonniers le soin de "choisir" leur propre paquetage, sous couverture d'humanisme et de piété. "Si vous choisissez le mauvais, ça sera de votre faute" ; "nous aussi on ne sait pas lesquels sont fonctionnels et lesquels ont étés sabotés" ; "Puisse la main de l'Empereur guidée la vôtre et choisir un paquetage sûr" ; "j'espère que vous survivrez, "l'ami"". Tels sont les remarques narquoises et hypocrites que les gardes chiourmes aimaient leurs servir. Mais Raitô était un homme chanceux, et il avait bien préparer son coup, sans y laisser aucune incertitude, manipulant les bons fils, soudoyant les bonnes personnes pour avoir les informations et recevoir les menus service dont il avait besoin.

Insidieusement, et sans qu'il ne s'en aperçoive, ce petit jeu se retourna contre eux. Discrètement, Enya Raitô usa de son pouvoir de psychométrie afin de détecter un harnais sûr. C'est un pouvoir psychique mineur et discret. Mais camouflant la concentration mentale en une rapide prière à l'Empereur, pour trouver la voie du salut, Raitô n'eut aucune difficulté à trouver le pari gagnant. Et c'est ainsi qu'Enya Raitô évita non seulement d'être enculé par l'immense et glorieuse queue d'envergure galactique de la Justice Impériale, désservie par d'innombrables institutions aux noms ronflants, mais en prime : l'entuba en retour !

Si jamais l'Inquisition devait lui mettre la main dessus, ou si ses pouvoirs psychiques devaient être à nouveau découverts, tant que Raitô ne les utiliseraient pas pour s'adonner à des activités criminelles, personne ne l'en blâmerait. On ne pourrait même pas l'accuser de délit d'initié, au mieux l'annoter sur son casier judiciaire en tant qu'affaire classée. Personne n'aurait même le "droit" de l'accuser d'avoir enfreint la Loi, pour tous ses pêchés de jadis. Et âgé d'à peine 28 ans et demie, Raitô échappa aux champs de batailles en grande pompe, et prit le chemin du retour vers la belle vie, en direction de son monde natal - un privilège dont ne peuvent que rêver même les officiers supérieurs des Gardes Impériaux - et avec les compliments "chaleureux" du Comissariat.

Bien sur, le cas de Raitô n'est pas unique. Il arrive que des psykers échappent aux mailles de l'Adeptus Astra Telepatica et des vaisseaux noirs, et il arrive parfois qu'ils s'infiltrent dans la société impériale et usent de leur puissance cachée pour se hisser dans la hiérarchie. Toutefois, le cas Enya Raitô est atypique en cela que son évasion fût parfaitement légale et blanchit son casier. Et en se faisant tout petit, il survivrait bien plus longtemps, et vivrait considérablement plus à l'aise que ses collègues psykers de classe Alpha aux pouvoirs démentiels et aux ambitions démesurées. Plus personne n'irait courir après de la petite friture telle qu'Enya Tranquillus Raitô. Mais de retour sur son monde natal, il avait de grands projets en tête.

D'abord, récupérer discrètement tout son argent, que le Droit Impérial lui avait si obligement blanchi. Puis, au vu et au sut de tous, narguer ses anciennes connaissances, insulter ses anciens patrons qui se prennaient pour des gens important, témoigner de son mépris envers ceux qui l'avaient pris pour un raté, pisser sur les tombes de ses ennemis. Et enfin, tous ces merveilleux objectifs accomplis, il n'eut plus qu'à se faire la malle, quitter cette planète morose avec un aller simple et direct pour une vie de rêve. Raitô avait plus qu'assez pour vivre en rentier jusqu'à la fin de ses jours, avec le train de vie d'un jet-seteur des hautes-spires d'un monde ruche, mais il avait une bien meilleure idée en tête : couler des jours paisibles dans un monde paradis, là où personne ne connaîtrait son passé ou pourrait lui mettre la main dessus. Même si l'Inquisition ou l'Arbites devait un jour remonter la longue et difficile piste qu'il avait laissé derrière lui, ils trouveraient un citoyen impérial honorable, ou du moins rangé, avec simplement derrière lui une affaire classée issue d'une jeunesse turbulente.

Une fois de plus, la maxime qui dit que "le Vice se conserve longtemps" s'était vérifiée, et Enya Tranquillus Raitô, le coupable le plus innocent au monde, semblait destiné à couler des jours paisibles et luxueux, choyé par moult pépées bien gaulées.

Mais !

Une légère imperfection s'était glissée dans les sublimes accomplissements de notre psyker de facto loyaliste. L'une des planques où il avait dissimulé de l'argent liquide avait été découvèrte. Et un de ses comptes planqués dans un paradis fiscal faisait désormais l'objet d'une surveillance attentive de la part des autorités de l'Administratum, après que le paradis en question soit devenu l'enfer. Si Raitô avait encore beaucoup, beaucoup d'argent, il serait toutefois assez juste en ce qui concernait le fait de vivre sur ses intérêts.

Pas dans la plus belle villa entourrée de la plus large propriétée d'un monde paradis, avec une plage de sables blancs et chauds bordée d'une exquise mer azurée.

Pas dans la suite la plus luxueuse de l'hôtel le plus chic des hautes-spires d'un monde-ruche remplies de jets-seteurs y vivant une fête permanente.

Pas vêtu des tenues mondaines les plus élégantes et sophistiquées, ni engoncé dans une armure énergétique customisée dernier cri.

Pas dans un vaste harem désservi par des serviteurs achetés à prix adamantin, bâtit par les architectes les plus talentueux dans les matériaux les plus beaux, entourrées des gonzesses les plus chaudes et fidèles, dévouées à ses projets eugénistes visant à lui créer une armée de pitits psykers renégats fais maisons.

Pour la première fois de sa vie, Raitôt se montra cupide. Il lui en fallait plus. Mais pour accroître sa fortune, il devrait investir, prendre des risques. C'est alors qu'Enya Raitô tourna son regard vers Solvaga. Tout juste trentenaire, il était dans la force de l'âge, la plénitude de sa jeunesse, il pouvait encore mordre la vie à pleine dents. Il aurait encore bien quatre ou cinq siècles de fun, de paresse et de décadence après avoir récolté quelques bons souvenirs d'aventures ici. Et qu'était-ce, ce ici ? Un monde en ruines, foisonnant encore de trésors et d'oppotunités. Son esprit supérieur de psyker pouvait le décerner, parmi la trame des possibles, une once de Grandeur dévouée à sa petite personne mesquine. Cette réserve à crédits était à lui, il suffisait de tendre la main pour l'à prendre.

Et à peu de frais (au vu de ses moyens dantesque...), il escomptait se faire passer pour un de ses aventuriers en quête de fortune et d'action, doubler plein de monde, conserver à son service dévoué ceux de ses collègues les plus compétents (et manipulables) à son service. Et puisque l'Empereur avait eut la générosité de lui pardonner une vie de méchanceté innée, il pouvait tant qu'à faire, lui rendre un peu la pareille, en aidant vite fait à nettoyer cette terre désolée des trésors, des xenos et des mutants fous, qui s'y trouvaient. Si ça ne lui réussissait pas, Raitô savait pouvoir se mêler pendant un temps au petit peuple élitiste de la station spatiale en orbite, avant de décamper au moindre signe d'enquêteurs à ses trousses.




Pensée du Jour : honni soit le psyker !

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L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


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MessageSujet: Texte 5: Sans Nom 2   Sam 1 Juin 2013 - 6:57



Ils avançaient, courbés, trempés jusqu'à la moelle. Leurs bottes s'enfonçaient dans la boue avec un bruit de succion à chaque pas, quand ils ne se prenaient pas dans des racines traîtresses. Autour d'eux l'eau ruisselait le long des branches, des lianes et des larges feuilles des arbres dont elle tombait en cascade. Les fougères humides frottaient contre leurs jambe, imbibant un peu plus leurs pantalon en toile. Parfois un lézard, un crapaud ou quelque autre petite créature que l'eau ne gênait pas suivait des yeux leur progression, muette.
Ils étaient cinq silhouette, indistinctes et asexués sous leur longs manteaux de camouflage. De l'une d'elle dépassait un fusil à canon long, tandis qu'une autre semblait pencher sur quelque appareil invisible. Soudain, sans qu'aucun ne le voie venir, une nouvelle silhouette se laissa tombé sur une racine proéminente à deux pas du groupe. Celui de queue leva son fusil avant de reconnaître le nouveau venu. Celui-ci était svelte, et malgré sa position accroupie l'on pouvait deviner sa très grande taille. Il était couvert de protection qui avaient connus des jours meilleurs et son visage, dont on devinait mal la nature dans l'obscurité du sous-bois, était étrangement allongé. La silhouette de tête s'approcha du xenos.

-Alors, tu les a trouvés ?
-Oui. Sa voix était sifflante, les syllabes semblaient écorchées contre un roc. Mais il y a un problème.
-Lequel ?
-Des orks.
-Merde ! Combien ?
-Une douzaine, au moins. Ils se sont installés à l'entrée, peut-être plus loin.
-On ne va pas rebrousser chemin maintenant !
-C'est pour ça que j'ai mis du temps. Y a une bouche d'aération, un demi-kilomètre à l'est, on pourra y passer sans problème.
-Je l'ai pas sur ma carte.
-C'est ça ou les peaux-vertes. Choisis Kryn.
-Montre-nous le conduit.

Et le petit groupe se remit en marche, désormais précédé de quelques mètres par le kroot, puisque l'on pouvait désormais distinguer son bec de charognard et les tiges chitineuses qui terminaient son crâne. A l'inverse de ses compagnons, il se déplaçait sans peine dans l'épaisse jungle, son environnement naturel. Aux aguets, il était aussi silencieux qu'il le lui était possible et humait l'air à la recherche de son chemin ou de toute autre information. Les murmures du groupe à son sujet ne lui parvenaient pas, ou tout au moins ne semblèrent pas l'affecter.
Ils couvrirent le reste de leur chemin dans le même silence qu'avant, puis arrivèrent finalement devant un cylindre de métal qui dépassait d'un demi-mètre de la couche de mousse qui recouvrait le sol. Il était creux en son centre, mais une épaisse grille usée par la pluie et l'oxydation barrait le conduit.

-Difficile de croire que cet endroit était un complexe industriel autrefois... fit remarquer l'une des silhouettes, dont la voix indiquait qu'elle était une femme.
-Pas de temps à perdre, débarrassez-vous de vos manteaux et ouvrez moi cette grille.

Les cinq se défirent de leur uniforme, révélant trois hommes et deux femmes, tous au corps musclés et au passé de combattants évident. Quelques tatouages représentaient l'aigle bicéphale et un numéro de régiment, qui indiquait sans erreur possible d'anciens soldats de la Garde. Ce qui expliquait les regards méfiants qu'ils lançaient au xenos. L'un des hommes, charpenté somme une armoire à glace et transportant divers outils, alluma un découpeur laser et s'attaqua à la grille. Dus à son état, il ne fallut pas plus de quelques secondes pour en venir à bout. Elle s'écrasa en bas du conduit dans un concert métallique. Puis, un à un, ils descendirent dans l'obscurité.

Il avaient atterris dans ce qui semblait un couloir principal. C'était un tunnel rond, suffisamment haut pour que le kroot puisse s'y tenir debout et suffisamment large pour progresser à deux de front. Tout un côté du mur était recouvert de tuyau de divers tailles. D'anciennes lumières courraient au plafond mais n'émettaient plus dans le meilleur des cas que quelques grésillements. Les soldats allumèrent les lampes sous leurs armes et le petit groupe se mit à progresser.
Ils marchèrent longuement, jusqu'à finalement arrivé dans une nouvelle section des ruines. Là, Kryn s'immobilisa et regarda avec attention son petit appareil, avant d'indiquer une direction au groupe. Le complexe était silencieux et une épaisse couche de poussière atténuait le son de leur pas sur les grilles métalliques, mais cela ne les empêchait pas de rester constamment aux aguets. Suivant les indications de l'appareil, ils empruntèrent une série de conduits, certains bien plus étroits qui ne permettaient le passage qu'en file indienne, avant de finalement arriver dans une salle carré dont les murs semblaient plus épais qu'ailleurs. Elle était essentiellement occupé par des grands casiers fait d'un métal noir. D'épais câbles d'alimentation y étaient reliées avant de partir dans toutes les directions.

-C'est ce qu'on cherche ?
-Oui. Dom ?

Le colosse qui avait ouvert la grille s'approcha de l'un des casiers et sortit son matériel tandis que les autres sécurisaient les différentes entrées. Il lui fallut plusieurs minutes parvenir à ouvrir le casier. Le kroot risqua un coup d'oeil sur ce qu'ils étaient venus chercher. Dans le casier, au milieu d'un enchevêtrement de fils aux couleurs variées, une cellule d'énergie était insérée et luisait encore d'un bleu pâle.

-Elle marche encore Dom ?
-Oui. Je la retire.

Déposant au sol un cylindre de plomb qu'il ouvrit, le colosse sortit deux pinces d'une sacoche et, prudemment, saisit la cellule avant de la déposer dans le cylindre et de refermer celui-ci, enclenchant les sécurités.

-Je l'ai, on y va.

Ils ne s'attardèrent pas plus longtemps et repartirent par là d'où ils étaient venus. Jusqu'à ce que le kroot, qui avait pris la tête, s'arrête brutalement à un angle. Ses compagnon s'arrêtèrent et se reprirent rapidement.

-Qu'est-ce qui se passe Lorskar ? Demanda le meneur du groupe.

Faisant signe de se taire, le xenos pointa du doigt le croisement. Kryn doubla précautionneusement ses camarades avant de glisser un œil derrière l'angle. Il aperçut trois orks. Ils ne les avaient pas entendus approcher, et à leur tenues de ''camouflage'', l'on pouvait deviner des chasseurs. L'un d'eux était penché au sol et observait quelque chose avec attention. Kryn se retourna pour expliquer silencieusement la situation au reste du groupe, et Lorskar signa pour désigner leurs traces de pas, clairement visibles dans la poussière, et signifier qu'il fallait agir vite. Il indiqua un tunnel en face d'eux et, après un bref regard à sa carte, Kryn approuva. Chacun d'eux serra son arme et Kryn serra le poing.

Lorsqu'il l'ouvrit, lui, Dom et une des femmes bondirent à travers le croisement tandis que Lorskar et les deux autres soldats se débusquèrent soudainement et firent feu sur les orks. Malgré leur robuste constitution, l'un d'entre eux ne survécut pas au déluge de tir provoqué par deux fusils lasers et un fusil kroot. Les autres, beuglant leur cri de guerre habituel, chargèrent le petit groupe. L'homme eut la tête fendus en deux par un kikoup avant d'avoir pus comprendre ce qui lui arrivait et la femme évita le coup qui lui était destiné avant de prendre la fuite dans le tunnel qu'avait emprunté les autres.
Lorskar profita de la baisse d'attention d'un des orks pour le frapper à la tête, la lame de son fusil kroot laissant un profond sillon, avant de se reculer d'un bond pour éviter l'attaque de l'autre ennemi. Tenant fermement son fusil il parvint à dévier une nouvelle attaque tout en portant un coup de lame à son adversaire. Un robuste coup de pied envoya celui-ci contre son collègue et le kroot en profita pour prendre la fuite à travers le tuyaux.

Il rattrapa le reste du groupe alors qu'ils s'engageaient dans le tunnel qui les avait mené dans la base. Derrière eux, les cris des orks les talonnaient, même si l'ouïe affûté de Lorskar n'en saisissait plus qu'un. L'explication survint lorsque le deuxième surgit d'une coursive et démembra proprement l'une des femmes d'un seul coup. Le corps désarticulé de celui-ci tomba au sol tandis que Kryn chargeait l'ork et parvint à lui enfoncer jusqu'à la garde un couteau de combat dans l'aine avant d'être envoyer au sol d'un coup de poing, son fusil glissant au sol hors de sa portée. Il fit signe aux deux autre de continuer à fuir et, alors que l'ork levait de nouveau son imposante hache, se préparait à mourir en adressant rapidement une prière à l'Empereur.
C'était sans compter Lorskar qui bondit sur le dos du peau-verte à ce moment là, enserrant le cou de taureau de son adversaire à l'aide de son fusil. L'ork recula et essaya de se débarrasser de cet encombrant parasite. Il se frappa le dos contre la paroi du tunnel mais le kroot tint bon. Finalement, alors que l'ork allait de nouveau le frapper, il se laissa glisser de ses épaules et s’aplatit derrière les jambes musculeuses de son adversaire. Lequel, emporté par son élan, trébucha et s'écrasa contre le mur, brisant plusieurs tuyaux au passage. Avant de lui laisser le temps de réagir, Lorskar récupéra son fusil au sol et, le saisissant à deux mains tel une batte, frappa de toutes ses forces sur le visage de l'ork. La lame s'enfonça profondément, fracassant l'os et broyant les chairs.

Il laissa retomber sa tension, ses bras s'affaissant mollement. Mais un cri guttural lui rappela un autre adversaire et il se retourna vers Kryn qui s'était relevé. Tous deux reprirent leur course effrénée vers la sortie tandis que leur poursuivant se faisait toujours entendre. Finalement, ils arrivèrent à la bouche d’aération tandis que Dom était le premier à remonter. L'autre femme fit signe à Lorskar de venir l'aider et le kroot n'eut aucun mal à soulever son faible gabarit assez haut pour que le colosse la hisse. Lorskar fit alors signe à Kryd.

-Non, monte d'abord, j'assure tes arrières, se défendit celui-ci.
-Fais pas le con, t'arriveras pas à grimper tout seul, t'es à moitié sonné.
-C'est à moi de...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase puisque le kroot l'empoigna par la taille et le projeta d'un seul coup vers le haut, où les bras de Dom le rattrapèrent sans problème. Lorskar s'apprêtait à entamer l'escalade lorsque des pas retentissants dans son dos l'avertirent de l'arrivée de l'ennemi. Il se jeta au sol juste au bon moment pour éviter un kikoup rageur qui alla fracasser un tuyau. L'ork beugla et se jeta sur le kroot. Celui-ci eut juste le temps de lever son arme et de tirer une balle, laquelle alla fracasser tout un côté de la mâchoire de l'ork, avant qu'il ne lui tombe dessus. Les deux adversaires roulèrent au sol, chacun se démenant pour se défaire de l'autre. L'ork était supérieur physiquement mais Lorskar avait vus pire et se défendait bien, surtout que la blessure de son adversaire l'handicapait sévèrement.
Finalement il parvint à décocher un coup de poing qui fit tituber son adversaire. Il avisa son fusil au sol et se jeta dessus pour le récupérer. Il n'eut que le temps de retourner pour voir l'ork lui foncer dessus à nouveau. Le kikoup filait vers sa tête. Il frappa au hasard de son fusil et bloqua le manche de la hache d'une main. Il sentit tout ses os claquer dans le choc mais réussit à tenir l'arme meurtrière éloignée de sa tête. Le hsard avait voulus que la lame de son fusil aille se coincer dans la mâchoire de son ennemi, déchirant la gorge. Pas assez, toutefois, pour l'empêcher de combattre et Lorskar sentait son bras céder un peu plus. Il était allongé au sol, un bras occupé à tenir son arme, coincée dans son ennemi, un autre bloqué par l'arme de celui-ci. Mais l'ork n'avait pas immobilisé ses jambes. Saisissant cette occasion, il se replia sur lui-même, vint poser un pied sur le manche de son arme et s'étendit brusquement.
Il entendit le bruit des chairs qui lâchent et des os qui se rompent et sentit la pression sur son bras se retirer. Il se releva aussi vite que lui permettait son corps meurtris par cette gymnastique, pour se retrouver face à un adversaire auquel il manquait toute la mâchoire inférieure. L'ork semblait plus mal en point que jamais, son sang coulait en abondance au sol, mais il parvenait encore à tenir debout.

-Eh, Lorskar, ça va ?
-Oui. Au mieux, se contenta de répondre le kroot.

D'un revers de son arme, il frappa l'ork au crâne et l'envoya au sol, dont il ne se releva pas. Pensant alors en avoir finis, Lorskar fit quelques pas pour ramasser la mâchoire esseulée au sol, puis revint sous la bouche d'aération. S'aidant de quelque prises, il parvint à se hisser jusqu'à celle-ci ,ou Kryd et Dom le hissèrent à l'extérieur. Une fois tous en sécurité, ils prirent quelques minutes pour récupérer leur souffle, avant que Kryd ne rompe le silence.

-Tu l'as toujours Dom ?
-Oui, je l'ai.
-Bien. Nous sommes riches. Allez, on se casse ! Oh et, Lorskar ?
-Ouais ?
-Merci de m'avoir sauvé la vie, je t'en dois une.
-De rien.

Les humains récupérèrent leur manteau de camouflage et le petit groupe repartis à travers la jungle, en silence et assez rapidement pour semer tout peau-verte qui les chercherait.

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L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


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MessageSujet: Texte 7: Journal de Verulus Vex   Sam 1 Juin 2013 - 6:58

Journal de Verulus Vex, Entrée n°124 :

Cet imbécile de gouverneur planétaire a refusé de financer mon programme de super-soldats ! Mon idée est pourtant
géniale. Des soldats sélectionnés dès la petite enfance, génétiquement et technologiquement améliorés, endoctrinés
et entrainés pour servir de troupes d'élite. Soit-disant qu'ils auraient d'autres priorités que de financer un
programme de ce type. Crétins !

Je suppose que celà signifie la fin de notre programme de recherche, je vais annoncer la nouvelle à mes
équipes, nous fermons le laboratoire...



____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°125 :

Tout n'est peut-être pas terminé ! Je viens d'être contacté par un membre d'une maison noble proche du gouverneur
planétaire. Il m'a dit représenter une organisation intéressée dans mes travaux et prête à me financer à
condition que nos résultats leurs reviennent. J'ai immédiatement accepté.



____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°131 :


Nos équipes ont pris possession du nouveau laboratoire fournit par notre mystérieux employeur. Une véritable
merveille, dissimulée dans la sous-ruche. Notre employeur a également veillé à nous fournir des équipes de
sécurité. Par contre, j'ai l'impression que ces gardes sont autant là pour nous surveiller que pour nous protéger...



____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°297 :

Notre division armement a mis au point une arme à énergie d'un nouveau genre. Ca ressemble à une version
améliorée des découpeurs lasers utilisés dans les usines de la ruche. L'équipe a baptisé cette arme, le
canon solaire. Rien que ça !




____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°380 :

L'intégration des mutations génétiques basiques tels que l'augmentation d'aptittudes déjà existantes
est désormais un processus bien maitrisé, mais nous avons toujours du mal à intégrer de nouveaux
membres ou capacités à nos sujets. Notre mystérieux employeur semble s'impatienter.





____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°402 :

Un représentant de notre employeur est arrivé aujourd'hui avec un camion. Il nous a informé que nous
devions accélérer le rythme. J'ai répondu qu'on ne pouvait pas aller plus vite que le progrès. Il a haussé les
épaules et c'est là que j'ai compris. Ils ont fait descendre des gamins du camion. Une vingtaine. Ils
voulaient que nous fassions des tests sur sujets vivants !





____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°426 :

Aujourd'hui, nous avons effectué la première greffe d'organe supplémentaire sur un des enfants. Des ailes.
Jusqu'à présent nous avions limité les modifications pour leur sécurité, mais il ne sert à rien de reporter
l'inévitable. Les dés sont jetés.




____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°429 :

L'enfant est mort. La greffe a provoqué une violente réaction de rejet, puis un cancer suivie d'une métastase.
Nous avons abrégé ses souffrances. Pour faire bonne mesure, j'ai divisé les enfants survivants en deux groupes.
Le premier groupe servira de cobayes tandis que les autres recevront des amélioraions génétiques que nous
maitrisons et serons envoyé à notre employeur.




____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°471 :

Les cobayes sont tous morts. Nous avons perfectionné le procédé mais il nous faut d'avantage de sujets de tests.
Les enfants destinés à suivre le programme basique semblent bien assimiler les améliorations. Nous avons commencé
le programme d'endoctrinement et préparons les implants cybernétiques destinés à chacun d'entre eux.





____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°827 :

Combien de cobayes sont morts depuis le début des tests sur sujets vivants ? Des centaines ? Des milliers ? Peu
importe. De toute façon, ils auraient eu une vie misérable dans les bas-fonds de la ruche. Nous les avons sauvé.
Ils ont donné leur vie pour un objectif supérieur. Les générations futures leur serons reconnaissantes. Elle nous
serons reconnaissantes...





____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°1.024 :

Les dix futurs super-soldats ont bien grandit depuis le temps. Le programme New Man porte ses fruits et les NM-1 à 10
ont tous parfaitement intégré les amliorations cybernétiques et génétiques que nous leur avons fournit. Notre division
armement travail toujours sur le canon solaire Mark-VI, mais notre employeur nous a assuré de son soutien total. Il nous
récemment fait parvenir du matériel spécialisé. Lorsque j'ai demandé d'où venait ce matériel, on m'a simplement répondu Sabriel.
Jamais entendu parler de cet endroit. Quoi qu'il en soit, ce nouveau matériel nous sera d'une grande aide dans nos recherches !




____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°1.084 :


Pour la première fois depuis le début du programme, nous avons réussi à greffer des ailes à un cobaye sans entrainer de
rejet immédiat. Il nous faut désormais stabiliser le procédé, mais nous sommes sur la bonne voie !




____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°1.126 :


A cause de l'instabilité des greffes, les sujets sont impropres à recevoir des améliorations cybernétiques poussées. Notre
employeur a proposé de se servir des rebus du programme de recherche comme d'entrainement pour les NM. J'ai donné mon aval.
Ainsi, même les rebus de nos expériences trouverons une utilité.




____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°1.173 :

Le sujet NM-6 excelle à l'élimination de rebus. Il bouge avec une telle grâce, une telle aisance. Il y a une telle férocité
dans son regard lorsqu'il est confronté à un adversaire...

Nos équipes ont fait un progrès notable, une fillette, le sujet Ri-Zu U20 a reçu avec succès les greffes d'ailes sans
dévelloper d'instabilité génétique ou de cancer dans le processus. Nous allons pouvoir passer à l'étape suivante consistant
à lui implanter des améliorations cybernétiques.



____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°1.218 :

Il y a eu un... incident, aujourd'hui. Lorsque nous avons confronté les NM aux rebus des nos experiences, ils ont tous refusé
de les éliminer et se sont retourné contre les gardes. Ca aurais pu très mal tourner sans l'intervention du NM-6. Il a éliminé
tous les autres NM en plus des rebus à lui tout seul. Nous avons réussi, au-delà de toutes nos espérances. Notre employeur
semble très satisfait et a demandé à ce qu'on lui envoit le NM-6 au plus vite.

Pour être tout à fait honnête, je commence à avoir peur de ce que nous avons créé. Et si nous nous étions fourvoyés? Non, c'est
impossible. Notre programme porte enfin ses fruits, il faut aller de l'avant !




____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°1.243 :

J'ai bien analysé les raisons de la déviance psychologique du sujet NM-6. J'ai théorisé que la cause était la déshumanisation
qu'il avait subie. J'ai donc décidé d'entretenir des liens avec nos futurs sujets afin qu'ils sachent ce qu'ils devaient défendre.
Ils ne seront évidemment pas plus humain qu'une arme, il s'agit d'un programme de super-soldats après tout, mais j'espère au
moins éviter donner naissance à d'autres super-armes psychologiquement instables.




____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°1.244 :

J'ai rencontré le sujet Ri-Zu après qu'elle se soit réveillée de la séance de remodelage mentale d'hier. Je me suis contenté de
me présenter et de lui expliquer qu'elle représentait l'avenir. Je doute qu'elle ai compris ce que je voulait dire. Avec le temps,
tout sera plus clair.




____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°1.357 :

La petite Rizu grandit bien. Elle a parfaitement intégré ses dernières modifications génétiques.

Nos chercheurs ont dévellopé un mini-réacteur extrêmement puissant. Ils prétendent qu'ils pourraient le greffer à nos sujets pour
améliorer la puissance de leurs bioniques. Le prototype semble cependant instable. Quelle surprise...

Il semble qu'il faille en revenir aux tests sur sujets vivants. J'ai demandé à notre employeur de nous fournir des cobayes au
plus vite.




____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°2.371 :

Nos équipes ont greffé un réacteur à Rizu. La petite a beaucoup souffert au début, mais il semble que son corps commence à accepter
la greffe, et l'énergie qui va avec. En conséquence, son apétit a plus que triplé. Déjà qu'elle avalait des quantités colossales de
nourriture depuis la greffe de ses ailes...

Je vais ouvrir une entrée pour les dépenses alimentaires dans le budget du centre.



____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°2.720 :

Aujourd'hui, nous avons fêté les 16 ans de l'arrivée de Rizu au centre. Pour l'occasion, elle nous a fait une petite démonstration de
vol avec ses ailes que nous avons tant lutté pour lui greffer. Elle a voletée dans le réfectoire. Ont aurait dis un ange.
Un ange aux ailes d'un noir de jais. C'était beau, ça m'a rappelé pourquoi j'avais fondé ce programme il y a tant d'années.

Et pourtant, même si elle m'appelle père, je ne peut m'empêcher de la voire comme une arme. Combattre est tout ce qu'elle sait faire.
Combattre est tout ce qu'elle connait. Elle sera la première de son type. Bientôt, nous commencerons à former une armée de combattants
améliorés. Ils suivrons le chemin tracé par NM-6, par Rizu, et l'Humanité s'élevera au-dessus de sa condition.

Nous avons de moins en moins de nouvelles de notre employeur, mais il continu de nous envoyer des cobayes. Ca doit vouloir
dire que nous avons toujours son soutien.



____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°2.943 :

Notre employeur est passé au centre. Il n'a pas l'air d'avoir veilli depuis que nous nous sommes rencontrés il y a bientôt 40 ans... Il
a rencontré Rizu, ils ont discuté. Il a semblé satisfait de découvrir le même esprit combattif chez Rizu que chez NM-6, même si pour une
raison que j'ignore, il m'a conseillé de supprimer les zones cérébrales émotionelles de Rizu. Il semble croire qu'elle est trop... humaine.

Honnêtement, quand je discute avec elle, je n'ai clairement pas l'impression de parler à un humain.




____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°2.946 :

Rizu a demandé à ce qu'on lui greffe le canon solaris comme le souhaitait la division armement. Je n'y voit pas d'objection, elle fait
montre d'un zèle extraordinaire. Elle fera une excellente super-soldate.




____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°3.142 :

Rizu a commencé à s'entrainer au combat contre des membres de la sécurité. Ses scores d'aptittude sont exceptionnels, mais rien de
surprenant à celà. Nous allons cependant devoir l'empêcher de... consommer, ses adversaires. Peut-être lui fournir des pillules énergétiques,
ou des injections de stimulants pour lui permettre de continuer le combat sans avoir recours au cannibalisme ?



____________________________________________________________________________________________________________________
Journal de Verulus Vex, Entrée n°3.144 :

C'est la fin ! NM-6 s'est présenté aux portes du centre accompagné par un peloton entier de mercenaires. La plupart des gardes se sont
retournés contre nous. Notre employeur semble vouloir récupére nos données de recherche et effacer toute trace qui pourrais mener jusqu'à lui.
Je doit tout faire pour sauver notre travail. Je doit sauver le sujet Ri-ZU U20 !



Fermeture du journal.



**************




Le professeur khöle leva les yeux du journal de son défunt ami vers la jeune femme ailée qui lui faisait face. Il prit un peu de temps pour
recoller les morceaux avant de finalement lui demander :

"- Comment m'as-tu retrouvé ?

- Père m'a trouvée. Il m'a rapidement expliqué la situation et m'a conseillé de vous contacter. Il m'a dit que je vous trouverais sur Solvaga,
dans la cité d'Arhétius. Le plus difficile fut de quitter Scyntilla. La monnaie de Gunmetal City n'a aucune valeur ailleurs..."



Le vieil homme fronça les sourcils en entendant ces mots. Pourquoi le sujet Ri-ZU s'inquiétait-il de ce genre de chose ? Et pourquoi Vex
l'avait-il envoyé ici, dans un autre secteur, à des années-lumières de Scyntilla ?


"- Si Vex t'as envoyée ici, ça devait être pour une bonne raison. As-t-il dit autre chose que de me trouver et comment le faire ?

- En effet professeur. Je sais que vous êtes le premier directeur de la section armement et que vous êtes en possession du seul canon solaris
parfaitement fonctionnel et adapté aux sujets de mon type. Je suis venu vous le réclamer.

- Qu'est-ce qui tz fait penser que je te le céderais, sujet Ri-ZU ?

- Père semblait croire que vous le feriez, lui répondit la jeune femme sans sciller.

- Et toi. Es-tu seulement ici pour obéir aux ordres de ton créateur, ou y a-t-il une autre raison ?"



A la surprise du professeur, la jeune femme baissa piteusement la tête avant de répondre d'une toute petite voix :



"- J'ai été conçue pour être une arme. Une arme d'un genre nouveau. Mais... à l'heure actuelle, je suis non fonctionelle. Incomplète. Si j'ai
fait tout ce chemin, c'est pour vous demander de finir le travail que père n'a pas eu le temps de finir. Que vous, n'avez pas eu le temps de finir.
Je sent qu'il manque quelque chose en moi. Quelque chose d'important. comme un vide. Je ne sais pas si celà m'aidera, mais si vous me donnez cette
arme, je pourrais peut-être commencer à comprendre. A trouver des réponses..."


Khöle resta estomaqué par cette réponse. Il s'attendait à beaucoup de choses, mais surement pas à cette réponse. Ainsi le programme avait échoué
finalement. Ou peut-être pas. Le sujet avait divergé de ce que Vex avait prévu, mais il fallait encore tester le sujet... Le professeur repris
contenance alors que lui venait une idée. Il restait encore un scientifique du projet en vie, et le sujet Ri-ZU était à sa portée. Il comprennait
à présent pourquoi Vex l'avait envoyée ici.



"- C'est entendu sujet Ri-ZU. Je vais te donner le solaris. Mais à une condition, poursuivi-t-il avant de laisser un court silence pour accentuer
l'importance de cette condition. Tu devras revenir me voir régulièrement pour un débriefing et un rapport d'activité. J'exigerais de tout savoir,
de tes performances au combat à ton évolution psychologique

- Mes performances au combat ?

- Solvaga est un monde infesté d'orks et de mutants. Tu vas proposer tes services en tant que mercenaire, et nul doute que tu trouveras un emploi.
Tu viendras ensuite me rendre compte après tes missions ici, à Arhétius.

- Vous me demandez de faire ce pour quoi j'ai été conçue pour obtenir ce qui me manque pour être complète ? Celà me parait... raisonnable."


Le vieil homme masqua son exultation, gardant un air sérieux et professionel.



"- Une dernière chose. Tu ne peux pas te promener et te faire appeler Sujet Ri-Zu U20. Il te faut un véritable nom. Qui passe plus... inaperçu.

- Que suggérez-vous ?

- Tu t'appeleras désormais... Lyssa. Lyssa-Ira. Lyssa était la facette de la colère de la Divinité de Solvaga au début de la colonisation. Ira
est sa version plus récente.

- Vous baptisez une arme à partir d'une divinité de la colère et de la destruction ? Choix intéressant, professeur."

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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Règles du Concours   Sam 1 Juin 2013 - 7:02

Nous disposons donc de 7 textes numérotés en titre de messages.
Les votes sont ouverts pour deux semaines afin de laisser un peu de marge aux lecteurs lents (oui oui, c'est toi que je regarde, caché au troisième rang!)

Chaque votant dispose de deux voix à répartir entre ses textes favoris ou à concentrer sur son coup de cœur. Les votes doivent être accompagnés d'un minimum de commentaires sur les textes afin d'aider chacun des participants à progresser dans leur écriture.
Tout participant est tenu de voter sous peine de souffrir d'un malus de -1 à son nombre de votes lors du décompte final.

Amusez vous bien en lisant ces textes et en vivant ainsi vos premières aventures sur Solvaga!

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Jarlaxle
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Mer 5 Juin 2013 - 15:14

Texte 1 :
Le personnage est un grosbill doublé d'une hérésie fluffique, quant au texte lui-même il est trop léger, survolant des évènements sans s'y intéresser et peine à intéresser le lecteur.
Néanmoins, et parce que ça me fait beaucoup penser à mes premiers écrits sur Dift, je lui donne une mention honorable :oui:

Texte 2 :
Le texte est plutôt plaisant, il présente bien le perso. Il fait peut-être un peu trop résumé de beaucoup de choses mais fait passer le truc à travers le discours employé. Mais la superficialité de l'histoire fait qu'on a de mal à comprendre pourquoi, par exemple, le mentor de Reiv essaie de jouer sur les sentiments.
J'aime bien tout de même.

Texte 3 :
A peu près identique dans ses points forts et ses points faibles, si ce n'est qu'il est plus long et d'un point de vue interne qui permet de justifier plus de choses et de donner de l'importance à ce qui doit en avoir. Mais là encore j'aurais apprécié que le texte sache se focaliser sur quelques points importants avec plus de détails, quitte à ellipser tout le reste.

Texte 5 :
Je pense à beaucoup de choses quand on me parle de Warhammer 40K, mais les arnaques financières n'en font certainement pas partie. C'est pas intéressant, le texte est bien trop long, les rebondissements sont tirés par les cheveux et on est jamais investis dans le personnage. D'un point de vue rédaction, plusieurs expressions m'ont fait tiquer, qu'elles soient inappropriées ou complètement hors de propos.

Texte 7 :
Un peu les même problèmes que les textes 2 et 3, avec une période bien trop longue et pas de réel scènes intéressantes. A peine des ébauches de personnage, un scénario bien trop nébuleux pour qu'on s'y intéresse, on suit ça sans grand intérêt je trouve.


Je vote donc pour les textes 2 et 3

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Tenkaranpu
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Mer 5 Juin 2013 - 19:55

Texte 1 : Kyrianel

Citation :
Il ne lui fallut pas longtemps pour identifier l’hôtesse, une magnifique jeune femme de 25-26 ans, dans une robe argentée valant surement une fortune. Son corps gracieux dansait et se déplaçait avec aisance.
C'est vraiment le tout début du 3è millénaire pré-Shadowrun, alors... du point de vue de la classe aisée de l'Imperium, à 40 ans t'es encore un gamin.


Citation :
-Oh je voyage, et j’aime bien explorer, chasseur de trésor on pourrait même dire…
Merde alors, c'est même pas un mensonge ! :fou:


Citation :
Il sortit finalement de la pièce et entra dans l’ascenseur, il avait une nouvelle vit, il ne travaillait plus pour son voïvode incompétent, il était libre.
Un petit personnage malin et libertaire. La narration m'a semblée un peu naïve, la séduction était facile aussi, l'expliquer par l'exostisme me semble un peu gros quand même... J'avoue ne pas aimer le personnage non-plus, mais c'est car j'ai lut trop d'histoires sur le Bushidô. C'était assez cruel aussi, je veux dire le suspens que tu garde dans ta fic. Les objectifs du Voïvode, tout ça. Il m'a semblé facile aussi pour lui d'éliminter autant de gangs. Je veux dire, même pour les personnages de Sanctuary, ça n'a pas été aussi facile de dominer le monde de la pègre !



Texte 2

L'agent 647 est-il une allusion / hommage à Monsieur 47 ? En tous cas, il ressemble plus à celui du film d'action qu'au tueur fantôme de la série.


Citation :
Je les avais pourtant prévenus que 647 n'était pas un type à prendre à la légère, mais ils ne m'ont pas écouté, ils ont voulus envoyer une simple équipe standard... Quelle bande d'abrutis... Il les a massacré comme des agneaux... Les types du nettoyage sont fait pour éliminer des témoins sans défenses, pas pour se frotter à un agent de haut niveau.
Mouais, le haut-niveau avec le peu de points d'expérience que vous avez dans ce RP... :sarcastic:



Texte 3


Citation :
Mais les mutants n'étaient là que pour satisfaire leur désir de mort et de destruction. Les villageois se défendirent avec vaillance, déterminés à défendre leurs familles. Leur résistance fut brève et vaine. On ne peut pas grand-chose avec une pioche et une fourche contre des épées et des armes à feux.
Il aurait fallut préciser d'entrer de jeu que son enfance se passe sur Solvaga, je pense. Par ce qu'ailleurs, un bataillon de mutos ça a l'air de sortir de nul part. Et justement, au début on a l'air "ailleurs", genre la petite maison dans la prairie. ;)


Et d'ailleurs, pourquoi est-ce que c'est toujours la petite fille qui survie, cachée dans un endroit trotro évident et d'où elle peut tout voir pour bien l'a trauma ? :sarcastic:


Citation :
Des minutes ? Des heures ? J'ai dû m'endormir, terrassée par la fatigue et la souffrance.
Ouais, c'est sûr, des minutes et des heures sans rien glander, c'est tellement crevant. :rouge: :fou:


Citation :
Je n'aurais rien pu faire contre un mutant, même le plus minable.
Le mutant le plus minable, hormis les morts-nés, risque bien d'être un paralytique plus ou moins incapable de se battre. Mais bon, avec un fauteuil roulant et un flingue doit y avoir moyen.



Texte 4

Citation :
-Je te conseille d'écouter avec attention ce que je vais te dire. Ta maison va sauter d'un instant à l'autre. Néanmoins, si tu désires en réchapper, sache que les liens qui t'unissent à ce fauteuil sauront être brisé si tu y mets assez de volonté. Demandes à ton Dieu de t'aider, tu est susceptible d'en avoir grandement besoin.
Ispice di salope ! Elle va tuée Kenny ! ><

Un coup j'avais demandé s'il fallait des connaissances en médecine pour avoir la compétence médecine dans ce jeu. On m'a dis que non. Mais en fait, on dirait bien que si ! :o))



Texte 5

Citation :
Finalement il parvint à décocher un coup de poing qui fit tituber son adversaire. Il avisa son fusil au sol et se jeta dessus pour le récupérer. Il n'eut que le temps de retourner pour voir l'ork lui foncer dessus à nouveau. Le kikoup filait vers sa tête. Il frappa au hasard de son fusil et bloqua le manche de la hache d'une main. Il sentit tout ses os claquer dans le choc mais réussit à tenir l'arme meurtrière éloignée de sa tête. Le hsard avait voulus que la lame de son fusil aille se coincer dans la mâchoire de son ennemi, déchirant la gorge. Pas assez, toutefois, pour l'empêcher de combattre et Lorskar sentait son bras céder un peu plus. Il était allongé au sol, un bras occupé à tenir son arme, coincée dans son ennemi, un autre bloqué par l'arme de celui-ci. Mais l'ork n'avait pas immobilisé ses jambes. Saisissant cette occasion, il se replia sur lui-même, vint poser un pied sur le manche de son arme et s'étendit brusquement.
La plus belle scène d'action sur les sept textes. A peu près la seule en fait. Mais ça ne l'empêche pas d'être superbe. Pas géniale, pas très spectaculaire, mais tout de même dans la moyenne du "cinématographique".



Texte 6

Format inhabituel (on va dire original), avec beaucoup de retours à la ligne et une présentation en journal. Mouais...

Le coup du projet gouvernemental abandonné pour des motifs politiques et récup' par une compagnie privée... cliché, mais efficace. Et réaliste aussi. Ca m'a fait pensé au film d'animation Metropolis, avec les projets du Duc Rouge... Cela dit, au lieu de faire chier avec leurs projets, ils auraient simplement dut se mettre d'accord avec un ou plusieurs chapitres Space Marine. "Eh, vous voulez des recrues de qualité ? Investissez dans nos recherches !"
Ca m'a aussi fait penser au manga Monster... "L'éducation est une expérience !" Totalement d'accord. :oui:

Citation :
Ils
voulaient que nous fassions des tests sur sujets vivants !
Ca être blague ? Lui pas s'y résoudre avant ? Il faudrait bien finir par s'y mettre pourtant, vu que c'est le but des recherches. :fou:

Citation :
Déjà qu'elle avalait des quantités colossales de
nourriture depuis la greffe de ses ailes...
Sérieux ? Une paire d'ailes ça devrait pas demander tant d'énergie pourtant. J'veux dire, les oiseaux bouffent relativement peu, en fait, et pas spécialement très énergétique.



Texte bonus

Ahlalala ! Ce texte est tellement Génial-O ! Mais si je votais pour lui mes deux votes, ou même un seul, la concurrence serait pas assez rude...



*********


Prenant tout ça en compte... Je vote pour les textes 4 et 5.

Le 5 car dans tous les autres textes sauf un, le personnage est fort et dangereux, mais que celui là est le seul où on le voit en action et où l'on comprend donc pourquoi.
Le 4 pour la vengeance de notre doctoresse, qui est quand même stylée faut bien l'avouer.

J'aurais voulu donner ma voix à Mona Lyssa, car dans le style c'est le meileur, à la fois concis et évocateur, mais... il fait croire que c'est mon dernier mot, Jean-Sybille. :P




PS :

Citation :
Je pense à beaucoup de choses quand on me parle de Warhammer 40K, mais les arnaques financières n'en font certainement pas partie.

"Dans la galaxie de 40k, il y a assez de place pour faire un peu tout ce qu'on veut."
- Scribe Patatovitch

_________________
 


Les Primarques devaient être des exemples frappant d'hommes guéris de la souillure de la corruption. L'énergie du Warp non corrompue coulerait en eux comme elle coulait par l'Empereur lui-même, les fortifiant et leur conférant des pouvoirs comme en possédaient les anciens chamans (...) Employant ses pouvoirs psychiques, l'Empereur les localisa petit à petit et retrouva chacune de ces créations originales qui furent réunis avec les chapitres Space Marines créés à partir de leurs empreintes génétiques. Ils ne semblaient pas avoir été touchés par le Chaos (...) [Mais] En fait, leur apparence physique était décevante, nombre de Primarque furent souillés par leur contact précoce avec le Chaos.

- Realms of Chaos : The Lost and the Damned, page 174 et suivantes, extrait.

Russ avec de l'ADN canin, les Primarques crées avec l'aide des dieux du Chaos... la saga de l'Hérésie d'Horus de la BL est écrite par des hérétiques... ♪

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Mer 5 Juin 2013 - 21:05

Oh je disais pas que c'était impossible, mais à mon goût c'est des trucs pas intéressant à faire. C'est tout à fait personnel comme avis.

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Jeu 6 Juin 2013 - 1:07

Wait... Patatovitch c'est le surnom d'un mec à mon club de Warhammer. Qui... Qui es-tu Tenka ? :noel:

Faudra que je donne mon avis, mais pas ce soir. :(

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And the raven, never flitting, still is sitting, still is sitting
On the pallid bust of Pallas just above my chamber door;
And his eyes have all the seeming of a demon's that is dreaming,
And the lamp-light o'er him streaming throws his shadow on the floor;
And my soul from out that shadow that lies floating on the floor
Shall be lifted - nevermore!

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Jeu 6 Juin 2013 - 12:07

Il est... ton père! *musique dramatique*

Non plus sérieusement, Patatotruc c'est aussi le pseudo du gars qui a rédigé Taran, et tu sais combien Tenka aime Taran...

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20:10 - [GiF] Melcor: je suis un papillons
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Tenkaranpu
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Jeu 6 Juin 2013 - 17:48

Je suis l'ami de l'ami d'un ami facebook d'Arax, ayant décidé que par ce qu'il a des notions de Iaido, le katana dans un jeu Battle-like devait compter comme arme à deux mains et bouclier à la fois. Je suis un complice du plus Gros Woleur qu'est jamais connu ce forum. Oui, je suis...

Spoiler:
 


Du moins c'est ce que j'aurais dis si Arghit n'avait pas répondu avant moi. :noel:

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Les Primarques devaient être des exemples frappant d'hommes guéris de la souillure de la corruption. L'énergie du Warp non corrompue coulerait en eux comme elle coulait par l'Empereur lui-même, les fortifiant et leur conférant des pouvoirs comme en possédaient les anciens chamans (...) Employant ses pouvoirs psychiques, l'Empereur les localisa petit à petit et retrouva chacune de ces créations originales qui furent réunis avec les chapitres Space Marines créés à partir de leurs empreintes génétiques. Ils ne semblaient pas avoir été touchés par le Chaos (...) [Mais] En fait, leur apparence physique était décevante, nombre de Primarque furent souillés par leur contact précoce avec le Chaos.

- Realms of Chaos : The Lost and the Damned, page 174 et suivantes, extrait.

Russ avec de l'ADN canin, les Primarques crées avec l'aide des dieux du Chaos... la saga de l'Hérésie d'Horus de la BL est écrite par des hérétiques... ♪

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Jeu 13 Juin 2013 - 15:42

Venez voter mécréants!
Ce n'est pas avec une telle participation sur les textes que l'on va se trouver court sur les votes quand même! :(

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"Ceux qui se vautrent dans le péché ne méritent pas la miséricorde du bûcher"

L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


Le chapitre 6 de ma fic La Campagne des Huit Eclipses est en ligne.
Le chapitre 3 de ma fic Inqusition Impériale a été mis à jour.
Le chapitre 8 de ma nouvelle fic Intérêts Croisés est en ligne.
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Tenkaranpu
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Ven 14 Juin 2013 - 8:15

C'est peut être parce qu'il y a beaucoup de textes qu'ils ont la flemme de le lire... :hum:

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Les Primarques devaient être des exemples frappant d'hommes guéris de la souillure de la corruption. L'énergie du Warp non corrompue coulerait en eux comme elle coulait par l'Empereur lui-même, les fortifiant et leur conférant des pouvoirs comme en possédaient les anciens chamans (...) Employant ses pouvoirs psychiques, l'Empereur les localisa petit à petit et retrouva chacune de ces créations originales qui furent réunis avec les chapitres Space Marines créés à partir de leurs empreintes génétiques. Ils ne semblaient pas avoir été touchés par le Chaos (...) [Mais] En fait, leur apparence physique était décevante, nombre de Primarque furent souillés par leur contact précoce avec le Chaos.

- Realms of Chaos : The Lost and the Damned, page 174 et suivantes, extrait.

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture hors série: Naissance d'un personnage   Dim 30 Juin 2013 - 8:07

Wow ! 16 jours et il y a toujours aucun nouveau commentaire... :doute: 

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Les Primarques devaient être des exemples frappant d'hommes guéris de la souillure de la corruption. L'énergie du Warp non corrompue coulerait en eux comme elle coulait par l'Empereur lui-même, les fortifiant et leur conférant des pouvoirs comme en possédaient les anciens chamans (...) Employant ses pouvoirs psychiques, l'Empereur les localisa petit à petit et retrouva chacune de ces créations originales qui furent réunis avec les chapitres Space Marines créés à partir de leurs empreintes génétiques. Ils ne semblaient pas avoir été touchés par le Chaos (...) [Mais] En fait, leur apparence physique était décevante, nombre de Primarque furent souillés par leur contact précoce avec le Chaos.

- Realms of Chaos : The Lost and the Damned, page 174 et suivantes, extrait.

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