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 La campagne des huit éclipses.

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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: La campagne des huit éclipses.   Mer 29 Juil 2009 - 12:45

Voila une fic que je suis entrain d'écrire. Elle retrace l'un des moments clé du fluff perso de ma planète Aldéran IV.
Ce que vous allez lire est la V1 de ce texte et sera amélioré une fois que tout sera bouclé d'ici là j'espère vous présenter un bon texte. Toute critique, conseil ou encouragement est bon a prendre.
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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mer 29 Juil 2009 - 12:48

Registre d’étude azr25 789M41
Sujet : La Campagne des huit éclipses
Lieu : Ultima Segmentum, Secteur Emelia, Sous-secteur Elonis
Auteur : Inquisiteur Arax
Niveau d’autorisation : epsilon B

Chapitre 1: Mort dans les étoiles


Le secteur Emelia, capitale : Aldéran IV borde l’empire tau et le règne hérétique autoproclamée de Lincia. L’oligarchie aldérane est en guerre depuis maintenant quatre siècles contre son voisin hérétique.

La célèbre campagne des huit éclipses fut menée par le seigneur maréchal Tiberius Alonus appuié par mes conseils. Les 501eme 502eme et 558eme armées aldéranéenes menaient une campagne de reconquête en bordure du secteur Elonis dans ce que les libres marchants nomment l’amas de l’œil cillant, un double système solaire abritant cinq planètes habitables et connu pour ses sept éclipses annuelles. Le seigneur maréchal avait envoyé en première ligne les deux tiers de la cinquième flotte aldérane menée par le cuirassé de classe emperor Omnis Hostis. A l’entrée du système elle rencontra une flotte chaotique forte de six croiseurs de classe dominator et d’escorteurs cobra.

Les passages suivant sont extraits des mémoires de quelques pilotes ayant participés à l’affrontement et romancés par mes soins.


***

L’Omnis Hostis sortit du warp tous boucliers déjà levés. A peine descendu à une vitesse sub-luminique il lâchât ses escadrons de chasseurs et de bombardier puis entouré de cet écran il fit route vers Ryhos V capitale du système du temps impérial et lieu de stationnement des forces chaotiques locales. Le vaisseau amiral n’était accompagné que par deux croiseurs lunars et deux dictator. L’amiral Rythe Sclarus souhaitait inviter les chaotiques au combat en leur laissant penser la victoire possible avant de faire intervenir ses réserves afin de retirer tout risque au débarquement des troupes.

Trois croiseurs du chaos se rapprochèrent à vive allure, ces maudits avaient probablement trafiqués leurs moteurs. Tous firent feu de concert sur le croiseur dictator Haemaeus Dixis de leurs canons novas. Les trois explosions nucléaires disloquèrent la proue du vaisseau, le désemparant. Seuls douze chasseurs et deux transporteurs de son escorte survécurent tandis que les milliers de membres d’équipages du vaisseau dérivaient sans défense face à leur agresseur. Le capitaine ordonna néanmoins le lancement des torpilles d’abordage avant de recommander son âme et celles de ses hommes à l’Empereur.

L’amiral Rythe sentit son cœur se serrer à la perte de l’un de ses navires mais en jouant bien il pourrait peut être lui éviter la destruction. Les batteries de l’Omnis Hostis firent feu détruisant la passerelle d’un de ses opposants, les trois croiseurs restant virèrent de bord et déchainèrent l’enfer sur la proue des vaisseaux renégats. Les boucliers du navire de tête s’effondrèrent et sa coque désormais privée de protection fut déchirée de toute part. Les intercepteurs et bombardiers impériaux s’élevèrent en un nuage menaçant se préparant à fondre sur les vaisseaux chaotiques.



Extrait de l’autobiographie de Selder Forun As de la flotte impérial : Les ailes de l’aigle.

Je venais tout juste de sortir du hangar et je remontais avec mon fury les flancs de cathédrale du Haemaeus Dixis en en contemplant un fois de plus les arches gothiques et je jouait même à en franchir certaines . J’étais maître de la chasse en ce temps et je devais mener une escadre de vingt Lightning et dix fury escorter trois transporteurs shark vers un abordage sur la cible bêta que mon escadre nommait : le premier en partant de la gauche. La formation était au complet et nous nous préparions à partir au devant de notre transporteur quand elles arrivèrent.

J’avais déjà vu à deux reprises la force nucléaire. La première fois en détruisant un vaisseau orbital à vieux réacteur atomique. La deuxième fois une ruche chaotique s’était suicidée par une telle explosion emportant un million de gardes impériaux et un milliard et demi de civils. La désolation qui avait suivi ce moment n’avait pas de pareil. Les débris de la ruche s’étaient répandus sur des centaines de kilomètres alors que les conurbations déjà fort abimées par la guerre avaient étés soufflées. La technomagie des Lincians est une plaie mais leur usage excessif de la force nucléaire est ce qui me fait les détester.

Une explosion atomique vue de loin est horrible, en voir deux ogives foncer sur vous et sur le vaisseau qui abrite votre foyer, vos amis et ce qui vous tient lieu de famille n’a pas de nom. Avec de l’hystérie dans la voix j’ordonnais à ma formation de s’éloigner du vaisseau.

L’explosion retentit.

Un des transporteurs fut happé de même que dix escorteurs mais nous étions saufs. Le reste de la chasse avait cessé d’exister. Notre bien aimé porteur était lui-même éventré, des dizaines de salles exposées au vide spatial. Compte tenu de l’attaque on pouvait s’estimer heureux.

Le ton sombre j’ouvrais le canal de commandement :

-On va leur faire payer !

Apres un long silence des cris me répondirent et la formation s’élança, il ne fallait pas regarder en arrière de toute façon les baies ne nous accueilleraient plus. Fendant l’espace l’escadron gamma, les aigles, prit son envol pour ce qui serrait surement la dernière fois.




Passerelle de commandement de l’Omnis Hostis

Rythe exultât en voyant le meneur de la formation se briser en deux. Son navire commença un virage à tribord et dès que ses batteries purent se verrouiller sur un nouvel adversaire elles déchainèrent leur incommensurable puissance.

- Désagrégation des boucliers tribord de l’ennemi mon amiral.
- Artillerie navale FEU ordonna Rythe.

Ses yeux suivirent les traits de lumière filants sur le flanc ennemi. Une brèche fut percée. Ces chaotiques ne savaient vraiment pas comment mener une bataille navale. La prise en tenaille était presque achevée l’ennemi ne pouvait déjà plus fuir, le reste de la flotte renégate serait écrasée avec facilité.

Le futur seigneur gouverneur n’avais pas encore été choisit. La campagne devait mener à la refondation d’un sous secteur, un tel poste serait parfait pour sa retraite.

- Amiral, le Delendor signal de multiples contacts à six heures.
- Nature ?
-Des cobras mon amiral.

Etai-ce donc tout ce que ces chaotiques pouvaient faire ? Les destroyers cobra, bien que capables d’arraisonner un navire marchand disposaient d’une puissance de moustiques face à des croiseurs ou pire, un cuirassé. Rythe avait toujours méprisé les escorteurs.

- Ordonnez-lui de cesser le feu et dès qu’il croisera ces moucherons de leur faire comprendre ce qu’est un vrai vaisseau de guerre.
- Le Delendor annonce une arrivée de torpilles.
- Qu’il maintienne le cap, ordonnez au Sirius de prendre le même cap que le Delendor et d’achever tout ce qui pourrait lui échapper.
- Oui mon amiral.




Torpille d’abordage

Denyr attendait.

Dans ce minuscule cylindre de métal dix sept autres bios guerriers attendaient. Chacun haut de deux mètres les bras couverts de tatouages, ils formaient l’élite de Lyncia, les élus de Slaanesh. Depuis sa sécession d’avec l’Impérium quatre cent ans auparavant, les bios magos de Lyncia s’étaient efforcés de créer une race de guerriers capables de lutter contre les spaces marines et de balayer les gardes impériaux aldéran et d’imposer la domination chaotique au secteur Emelia.

Chacun d’eux portaient, plaqué sur le torse un fusil à pompe de calibre 30, deux pistolets mitrailleurs à la ceinture et des hortus, sorte de gants d’où pouvaient émerger des lames de quarante centimètres. Les hauts parleurs de l’habitacle ne cessaient de cracher des chants slaaneshi qui plongeaient chaque guerrier dans une transe guerrière.

Le choc.

La torpille percutât le croiseur impérial de plein fouet libérant les charges à fusion de sa tête avant d’ouvrir le sas de sa cabine aux guerriers de Lyncia.

Denyr sauta dans le couloir à moitié détruit où la torpille les avait menés. Les trois escouades sous son commandement n’avaient qu’un seul objectif : mener leur charge nova dans la salle des commandes.
Des serviteurs affluaient vers la zone sinistrée, inconscients de la nature des torpilles qui venaient de frapper. Denyr sauta au détour d’un virage, tirant une balle à forte dispersion. Cinq serviteurs se virent étalés sur les murs de la coursive. Les bios guerriers se ruèrent sur les survivants et les massacrèrent avant de continuer.
Au détour du couloir suivant deux héros lyncians tombèrent sous les tirs d’une équipe de sécurité du vaisseau.

Il n’y avait pas de couvert.

Pas d’angle.

Denyr poussa un cri, résonnant dans le couloir comme dans le warp avant de s’élancer. Un garde lui tira à travers l’épaule mais il continua, l’attrapant et lui brisant la nuque avant d’exécuter les quatre hommes se roulant au sol.

La passerelle était juste là.

Il se jeta au sol alors qu’une rafale d’autocanon passait au dessus de lui et roula à couvert. Les quinze survivants se rapprochèrent. C’était une réelle bénédiction que la torpille ait frappé si proche. Ils mirent alors à exécution le plan. Par groupes de trois ils s’élancèrent dans le couloir.

L’autocanon se remit à cracher, en abattant deux puis cinq puis quatre. Arrivé à portée Denyr et ses hommes tirèrent, tuant les deux artilleurs.

Les cinq survivants du commando se placèrent de part et d’autre de la porte du pont. Kwarl, le sapeur du groupe plaça une charge à fusion qui leur ménagea une entrée. Kwarl, Denyr et Ragu sautèrent simultanément dans l’ouverture avant d’être vaporisés par un lance-plasma de même que la charge nova qu’ils transportaient.




Passerelle de commandement de l’Omnis Hostis

- Amiral, nous venons de perdre le contact avec la passerelle du Delendor.
- Mais que ce passe t’il par le Trône !
- Il semblerait que les destroyers cobra soient passés en phase d’éperonnage.
- De QUOI ?




Extrait de l’autobiographie de Selder Forun As de la flotte impérial : Les ailes de l’aigle.

Mon fury fendait l’espace, se ruant sur la cible. L’ennemi ne disposait que d’un petit écran de chasse dont j’ignorais l’origine, probablement des frégates de transport dissimulées non loin. Mon auspex signala l’arrivé d’une vague d’intercepteur visant le premier transporteur.

Mon chasseur leur tomba dessus suivant un angle de quatre-vingt dix degrés, je lâchais deux rafales et sans prendre le temps de vérifier, enclenchait un virage me plaçant directement sous eux. Le reste de mon escadron avait déjà engagé une série d’affrontement, souvent de duels mais mon auspex détectait toujours six chasseurs se dirigeant vers le convoi. J’enclenchais une forte remontée en tirant une courte rafale avant d’envoyer l’un de mes missiles hellstrike. Le nombre diminua à quatre mais deux des survivants me prirent en chasse alors que je traversais leur formation.

Dans l’espace il n’y a pas de gravité et les appareils sont rarement limités par des questions d’ordre technique. Un combat deux contre un est souvent long et ne permet pas la moindre erreur chaque ennemi devant patiemment être placé dans le collimateur. Seulement je n’avais pas de temps à perdre et disposait d’un équipage d’aldérans dans un fury.

Alors que j’amorçais une légère décélération plaçant mon nez un petit kilomètre devant les dernières menaces pour les transporteurs mon fury passa pendant une fraction de seconde dans les six heures de l’ennemi ou plutôt, celui-ci passa dans mes douze heure. Artus, mon artilleur de queue désintégra le lightning qui nous poursuivait alors même qu’une des rafales de mon autocanon quadri tube mis fin à la carrière du chasseur de tête ennemi.

Les quelques survivants s’enfuirent.

Nous avions perdu neuf de nos douze lightnings et un fury. L’ennemi totalisait quarante trois pertes et je me rendis compte que mon appareil leur en avait couté six. Ceres avait même abattu un modèle destroyer.

- Bravos les gars, une fois de plus on voit qu’on n’est pas de simples aldéranéens.
Quelque grognement vinrent des pilotes de lightnings mais je n’y pris pas attention, les transporteurs avaient entamé l’abordage.
- Bon tout le monde, allons chercher un hangar ou y a de la place.




Passerelle de commandement de l’Omnis Hostis

- Amiral, il semble que la cible beta ait cessé de manœuvrer.
- Parfait, bombardez-la !
- A toutes les pièces verrouillez vous sur la cible beta, je répète, verrouillez vous sur la cible beta.
Si j’abats trois croiseurs et six escorteurs, la perte de deux des miens passera inaperçue pensa Rythe.
- Amiral, nous recevons une communication en provenance de la cible beta.
- Ils supplient hein ? Passez-les sur l’écran pix principal.
- Ici Lerec, lieutenant des cataphractaires aldérans. J’ai pris le contrôle de la cible beta, ne tirez pas.


Dans le Warp, stratégium du Divinitus Aquila.

Les trois maréchaux de l’expédition se tenaient autour de moi. Trois hommes en commandant six millions. Trois nobles aldéran, venus étendre le pouvoir de l’oligarchie. Le princeps maximi de la légio Quator était également présent, dérangeant avec son corps à soixante-dix pourcents augmentique. Au moins n’était il pas plongé dans sa cuve. Au total une vingtaine d’officiers aldérans ou non, membres de la garde, du munitorum, du mechanicus ou de la flotte entouraient le seigneur maréchal Tibérius.

- Messieurs, la bataille pour les cieux de Ryhos V est gagnée. Préparez vous, demain, je vous emmène à la guerre.


Dernière édition par InquisiteurArax le Jeu 13 Aoû 2009 - 5:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mer 29 Juil 2009 - 12:51

Petite Précision

Pour ceux et celles qui puissent s’indigner de mon usage de la focalisation interne avec pour centre un hérétique je signale que
1 tous les noms sont fictifs, j’ai autre chose à faire que d’auditionner des fous.
2 ce récit vise à faire prendre conscience aux futurs officiers de la nature de nos ennemis qui ne sont ni des bêtes n’agissant que par instinct ni des psychorigide ignorant la nature du mot sacrifice. L’ennemi est humain, la foi en l’Empereur en moins, la folie du chaos et des bios guerriers en plus.
3 les officiers qui lisent dans leurs manuels « il arrive que l’ennemi utilise des techniques de novabordage » n’en ont rien à faire tandis que ceux qui lisent mon récit comprennent la menace.
4 enfin j’ai déjà visité, littéralement, suffisamment d’esprit d’hérétique pour vous dire que la folie dont ils ont pu faire preuve ou dont ils feront est très loin de la réalité.

Ceci était particulièrement à l’attention de l’inquisiteur Adolphus. Si j’entends à nouveau parler d’une de vos cartas extrémis je vous poursuivrais jusque dans l’Ocularis Teribus.
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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mer 29 Juil 2009 - 12:51

Chapitre 2: Prélude à l'enfer


Orbite de Ryhos V, croiseur Sin Nominem


Et c’était repartit pour la mort.

A cinquante et un an je plongeais vers ma sixième campagne. Maudit soit Tibérius et son génie militaire. L’ordo Praetor m’avait confié la tache de surveiller cette étoile montante et avait ainsi fait de moi l’inquisiteur le plus actif du secteur.

Une fois de plus les milliers de transporteurs de la cinquantième flotte orbitaient, prêts à déchainer la fureur de l’Impérium sur ceux qui avaient défiés la volonté du très saint Empereur. Devant une baie d’observation, je contemplais le balai des navettes et les croiseurs se mettre en place pour le pilonnage intensif qui allait précéder le déploiement des troupes.

Une fois de plus le noir Sin Nominem se tenait à l’écart du reste de la flotte. Cependant pour une fois nous avions une raison d’être ici autre que la surveillance de ce foutu maréchal. Sous mes yeux, enfouie dans les profondeurs de la ruche Rythos Majoris, une cible plus que digne de mon intérêt se terrait. J’ignorais tout de la raison qui avait pu pousser l’archi pécheresse Selena à venir se perdre sur une planète condamnée comme Ryhos V mais elle ne devait pas s’échapper.

Me trouvant perdu dans mes pensées, Doric hésitât quelques instants avant d’oser élever la voix. Cette grande brute haute de deux mètres m’étonnera toujours par sa retenue et son souci du protocole. En tant qu’inquisiteur de bataille, l’ordo Praetor m’avais confié quatre cents de ses troupes de choc, assez pour soumettre une cité d’un million de lincians, peut être trente millions de non fous. Doric était leur comandant, un guerrier impeccable et implacable à qui je devais la vie douze fois. Ce corps d’élite humiliait souvent les fiers cataphractaires aldérans aux entrainements de tir et pouvaient se vanter d’avoir vaincu à trois reprise les spaces marines renégats du chapitre des Avengers. Depuis vingt deux ans qu’ils me servaient, jamais ils ne m’avaient déçu. Aujourd’hui cependant, je savais que le doute était en eux.

-Inquisiteur, commença Doric.
-Oui ?
-Elle est réellement sur cette planète n’est-ce pas ?
Inutile de demandé qui était « elle ».
-Oui, pour la première fois, nous aurons l’occasion de capturer et de juger l’un des archérétiques lincians. Ce conflit qui dure depuis quatre siècles va rentrer dans sa dernière phase.
-Mais la rumeur coure que c’est une sorcière, capable de venir à bout de cent adversaires.

J’éclatais de rire sans le vouloir. Souvent j’oubliais que les informations sur nos plus grands ennemis étaient placées sous séquestre et n’était révélées qu’au plus éminents parmi les inquisiteurs, les maitres de l’ordo m’avaient fait un grand honneur en me révélant leur nature.

-As-tu peur de moi ?
-Bien sur que non inquisiteur.
-Pourtant je suis un psyker et relativement puissant par-dessus le marché.
-Oui mais le psyk n’est qu’un don rare, ce n’est pas de la magie.
-Exactement Doric alors n’ai aucune crainte. Convoque l’équipe au complet dans la salle de briefing, dès que la cible sera repérée, nous interviendrons.
-Bien inquisiteur.

Il tourna les talons et je senti son esprit rassuré de notre petite conversation.

Mon âme, elle, hurlait de terreur.

Selene, psyker de niveau alpha plus était un monstre ayant, d’après les récits des survivants de ses rares apparitions, soumit cinq démons majeurs en même temps. Créature vielle de quatre cent ans, ses pactes avec les démons avaient préservé son corps bien qu’elle appartienne désormais à ce que nous nommons les succubus, mutantes abritant l’essence d’enfants de Slaanesh. Bien que soixante dix mille kilomètres au dessus d’elle et protégé par les runes hexagramatiques de mon vaisseaux je sentais la puanteur de sa présence. Elle était responsable du massacre de l’aube rouge où, menant douze mille bios-guerriers elle anéantit totalement la 632eme armée, un million et demi de braves, retournant plus de la moitié des aldéranéens contre eux même. Sept inquisiteurs avaient tenté sa traque, cinq étaient mort et deux la servaient désormais. En Lyncia elle était vénérée comme une déesse. Il s’agissait d’un monstre, et peut être plus encore.

Et j’étais censé vaincre cette horreur avec mon équipe et quatre cent fantassins de choc. Bonne chance Tibérius, ton génie va devoir s’exprimer car je ne tiendrais pas plus de deux seconde face à elle si elle participe pensai-je.
Je me trompais d’une seconde et quatre vingt neuf centièmes.



Lerec Ignis vérifiait son fusil radiant laser tout en observant la carte hololithique de la future cible. L’ensemble du personnel de l’Haemaeus Dixis avait été assigné aux raids préliminaires. Privés de leur affectation ils devaient prouver leur valeur en vue de la création d’une nouvelle unité combattante. Selder Forun s’approcha. Lui aussi avait été assigné à la première vague. Lerec sourit de se savoir dans la même galère que son ami.

-Alors cet engagement, demanda t’il, tu ne te fais pas trop vieux ?
-Je serais encore capable d’aligner un comandant dans son escouade avec mon fury que tu auras déjà oublié ton nom !

Les deux soldats se connaissaient depuis leurs huit ans et l’académie militaire. En Aldéran tous les fils impairs d’une famille entraient au service de l’armée dès son plus jeune âge. Chaque promotion était affectée au même corps d’armée et les soldats aldérans se fréquentaient depuis plus d’une décénie avant leur premier combat. Un noble aldéran se doit de valoir cinq hommes mais une escouade de cataphractaire doit être capable de vaincre deux pelotons. Un individu fort et un tout invincible, telle était la devise des cataphractaires.

-Tu faiblis mon vieux, riposta Lerec, on a senti des secousses lors du trajet.
-C’est simplement que vous trembliez trop fort !
-Je ne tremble jamais mais je ferais bien de te secouer un peu !

Selder prit un air plus sombre.

-Des pertes ?
-Un transporteur entier, le peloton de Loken. Cinquante braves, on ne les oubliera pas. Durant l’abordage on a pu sécuriser l’ensemble du croiseur avant qu’ils n’activent l’autodestruction mais trois membres de mon escouade ont été abattus alors que l’on tenait le pont face à une contre attaque de bios-guerriers, Marcus y est passé.

Depuis vingt cinq ans qu’ils se connaissaient les trois avaient étés inséparables, Marcus avait toujours été la tête froide du groupe, tempérant les ardeurs de ses ambitieux amis. Plus jamais il ne serait là.

-Dans le reste des deux pelotons on a de l’ordre des quinze pertes, mon escouade est la plus touchée.

Selder sentit la rage qui brulait son ami.

-Ce n’est pas ta faute, c’est le rôle d’un comandant que de servir en première ligne. La guerre est toujours blessante mais ne laisse pas les plaies de ton cœur altérer ton esprit. Demain nous fondrons sur ces foutus hérétiques et nous leur ferrons payer au centuple.
-Hé lieutenant !

Selder et Lerec se retournèrent pour voir un officier, capitaine apparemment s’approcher d’eux en agitant les bras. Du haut de son mètre quatre vingt dix, couturé de cicatrices il dominait les deux compagnons.

-Serait y pas vous qu’avez pris cte foutu croiseur tout seul avant que mes gars arrivent avec les suppos d’abordage ? Bravo gars, je pensais que toute votre histoire d’élite c’était du foin mais vous êtes des durs, des vrais.

Toute lumière d’amusement ou de compassion avait quitté les yeux des deux sous officiers.

-Comme on pouvait s’y attendre de la part d’une race de vaincu, encore une fois les aldéranéens ont été d’une efficacité plus que discutable commença Selder.
-Je m’inquiète de savoir que demain des gens comme vous devront me couvrir. Vous garderez votre place une fois de plus : derrière à tenir ce que nous aurons pris. Prenez juste garde de suivre le rythme, acheva Lerec.

Karl Drar encaissa les insultes sans broncher.

- Excusez-moi, ce doit être le stress pré combat qui m’aura fait oublier ma place, dit-il avant de quitter les deux aldérans.

Quels petits trous de cul prétentieux pensa t’il. Toujours à afficher leur supériorité face aux aldéranéens. Aldéranéen un nom court pour une humiliation de douze mille ans. Comme tous ceux portant ce nom Karl était arrivé à l’âge de douze ans sur les terres stériles d’Aldéran VI pour y être entrainé à la guerre. Comme tous les aldéranéens il était un soldat d’élite, capable d’en remonter à toute créature ne dépassant pas les trois mètres. Mais comme tous les aldéranéens il était le fils d’un peuple vaincu et asservit par la puissante Aldéran IV. Chaque année des milliers, peut être des millions de jeunes étaient arrachés à leur monde pour servir les intérêts de l’oligarchie. Les relations entre aldéranéens et aldérans avaient toujours été tendues mais Karl avait espéré que la tragédie de l’Haemaeus Dixis les auraient rapprochés mais non. Il devait continuer de luter INACE : In Nominem Aldérani Consilii Imperique, au nom du conseil d’Aldéran et de l’Impérium.
Et bien INACE demain je te laisserais crever pensa Karl.


Dernière édition par InquisiteurArax le Jeu 13 Aoû 2009 - 5:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mer 29 Juil 2009 - 12:52

Haute spire de la Ruche Majoris

Fiora Alsin regardait le ciel. Un millier de nouvelles étoiles s’étaient allumées et leurs lumières parvenaient à percer la couche de pollution qui recouvrait Ryhos V. La fureur des cieux s’abattait sur les impies mais pas sur la ville de la déchéance. Son temps sur ce monde touchait à sa fin.

Les flutes géantes installées sur le toit des temples appelaient les fidèles à la prière. Fiora fendit la foule se pressant vers l’office. Des chants et des cris se mirent à retentir : « Slaanesh, Slaanesh ». Du regard elle parcourut cette rue de la haute ruche. En quinze ans qu’avait durée l’occupation Linciane, la ville et le monde même avait changé du tout au tout. Les bâtiments autrefois d’un blanc immaculé, fierté de la haute spire, étaient désormais totalement recouvert des peintures des artistes fous. Des scènes de débauches ou d’une beauté incommensurable recouvraient désormais chaque centimètre carré, chaque jour de nouveaux peintres apposaient de nouvelles visions de folie. Les templums, parfois vieux de plus d’un millénaire avaient étés rasés ou remodelés pour devenir des lieux de luxure. Des cris d’extase s’élevaient de l’ancienne cathédrale de la Divine Miséricorde. La miséricorde avait apparemment abandonné les anciens enfants de cœur désormais devenus prêtres et prêtresses du chaos.

Dispersées dans toutes les rues des milliers de jeunes filles ou de jeunes hommes parcouraient les rues, vendant leur charmes pour financer leur besoins quotidiens en drogue ou tout simplement car il s’agissait désormais d’un métier tout ce qu’il y avait de plus normal. La vie nocturne s’écoulait et les jeunes bourgeois arpentaient les rues à la recherche d’amusement. Un d’entre eux s’approcha de Fiora, contemplant ses trois paires de seins. Il cria un prix mais la jeune femme ne lança qu’un rire cristallin alors que son estomac se tordait.
Jeunes. Tous jeunes. La quasi-totalité de la population haute ayant plus de trente six ans au moment de l’invasion avaient étés sacrifiée dans un rituel impie visant à marquer les âmes de tous ceux de la génération montante.

Personne ne semblait inquiété de la présence des croiseurs en orbite, cette population ne vivait que pour boire l’instant présent. Quels fous !

Depuis leur apparition Fiora ne rêvait que de l’instant où elle quitterait cette folie.

Elle arriva devant le palais central. La bile lui monta une fois de plus à la gorge.

Cette construction avait entièrement été réalisée par les architectes de l’envahisseur. Sa magnificence et son horreur dépassait les mots. Des démons avaient étés sceller dans sa structure, animant les fresques et les statues d’une vie malsaine. Malgré son inhibiteur la jeune fille entendit des voix susurrer à ses oreilles et elle sentit son corps réagir à la divine caresse des voix démoniaques.

NON ! Elle devait tenir.

Ajustant sa tenue qui couvrait si peu de son anatomie elle marcha dans un déhanchement séducteur vers un des gardes du palais. Dieu qu’il était beau…

NON !

-Salut mon sucre, j’ai rendez vous avec le capitaine des gardes Sliek. Je ne peux plus tenir sans sa compagnie.
-Je le préviens répondit le bio-guerrier, si tu veux on peut faire passer le temps dans un buisson, je peu te garder de braise en cette froide nuit.

Même sa voix était un délice. Elle promettait des plaisirs comme jamais Fiora n’en avait connue, inconsciemment elle ne pu s’empêcher d’admirer cette magnifique musculature et ce visage parfais.

-C’est tentant –très tentant pensa t’elle- mais Sliek nous tuera tous les deux si il en a vent.
-Profite du jour ma belle c’est l’enseignement du divin Slaanesh.

Elle ne pu empêcher son corps de réagir à ce mot à la fois si repoussant et si envoutant. Alors qu’elle s’abandonnait à l’étreinte du garde son esprit poussa un dernier cri : « Empereur j’ai jamais signé pour ça ».




Salle de briefing du Sin Nominem

Je les regardais. J’avais choisi chacun d’entre eux pour leurs capacités, j’avais apprit à connaitre chacun d’entre eux pour leurs qualités. Dans une galaxie en guerre, en une époque qui ne connaissait la paix chacun d’eux était un être à part.

Certains m’avaient vu grandir et devenir l’être que je suis depuis mes douze ans et le jour où l’Inquisiteur Scarus m’avait pris sous son aile. D’autres m’avait rencontré lors de mes voyages alors que j’étais encore inquisiteur investigateur. D’autres enfin avaient été placés sous mon commandement par un concours de circonstance et m’étaient restés fidèles. Tous étaient des outils entre mes mains, leurs vies ne prenaient de sens qu’au service du divin Empereur de l’humanité. Cependant j’aurais préféré perdre mon dernier œil que n’importe lequel d’entre eux. Vingt cinq compagnons, snipers, assassins, épéistes, psykers, savants, soldats, amis. Voila quelle était ma suite, voila ceux que je menais droit vers la mort.

-Mes amis aujourd’hui je vous ai mené dans l’antichambre de l’enfer. Si vous pensez avoir déjà été dans la merde jusqu’au cou imaginez désormais en être recouvert par une couche de deux mètres de haut et que votre bouche en est emplie. Des rires montèrent ainsi que des exclamations de dégout. J’avais toujours aimé ces entées en matière théâtrales mais pour une fois je sentais réellement ce que je venais de décrire.
« Alastor, mon vieil ami, tu as bien effectué tes recherches sur Selene ?

-Oui inquisiteur, répondit le vieux savant. Alastor servait déjà Scarus alors que mon père n’était même pas une idée dans l’esprit de son père. Il avait plus de deux cent cinquante ans mais il n’en paraissait que soixante grâce à un cyber corps fournit par la guilde de développement technologique d’Aldéran V après l’affaire du rieur. Son cerveau à quatre vingt dix huit pourcents cybernétique disposais d’une capacité mémorielle effroyable et lorsque je lui demandais une information je pouvais être sûr qu’elle soit on ne peut plus complète.

-Selene Aryun, née sur Dyminia V, secteur Elonis en 598332 M41. Elevée dans la scholam VI du second district…
-Parles de ce qui nous concerne directement s’il te plaît.
- Excusez-moi. Reconnue comme membre de la cabale ayant invoqué un Gardien des Secrets en 666346 M41. Parti prenante du coup d’état en 385 M41. Mène quinze campagnes victorieuses successives, arrachant dix huit mondes à l’Impérium de l’humanité entre 385 et 498 M41. Apparait occasionnellement lors des deux siècles suivants avant de participer au massacre de l’aube rouge en 712M41 où elle aurait, par un moyen ou un autre, pervertit soixante neuf régiments et six titans. Elle mena ensuite une campagne sanglante atteignant Ryhos et l’amas de l’œil cillant en 777 M41. La garnison locale fut écrasée mais pour une raison inconnue la campagne pris alors fin. Tous les experts tendent à affirmer qu’elle aurait quitté la planète mais étant donnée cette réunion exceptionnelle et les rumeurs qui circulent j’imagine que vous avez de nouvelles informations.

Toujours aussi perspicace, je l’employais aussi pour ça il fallait dire.

-Oui mon ami, nous avons de nouvelles infos mais avant tout finit ton exposé et répond aux questions comme d’habitude.
- Bien, hum hum. Elle est classifiée psyker niveau alpha + voir alpha ++. Selon certaines rumeurs elle aurait avalée à défaut de termes plus précis l’âme d’un démon majeur, leurs essences auraient fusionnées dans le cadre d’une possession et elle aurait intégralement assujetti la part démoniaque de son esprit. Des témoignages font état d’elle comme une jeune femme d’une beauté éblouissante avec deux petites cornes sur le front, une queue fourchue et des ailes.

-Tu nous décris un diable de comtes pour enfant là, lança Florent, le spécialiste en explosif du groupe.
-Mes bases de données sont parfaitement ordonnées, ces représentations ont étés retrouvés sur plusieurs temples lui étant consacré sous un aspect de concubine du prince du chaos. Ce culte est d’ailleurs toujours présent dans…
-Aucun humour, l’interrompis Florent.

-Mon logiciel humoristique est en parfaite marche, s’indigna le savant. Bref, là n’est pas le sujet. Selene possède des talents de control mental d’une puissance quasi inégalée dans le segmentum. Il semblerait qu’elle se soit entourée d’un groupe d’élite de bios-guerriers modifiés pour lui ressembler et dont le rite d’initiation comprend l’accouplement avec un démon puis l’absorption de son essence. Elle est connue pour faire un abus de l’usage de démons notamment de marcheurs démons. Sept inquisiteurs investigateurs ont tentés de l’éliminer. Nous n’avons plus aucune nouvelle du moindre d’entre eux depuis six ans ou l’inquisiteur Arios a déclenché l’exterminatus sur la planète loyaliste de Orpa la déclarant souillée avant d’annoncer son culte à Slaanesh et de s’enfuir dans le Warp.
« Enfin la dernière mesure qui fut prise contre elle fut l’envoi d’une équipe d’extermination calidus il y a deux ans. Cette information était sous séquestre mais j’ai réussi à la pirater il y a neuf heures. Le commanditaire était le seigneur inquisiteur Arax Sybile.

Un lourd silence s’abattit sur l’assemblée. J’avais expliqué deux ans auparavant que Delphia Fiora et Phinea les triplées calidus avaient étés réquisitionnées par les plus hautes instances inquisitoriales en vue d’une mission de la plus haute importance. Ce n’était pas un mensonge. Ce n’était pas exactement la vérité. L’absence des trois polymorphes avait créé un manque dans le groupe comme à chaque mort ou disparition. Moi seul avais gardé cette information. Je lançais un regard triste à la ronde avant de demander s’il y avait des questions pour Alastor.

Autre silence.

-Est-ce qu’elle craint les balles, demanda finalement Dinor, un maître sniper.
-Comme nous tous j’imagine répondit Alastor.
-Une déesse linciane hein, si je la capture es ce que je pourrais la garder un peu pour moi avant de l’envoyer s’excuser au près de l’empereur ?
-Il faudra demander à l’inquisiteur pour le coup, dit Alastor avec un léger sourire.

L’atmosphère se détendit un peu et je revis les attitudes habituelles de mes hommes de main lors du briefing.

- Sait-on si elle porte un champ de force ou quoi que ce soit du genre.
-D’après les témoignages cela parait très probable.

A mesure que les questions fusaient je voyais qu’aucune peur n’habitait mes hommes. Je ressentis à la fois un élan de fierté devant leur courage et de honte devant mes doutes. Chacun s’informa, préparant déjà le combat qu’ils savaient à venir. Finalement les questions à Alastor cessèrent et le groupe se tourna vers moi.

-Vous devez savoir que ce n’est pas par hasard si deux ans avant de croiser le chemin de Selene je lui avais déjà envoyé une équipe d’extermination, commençai-je. Les maîtres de l’ordo m’ont confié il y a quatre ans la tache de traquer de tuer ou si possible de capturer cette hérétique officiant dans ce secteur de la galaxie. J’ai envoyé les trois calidus infiltrer les mondes chaotiques proches afin qu’elles la trouvent. J’ai perdu tout contact avec Phinea trois mois après son départ. Delphia m’a contacté il y a quinze mois, hurlant des blasphèmes et glorifiant le nom du prince du vice. Fiora enfin m’a annoncé il y a neuf mois qu’elle avait réussi à s’attacher un membre de la garde de Selene et qu’ils allaient escorter la dame jusqu'à Ryhos dans les deux mois suivants. J’ai alors usé de mon influence pour aiguiller Tibérius vers cette planète. La victoire dans cette campagne est secondaire. L’objectif principal est de s’emparer de la ruche Majoris, d’y traquer la cible et de l’éliminer. Fiora va continuer sa mission, à ce qu’elle m’a dit elle est en position de réussir mais je crains que la corruption du chaos ne la guette. Idéalement nous devons éliminer la cible le plus vite possible. Elle morte l’ennemi ne pourra plus compter sur un soutien démoniaque et son moral se brisera. Elle morte notre amie et l’armée sera sauve. Elle vivante en revanche, nous risquerons à tout instant une nouvelle aube rouge.

-L’opération préliminaire au débarquement massif des troupes a commencé. On ne peut plus reculer.


Dernière édition par Arax, Inquisiteur le Dim 24 Jan 2010 - 8:49, édité 4 fois (Raison : Correction des dates (M41, pas M40))
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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mer 29 Juil 2009 - 12:54

Chapitre 3: Un allé simple



Extrait de l’autobiographie de Selder Forun As de la flotte impérial : Les ailes de l’aigle.

La première nuit. Le soleil des milliers de canons des flottes Aldérane se leva en une nouvelle aube, illuminant un instant les mornes plaines de Ryhos V. Puis les plongea en enfer.

Mon thunderbolt était fortement secoué par l’entrée dans l’atmosphère. Je regrettais vraiment de ne pas avoir mon Fury mais il n’était pas fait pour le combat sous gravité. Des transporteurs super lourds nous accompagnaient portant les veinards qui auraient l’insigne honneur de tester la résistance des défenses ennemies et qui tenteraient de prendre une tête de pont solide, capable d’accueillir les Titans et les chars super lourds. De ces deux cent mille soldats, vingt mille pourraient s’estimer heureux s’ils survivaient à cette nuit et à la journée qui suivrait. Dans l’un de ces transporteurs, Lerec fonçait vers sa destinée.

Sous le couvert des ténèbres, l’armada volante s’approchait de l’astroport Syru. Ma formation quitta le gros des forces lorsqu’arrivés à deux mille mètres les Valkyries et les gravchutistes furent largués. Nous fonçâmes droit sur la section militaire de l’astroport. Mes senseurs signalèrent que les auspex ennemis nous avaient détectés. L’ensemble de la formation accéléra au maximum, la chasse ennemie commençait à décoller et certains appareils qui devaient patrouiller la zone fonçaient déjà sur nous. D’une rafale d’autocanon, j’en descendis un puis, me voyant au dessus de la piste et des hangars ennemis, je lançais les quatre bombes de mes ailes, profitant de la perte de poids pour accélérer encore et d’un demi looping me placer dans les six heures d’un chasseur bombardier Hell Talon et je fis feu de mes autocanons. A cible résista bien qu’elle fit une embardée qui la mit en vrille. Je me recentrais et avec une grande inspiration, j’enclenchais mes canons lasers jumelés.

Le tir ne dura qu’une seconde mais l’aéronef fut tout simplement coupé en deux.

Je forçais mon esprit à ne pas chercher de nouvelles cibles mais à observer un instant la carte tactique. Une grande majorité des bombes avaient fais mouche et la chasse ennemie était éparpillée et désorganisée, cependant mon auspex signalais l’approche d’une grande vague de chasseur Hell Blade à douze kilomètre.
Dix seconde avant arrivée, la nuit s’annonçait animée.



Faubourgs de l’astroport Syru

Karl Drar se réceptionna tant bien que mal après sa descente de deux mille mètres. Il n’avait jamais pensé recevoir un allé simple. On ne l’avait jamais formé pour ça saint Empereur !

Il reprit néanmoins vite ses esprits et mena son escouade dans une maison étrangement intacte au milieu de cette dévastation. Se plaçant à un balcon tout en vérifiant l’absence d’hostiles il contempla ce paysage apocalyptique. La précédente guerre avait laissé quelques blessures qui s’étaient lentement refermées mais cette nuit avait apporté à ces quelques arpents de terre plus de dévastation que l’ensemble de son histoire passée. Ici et là, de gigantesques cratères, parfois de la taille d’un quartier avaient étés creusés par le bombardement naval qu’avait subit la zone. Les pâtés de maison alentours avaient étés rasés par un bombardement massif de maraudeurs. Seuls quelques ilots avaient étés préservés, ces ilots même ou les troupes aldéranéenes avaient été déployés. Dans la rue face à lui, il avisa des corps déchiquetés, Karl senti son cœur se sérer en pensant à tous les civils qui avaient dus se trouver dans cette ville dévastée et soudain cesser d’exister, frappés par la colère des cieux. La guerre était une bien cruelle maitresse.

Les ordres étaient simples : se frayer un chemin jusqu'à la bordure de la ville et s’y retrancher en vue d’une contre attaque qui devait venir dans la journée. Utilisant son vox-link implanté il ordonna :

-Peloton alpha, progression vers la bordure nord de la ville par voie nord nord-ouest. Peloton beta, Progression vers la bordure nord par voie nord nord-est. Lieutenants, je vous laisse le soin de faire rappliquer tout votre monde en position avant la troisième heure.
-Oui mon capitaine.
-Peloton Oméga, en formation derrière moi, progression nord nord.

S’enfonçant dans les ténèbres les quarant-huit hommes du peloton oméga commencèrent leur marche vers les bords de cette ville, la fin de leurs vies.


Après deux heure de progression prudente et parfois laborieuse du fait de l’état catastrophique de a ville, Azan, l’éclaireur du peloton revint vers ses camarades porteur de nouvelles. Il trouva finalement le capitaine Drar en train d’aider ses hommes à progresser dans les ruines d’une scholam. Les soldats venaient de trouver un internat en ruine, jonché des cadavres de ses pauvres pensionnaires et le moral était au plus bas.

-Mon capitaine !
-Repos soldat, qu’y a-t-il, répondit Karl sans pour autant cesser de progresser, il voulait avant tout quitter cet endroit.
-L’objectif est presque en vue, vingt ou trente minutes de marche tout au plus.
-Pourquoi ne pas m’avoir prévenu par radio ?
-Mon capitaine, j’ai vu un petit complexe de bunker à deux cent mètres de la cible. Il semblerait que le barrage spatial ne l’ai manqué et que les bombardements n’aient pas eu beaucoup d’effet. D’après ce que j’ai vu il doit y avoir une trentaine de légionnaires lincians appuyés par un quadripodes lourds.
-Merci mon gars, sans toi ça aurait chauffé pour nous. Ils ne nous ont pas repérés non ?
-Je pense pas, mais on n’est pas assez nombreux pour attaquer une position retranchée comme celle la.
-Je vais contacter les autres pelotons, prévient les sergents, début de l’assaut dans quarante minutes.

Karl se connecta au réseau informatif grâce à son mini cogitateur de poche. Ce système développé dix ans plus tôt émettait des ondes sur une fréquence ultra basse et permettait des communications sécurisées mais de courte portée. Chaque officier d’un grade supérieur à sergent en disposait d’un. L’attaque fut organisée. Chacun des pelotons prit une position lui assurant un couvert optimal tout en essayant de disposer de bons angles de tirs. Les trois snipers du détachement parvinrent à réduire au silence les sentinelles entourant le bastion chaotique.
Karl observait, allongé dans les graviers, ce qui allait bientôt devenir un champ de bataille. Ce fortin bien que récent avait été créé au milieu d’un grand espace dégagé. Il n’y avait que quelques cratères, issus du bombardement, en guise de couvert. Jusqu'à présent le couvert de la nuit les avait gardés mais le soleil allait arriver dans moins de deux heures et ils n’avaient toujours pas pris la position leur étant dévolue. L’ennemi disposait de projecteurs, balayant le no man’s land. Il y allait avoir de la casse.

-Assaut ! hurla-t-il dans son vox en s’élevant de son couvert et en s’élançant vers la position ennemie.

Les snipers réussirent à abattre deux servants de mitrailleuses qui discutaient bêtement à découvert. Trois autocanons avaient été placés en batterie et firent pleuvoir la mort sur les légionnaires surpris. Le temps qu’ils réagissent, les cent dix gardes impériaux avaient parcourus presque cent mètres. Malheureusement la surprise ne dura qu’un temps et un feu de riposte se mit à pleuvoir. Carl vit une rafale de mitrailleuse balayer l’escouade du sergent Store, abattant quatre gardes et faisant se jeter les autres à couvert, néanmoins il continua d’avancer. Les tirs des armes légères ennemies se mirent également à fuser. Un projectile solide atteignit un soldat sur la gauche de Karl, se fichant dans son épaule avant d’éclater lui emportant le bras et de lacérer de shrapnel le torse d’un autre soldat. Un autre éclatât juste avant de rencontrer un autre de ses compagnons et lui lacéra le visage tout en y fichant des débris d’acier barbelés. Il chancela avant de tomber. Mort.

Le quadripode entra alors dans la danse. Connu sous le nom de Despoiler ces engins diaboliques alliaient la puissance de feu d’un Leman Russ à la manœuvrabilité des marcheurs. Ses quatre griffes et l’ensemble de sa coque était couvert de symboles impies révulsant mais il n’avait pas affaire à des bleus. Sa sorte de tourelle lui tenant également lieu de corps tourna et son obusier libéra un tir sur l’escouade 2 du peloton beta. Tous ses membres furent pulvérisés par ce tir. Des corps déchiquetés volèrent en tous sens, certains encore hurlant. La tourelle pivotât vers une nouvelle cible mais une roquette vint percuter son flanc, le retournant presque. Une deuxième fusa perforant l’habitacle avant d’exploser. C’est à ce moment là que la riposte impériale commença enfin.

Des grenades de même que des missiles à fragmentation se mirent à fuser droit sur les légionnaires à couvert devant l’entée du bunker ou sur son toit. Les tirs de fusil laser fauchèrent les légionnaires bien que leur riposte fut toujours sanglante. Karl repéra un légionnaire qui d’une décharge venait de coucher trois aldéranéens. Ajustant son tir en pleine course, il le retourna d’une décharge à l’épaule avant de lâcher un autre tir à la poitrine. Le lincian tomba du bord du bunker. Les escouades lance flammes arrivèrent au pied des murs et se mirent à déverser leur prometheum par les meurtrières de combat. Karl arriva devant la porte du bunker et la fit sauter de son lance grenade un coup, intégré dans son fusil. Il sauta dans le couloir sombre qui lui faisait face. Une légère odeur de chair grillée lui monta aux narines. Les seules lumières provenaient des résidus de flammes laissés par la purge du lieu. Longeant les murs et suivit des survivants de son escouade il vérifia méticuleusement chaque pièces. Il découvrit un petit poste de commandement avec une radio de grande puissance. Une autre salle tenait lieu d’infirmerie. Cet endroit pourrait faire un très bon poste de commandement avancé pour une défense de la ville. De toute évidence il s’agissait d’ailleurs de son rôle. Il ne semblait plus y avoir de défenseur encore en vie. Karl ordonna à ses compagnons de partir rassembler la troupe alors qu’il activait son vox.

-Rapport des pertes ?
-Quinze morts, répondit son vox, seize blessés graves dont huit ne passerons pas la nuit, neuf blessés légers. Si ces fumiers ont empoisonnés leurs balles le bilan risque d’être encore plus lourd.
-Il y a une infirmerie, annonça Karl en ouvrant la dernière porte du bunker, utilisez la… Empereur Dieu qu’est ce que…

Face à lui, une pièce, une chapelle. Une odeur écœurante, pire que tout ce qu’il avait pu connaître dans sa vie s’en échappait. Les murs étaient horribles à contempler, couvertes de scènes de folies qui semblaient avoir été faîtes avec des composantes humaines. Des guirlandes faites de tripes pendaient des murs alors que des têtes tranchées formaient une allée menant à un autel qui semblait fait de chair. Dessus, une mutantes gisais, nue. Son ventre avait été ouvert du pubis jusqu'à la gorge. Ses organes avaient été étalés, répandus sur l’autel. Karl ne pouvais s’empêcher de fixer cette fille, des pensées malsaines lui venant à l’esprit alors qu’il entendait des rires démoniaques. En particulier il ne pouvait détourner son regard du visage de la mutante, il était d’une beauté sculpturale, d’une perfection anormale et pire que tout, il affichait l’extase le plus total. Karl sentit sa main se rapprocher du corps comme si elle obéissait à une volonté étrangère. Il allait la toucher lorsqu’il entendit quelqu’un franchir la porte.

-On vous a entendu crier chef et… Mais quelle est cette horreur, s’horrifia le soldat?
Karl se ressaisit en ce tournant vers lui.
-Surement un temple du chaos, faites venir un lance flamme et…
« Ne les laisses pas me détruire »

Karl se retourna, il était sur d’avoir entendu une voix. Une voix à la foi plaintive et enjouée, une voix séductrice et captivante. Son regard se baissa et en croisant les yeux morts du cadavre il lui sembla qu’ils le fixaient et qu’ils étaient suppliants et à la foi aguicheurs.

-Ça va chef ? Vous disiez quoi ?
-Heu, rien, oublie le lance flamme, ça intéressera peut être l’inquisition ce truc.
-Je pense pas que les temples du chaos soient rares sur cette planète.
-Tu sais comment est j’inquisition, mieux vaut attendre pour bruler ce machin que d’être brulés pour avoir fait une connerie.
-C’est pas faux chef.
« Merci »

Karl ne pu s’empêcher de frémir au son de cette voix.



Extrait de l’autobiographie de Selder Forun As de la flotte impériale : Les ailes de l’aigle.

Les Hell Blades étaient sur nous, je sentis une rafale d’autocanon traverser mon aile mais miraculeusement, je m’en sortis indemne. Profitant du léger virement que m’avait imprimé ce choc, je fis face à la vague ennemie réussissait à en abattre encore un avant de descendre en piqué pour échapper aux suivants. Le trafic radio m’annonça que six de nos appareils étaient tombés face à la marée de chasseurs chaotiques. Mon auspex m’annonça également qu’un des leurs s’était glissé dans mes six heures. Un tir de canon laser frôla mon cockpit et une rafale d’autocanons abima encore mon aile. Je tentais toute sorte de manœuvres pour lui échapper mais je n’y arrivais pas.

J’allais mourir.

Mon esprit hurla à cette idée, je redressais brusquement en coupant les gazes, l’autre ne réagit pas assez tôt. Un de mes tirs lui arracha son aile et c’est avec un plaisir morbide que je le regardais s’écraser au sol. Mon thunderbolt tenta de reprendre de l’altitude mais il semblait que l’un de mes réacteurs avait été endommagé. L’espace m’était fermé. Je tirais frénétiquement sur le manche à balais, tentant de mettre quelqu’un dans mon viseur mais déjà je perdais de l’altitude. Comme un vautour un hell blade se plaça à ma queue, près pour la curée. Je recommandais mon âme à l’empereur en voyant le sol toujours plus près lorsqu’une rafale de flak frappa mon boureau.

Un canal radio entrant venait de l’astroport. Surpris je tentais de redresser.

-Salut Selder la forme ? Ici Lerec, on vient de prendre le contrôle du port, tu viens nous passer un petit coucou.

Jamais je n’avais été aussi heureux d’entendre la voix de mon ami. Avec un immense soulagement je m’approchais d’une piste d’atterrissage à peu près intact. Venant du plus profond de mon âme monta une prière.

-L’Empereur est le guide et seul maître de l’humanité. Il nous mène à la victoire et à la paix intérieur mais par-dessus tout l’Empereur nous protège et nous garde.


Dernière édition par InquisiteurArax le Jeu 13 Aoû 2009 - 5:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mer 29 Juil 2009 - 12:55

Faubourgs de l’astroport Syru


Les survivants des trois pelotons quittèrent le bunker chaotique, laissant pour tache à l’escouade du sergent Store de s’occuper des blessés et de dégager la zone en vue d’un éventuel repli. Les quatre vingt hommes et femme rejoignirent finalement cette zone de front. Le reste de la compagnie était là, dix pelotons pour défendre un kilomètre et demi de zones urbaines.

Les bombardiers avaient bien agit ici, des tapis de bombes avaient aplatit environ cent mètres d’habitations laissant intacte une ligne de pavillons extérieurs. Les habitants toujours sur la zone avaient été emmenés dans un grand bâtiment, un kilomètre derrière la ligne de front où ils étaient gardés et surveillés. Les équipes d’armes lourdes du détachement étaient déjà arrivées et avaient fortifiés les bâtiments, creusés quelques trou de combat et installés des positions retranchées pour leur équipement.

Karl avait la garde de deux grands pavillons. Il organisa des barricades de débris dans les espaces les séparant, fit placer quelques lignes de barbelés devant canaliser l’ennemi vers les postes de tirs des armes légères et installa deux équipes d’armes lourdes ainsi que deux escouades dans chaque bâtiment, gardant le reste de la troupe en réserve dans une petite maison en arrière, prête à renforcer la ligne ou à prendre position derrière les barricades, les escouades avaient été regroupées de telle sorte que chaque peloton n’ait qu’une tâche a accomplir. Les préparatifs se finirent alors que déjà les rayons du soleil courraient dans la plaine, dévorant les ténèbres.

-Commandant ! s’exclama le vox op. Un message sur la fréquence commune.
-Ok, passez en mode haut parleur.
-… d’Aldéran et de l’Impérium. Cette nuit vous avez réussis à sécuriser six des dix points de débarquement et pour cela, je vous félicite. Ce soir la toute puissance de nos armées s’abattra sur les hérétiques qui ont osés attaquer un de Ses domaines, défiant Sa loi. Ce soir, nous trinquerons à la gloire de ceux qui auront permis à cette campagne de démarrer sous les meilleurs hospices. Mais aujourd’hui soldats, aujourd’hui vous aurez la chance, l’honneur de servir l’Empereur en triomphant de Ses ennemis. Il n’y a nul doute quand à votre victoire. Un fidèle peu triompher d’une horde d’hérétique, une armée animée par la foi peu conquérir la galaxie. Nos observateurs annoncent avoir repérés cinq armées se dirigeant vers nos têtes de pont. Conquérants de Dalapolis, profitez de cette journée pour favoriser la suite de la campagne, que tous les autres se préparent à a guerre.

Donc en résumé bonne chance, l’Empereur reconnaitra les siens. Foutu haut commandement, pas une seule info sur l’effectif de l’ennemi, sa position ou quoi que ce soit d’approchant. La seule info que Karl avait réussi à extraire de cette fichue propagande était que quatre des six largages avaient échoués et que la tête de pont sur le continent sud était déjà assurée. Toujours à vouloir limiter la diffusion de l’information, toujours à les traiter comme des moins que rien.

Malgré tout il n’était plus temps de se morfondre. La guerre arrivait, il la sentait. Karl regarda le soldat à sa droite, Eteng, un fier fils des savanes de Frege. Il vérifiait nerveusement son fusil laser essayant la visée et déchargeant, rechargeant toujours la même cellule énergétique. Se sentant dévisagé il tourna le regard et Karl se détourna, avisant les trois sentinelles que le colonel avait jugées bon de lui confier. Ces majestueux coureurs de métal se balançaient d’une jambe sur l’autre dans un agréable grincement. Puis vint un son horrible.

Tous les canaux radio se mirent à hurler des sons insupportables. Des milliers de voix menaçaient, promettaient, hurlaient. Des voix parlant un langage qui ne devaient pas être entendus par des oreilles humaines scandaient des noms impies. Karl senti ses mots s’insinuer jusqu’au plus profond de son esprit, le lacérant de l’intérieur. Il sombra, un voile tombant devant ses yeux, des miliers de visages moqueurs le fixaient. Des milliers de bouches lui rappelaient chacun de ses échecs. Il se revit essuyant un refus de son premier amour, il se revit perdant l’ensemble de sa première escouade, il se revit tournant es talons face à l’horreur, laissant ses amis seuls face à la mort.

Son âme criait au supplice, son corps ne l’écoutait plus puis une voix se détacha de cette cacophonie.

« Je peux te sauver si tu m’aides »

C’était la même voix que dans la chapelle et elle portait une infinie compassion et une innocence désarmante.

Puis il se sentit basculer.

L’horrible chant s’était tu, Karl compris que sa radio avait été coupée. Il était allongé sur le sol, plaqué par l’éclaireur Azan.

-Mon capitaine, reprenez vous mon capitaine !

Les yeux hagards, Karl fixa le jeune homme. Il entendait maintenant des bruits d’explosions.

-Qu’est-ce qu’il se passe, demanda t’il, toujours un peu ailleurs.
-Mon capitaine, vous hurliez, vous vous êtes mis à bouger bizarrement, répondit Azan alors que la panique le prenait. Il y avait ces horribles bruits, ils disaient qu’ils allaient me prendre et me torturer.

Il commença à pleurer, Karl ne remarqua que maintenant à quel point il était jeune.

-Et puis les obus ont commencés à pleuvoir, continua l’éclaireur. Les hommes ont commencés à paniquer et il y avait toujours ce bruit, alors, Holson a tiré sur Brad, je sais pas pourquoi et ça a dégénéré et…
- Calme-toi petit, ordonna le capitaine, paternel. Je dois reprendre le détachement en main.

Il tenta de rallumer son vox mais seuls les cris lui répondirent. Il le débrancha à nouveau et se mit à courir après ses soldats. Les détonations des obus retentissaient toutes les minutes. Dès qu’il croisait un garde il lui arrachait son oreillette et lui ordonnait de faire pareil avec les autres. Le bombardement était continu mais imprécis et ne se concentrait pas sur cette section des défenses. En sept minutes le calme revint. Karl voulu s’assurer que l’ordre était aussi rétablit dans les deux autres pelotons quand un obus trembleterre tomba droit sur le pavillon abritant le peloton beta.

La battisse s’effondra comme un château de cartes et seul six soldats en ressortirent, blessés, l’un paraissait même agonisant. Un autre obus vint abréger leurs souffrances.

-Je crois avoir vu une entrée de cave, cria Karl que tout le monde se planque.

Tous filèrent au sous sol. Karl resta seul parcourant la maison à la recherche de blessés. Dans la salle à manger il trouva Holson, Brad et deux autres gardes étendus dans des marres de sang. Ils s’étaient entretués sous l’effet de la panique et des horreurs débitées par les radios. Karl s’agenouilla au milieu de la salle, abattu de désespoir. Un allé simple, voila ce qu’il avait reçu. Ils avaient été largués sans soutien lourd, dix milles pauvres gardes à la conquête d’une ville. Ils avaient eus de la chance au début, ne rencontrant que peu de résistance et maintenant la fureur de ces foutus lincian allait les frapper. Il était un officier d’abordage, ses combats devaient voir trois cent soldats en affronter un peu moins dans des couloirs, pas des hommes mourir comme des chien sous un déluge d’acier.

Il resta une heure dans la solitude, guettant un éventuel ennemi. Deux fois d’autres gardes lui demandèrent s’il voulait être relevé mais selon lui tel était le devoir d’un officier du rang. Pas un obus ne les avait frappés depuis celui qui avait couté la vie au peloton beta. Puis un changement se produisit. Karl mit quelques instants à comprendre que le bombardement s’était arrêté.

Il courut jusqu’à la cave les oreilles toujours sifflantes.

-Aux armes !

Les gardes se précipitèrent hors de leur abri, heureux de sentir à nouveau l’air frais, heureux d’être à nouveau maîtres de leurs destins.

Les armes lourdes furent mises en place, chaque garde pris position à une fenêtre, les snipers filèrent dans le grenier d’où ils avaient une vue imprenable. La tension imposée par le bombardement avait disparu et c’est presque avec joie que les aldéranéens attendaient l’ennemi.

-Je vous parie que je m’en fais dix aujourd’hui, lança quelqu’un.
-Moi je vais les allumer par dizaines, répliqua le porteur de lance-flamme.
-Tu vas leur déclarer ta flamme ?

Tous rirent de cette bête blague. Un rire de soulagement mais aussi teinté d’hystérie. Le bombardement avait bloqué tous les accès au réseau informatif et personne n’osait rebrancher la radio de crainte de réentendre le chant de folie.

-Je vais leur apporter la lumière de l’empereur en chargeurs de quatre litres !
-Calmez vous tous, quoi que vous tentiez vous me battrez pas, vont regretter le jour de leur naissance, lança Karl.
-Vrai de vrai mon capitaine ! Sauf que moi quand je tue c’est face à l’ennemi, avec classe.

Le calme revint parfois coupé d’une petite plaisanterie jusqu'à ce qu’il soit coupé par un cri.

-Empereur Dieu, c’est quoi ces machins ?
-Qu’est ce que t’as vu Brin.
-Une marée de mutants, à un kilomètre, répondit le sniper. Et c‘est qu’ils avancent vite !

L’attention remonta à son maximum, les autocanons se tournèrent face à la menace. Tous les voyaient maintenant. Autrefois humains ou animaux, ils n’étaient désormais que des créatures du chaos. Chacun d’entre eux étaient unique mais tous avaient un caractère commun : c’était des monstres. Beaucoup courraient à quatre pattes, d’autres sur six, certains rampaient comme des serpents mais avaient tout de même une vitesse impressionnante. Karl tenta de les différencier. La majorité n’étaient pas plus grands que des humains mais certains faisait bien deux à trois mètres de haut. Un grand nombre avaient des pieds de boucs et des queues, certains parraissaient d’étranges hybrides de chevaux et d’hommes, d’eux seuls se dégageait une certaine grâce. Tous étaient assoifés de combats, des créatures ne vivant que pour l’excitation de donner et de recevoir la mort. Ils courraient nus ou presque, armés de fourches et de pieux, de bâtons et de couteaux, ils couraient à la mort. Les plus grands allaient sans armes mais disposaient de bras-lames, de crocs et de griffes ou de tentacules, les plus grands étaient des armes.

-Ennemis à cinq-cents mètres, dit Karl d’un ton calme. FEU !


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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mer 29 Juil 2009 - 12:56

Devant l’astroport Syru


La créature galopait. Ses quatre pattes griffues martelaient le sol alors qu’elle dépassait une à une les autres membres de la horde. Son corps frémissait, sentant la caresse de l’air froid. Ses yeux courraient déjà à la recherche de ses proies. Devant elle un humanoïde de trois mètres fini déchiqueté par un vol de mort.
Elle se souvenait qu’autrefois elle savait mettre un nom sur ça. Derrière un voile, tel un rêve elle voyait un monde de métal et de tissus. Un monde où elle allait sur deux pattes, des géants de métal nageant dans les étoiles, des soleils naissaient et mourraient sous ses yeux. Un monde où le réel et l’impossible cohabitaient. Elle se souvenait d’avoir eu un nom, d’avoir eu des buts, des amis, des amants. Elle était venue se battre avec un bâton de lumière. Elle avait joué sa vie contre celle d’autres. Elle avait senti le frisson de la victoire et le doux gout du sang dans sa gorge.

Puis était venu l’eau.

Encore une fois elle avait rêvé, son esprit avait changé, son corps avait été transformé. Le sens de la vie, la volonté du lendemain. Tout cela était partit. Derrière, elle avait laissé l’humanité, la peur, le doute, l’ennui. Aujourd’hui elle ne vivait que pour le délice de la chasse, l’extase de plonger ses griffes dans un corps et d’en laisser les fluides carmins éclabousser son corps, le frisson de voir son destin foncer sur elle, d’y échapper et de voir d’autres le rencontrer. Elle vivait pour sentir le souffle de la mort sur sa nuque et de faucher la vie des autres.


Une rafale de mort fonça droit sur elle. Elle la vit venir avec une telle lenteur, sentant l'excitation monter. Puis elle sauta. Elle poussa un cri hystérique en entendant un corps exploser, si loin derrière. Face à elle, si loin, un instant, ces humains se terraient et faisaient pleuvoir la mort sur la horde. Elle accéléra. D’autres comme elle sortirent de la masse, survolant presque la plaine. La mort ne parvenait à les atteindre.

La créature sentit alors une délicieuse douleur parcourir son corps. Un éclair de lumière lui avait frôlé le torse.
Le voile tomba.

La créature bondit, tout lui paraissait ralentit alors qu’elle fusait à une vitesse incroyable. Ses griffes avant fauchèrent une vie alors qu’elle prenait pied au premier étage d’une battisse. Des voix hurlaient dans son esprit : « Tue, expérimente, vie, Slaanesh ! ». Un autre pathétique humain leva son bâton de lumière vers elle. Si lent. Elle se jeta sur lui, plongeant sous le trait brulant avant de traverser son torse. Elle leva le corps encore chaud au dessus d’elle et laissa son sang souiller sa peau d'albâtre. Ses quatre yeux regardaient, animés d’une lueur de sadisme sans borne la vie quitter lentement le visage de sa victime, sa crinière de tentacules déchirant ses chairs et arrachait un à un ses organes.

Puis elle entendit un claquement sec. En un instant elle avait sauté, laissant le trait de lumière frapper sa victime. Elle se jeta sur se nouveau corps se léchant déjà les lèvres. Elle senti une lame entrer dans son corps, un mot lui revint en mémoire : baillonette. Puis il fut balayé par une vague de plaisir pur. De ses pinces elle arracha les deux bras de son adversaire avant de le plaquer au sol. Ses tentacules frappaient, perçant la chair à chaque coup. Elle se mit à lécher ce corps offert à elle avant de lui arracher la gorge de ses dents.

Laissant derrière elle le cadavre mutilé, elle se glissa par l’escalier. Ses yeux avides découvrirent une douzaine de vivants disposés face aux fenêtres. Elle se jeta sur eux, en fauchant trois de ses pinces dès son premier élan. Les autre se retournèrent horrifiés, un de plus mourrut. Trop lents ! Les humains se reprirent et l’un d’entre eux se jeta sur la créature. D’un pas elle évita la lame tronçonneuse avant de le piétiner de ses pattes griffues. Les autres parurent effrayées, un cri monta « sergent ! ». Puis un à un ils tentèrent de fuir. Elle les pourchassa dans les couloirs, leur laissant une légère avance mais blessant légèrement chacun qui se laissait à trainer. Puis elle en tua un puis deux. Ils débouchèrent à ciel ouvert, la marée vivante était elle aussi arrivée mais amputée de milliers de ses membres, qu’importait. Seule comptait la traque, la mort, le souffle de l’air sur sa peau. Les humains avaient formés une nouvelle ligne et les corps de mutants s’étaient amoncelés dans les rues, devenues charniers. La créature s’élança quand elle vit trois oiseaux coureurs de métal crachant de petits soleils. Elle senti un frisson, et se jeta sur ces nouveaux jouets.

Un jet de lumière, d’une intensité telle que la créature n’en avait jamais vu en cette vie, fila droit sur elle. Elle se jeta de coté avant de sauter sur l’une de ses proies. Celle-ci se renversa sous le choc. La créature fonça sur une nouvelle cible laissant le monstre de métal ruer au sol. La machine tenta de frapper la créature de l’une de ses pattes. Celle-ci recula face à l’attaque puis riposta de ses griffes contre la jambe de métal, ne réussissant qu’à ripper contre elle. L’esprit de la créature redevint un peu lucide, les mutants étaient repoussés toujours plus loin par les humains. Elle esquiva un nouvel assaut de son titanesque adversaire. La partie encore lucide de son esprit se souvenait d’une chose : « tenez jusqu’à la huitième heure ». Moins d’une heure et elle aurait sa récompense. Emplie de passion la créature sauta sur son adversaire, s’accrochant de ses griffes sur son corps puis de ses pinces elle se mit à frapper furieusement, les premiers coups furent inefficaces puis le métal commença à se déchirer. Le monstre de métal se débattait pour se défaire de la créature de chair. Puis la chair apparut sous le métal, suivie du sang.

Le monstre de métal cessa de bouger. Le doute parcourut les rangs des humains, puis la panique les emportât. La créature s’abandonna à la chasse, suivit par des centaines d’autres altérés. Elle allait achever un groupe de fuyards lorsqu’elle entendit, résonnant dans l’air et par delà la corne de guerre de Slaanesh. Ils arrivaient, ceux qui avaient étés ses frères. Elle arrivait, sa récompense.




Karl courrait. Tout était allé si vite. Ils avaient tenu la ligne, fauchant des centaines, peut être des milliers de mutants. Ils parvenaient à les tenir à distance. Puis les tirs avaient cessés de venir du détachement du capitaine Frontier sur sa gauche. Les mutants les avaient submergés. Il avait reformé une ligne avec les deux pelotons lui restant appuyés par les sentinelles. Puis elles étaient arrivées. Des créatures hybrides, mi humaines, mi bêtes. L’une d’entre elle avait massacré l’escouade alpha avant de succomber mais ils pouvaient toujours tenir. Puis était venue la deuxième, elle avait détruit deux sentinelles, la dernière s’était enfuie, bientôt suivie de ses hommes. Il avait du fuir lui aussi. Pendant près d’une heure ils avaient étés traqués. Il y avait plus d’une trentaine de ces horreurs. Elles semaient la mort et certains dont les yeux avaient trop longtemps contemplés les étranges motifs de leurs peaux ou la beauté malsaine qui se dégageait de ces monstres avaient sombré dans la folie.
Arrivant sur une place, lui et ses hommes s'arrêtèrent un instant pour reprendre leurs souffles. Ils n’étaient plus qu’une vingtaine, effrayés, exténués, démoralisés. Karl fit afficher une carte des lieux à son mini cogitateur. Le bunker était à trois cent mètres à l’est.

-On se reprend les gars ! On va tous se regrouper au bunker. Il espérait que sa voix fut assurée mais rien n’était moins sûr.

Il n’y avait plus la moindre nouvelle des autres pelotons depuis une demi-heure. C’était une vrai débâcle, le front avait été enfoncé sur plus d’un kilomètre. Le contact avec le haut commandement était perdu. Une fois de plus, il avait merdé. Il s’était abandonné à la panique et dans sa pathétique tentative pour sauver sa vie il avait laissé ses hommes à une mort certaine.

La troupe progressa et arrivée à cent mètres de sa destination elle retrouva une part des forces du capitaine Frontier. La rue était jonchée de cadavres jusqu'à la place entourant le bunker. Les corps étaient atrocement mutilés. Une bande de mutant chantaient au milieu de ce charnier, certains profanant les corps d’autres s’abandonnant à leurs pulsions primales. Certains faisaient même les deux. Des cris montaient. Sept gardes prisonniers servaient les sombres désirs d’une bonne douzaine de mutants. Certains membres du groupe de Karl vomirent à cette vue horrible. Karl lui était fasciné, la voix lui était revenu, cette fois lui murmurant des paroles de luxure et d’abandon. Depuis combien de temps n’avait il cédé à ses passions ? Depuis combien de temps était il enfermé dans la solitude du commandement. Les créatures ne le rejetteraient pas. Un pas et il serait libre. Un pas et cette campagne prendrait fin, un pas et l’oubli l’engloutirait. Il allait succomber et se joindre à l’orgie dépravée lorsqu’il se reprit.

-Gardes impériaux, à la charge !

Pris par surprise les mutants furent exterminés en quelques instants. La rage et la peur des gardes se déversèrent en un instant. Ils se ruèrent vers les prisonniers, tuant leur tortionnaires. Cinq des victimes survécurent à leur sauvetage. Les gardes, accueillirent de bon cœur ces nouvelles camarades, toutes des filles. Malgré ses efforts Karl ne put faire totalement taire la voix du désir dans son esprit.

La troupe parvint finalement au bunker, discutant en chemin, plaisantant pour oublier l’horreur du jour. Karl sympathisa particulièrement avec une jeune fille du nom de Glisel. C’est presque l’esprit léger qu’ils arrivèrent dans un royaume de désespoir.

Des survivants de plus de douze unités avaient trouvé refuge dans ces petites fortifications. Plus des trois quart étaient blessés.

Face à une avancé ennemie imminente seuls trente gardes étaient en état de se battre au mieux de leurs capacités pour protéger la position et les quarante blessés qu’elle abritait. Et pas une seule arme lourde hormis les mitrailleuses trouvées lors de l’assaut.

C’est alors que retentirent les cors, cri de triomphe d’un régiment de la légion Linciane venu achever les derniers impériaux.


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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Dim 2 Aoû 2009 - 13:04

Chapitre 4: La Douce voie de la Damnation



Fiora se réveilla l’esprit toujours embrumé. Où était-elle ? En ouvrant les yeux elle découvrit une salle décorée avec un luxe totalement excessif. Des rideaux de velours recouvraient chaque murs et des statues d’or fin décoraient les angles. Une douzaine de corps sensuellement enlacés recouvraient le sol.

Fiora eu un mouvement de recul et se rendit compte qu’elle-même était dans les bras de quelqu’un. Elle se retourna et vit les yeux de Sliek parcourir son corps. Le capitaine de la garde était un être étrange aux yeux d’or et Fiora s’y perdait à chaque fois qu’elle s’y plongeait. Son torse glabre était recouvert de tatouages ésotériques qui semblaient se mouvoir sous ses yeux. Deux petites ailes aussi douces que de la soie lui sortaient du dos.

-Tu es donc réveillée ma belle, chuchota t-il, ses mains parcourant son corps. C’est la première fois que tu nous rejoins pour toute la soirée.

Qu’avait-elle donc fait ? Elle n’en avait aucune idée. Elle se souvenait seulement du garde du palais puis un brouillard impénétrable mais délicieux. Elle se sentait malade. Elle se savait souillée et pas par simplement une personne. Une bulle de souvenir remonta, elle avait hurlé le nom du prince du plaisir tout en s’offrant totalement à plusieurs hommes en même temps, peut être des femmes ? Elle était souillée. Elle avait péché et blasphémé.
Et elle avait aimé le faire.

Fiora se releva, cachant au mieux son malaise et commença à renfiler ce qui lui servait de vêtement. Ses yeux parcoururent l’assemblée. Elle reconnu le garde de l’après midi précédente et une servante avec qui…

NON !

- Où vas-tu toute belle, lança Sliek, nous avons à parler.
-Si nous le faisions à un autre endroit ? Je ne me contrôle plus dans cette salle.
-Mais je l’ai bien vu hier soir. Allons dans le salon.

Qu’avait elle bien pu faire ? Son corps était brûlant et dégoulinant de sueur mais elle n’avait pas d’autres indices. Elle suivit son amant dans la pièce d’à coté. Celle là était également décorée avec un penchant pour la démesure évident mais au moins elle était vide de monde. Fiora pris une longue inspiration, elle devait restée concentrée. Aujourd’hui elle pourrait se rapprocher de l’objectif, de l’oubli, du trépas. Sliek s’avança vers elle, plongeant ses yeux dans son regard. Tout chez lui invitait à la débauche. Fiora caressa un instant l’idée de profiter de leur solitude mais elle la repoussa de toutes ses forces. Elle ne devait pas désirer le chaos. Concentrant toute sa volonté elle soutint le regard du Sucubus.

-Tu souhaites toujours intégrer la garde de Selene, la Divine, Concubine de Slaanesh, Maîtresse des Désirs, Fléau d’Aldéran IV.
-C’est le plus grand de mes désirs.
-Tu sais que ce chemin bien que court peut te mener à la mort ?
-Dans la mort je ne ferais plus qu’une avec Slaanesh et ma conscience ne connaitra qu’extase. Je ne crains pas la mort.

Fiora faillit vomir de ses propres paroles. Elles étaient montées de la partie la plus sombre de son âme, la partie qui sans cesse la poussait à la damnation. La partie qui chaque jour obscurcissait plus son esprit. Alors que sa bouche articulait le mot maudit elle sentit une vague de désir effroyable monter en elle. Une créature de ténèbres envahit sa conscience.Elle sentit le chaos couler dans ses veines, se répandre dans son esprit, elle l'accueillit à bras ouvert.

Fiora s’avança vers Sliek, un sourire aguicheur aux lèvres. Ses yeux, autrefois d’un bleu pur avaient pris un léger reflet violet.

-Qu’es ce qu’il t’arrive ? Demanda Sliek.
-J’ai envi de toi, tellement envi. La voix même de Fiora était altérée, elle portait des accents suaves et avait des résonances étranges.
-Ce n’est pas le moment. Tu vas devoir passer six épreuves. Les six prochains jours de ta vie serons les derniers car soit tu triompheras et tu renaîtras en tant que garde de Selene. Soit tu mourras.
Fiora prit une mine boudeuse mais attentive face à ce refus.
-Tu vas devoir traverser les six épreuves du sucubus. En premier lieu viendra l’épreuve de talent. Puis celle du sadisme, de la luxure, de la corruption, de la foi et enfin, de l’Apothéose. Si tu traverse chacune tu en ressortiras plus forte, ton esprit s’ouvrira tout entier à Slaanesh et ton corps évoluera de lui-même pour devenir une arme. Tes talents sont ceux de l’assassin aussi ce sera l’objet de ton épreuve de talent. Une rébellion couve dans la sous ruche. Tu as une journée pour trouver Baurus Arol, soupçonné d’être son meneur, et pour le tuer.
-Ce sera un plaisir répondit Fiora avant de s’en aller d’une démarche aérienne.


La sub-ruche de Ryhos Majoris. Un lieu de misère. La vie n’était pas facile tous les jours sous la domination impériale, des gangs se battaient pour chaque coin de rue. Les ouvriers et les fonctionnaires ne se levaient le matin que pour une longue journée de dur labeur, ne leur laissant d’autre espoir que celui de ne pas être racketté à leur retour. Les artères de communications étaient toujours bouchées par des colonnes de véhicules plus que dépassés, leurs gaz échappements créaient une épaisse couche de pollution englobant tout et forçant chacun à porter des respirateurs de plus ou moins bonne qualité.

Depuis douze ans que l’autorité impériale avait disparue, nombreux regrettaient ces temps idylliques. L’Empire Lincian avait toujours eu une politique simple envers les sous ruches de bas niveau : laisser la situation dégénérer en attendant de voir une évolution. Les usines avaient été délocalisées dans les plaines créant rapidement autour d’elles de véritables villes de chercheurs d’emploi. Cette vie était horriblement difficile, les ouvriers travaillant dix-huit heures par jours pour simplement disposer d’un logis et de deux repas quotidiens. Rapidement le flot de nouveaux venus s’était tari et ceux qui tentèrent de fuir furent réduits en esclavage. Dans une telle situation la population finit par évoluer. Les gangs se mirent à régir les rues à un point jamais atteint. Les cultes chaotiques se mirent à fleurir et immanquablement ceux s’y adonnant virent de diverses façon leur situation s’améliorer. Parsemés ici et la des hauts parleurs hurlaient à tout les niveaux de la ruche de sombres prières au Prince du Chaos. La nourriture se fit rare et le cannibalisme se développa. Chaque semaine, des groupes de nobles se livraient à des descentes dans la basse ruche tuant et violant, seuls les slaaneshis étaient épargnés. Petit à petit la flamme impériale vacillait et menaçait chaque jour de s’éteindre dans la sous ruche.


Fiora découvrait avec délice la sous ruche. La pollution avait disparue depuis des années et elle aimait la sensation de l’air frais caressant son corps. Elle avait réussi pour le moment du moins à prendre le contrôle de son corps et c’est avec extase qu’elle s’offrait au Chaos. Chaque jour l’Autre perdait un peu plus le contrôle. Bientôt elle pourrait oublier cette maudite obéissance à cet inquisiteur qui l’avait envoyé à la mort. Si seulement elle pouvait l’avoir sous la main, elle lui ferrai renier son Empereur avant de le tuer. Lentement.

Avec son corps de mutante et ses tatouages exhibant haut et fort sa dévotion à Slaanesh elle n’eut aucun mal à se fondre dans la folie du sous monde. Quelle bénédiction que l’Autre ai crus bon d’user ainsi de polymorphine. Fiora aimait ce corps, un corps fait pour donner et ressentir le plaisir à l’état brut.

Cet endroit était merveilleux. L’anarchie régnait comme nulle part ailleurs. Arrivant dans le bloc où devait se trouver sa cible elle trouva deux ruchard se battant pour ce qui paraissait être un simple morceau de pain, de l’autre coté de la même rue trois homme sortirent subitement de long couteaux avant de poignarder une prostituée au cri de « Pour l’Empereur ». Les trois hommes se dirigeant vers elle la prenant certainement pour une demoiselle de petite vertu elle aussi. En un instant elle sortie les lame de ses deux hortus, se délectant déjà du massacre à venir.

Fiora esquiva agilement l’attaque de son premier adversaire, passa dans son dos avant de lui planter l’une de ses lames à la base de son cou, sectionnant la moelle épinière. Le corps privé de commande s’affala sur le sol. D’un saut en arrière Fiora esquiva une nouvelle attaque avant de lancer un coup de pied latéral, elle sentit les côtes se briser sous l’impact. Le loubard se brisa, gémissant, des bulles de sang lui montaient à la bouche.
« Parfais pensa Fiora, je lui ai percé un poumon »

Le dernier homme en lice commença à reculer, une lueur de terreur au fond des yeux. Fiora fit voler sa lame d’un revers d’hortus avant de le frapper en différents points non vitaux. Il finit par paniquer et tenta de fuir en courant. Vive comme l’éclair, Fiora lui coupa les jarrets. L’homme tomba au sol et l’assassin prit un grand plaisir à lui couper chaque tendon avant de le laisser agoniser. Pendant un moment elle envisagea l’idée de rester afin de voir lequel des trois mourrai en premier mais elle la repoussa rapidement, elle avait une mission et l’autre pouvait refaire surface à tout moment. Relevant la tête de ses trois victimes elle découvrit un groupe d’une dizaine de personnes qui la fixait intensément. Au vu de leurs tatouages et de leur acoutrement ce devait être les membres d’un gang slaaneshi. Prenant une démarche la plus séductrice possible et ne prenant pas la peine de réajuster sa tenue qui avait fortement glissée lors du combat elle s’avança à leur devant. Celle qui paraissait être la chef était une mutante de petite taille qui disposait en plus de ses bras de deux tentacules et qui avait un troisième œil au milieu du torse. Sa bouche s’ouvrit révélant des dents et une langue anormalement pointue.

-Joli boulot la nouvelle. Ces ordures d’impériaux croyaient pouvoir faire la loi sur notre territoire. Tu sais bien te servir d’un hortus.
-Il n’y a pas que cela dont je sais me servir, répodit Fiora en lançant un regard concupiscent à la ronde. Que font ces ordures ici ?
-Et bien, répondit la mutante, pendant longtemps notre gang, le gang du serpent noir, a fait règné la loi dans le coin. La haute ruche nous a aidés en nous envoyant des armes et de la nourriture. On avait créé ici un petit éden.
« Ben y t-en faut peu ma grande pensa Fiora »
-Et puis, il y a trois mois, ce bâtard est apparu, un type du nom de Baurus. Il à regroupé les derniers impériaux du quartier pour former un sois disant clan. On pensait les écraser rapidement mais on sait pas pourquoi, pas mal des nôtres ont rejoint son camps au milieu de la première bataille, pourtant pas mal vénéraient le grand Slaanesh ouvertement et depuis des années. Même mon ordure de frère les a rejoints. On pensait malgré tout pouvoir les écraser mais y à eu encore des traitres. On a peu à peu perdu l’avantage et les impériaux qui se terraient encore se sont remis à utiliser leurs couleurs. Maintenant on ne tient plus que quelques pâtés de maison, on est moins d’une centaine et la plupart savent pas se battre.
-Tu as bien dit que des adorateurs du divin Plaisir ont retournés leurs vestes ?
-Ouais, j’y comprends rien.
-Et ce Baurus, tu sais où il est ?
-Pas loin, c’est une véritable armoire à glace toujours caché dans une cape. Il reste jamais trop loin du front même si il participe pas à la baston. La dernière fois qu’un des nôtres l’a vu c’était y a une heure. L’était dans la grande tour là bas, dit la mutante en pointant un grand bâtiment qui dépassait de la masse des petites maisons et allait se perdre dans le niveau supérieur.
-Bon ben je vais m’en charger répondit Fiora en commençant à courir dans cette direction. Elle aurait bien passé quelques instants lubriques avec ces gangers mais elle avait mieux à faire. Une fois l’épreuve de l’apothéose passée son autre moitié disparaitrait et elle serait enfin seule maîtresse de son corps.

_________________
"Ceux qui se vautrent dans le péché ne méritent pas la miséricorde du bûcher"

L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


Le chapitre 6 de ma fic La Campagne des Huit Eclipses est en ligne.
Le chapitre 3 de ma fic Inqusition Impériale a été mis à jour.
Le chapitre 8 de ma nouvelle fic Intérêts Croisés est en ligne.


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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Lun 3 Aoû 2009 - 10:58

Pont du Sin Nominem


Je tournais en rond. J’ai toujours haï les longs moments d’attente, avant que mon rôle ne commence réellement. La première vague d’assaut s’était posée mais avait rencontrée une résistance farouche. Trois des détachements avaient dus être rapatriés. L’un avait même été totalement exterminé. Ceux arrivés devaient désormais lutter pour leur survit en attendant le soir et la relève.

L’équipage était agité. La rumeur que l’archi pècheresse soit sur cette planète avait échauffé les esprits. Certains criaient à la fin du conflit avec la mort de ce fléau, d’autres étaient surs que nous allions tous mourir. Personne ne restait indifférent.

Étendant mon esprit j’observais l’évolution de la bataille, survolant tel un être éthéré les plaines et les océans, franchissant les montagnes en un instant. Je vis dans l’agriville de Fresi la population se lever d’un seul coup dans une démonstration incroyable de sauvagerie et se jeter sur les gardes impériaux venu les libérés. Je vis dans la plaine entourant la Ruche Segundus une armée linciane être totalement écrasée par un barrage orbital. Je vis le talent des aldérans, la bravoure des aldéranéens, la sauvagerie des bios-guerriers et la cruauté des démons. La bataille paraissait équilibrée. Certains points étaient maintenant fermement tenus alors que d’autres étaient sur le point d’être repris. Je profitais de ce spectacle terrible et grandiose mais mon esprit était toujours agressé par le mal à l’état brut qui se déversait de la ruche Majoris. Des milliers, peut être des millions, de voix en venaient, résonant dans le warp et répandant la corruption. Toute personne qui resterait trop longtemps sur cette planète finirait par être corrompue, dans son esprit comme dans son âme. Seule la pénitence apporterait le salut à ses habitants quand le chaos serait vaincu.

Je repensais à Fiora et ses sœurs qui m’avaient toujours fidèlement servies et que j’avais envoyé dans cet enfer. Je devais faire vite, son âme, elle, devait être sauvée. Alors même que ces pensées m'effleureraient je senti parmi cette cacophonie de voix une se détachant du lot. Étrangement elle paraissait sans cesse se dédoubler, portant deux sonorités opposées mais pourtant inextricablement liées. Cette voix portait à la fois une suavité, une sensualité mêlée de cruauté bien trop souvent présente sur ce monde, l’autre portait une gentillesse une douceur mais surtout une détresse immense. Les deux tons paraissaient lutter pour le contrôle de cette voix, de cette âme.

Cette particularité était intéressante mais surtout, malgré son altération je connaissais cette voix.

Mon esprit bondit, la suivant au milieu des milliers d’autres. A mesure que je m’approchais de la ruche elles se faisaient plus fortes et plus nombreuses. Ma forme spirituelle diminua autant que je le pus, je ne voulais surtout pas me trouver engagé dans un combat psychique à cette distance. Je vis des prédateurs fait d’énergie pure roder sur les flots de l’ether, je fis tout pour les éviter. Défilant autour de moi à la vitesse de la pensée je voyais des rues jonchés de détritus, des ponts enjambant des vallées d’habitation, des masses de gens vivant dans la misère, s’adonnant à tous les crimes imaginables pour améliorer leurs situations. Plus je m'approchais et plus sa voix se faisait entendre, le coté cruel de sa voix prenait de l’ampleur.

Je vis alors face à moi une tour colossale, surement un des porteurs des kilomètres de ruche au dessus. Elle paraissait habitable mais bizarrement vide. Une puanteur psychique pire que toute autre chose s’en dégageait. Une force primale et instinctive. Mais surtout sa voix en venait.

Mon esprit entra dans cette tour, je suivis des couloirs qui portaient son empreinte. Très souvent un mur était éclaboussé de sang ou un cadavre déformé gisait au milieu du chemin. Plus je m’avançais plus ces cadavres étaient mutilés comme si leur horreur devait être effacée de la face de ce monde. Au bas d’un escalier, je trouvai un morceau de cuir noir portant particulièrement son essence. Elle était toute proche.

Je m’élevais d’un niveau, ici les murs étaient horriblement altérés, une mousse repoussante recouvrant les murs. C’est au milieu de cette corruption que je la vis. Elle était une mutante, nul doute là dessus. Ses six seins étaient chacun parfaitement galbés, son corps était une arme redoutablement musclé. Sa peau était grandement couverte de symboles interdits, semblant ondoyer et se reformer sans cesse. Elle était nue, ne portant qu’une paire de gants, d’hortus. Elle était accroupie à cheval sur un corps qu’elle frappait avec frénésie de ses deux lames en hurlant, du sang la recouvrait entièrement et sa longue chevelure en était gorgée. Elle releva soudain la tête, léchant un filet de sang qui lui coulait du coin de la bouche. Son visage était d’une beauté à couper le souffle, bien plus que dans mes souvenirs, ses yeux presque violets semblaient rechercher quelque chose dont ils connaissaient la présence mais qu’ils ne pouvaient voir, au fond de ces yeux je voyais la folie d’une hérétique, une soif inextinguible de nouvelles sensations et un sadisme sans borne mais aussi la terreur d’une amie.
Fiora était devant moi, magnifique dans sa déchéance. Je l’avais envoyée à la folie, accomplir une mission impossible. Elle s’y était dévouée méritant mille fois plus par ses efforts que bien des inquisiteurs, arrivant à un point où sa réalisation même semblait possible. Je l’avais condamnée à la damnation, voila ce qu’elle était devenue. Maintenant que je voyais ses yeux, je contemplais l’abime de ténèbres ou elle était tombée. Les trois parties de son être étaient souillées et son esprit portait la noirceur du chaos. J’allais me détourner et la laisser dans l’ombre quand je perçu à nouveau la douceur qui s’en émanait.

Voyant que son inhibiteur psychique était désactivé, je décidai d’entrer dans son esprit.

La surface de son « moi » était entièrement corrompue, des voix démoniaques murmuraient toute sorte de promesses. Un mot revenait toujours : Apothéose. Des images de débauches et de massacre obscurcissaient ses pensées, pour l’instant elle n’était qu’un être de sensations, elle s’offrait avec frénésie au chaos. Je m’enfonçais un peu plus et la vit servir de jouet pendant une demi année à un cultiste, Sliek, plus loin je vis son horreur et sa fascination la première fois qu’elle s’était abandonnée à la part sombre de son âme, plus loin encore le moment où la mort dans l’âme elle avait du changer son corps pour paraitre une slaaneshi, j’espérais qu’elle n’était pas encore totalement devenue une slaaneshi. Finalement je vis un ilot de lumière mais il était assiégé et ne cessais de reculer face aux ténèbres.

Je lançai alors mon esprit en avant, je devais empêcher ça, il restait du bon en elle. J’arrivais à la limite de la lumière quand elle me trouva. Une présence immense s’approcha, il s’agissait d’un serpent rose et noir d’où se dégageait une impression de mal à l’état brut. Malgré mon horreur je compris que c’était elle, l’avatar de son esprit corrompu. J’entendis alors cette voix qui m’avait menée jusqu’ici, cette voix qui m’avait donnée de l’espoir. Elle avait désormais perdu toute trace d’humanité et de compassion.

-Arax, cela fait si longtemps qu’on ne s’était vus ! Depuis que tu m’as envoyé vers mon destin. Je te remercie, sans quoi je ne serais jamais devenu ce que je suis.

Son corps bien que reptilien préservais son corps d’humaine, de mutante et elle avait en main ses deux hortus. Ses anneaux se déployèrent, me coupant toute retraite.

-Ce n’est pas à toi que je veux parler mais à mon ami, Fiora Alsin !
-Oh mais tu lui parle, n’en doutes pas. Je suis elle, je suis celle qu’elle n’a jamais osé être mais qui a toujours existé au fond de son cœur. Slaanesh m’a libéré de ma prison, prison dans laquelle l’Impérium m’avait enfermé.
Pour la première fois, je vis vraiment. Tout ce que je désire je peux l’obtenir. Le pouvoir, le plaisir, la richesse, l'immortalité. Tout cela est à porté de main.
-Celle que je viens aider est celle qui doit se trouver dans l’ilot de lumière. Je n’ai que faire du démon qui parasite son esprit.
-Tu ne comprends pas hein ? Tu ne comprends rien, le Chaos n’est pas créateur, il ne fait que développer ce qui est en nous. Je suis elle, je l’ai toujours été et elle sera moi à jamais.
Sur ces mots, l’esprit démoniaque se jeta sur moi.

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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Lun 3 Aoû 2009 - 11:10

Damned les pavés, je vais mettre au mieux tout l'aprés midi pour tout lire, merci et un aprés midi un messieurs. :(

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Il est bon que la guerre soit terrible, sinon nous ne pourrions plus nous en passer.

N´interrompez jamais un ennemi qui est en train de faire une erreur.

Se préparer à la guerre est le meilleur moyen de préserver la paix.

"La victoire ne consiste pas simplement à vaincre l'ennemi mais à le détruire entièrement, à effacer son souvenir de toutes les mémoires, à ne laisser nulle trace de ses oeuvres, à jeter au sol ses édifices jusqu'à la dernière pierre et à retirer des archives jusqu'à la moindre trace de son existence. Car d'une telle défaite, aucun ennemi ne pourra jamais se relever. Voila ce qu'est la victoire."
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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mar 4 Aoû 2009 - 19:28

Je ne pouvais pas fuir, je ne voulais pas fuir. Cette créature avait pris le contrôle de Fiora, elle l’avait fait sombrer dans les abimes du chaos. Si je la détruisais je pourrais la sauver.

Et pourtant, j’hésitais.

Si cette créature était réellement Fiora, si c’était de sa propre âme qu’était né ce démon. Tous les hérétiques dans l’esprit desquels j’avais plongé jusqu’alors étaient corrompus depuis leur naissance, en eux n’existait que le chaos et sa marque était gravée dans leurs âmes plus profondément qu’un tatouage sur la chair. A cette époque je croyais encore que les choses étaient absolues, qu’il y avait la vérité impériale d’un coté et les mensonges des démons de l’autre. A cette époque je n’avais pas encore contemplé la part sombre de mon âme. Maintenant je sais que seule la foi en l’Empereur peut nous protéger, pas des démons mais de nous même, de cette petite étincelle de chaos qui existe au fond de l’âme de chacun de nous. Pourtant face à une amie j’hésitais.

Et cette hésitation faillit m’être fatale.

La créature se jeta sur mon esprit, maniant deux épées de sadisme pur. Je réussi à esquiver mais je senti un grand froid dans mon esprit quand l’une des lames me frôla malgré tout. Je devais me reconcentrer mais c’était horriblement difficile, j’étais à des milliers de kilomètres de mon corps et dans un esprit que contrôlais mon ennemie. Des images défilaient face à mes yeux, la masse de souvenir accumulés en une vie qui assaillait mon esprit en une minute. Des milliers de voix se mirent aussi à résonner, dans l’espace m’entourant ou en moi-même, je n’aurais su le dire, me promettant l’oubli, la renommée, le plaisir, le pouvoir. Tout ce que ma vie d’inquisiteur m’avait interdit. Je senti un corps se presser contre ma forme psychique, le désir monter en moi, les voix se faisaient plus fortes…

Puis je vis l’image d’un aigle, un puissant aigle bicéphale, le symbole le plus important de ma vie. Les voix se turent, la torpeur me quitta, le désir reflua. La haine du chaos se remit à bruler au fond de moi, coulant dans mes veines. Mon corps psychique devint un brasier dont la lumière dissipa les ombres. L’esprit qui s’était lové contre pris feu et fit tout son possible pour me fuir. Je lui lançais des javelots de flammes blanches et voyais son corps se tordre de douleur puis j’entendis une voix plaintive :

-Arax, arrête ça, je t’en supplie !

Bien que méfiant j’arrêtais mon bombardement. Je remarquais que les ténèbres avaient reculé et qu’une douce lumière rosée occupait désormais presque tout l’espace. A la place du serpent démoniaque se trouvait désormais la frèle silhouette que j’avais vu avant de rentrer dans cet esprit. Ses yeux étaient redevenus couleur de ciel, tels que je les avait vus pendant si longtemps.

-Fiora ? osai-je.
-Arax, il y avait bien longtemps même si j’espérais que tu ne me verrais jamais dans ma déchéance.
- Que fais-tu ici ? L’armée est arrivée, ce monde sera purgé du chaos et Selene avec. Ta mission est finie, il suffit que tu te caches en attendant ma venue. Ca ne sera plus très long, un mois au plus et…
- NON !!! Je n’ai pas fais tout cela pour rien !
- Bien sur que non, tu as fait plus que je n’espérais et…
- Tu ne comprends rien Arax, il n’y a plus de futur pour moi, il n’y a plus rien ! La souillure du chaos est en moi, je l’y ai invitée, elle a corrompue chaque partie de mon corps, elle a infecté mon esprit et assombrie mon âme.
- Il n’est pas trop tard, tentais-je, l’Empereur…
- Tu ne comprends vraiment rien, ton empereur ne nous protège pas ! Il n’est d’autre vérité que celle du Chaos, nous finirons tous par ne faire qu’un avec lui, dans la mort ou dans la vie. Alors il ne me reste plus qu’une seule chose, une seule chose, c’est cette foutue mission, c’est le seul but qu’il me reste, la seule chose à laquelle je peux me rattacher. Retire la moi et je m’y abandonnerais. Je veux finir ma vie sans avoir sombré Arax, alors laisse moi.

Je vis sa détresse et sa résignation. Elle se croyait au-delà de toute rédemption, elle se savait au-delà de toute rédemption, pourtant je voulais y croire, me dire que je n’avais pas envoyé trois assassins calidus à un sort pire que la mort.

Mais elle savait, elle reconnecta son inhibiteur et je fus aspiré hors de son esprit, ne pouvant plus y entrer. Je lus la terreur dans ces yeux mais malgré cette terreur je la vis avancer dans les ténèbres, animée d’une détermination implacable, d’une résignation absolue. Je me retirais donc, la laissant seuls face à ses démons.

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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mar 4 Aoû 2009 - 20:48

c gentil un pave sa fait super plaiz et kan jprend le tempps de" lire CA moi

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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mar 4 Aoû 2009 - 20:54

Le dernier était court en comparaison avec les autres! What a Face

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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mer 12 Aoû 2009 - 15:57

Fiora ne se retourna pas. Elle ne devait pas se retourner. Elle était dans la dernière ligne droite de sa vie, bientôt elle serait libérée de tous ses tourments. Elle se sentait mal. Depuis longtemps elle avait accepté sa corruption, tant physique que spirituelle mais jamais quelqu'un ne l'avait surprise dans cette déchéance. Elle était entourée de corrompus mais être vue par un pur décuplait son dégout d'elle-même, et son mépris pour eux.

Arax avait toujours été un maître aimé de ses suivants. Depuis le funeste jour elle n'avait agit que pour ne pas le décevoir. Pendant dix ans elle avait servi sous ses ordres, elle l'avait vu mener de glorieuses opérations, résoudre de sombres mystères mais surtout elle l'avait vu rester humain. Arax avait toujours considéré ses suivant comme ses amis, ses pairs et c'est comme ça qu'il avait aquis leur loyauté. C'était au nom de cette loyauté qu'elle s'était damnée, c'était au nom de cette loyauté qu'elle avait du découvrir la terrible vérité. C'était au nom de cette loyauté qu'elle avait accepté sa mort.

Et aujourdíhui quelque chose s'était brisée. Elle l'avait trahit. Elle lui avait montré l'étendue de sa corruption. Sa venue avait pendant un instant disipée l'ombre de l'Autre mais déjà elle se faisait pressante. Déjà les ténèbres grandissaient. Déjà la tentation de s'y abandonner l'attaquait.

Sans l'aide de sa partie sombre, maintenant que la vérité était en elle, elle ne pouvait affronter cette épreuve. Les mensonges de l'empereur ne la soutenaient plus. A chaque pas son environnement devenait plus cauchemardesque. Elle arriva dans une sorte de pièce où une végétation horriblement mutée poussait, alimentée par une sorte de lumière artificielle. Fiora se trouvait sur une coursive métalique, deux étages au dessus de ce sol mais ces plantes courraint sur tous les murs, rongeant la pierre et corrodant le métal. Cet endroit n'était que folie et chaos. Chaque coin sombre semblait abriter des ombres mouvantes et Fiora se sentait horriblement exposée. Alors qu'il y a moins d'une heure elle savourait la douce puissance qui coulait dans ses veines, elle se sentait maintenant vidée. Sans l'appui du faux dieu des impériaux mais ne pouvant faire appel au prince du chaos elle était seule face à ses démons. Son corps couvert de sang ruisselait aussi de sueur, son coeur s'accélérait de plus en plus. La lumière tamisée, légèrement verdatre, ne révélait rien et l'angoissait plus que de véritables ténèbres.

Elle enferma ses peurs, elle était une assassin calidus. L'une des meilleures tueuses de la race humaine. Des
ténèbres ne pouvaient la stopper, elle les affronterais et triompherait. Elle allait réussir, quoi quíen puisse penser l'inquisiteur, quelles que soient les épreuves posées sur son chemin. Elle était née pour cela, elle était l'élite díun empire qui l'avait envoyé vers une mission suicide mais elle triompherait. Rien ne pourrait l'arrèter, mÍme un dieu avait été berné par ses talents. Elle ressortirait de cette épreuve plus forte encore.

Fiora avisa deux hommes. Ils se tenaient courbés mais elle voyait leurs ventres bouffis. Cet endroit n'était de toute évidance pas un rassemblement de fidèles de l'empereur. Un culte bien plus sombre était à l'oeuvre ici. Elle sauta le parapet et se réceptionna en silence sur le tapis de mousse qui recouvrait le sol. Une délicieuse vague d'adrénaline lui parcourut le corps, l'action allait balayer ses doutes. La terreur refluait déjà elle courut jusqu'à un petit promontoir, ses yeux voyaient mieux dans les ténèbres maintenant, elle escalada agilement, arrivant au dessus de ses deux ennemis. Elle les voyait parfaitement, percevait leurs odeurs, sentait leurs mouvements, ses sens étaient ouverts à leurs maximums.

Elle oublia Arax, elle oublia son devoir, elle oublia la mission, seuls comptaient ces deux vies qui allaient prendre fin dans l'instant. Elle sortie les lames de ses deux hortus, calla ses pieds, prète à prendre son élan. Elle passa une langue gourmande sur ses lèvres, le sang allait à nouveau couler.

Une détente incroyable. Un saut de près de dix mètres de long et ses lames rencontrèrent la gorge de son adversaire. Elle poussa un cri sauvage alors que le sang giclait de la carotide coupée. Tandis que quelques minutes avant ce contact lui répugnait, elle acceuillit le liquide carmin avec joie. L'autre réagit étonnement vite, braquant un vieux fusil d'assaut sur la position qu'elle occupait une seconde auparavent. Mais elle était déjà partie. Ses lames tranchèrent les deux mains du garde avant qu'elle ne presse son corps contre le sien, l'étouffant d'une étreinte fatale. Elle se désinterressa vite des deux corps sans vie, elle devait en finir. Ses doutes avaient disparus seule la mission importait, la mission vers laquelle chacun de ses actes l'avaient menée. La fin d'une vie.

Même si le combat avait été rapide et relativement silencieux, il semblait avoir attiré l'attention. Des bruits de pas et des raclements se firent entendre. Fiora se fondit dans les ombres, utilisant le moindre recoin pour disparaitre. Ces ténèbres qui lui avaient parrues tellement dangereuses étaient maintenant aisément percées par ses yeux. Elle vit passer une troupe à quelques mètres d'elle mais elle leur resta invisible. Rien ne pouvais l'arrèter maintenant.

Elle ariva dans un grand hall. Ici la mystérieuse mousse avait disparue. Des centaines de personnes étaient là
écoutant un orateur criant de derrière son pupitre. Il débitait les détestables sermons du prêche impérial, exhortant le peuple à se dresser contre l'occupant chaotique. Si seulement ces brebis savaient que leur sauveur n'était rien d'autre qu'un agent de la ruine, que leur fameux empereur n'était rien qu'un fou qui avait mené l'humanité vers sa mort innéluctable. Il níétait d'autre vérité que le Chaos, ceux qui ne líembrassaient pas finiraient par être dévorés par lui. Fiora tira une dague de sa botte gauche puis l'expédia avec une incroyable dextérité en plein front du prêcheur. Aussi incroyable que cela put parraitre il ne s'effondra pas mais poussa un cri inhumain. La foule elle paniqua et essaya par tous les moyens de fuir la pièce, Fiora se mella à eux, avançant droit sur sa cible, tranchant quelques gorges au passage. Alors que la pièce commençait à se vider elle se trouva enfin face à lui.

Fiora se fendit visant le bas du ventre ennemi mais celui-ci sorti de sous ses capes un troisième bras griffu qui bloqua le coup. Fiora sauta en arrière et jaugea son adversaire. Bien que désarmé il pouvait être redoutable, très grand, plus de deux mètres, son apendice mutant pouvait devenir synonyme de mort. La chose s'élança avec une vitesse que sa taille ne laissait pas imaginer. Fiora bloqua le coup mais fut projetée dans les airs, ne réussissant que difficilement à se rétablir, elle poussa un cri enthousiaste face à ce nouveau défi. D'autres sectaires apparurent ajoutant encore à sa joie sadique. D'un bond innimaginable elle se retrouva sur une coursive un étage plus haut. Elle courut tout son long et se jeta sur sa proie. Celle-ci encaissa le coup mais un hortus vint lui frapper le cou. Il repoussa Fiora díun coup de griffe qui lui entailla le flanc. Elle laissa échapper un soupir díextase face à cette délicieuse douleur. La cible, elle, tituba maladroitement. Fiora lui coupa alors la tête d'un ample revers du bras avant de s'enfuir.


Fiora erra dans les rues sentant une dangereuse torpeur couler dans ses veines et envahir son corps. Alors même qu'elle voyait la mort approcher à grand pas elle se livra entière à ses passions, se perdant dans un délire de mort et de plaisir, d'abandon et de jouissance. Finallement au plus profond de la ruche Majoris, dans une petite ruelle oubliée de tous, au milieu d'une marée de corps enlacés, les yeux bleus se fermèrent pour une dernière fois.


Fiora ouvrit les yeux sur une étendue vide. Elle flottait au milieu d'un océan de lumière. Alors qu'elle baissait les yeux sur son corps elle remarqua qu'elle avait retrouvée son corps d'antant, d'avant cette maudite mission. Ses imperfections étaient revenues, sa peau était de nouveau vierge. Elle sentit un appaisement comme elle n'en avait plus eu depuis des années. Si c'est ainsi que tout finissait très bien, elle pourrait enfin s'abandonner à l'oubli. Alors qu'elle se préparait à plonger dans un rêve sans fin elle senti un feu courir dans ses veines. La lumière s'obscurcit et bientôt une ombre se dessina devant ses yeux.

Elle ne devait pas regarder, elle ne voulait pas regarder mais pourtant elle se vit. Une créature flottait au milieu des ténèbres. Une silhouette humaine.

Fiora regarda la lumière. Au milieu flottait une silhouette, sa silhouette, celle du temps passé. Elle était la nouvelle elle-mÍme. Un corps plus beau et plus fort, un esprit plus aiguisé et plus rapide. Elle avait accepté le Chaos et ses yeux d'un rose brillant en étaient témoins. Avec dédain elle regarda celle qu'elle avait été. Elle ne regrettait rien. La puissance coulait dans ses veines, le plaisir et le pouvoir étaient à portée de main. Elle devait juste se débarasser de l'Autre. Les ténèbres entourèrent la bulle de lumière, la réduisant rapidement à peau de chagrin. Des tentacules noirs enlacèrent le corps de l'Autre, l'imobilisant. Fiora s'avança face à sa moitié.

-Ce corps est à moi. Et toi tu n'es plus rien !

Elle pressa alors ses lèvres contre celles de l'Autre avant de lui percer le coeur.

-Slaanesh est grand et il se délectera de ton essence !




Stratégium du Divinitus Aquila

Tibérius jaugea le stratégium. Une horde de courtisans guettait le moindre de ses assentiments. Ils le dégoutaient. Les officiers supérieurs des corps auxiliaires étaient pour la plupart de véritable sangsue, pensant plus à leur prestige qu'au bon déroullement de la campagne. Seuls quelques uns restaient dignes, les Aldérans bien sur mais aussi les quelques Donuriens, un corps reconnu pour sa maitrise de l'assaut blindé. Malgré cela tous attendaient leur entrée en jeu. La première phase touchait à son terme, les têtes de pont étaient fixées. Dans deux petites heures cette campagne commencerait vraiment.

-Mes amis ; les cataphractaires déployés ont lancés la dernière opération de nettoyage. Ce soir, nos hommes se poserons sur Ryhos V et dès demain nous affronterons l'ennemi face à face. Le ballet aérien débutera, les titans s'affronterons, demain la terre deviendra rouge du sang de nos ennemis. Demain vous aurez votre part de gloire !

Des vivats s'élevèrent mais Tibérius ne s'y joignit pas. C'était ce soir que tout allait vraiment se décider, et il n'avait pas toutes les cartes en main.

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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mer 12 Aoû 2009 - 22:23

Taim mais espacés vos textes quoi, j'ai même pas le courage de lire...
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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Jeu 13 Aoû 2009 - 5:50

C'est espacé, tu n'as plus d'excuse.

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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Jeu 13 Aoû 2009 - 10:07

Ha ben voilà ^^
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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Lun 17 Aoû 2009 - 12:13

Chapitre 5 La force des Cataphractaires

Ils allaient mourir.
Depuis six heures les lincians attaquaient par intermitance. Ils étaient bons ces salauds. Les premiers assauts avaient vus des tentatives díattaque à pied avec une couverture de fumée. Les aldérans disposaient de détecteurs de chaleurs et en avait abattu une bonne vingtaine avant qu'ils se replient. Puis le bombardement des mortiers légers était venu. Tous avaient du se replier à l'intérieur du bunker, nombreux étaient ceux qui n'avait pu trouver de place et étaient morts, horriblement mutilés. Puis un assaut de chimères était arrivé. Trois VAB. La troupe n'avait plus d'arme antichar et avait du regarder l'ennemi se déployer en toute impunité à quelques mètres du bunker. Les légionnaires hérétiques avaient foncé, un de leur lance flammes avait réussi à se placer face à une meurtrière et avait fait rôtir cinq défenseurs. Une sortie des vingt derniers survivants avait été tentée mais les lincians se replièrent dans leurs chimères, laissant sept mort alors que les VAB fauchèrent une dizaine d'impériaux. Karl avait du se résoudre à faire participer les blessés, les plaçant à l'étage, instalés le plus confortablement possible face à un poste de tir. De petits assauts avaient suivis, souvent une chimère se contentait de traverser une partie du no man's land avant de faire demi tour mais tous, à chaque fois, réagissaient. La fatigue commençait à se faire sentir. Les paroles blasphématoires des hérétiques occupaient tous les canaux et Karl avait cassé son mini cogitateur pendant sa fuite. Ils étaient seuls, entourés et sans nouvelles. Le bonheur en somme.

Les bombardements avaient continués puis subitements, ils avaient envoyé du gaz. La plupart avaient réussi à mettre leurs casques avant qu'il ne prennent effet mais certains blessés ne le pouvaient pas. Les effets hallucinatoires les avaient rendus dangereux. Il avait fallu les tuer.

Et voilà que Karl se retrouvait, à moitié endormi, à guetter une éventuelle attaque. Glisel, elle, dormait totalement sa tête sur les genoux de Karl. Face à leurs dernières heures les deux jeunes gens avaient décidés de s'apporter un peu de tendresse. Karl vit une ombre se déplacer dans la poussière. Encore une fausse alerte.

-Venez vous battre si vous l'osez, lança t-il d'une voix manquant cruellement de conviction.
Tout ce qu'il voulait c'était dormir et même le sommeil de la mort lui irait très bien. Son esprit était à moitié brisé, il ne souhaitait plus rien.
"Faux"
Encore cette voix. Karl tenta de la refouler, il savait qu'elle était malsaine mais son esprit ne pouvait lutter.
"Tu la désire elle, et tu veux vivre, tu veux le bonheur, le plaisir, la richesse"
Tous ses rêves défilèrent devant ses yeux. La voix pris l'aspect de celle de Glisel et lui susurra mille et une merveille.
Comment faire si je suis mort ? Pensa le capitaine.
"Au moment venu succombes à tes désirs et je t'offrirais tout !"
Karl fut réveillé par l'éclaireur Azan.
-Mon capitaine, vous dormez mon capitaine.
-Et bien laisses moi pioncer, répondit Karl, c'est peut-être ma dernière occasion de dormir !
-Mon capitaine, trois chimères à cinquante mètres.
-Et c'est maintenant que tu me le dit ?

Karl réveilla Glisel et bondit sur ses pieds. Il se rua à la porte et arriva juste à temps pour voir l'ennemi débarquer. Il épaula son fusil et tira en automatique. Deux hérétiques tombèrent mais les autres se ruèrent sur la porte. Glisel l'aida à les arroser mais les tirs en provenance des étages supérieurs étaient rares. Combien y avait-il de survivants ? Les légionnaires arrivèrent au corps à corps. Se protégeant derrière la porte, Karl parvint à en abattre deux de sa baïonnette puis leur nombre fut trop grand pour qu'il puisse les tenir. Il réussit à s'enfuir. Quatre autres gardes s'étaient placés en embuscade et cueillirent six hérétiques alors que ceux-ci tentaient d'entrer dans la place. Puis un lance-flamme arriva et la défense impériale fut balayée. Suffoqués Karl et Glisel abandonnèrent leurs casques et se postèrent à un coin. Deux hérétiques mordirent la poussière puis vint encore ce foutu pyromane. Karl parvint à placer une décharge de laser dans ses réservoirs de prométhéum.

La vague de feu engloutit tout. Les deux amis se plaquèrent à couvert et tentèrent de reculer. Glisel finit par trouver une poignée de porte. Elle l'ouvrit et tout deux s'y engoufrèrent. Alors que l'ennemi avançait la dernière chose dont ils furent conscients fut une forte odeur musquée.




Extrait de l'autobiographie de Selder Forun As de la flotte impériale : Les Ailes de l'Aigle.

La nuit avait été longue. Mon thunderbolt s'était avéré irréparable sur place et j'avais donc été contraint d'être spectateur des événements. Pendant quelques heures des lincians avaient tentés de reprendre l'astroport mais ils avaient toujours été repoussés violemment. Pendant six heures j'avais dû me contenter de rapport et des quelques comptes rendus des membres de l'escadron qui s'étaient eux aussi posés. La situation se stabilisait mais l'ennemi avait effectué une percée sanglante au nord.

Je déteste ces moments où les choses se passent sous mes yeux sans que je puisse agir. La nuit tombais, la relève serait bientôt là mais qu'avais je fais ? Un dernier assaut devait être lancé pour sécuriser le front nord et je réussi à convaincre l'un de mes hommes de me laisser son Lightning. Ceres accepta avec réticence, moi-même je détestais prendre ainsi les ailes d'un autre mais il le fallait. Je montai dans le cockpit avant de vérifier que les munitions étaient bien à leurs maximum puis je décollais.

Tout pilote aime ce petit instant où le sol cesse d'être votre seul univers, où le ciel s'offre à vous, le moment où vos ailes se déploient et où vous devenez un habitant des airs. Les escadrilles se mirent en place, l'ennemi n'ayant pas de chasseurs, nous allions simplement servir de couverture et d'éclaireurs au gros des forces. Alors que descendait le soleil je fonçais vers mon destin.

Afin d'éviter d'être détectés, nous devions voler en rase motte. La vitesse était telle que je n'avais même pas conscience des obstacles que j'évitais. Un immeuble passa puis je fus forcé de passer en position verticale au niveau de deux tours resserrées. Chaque instant pouvait être fatal, chaque inattention le serait. Finalement je vis l'étendu des plaines et les petits bâtiments de la périphérie urbaine.

J'ouvrai le canal radio mais seul un flot d'insanités me répondit. Maintenant je commençais à voir les groupes de chaotiques qui parcouraient les rues. Alors que je survolais la zone je vis de nombreuses rues devenues charniers, emplies d'uniformes bleu d'aldéranéens. Les amateurs avaient été submergés. Maintenant allaient venir les vrai guerriers.

Le radar du Lightning bipa, une hydre avait été détectée. Je parti en chandelle, m'élevant en un instant plusieurs centaines de mètres au dessus de la cime des bâtiments. Mon affichage me signala que j'étais en cours d'acquisition par une arme antiaérienne. Trois secondes avant verrouillage. Plus que suffisant. L'aéronef partit en piqué droit vers le véhicule immobile et un tir de canon laser le traversa de part en part avant qu'il n'explose. Je me rétablissais en un instant avant de repartir droit vers la plaine. En passant au dessus d'un petit groupe d'hérétiques, je leur lâchai deux bombes puis deux autres sur une chimère qui restait bêtement à découvert. Les forces que je venais d'attaquer semblaient entourer un bunker et même l'attaquer. J'ouvris ma radio :

-Ici Selder Forun, officier de la chasse, on dirait qu'on a retrouvé quelques uns des nôtres.
Avant même que ne me parvienne une réponse je partais en vrille pour éviter une rafale d'arme lourde avant de reprendre de l'altitude. J'étais l'aigle, eux les proies.



En survol de l'astroport Syru.

Enfermé. Voila ce que Lerec ressentait à chaque fois qu'il se retrouvait dans une valkyrie. La cabine était pourtant spacieuse, bien assez pour une escouade tout au moins. De part et d'autre de l'espace, sur deux bancs les membres de l'escouade Primus tentaient de se détendre avant le début des hostilités. Ils n'avaient pas peur, la peur de l'ennemi était étrangère aux cataphractaires, ils avaient hâte. Chacun de ces hommes était un vétéran endurci, membre d'un corps d'élite à la réputation impeccable. Comme tous les cataphractaires ils étaient rentrés dans une académie militaire à l'âge de huit ans. Héritiers d'une tradition d'excellence martiale dix fois millénaire. L'élite de l'élite, une force que même l'Astartes respectait, que même les skitariis craignaient.

Le corps des cataphractaires avait été créé dans les temps anciens de la Grande Croisade. Une armée batie pour lutter contre les spaces marines et préserver Aldéran de líexpansionnisme impérial de l'époque. En dix mille ans ce fut leur seul véritable échec. Des hommes entrainés dès le plus jeune âge à ne faire qu'un avec leur fusil, à viser sans penser, à tuer sans même voir. Les spaces marines étaient l'élite de l'Impérium, des hommes aux corps modifiés, à l'esprit altéré. Les cataphractaires étaient fier d'être l'homme fait arme, un esprit aiguisé dans un corps parfaitement maîtrisé.

Lerec senti la valkyrie faire de nombreuses embardées, ils étaient arrivés en zone dense, le combat ne tarderait pas. Un écran affichait une vue de l'extérieur, une ville en ruine. Les cratères fumants laissés par le bombardement orbital étaient bordés de ruines. Les rues étaient désertes à l'exeption d'occasionnels cadavres, Lerec se souvenait de rapports comme quoi la population avait été regroupée par les forces d'interventions afin de limiter les risques tant pour elle que pour l'opération. Quelle charmante attention après les avoir bombardés ! Les micros de la cabine se mirent soudain à parler :

-Arrivée dans trois minutes, ennemi à vingt mètres de la ZA.

Tous soufflèrent une dernière fois. Les fusils radiants furent empoignés ainsi que les deux fuseurs de l'escouade. Quelques embardées leur signalèrent que les lance-roquettes multiples de la valkyrie avaient tirés, l'écran afficha un marcheur venant d'être détruit par deux missies hellstrike. Des tirs se mirent à résonner contre la carlingue et le transport évita un missile en passant derrière un immeuble. Le sol s'approcha, la porte s'ouvrit.

Dix soldats dans une armure carapace d'un bleu cobalt surgirent de la cabine tous fusils levés. Des tirs les accueillirent, en jetant un au sol mais la riposte ne fut pas longue à venir. Neuf armes se levèrent dans une union parfaite avant de libérer chacune un unique tir donc chacun fit basculer un slaaneshi. Une deuxième salve abattit une dizaine de légionnaires de plus, les autres se jetant à couvert, certains fuyant même déjà. Pathétiques. La ZA avait été parfaitement choisie, chaque cataphractaire trouva un couvert et alors que le médic de l'escouade s'occupait du sort du tombé Lercec analysa la situation. Leurs arrières étaient couverts par une autre escouade et il n'avait donc pas à s'en soucier. Ils devaient traverser cette rue avant de déboucher sur un espace dégagé où se trouvaient apparemment quelques derniers impériaux. D'une série de mouvements vifs il donna ses ordres.

L'escouade se sépara en deux, quatre entrants dans le bloc d'habitation à droite, les autres commençant à remonter la rue. Une escouade d'hérétiques apparut à la fenêtre du bloc gauche, menaçant le couvert de ceux restés dans la rue mais une Vendetta passa à ce moment là et leur lança un missile incendiaire hellfury. Des torches vivantes se jetèrent des fenêtres ou se mirent à courir en tous sens, dégageant une odeur de chair brûlée. Les cataphractaires restèrent impassibles. Lerec sauta de son couvert, accompagné des quatre autres soldats qui étaient restés hors du bloc et se mit à courir tout en cherchant des cibles. Il repéra deux légionnaires à couvert mais parvint à aligner leurs deux têtes. Des tirs se mirent à fuser dans leur direction, rebondissant bien souvent sur une armure carapace ou atterrissant derrière eux, néanmoins le groupe se jeta à couvert juste avant qu'une rafale d'autocanon ne vienne les faucher. Les artilleurs se verrouillèrent bien vite sur le tas de décombres qui servait de couvert aux aldérans, en faisant voler des morceaux à chaque instant. Quelques minutes de plus et s'en serait fini d'eux.

Le porteur de fuseur roula alors sur le coté, trop vite pour que l'arme lourde ne le suive, et d'un tir de son arme il traversa la barricade que les artilleurs avaient installés devant leur arme et les tua tout deux d'un seul tir. Les hérétiques déjà particulièrement éprouvés par l'assaut de l'élite impériale se replièrent de façon de plus en plus hystérique. Bientôt la rue fut désertée de ses défenseurs et une valkyrie prit en chasse les fuyards. Quelques secondes après, Lerec reçut une communication du caporal Hark, chargé du nettoyage des habs.

-Ici Hark, avons repéré deux groupes de mortiers, à vous.
-Ici Lerec, vous retrouvons sur zone, terminé.

La demi escouade partit au trot, l'adrénaline du combat était toujours en eux bien qu'ils étaient déçus du manque de résistance de l'ennemi. Lerec lui s'en voulait d'avoir perdu un homme. Ils entrèrent dans le bâtiment au son d'une explosion. Des cadavres jonchaient le sol, une dizaine au total. Lerec constata que l'un des hommes de l'autre demi escouade avait reçu un tir dans l'épaule mais il ignorait, stoïque. Nettoyer cette position leur ferait perdre un peu de temps mais au moins ne risqueraient ils pas d'être bombardés par la suite.

-Situation ? demanda Lerec.
-Six mortiers en place, gardés par deux escouades standard mais il y a un problème.
-Quoi caporal ?
-Une escouade de psyker lincians est aussi là, nous avions demandés le soutien d'une valkyrie mais ils ont rendu son pilote fou et il s'est écrasé.

Lerec resta silencieux. Les psyker étaient la principale force des légions lincianes, en nombre ils pouvaient créer une dévastation effroyable, tourner les amis les uns contre les autres, coordonner les troupes ennemies avec une efficacité impressionnante et regonfler le moral de leurs alliés. Les psykers de combat lincians étaient des membres du culte dépravé auquel s'adonnait ce prétendu empire. Lerec jeta un regard et il les vit. Trois hommes et trois femmes, tous d'une beauté malsaine commune chez les lincians. Ils portaient des robes vaporeuses découvrant leurs coté droit et leurs corps étaient recouverts de tatouages à la vue desquels Lerec faillit vomir. Tous six paraissaient dans une sorte de transe effectuant une danse obscène. Les légionnaires les entourants étaient tout aussi excités, à genoux ils se perdaient dans un cri sauvage alors que leurs têtes tombaient en arrière et que leurs corps tremblaient.

Ils étaient en plein envoûtement, dans quelques minutes ces hommes seraient dotés d'une force inhumaine, d'une résistance démoniaque. Il fallait agir maintenant.

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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mer 26 Aoû 2009 - 11:22

Ruines de l’astroport

La créature était en colère. Elle avait donné la chasse toute la journée, se baignant dans les fluides, torturant les vaincus. Des prêtres étaient venus la récompenser, la libérant d’un peu plus de son humanité, faisant encore plus d’elle un être de sensations. En cette journée elle avait connu l’extase.

Maintenant tout n’était que frustration.

Les oiseaux de métal étaient arrivés et avaient déposés les armures bleu nuit. La mort était tombée sur les mutant et les hybrides. Les humains, les légionnaires comme ils devaient être appelés, avaient étés massacrés par dizaines en quelques secondes. Elle avait vu deux des siens être déchiquetés alors qu’ils tentaient d’attaquer un groupe d’armures. Impuissants face à la mort.

Elle était une créature de sensation, une incarnation des principes de Slaanesh et de ce fait elle voulait vivre. Une mort aussi brève et rapide que celle qui l’attendait face aux armures bleu était l’opposé de ce qu’elle voulait.

La créature se faufila d’ombre en ombre, aussi silencieuse que le vent. De derrière le voile lui revenait les échos d’une époque où l’ombre était son univers. Une époque où le plaisir n’était pas son but. Elle avait été autre chose, un être d’ailleurs. Une partie de son esprit se tendait de toute ses forces vers ce passé mais elle-même n’en avait que faire. Le passé était mort, le futur incertain, seul comptait l’instant présent.

Au détour d’une ruelle elle avisa deux de ces armures. Une partie d’elle se souvenait de ces créatures, des armes vivantes, des humains ayant dépassé ce stade. Une pulsion monta en elle. Elle voulait voir la vie s’écouler de leurs corps, l’étincelle s’éteindre dans leurs casques. Elle voulait entendre leurs cris de terreur et sentir à nouveau le frisson de la chasse. Ses deux proies lui faisait dos, elle s’élança, n’ayant même pas une seconde de course avant de les rejoindre. Déjà ses pinces claquaient, déjà ses tentacules frétillaient. La mort était à bout de bras.

Dans un ensemble parfait, trop vite pour que ce soit concevable, les deux armures se retournèrent et tirèrent à l’unisson. La créature sentit une douleur cuisante alors que deux éclairs traversaient son corps. Une douleur dépassant le plaisir, une douleur réveillant en elle un sentiment jusque là oublié : la peur.

Malgré tout elle allait trop vite pour être stoppée. Son premier coup trancha en deux l’un de ses adversaires, l’autre esquia d’une roulade mais finit piétiné.

La créature s’affaissa. Une seule fois auparavant elle avait ressenti un tel désespoir, juste avant l’eau. La vie quittait son corps, se mellant au sang de ses deux bourreaux. Une torpeur l’envahit, elle voulait s’abandonner à un rêve sans fin. Une vie brève mais exitante, voila ce qu’elle ne pouvait qu’espérer depuis sa transformation. Des bruits de course se firent entendre, ils devaient être à une centaine de mètres mais ils ne tarderaient pas. On venait l’achever, elle pourrait enfin plonger vers sa fin.

NON !

Elle n’en avait pas fini. Il lui restait mille et une choses à découvrir, mille plaisirs à expérimenter, mille désirs à réaliser. Elle réussi à se lever, péniblement. Elle ne put retenir un cri de douleur alors que son sang ruisselait le long de ses flancs. De douleur et d’extase. Voilà quelque chose qu’elle n’avait jamais ressentie, être la proie agonisante.

Elle partie le plus vite possible, vers le nord. Elle entendit les pas se rapprocher puis diminuer à mesure qu’elle accélérait. Elle bondissait, laissant une trace sanglante derrière elle, à mesure qu’elle sentait ses forces décroitre, elle sentait l’excitation monter. Elle vit un groupe d’une vingtaine de légionnaires être annihilés par un passage d’un oiseau de métal mais pas elle. A mesure qu’elle allait vers le nord elle retrouva les cadavres des victimes de la chasse de ce matin, maintenant mélangés avec ceux des légionnaires morts, massacrés par l’assaut de cet après midi. Telle était la vie, fluctuante et imprévisible. Mais réussir à la traverser malgré tout, voila ce qu’était vivre.

Finalement la créature retrouva le gros des forces, elles la protègeraient, elles la soigneraient. Une douzaine de faisceaux de lumière bleu vinrent frapper les chars dans lesquels se réfugiaient les légionnaires en fuite. Plusieurs explosèrent emportant des dizaines de passager dans leurs fins. La créature s‘approcha en boitant d’un de ceux ayant échappés à cette attaque fulgurante alors qu’un vol d’oiseaux de métal la survolait. Elle vit alors un homme en tenue blanche s’approcher, un homme tel ceux de sa maison. Avant de sombrer dans l’inconscience la créature entendit une phrase paraissant la concerner.

-Un des spécimens à survécu, conduisez la au laboratoire.

Alors que la conscience quittait la créature elle se sentit soulevée et menée vers un grand transporteur. La mort l’avait tenu entre ses griffes et elle s’en était sorti.




L’inaction mène à la déchéance et à la mort. C’était la rigidité de l’Adeptus Mechanicus qui lui avait fait perdre la guerre de la technologie, c’était l’oisiveté d’Aldéran qui avait permit à Lincia d’émerger. Aujourd’hui Lerec était un cataphractaire, un homme d’action.

Par une série de gestes mille fois répétés il prépara l’assaut de son escouade. L’ennemi n’était pas sur ses gardes, un assaut violent les renverserait en un instant. Frapper vite et fort, voila ce qu’il devait faire, ne pas penser à l’échec, ne pas penser à la mort, penser à la victoire. Les deux demi escouades s’élancèrent, chacune d’un côté. Tirer de leur position eut été hasardeux, l’ennemi les aurait repérés et face à des psykers, seul l’échec les attendait. Avoir des certitudes, voilà ce qui menait à la victoire, la supériorité de son entrainement, la conviction de se battre pour une cause juste, la certitude que la mort frapperait sans faillir lorsque l’on presserait la détente. Voila des certitudes.

Les neuf Aldérans se faufilèrent le plus silencieusement possible. Cinquante mètres ; voila une distance sûre. Les armures bleues cobalt ne détonnaient pas sur le gris urbain et l’approche furtive était aisée. Celui qui survit à la guerre doit être conscient de tous les détails, de tous les facteurs, mais un facteur est par essence imprévisible : l’Homme.

Les chants des prêtresses étaient de plus en plus entêtants, des mots à la fois douloureux et plaisants à l’oreille étaient sans cesse répétés. Lerec savait qu’il s’agissait des mensonges du chaos et qu’il devait les réprimer, il avait déjà affronté le démon et l’avait vaincu il avait marché dans les rues de ruches corrompues. Seule une connaissance du chaos peut vous en protéger, néanmoins tous n’ont pas cette connaissance. Alors que l’escouade prenait position, Korus, un nouveau arrivé lors du dernier renflement des effectifs, cessa soudain de marcher. Du sang coulaient de son nez et de ses oreilles alors qu’il tournait son regard vitreux vers les prêtresses.

Elles étaient magnifiques à voir pensa t-il. Leurs voiles vaporeux couvraient peu de leur anatomie et par leur transparence laissaient tout voir. Korus était jeune. A vingt ans il en était à sa première affectation. Comme tout jeune cataphractaire il était plein d’orgueil et d’ambition. Deux portes ouvertes pour la corruption du prince de la débauche. Toute son attention était focalisée sur ces créatures à la grâce inhumaine. Chacun de leurs gestes étaient provoquant mais irrésistibles, Korus sentait monter un désir impie en lui. Il fit un pas en avant quand l’une d’entre elle le regarda. La raison voulait que ce fut un hasard mais Korus savait que c’était lui qu’elle voulait, que chacune des promesses qu’il avait entendu était vrai, il plongea dans les yeux rouges de la prêtresse, à peine conscient qu’il ne retrouverait jamais la surface.

La tête de Korus bascula en arrière alors qu’il lançait un cri à vous glacer les sangs. Lerec jura, maudissant ce novice à l’esprit trop faible. Immédiatement il prit place à couvert derrière une pile de débris et commença à tirer sur la trentaine de légionnaires fous furieux qui fonçaient vers lui. Ses deux premiers tirs emportèrent deux têtes puis se rendant compte que des coups par coups ne seraient pas suffisants il régla son fusil en automatique et faucha les lincians en nombre. Les trois autres membres de son escouade faisaient un beau carnage et déjà plus d’une dizaine de corps gisaient sans vie. Korus tenta d’attaquer ses anciens frères mais il fut très vite abattu, pas de temps pour les remords. Lerec voyait déjà la victoire se profiler, l’autre moitié de l’escouade était encore dissimulée et frapperait l’ennemi à revers dans quelques instants.

Puis il fut en un instant ramené à la dure réalité.

Des tentacules rosâtres émergèrent du sol et vinrent frapper les aldérans. Un fut proprement broyer, Lerec réussi à s’échapper mais une frappe lui couta deux côtes, un autre membre de l’escouade dut se plaquer à terre où il fut achevé par les légionnaires finalement arrivés. En un instant l’équilibre avait tourné, Lerec se replia le plus vite possible bien qu’il sentait ses côtes le blesser de l’interieur. Il lâchait quelque tirs par-dessus son épaule de même que l’autre survivant qui se repliait de son mieux. Ils avaient un peu d’avance, normalement ils pourraient se replier jusque dans les bâtiments, Lerec demanda par radio un soutien immédiat de toute forme possible, tant qu’il n’aurait pas la certitude de mourir, il se battrait pour vivre.

C’est alors qu’elle arrivèrent. Semblant flotter dans leur course, les six prêtresses rejoignirent les deux fuyards en un instant. Chacune portait un hortus à chaque bras et elles affichaient un sourire triomphant. L’une d’entre elle se plaça juste devant Lerec. Le lieutenant ne put s’empêcher de la trouver magnifique. Mais aussi repoussante. Une aura mauvaise flottait autour d’elle, ses yeux violets rouge étaient porteurs d’une malice et d’une cruauté sans borne. Son corps était délicatement bronzé et sur lui couraient des lignes que Lerec savait ne pas devoir suivre. Maintenant son sort était réglé, à deux contre six ils n pouvaient vaincre. Cependant la certitude de la mort est le plus grand tonifiant de la vie.

Lerec laissa son fusil, dégainant son épée énergétique avant de foncer sur son ennemie. Il tenta un premier coup de taille mai son adversaire sauta au dessus de son arme avant de lui administrer un coup de pied en plein thorax. Normalement son armure carapace aurait due le protéger mais au contraire elle se fendilla sous la violence du choc. Lerec ressenti une douleur dépassant toutes celles qu’il avait déjà éprouvé, ses côtes remuèrent dangereusement dans sa poitrine et un filet de sang lui monta aux lèvres. Il vit venir un coup et il leva son épée pour le parer mais la démone dévia sa frappe au dernier moment, lui entaillant la cuisse profondément. Lerec tomba à genoux, levant péniblement son épée mais son adversaire la fit voler au loin d’une nouvelle passe de ses deux armes.

Lerec se senti tomber sur le dos alors que la slaaneshi lui arrachait les pièces de son armure tout en lui mutilant le corps. Les sons s’aténuèrent alors qu’un voile tombait lentement sur ses yeux. Telle serait sa fin, anonyme le premier jour d’une campagne inconnue. Il ouvrit les yeux et découvrit son ennemie juchée à califourchon sur son corps, du sang lui couvrait le corps, le sang noble d’un homme agonisant.

Puis il sentit de nouveaux bruits, une fusillade, en un instant la tête, si belle et si étrange de la prêtresse fut remplacée par un cratère. Alors qu’il sombrait dans l’inconscience, Lerec vit un homme en armure bleue se pencher vers lui. Un casque cachant un visage amical.

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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mar 1 Sep 2009 - 21:46

Lecture des deux premiers chapitres:
-bataille spatiale bien mené malgré quelques métaphores hasardeuse
-Met une majuscule aux classes des vaisseaux ( Fury; Lightning...)
-Le mélange des points de vue est une bonne idéé (inspirée de Pour l'Empereur ?) mais rend le récit confut par moment.

-Bonne présentation de l'action
-Nom originaux (Arios, Alastor...) :sarcastic:
-Personnages interessant

On sent l'inspiration de la saga Einsenhorn de Abnett (moi en tous cas) et ce n'est pas pour déplaire.
Je lirai la suite demain
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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mar 1 Sep 2009 - 21:53

Même repoche que arguit sur le fait qu'on s'embrouille... je ne sais pas qui est avec qui... c'est vraiment chiant...
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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mar 1 Sep 2009 - 21:58

Ok, il faudra clarifier dans la V2 mais en gros on à les impériaux (Arax, Selder et Lerec, Karl) et la folle.
On retrouve par suite toujours les même personnages ce qui simplifie pas mal.

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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mar 1 Sep 2009 - 22:02

C'est surtout la bataille spatiale le problème, on ne saitas qui aborde quoi et qui détruit qui. Je suis en train de lire le chapitre 3 et c'est déjà mieux.

Edit:
-"Les snipers réussirent à abattre deux servants de mitrailleuses qui discutaient bêtement à découvert" :hum:
- "Carl " au lieu de Karl. (Bonne idée ça je vais commenté en même temps que je lis)
- "lance flammes" Petit détail: le trait d'union
-"Eteng, un fier fils des savanes ": c'est volontaire?
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MessageSujet: Re: La campagne des huit éclipses.   Mar 1 Sep 2009 - 22:24

Eteng, c'est une reférence que quelqu'un ne me connaissant pas ne verra pas, je cherchait un nom et puis...
Le coup des couillons à découvert: si tu passes une nuit entière à garder un fichu bunker tu finit par avoir des moments de décontraction. Parfois mortels
Carl: oups
lance-flamme, il y a toujours des fautes qui passent les mailles du filet et encore à ce moment là mon correcteur orthographique marchait. :hum:

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