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 Concours d'écriture numéro 5

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Shas_O_Gollum

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Ven 30 Avr 2010 - 20:27

Est-ce que j'ai le droit à un minuscule délai de un ou deux jours ? J'ai pas eu le temps avant, mais si je me grouille un peu, je le rends demain...
Sivoupléééééééé...

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It's Arma-goddamn-motherf*cking-geddon...

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Sam 1 Mai 2010 - 7:51

J'ai envoyer le mien hier :)
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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Sam 1 Mai 2010 - 7:56

J'attends si possible les derniers textes avant midi. Si Arghit et Grrollum ne les ont pas envoyé d'ici là, le délai sera exceptionnellement allongé jusqu'à Dimanche.

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L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


Le chapitre 6 de ma fic La Campagne des Huit Eclipses est en ligne.
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Shas'o'momo

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Sam 1 Mai 2010 - 10:45

Midi est passé, donc délai allongé non? Je finirais peut-etre le mien avant dimanche.
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Milleuro
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Sam 1 Mai 2010 - 11:30

Ca va être chaud de lire tous les pavés qui vont venir, je crois ...

Arax, t'as combien de textes ?
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Sam 1 Mai 2010 - 11:35

Il en a 5 d'après ce qu'il nous a dit sur le chat :)
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Helhorn
Le Mal Incarné
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Sam 1 Mai 2010 - 12:09

Momo => Si tu peut pas le rendre demain c'est pas grave hein, on ne va pas faire attendre tout le monde rien que pour toi :hap:

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When you scream in the night, who knows what creatures respond ? Who knows what's hiding in the shadows, watching for any sign of fear? Who can say what hands trying to grab you to draw you in darkness? We can answer...

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Sam 1 Mai 2010 - 12:12

Helhorn +1 What a Face
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Arax, Inquisiteur
Grand Inquisiteur.
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 7:17

Bon... j'attends à nouveau les textes si possible avant midi.
SI ils sont rendus entre midi une aujourd'hui et midi lundi, ils subiront un malus de -1pts.
Chaque 24heures de retard seront sanctionnées également de -1 pts suplémentaires et les textes seront de toute façon postés samedi matin, reçus ou pas.

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Arghit
Roi de Bretagne
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 8:38

Je t'ai envoyé le mien hier à midi, tu l'as reçus?

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20:10 - [GiF] Melcor: je suis un papillons
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Shas_O_Gollum

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 9:59

Merde. J'ai -1.
Bon, je me grouille.

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Jarlaxle
Bregan d'Aerthe.
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 10:30

moi j'ai -3 t'as qu'à voir :noel:

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Choisissez Jarlaxle pour de meilleurs lendemains.
Un petit pas pour Bregan d'Aerthe, un grand pas pour l'humanité.



Avatar tiré d'une image de syarul.

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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 11:10

Pourquoi vous avez des moins 1 ou des moins trois ?
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Harkan
Heros de l'Empereur
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 11:13

Lis les dernières pages pour comprendre...

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J'ai massacré des milliers de gens pour l'Empereur et je n'ai eu que son maudit silence pour tout remerciement. Maintenant, ses laquais hurlent à chaque vie que je prends, tandis que les dieux m'offrent la galaxie.
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 11:16

Ok j'avais pas lus le post d'Arax :rouge:
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Arax, Inquisiteur
Grand Inquisiteur.
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 14:34

Il est temps, il est grand temps d'enfin poster les textes!
Avant cela, je tiens à annoncer le système de vote qui diffère légèrement de celui du concours précédent.

Premièrement: les votants ont droit à 4 votes qu'ils peuvent répartir entre 3 textes. Un de leur texte aura donc nécessairement au moins deux voix afin de limiter les cas d'égalités forcées.
Voter pour soi est bien évidemment strictement interdit, soyez fair play et respectez le travail des autres.
Ne pas voter sera préjudiciable de 2 points pour un auteur. En effet, un votant en moins pour les autres équivaut rapidement à un votant en plus pour soi, ou presque.

Une argumentation minimum est requise pour qu'un vote soit valider. Même si vous restez bref et même si vous croyez répéter ce que disent les autres, tentez un minimum d'expliquer pourquoi vous aimer les textes pour lesquels vous votez.

Les votes sont ouvert à partir du moment où le texte numéro 7 sera posté et ce pour une durée d'un maximum d'un mois qui pourra se voir abrégée si tout le monde a voté.

Bonne chance à tous les candidats.


Du fait de délai non respectés ou de taille dépassant la limite, certains textes subissent des malus:
Texte 1: -1pts
Texte 3: -3pts
Texte 4: -1pts

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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 14:35

Texte1: Des ténèbres à la lumière




Le Messager s’approcha du bord de la falaise et contempla le théâtre que le destin avait choisi pour exprimer le changement. De hauts reliefs montagneux, falaises d’une pierre irrégulière, veinées de strates luisantes d’or et de quartz, entouraient un cratère colossal, creusé dans le paysage comme un énorme bassin à fond plat. Ses flancs à pics se dressaient autour de lui, de part et d’autre d’un diamètre de plusieurs kilomètres. Un gigantesque temple d’or irradiait en son centre, baigné par la lumière d’un millier de flambeaux. Un large chemin de dalles faisait face au temple, s’enfonçant dans la forêt qui menait en dehors de la vallée de l’Extase. Des statues de seigneurs et de héros anonymes jalonnaient une voix processionnelle creusée entre deux falaises.

La paysage laissait pantois, l’une des divinités majeures du Chaos se targuait même de pouvoir émerveiller tant les hommes que les démons et les dieux par la beauté de ces lieux. Pourtant, cette vision le laissait complètement indifférent. Il n’avait que faire de la beauté, ce n’était qu’une chose éphémère, qui finirait par se flétrir quoi qu’il arrive. Il avait trop à faire pour se laisser distraire ! Il ferma les yeux, libéra son esprit. Il s’infiltra dans le corps qui lui avait était désigné, sentit les pensées qui agitaient Bald l’Eternel et, un court instant, il fut dévoré par l’ambition sans limites qui habitait ce dernier, il ressenti aussi un terrible pouvoir, digne du sien. Il était puissant… Trop pour qu’il ne menace un jour l’œuvre du destin et les plans de l’architecte du Changement, il allait devoir le conduire à sa perte…

Mais son maitre l’avait interdit d’intervenir personnellement, pour que l’on ne soupçonne jamais la portée des évènements à venir. Un instant, Il fut tenté de passer outre les règles et de l’affronter lui-même, mais la triste réalité s’imposa à lui : son maitre avait un plan bien précis, ne pas le suivre serait pure folie. Il n’était pas devenu son bras droit en désobéissant à ses ordres. Avec les siècles il avait appris à ne jamais douter des desseins de son dieu. Le Messager glissa une pensée dans l’esprit de Bald, un rêve insidieux qui scellerait à jamais son destin et celui d’une autre personne…

Arkis était troublé. Fixant un point lumineux qui brillait comme une étoile dans cette nuit sans lune, il ressassait dans son esprit les dernières paroles de son maitre. La crainte qui avait légèrement transpercée de la voix du seigneur Bald ne laissait rien présager de bon. Une guerre se profilait à l’horizon, de cela il en était certain… Un instant, il songea au statut que lui avaient décerné les habitants de cette planète : celui de dieu. Ils les avaient confortés, lui et ses frères, dans un sentiment de puissance et de confort. Durant des milliers d’années, les habitants primitifs de cette planète les avaient vénérés comme des divinités, louant leur puissance. Il n’avait pas porté sa lame contre un adversaire humain depuis longtemps, ou en tout cas, pas avec l’intention de le tuer. Cela lui manquait. Le fracas des lames, le rugissement des bolters, et surtout, l’enivrante sensation de savoir la vie d’un homme entre ses mains... Mais il ne prendrait aucun plaisir à cette guerre, les guerriers de cette planète ne connaissaient pas la technologie et ignorait tout de la puissance des armes à feu. Tels les guerriers des antiques civilisations de Terra, ils n’avaient pour tout équipement que des épées de factures simples et des plaques de bronzes, incapable de résister à des bolts et facilement transperçables par une épée énergétique. Terra… Ce nom éveilla en lui une foule de souvenirs, ceux de son ancienne vie, de sa gloire passée, de ses années d’ignorance et de prohibition…

Il frissonna quand des bras l’enserrèrent et que deux mains douces se mirent à parcourir son corps nu, descendant vers son bas-ventre.
- Tu viens te coucher, mon ténébreux adonis ? Murmura avec délectation une voix à son oreille.

Il se retourna, le désir montant en lui comme un feu ravageur. Il prit la main de son amante dans la sienne et ses lèvres se posèrent les siennes en une suave caresse. Elle ferma les yeux tandis que leur langue se mêlaient, lentement. Puis, peu à peu, les mains d'Arkis descendirent sur les hanches de la jeune femme. Il la fit basculer sur le lit, remonta ses mains sur ses côtes, couvrant son cou de baisers, sa gorge, sa figure... Un bref instant, l'Emperor's Children se rappela pourquoi il était tombé dans la déchéance, pour cette femme. Il s’était damné pour elle, et si il fallait le refaire il le referait ! Puis il oublia tout, emporté par le désir. Difficilement, il s’arrêta, contenant son envie grandissante :
- Je t’aime… Murmura-t-il d’une voix mielleuse.

Sous lui, Briana trembla au son de sa voix. Elle n'avait qu'une envie, celle qu'il ne fasse de nouveau plus qu'un. Les jeux de plaisir du Sombre Prince avait laissés la place à l'amour, une idylle de sentiments impensables dans ce temple dévoué aux plaisirs de la chaire et de la dépravation. Elle l'embrassa comme si sa vie en dépendait, avant de poser ses lèvres sur son torse. Un torrent les emportait. Un torrent coulait en eux, et plus rien n'existait que la peau de l'autre, l'odeur de sa peau, le contact fragile de leurs paumes. Elle l'attira à elle. Dans un souffle, il murmura son nom en se couchant sur elle.

- Viens, dit-elle.

Il n'aurait su dire combien de temps dura ce rêve. Au cœur de la nuit, des mots se détachèrent, miraculeux dans les ténèbres, des ondes de plaisir arquaient leurs corps ruisselants et Arkis criait, le visage enfoui au creux de son aimée, il l'étreignait à lui en briser les os, et cela recommençait sans trêve, doigts crispés et lèvres incandescentes, jusqu'à ce qu'enfin l'extase les transpercent, emportant leur corps soudés l'un à l'autre, pour les rejeter ensuite. Ils s’endormirent ainsi, l’un dans l’étreinte réconfortante de l’autre.



Alors que l’aube pointait, Arkis s’extirpa lentement des bras de son amante et se glissa hors du lit, il sortit sur la pointe des pieds et prit le chemin de sa chambre d’armement. Il trouva son armure posée dans un coin. Sur son plastron, là où c’était trouvé l’Aquila une dizaine de siècles auparavant se trouvait désormais la rune du Sombre Prince, brillant d’une lueur malsaine. Son bolter gisait démonté sur une table, juste à côté de son épée. Il n’en aurait pas besoin, pas aujourd’hui, pas demain, jamais. Sa vie de guerrier c’était terminée quand il était sorti du Warp avec quelques autres frères de sa légion. Ils avaient quittés l’Œil de la terreur pour cette planète oubliée de tous, tant de l’Imperium que des autres dieux du Chaos. Pourtant, elle regorgeait de ressources, les hommes étaient de braves guerriers, et les femmes possédaient des courbes généreuses. Mais pour une raison qui lui échappait, elle ne s'était pas élevée et était, petit à petit, tombée dans l'oubli. Il chassa ses pensées d'un geste de la main et s'approcha du présentoir sur lequel reposait son épée, la soupesa par habitude. Son bracelet de communication s'activa, délivrant le message de frère Mestis entre deux grésillements. Il passa une longue bure noire aux pourtours violet et rangea son épée dans le fourreau qui pendait à ses flancs. Il se dirigea vers le hangar, où l'attendait un rhino chargé de ses frères.





Le prince Énée assistait au rassemblement sans vraiment s'y intéresser, encore un sermon de ces divinités guerrières. Il devait le reconnaitre, ils étaient parfait, tant par leur beauté que par leur carrure. Ils portaient des toges, telles les moines qui les vénéraient, à la différence que les leurs étaient rehaussaient de nombreux fils d'or. Un instant, il se perdit dans la contemplation de leurs armes. Il admira leurs épées, et fut intrigué par les objets passés contre leur épaule. Le ton monta d'un cran et la tension fut presque palpable. L'orateur divin toisait quelqu'un dans la foule, le regard empli d'une colère froide, qui laissait à penser qu'il allait le broyer sans un instant de réflexion ou de regret. Il blêmît en s'apercevant que la silhouette en armure vers qui était tourné ce regard était son père.

- Jamais je ne vous céderai mon trône ! cria le roi Dirkus.
- Je n’admets pas que l'on s'oppose à mes directives. Siffla le dieu, sa voix résonnant comme un coup de tonnerre.
- Votre temple et nos femmes ne vous suffisent donc plus ?! Vous voilà obligés de piller vos propres serviteurs ?!
- Attention petite mouche, je pourrais t'arracher les ailes! Menaça Arkis.
- Je vais te tuer ! Beugla le souverain des Imnites en bondissant vers la divinité, épée au poing, suivie de près par sa garde prétorienne.

C'est alors que les dieux déchainèrent leur colère. Un grondement de tonnerre déchira la place comme les bolters tiraient à l'unisson, fauchant les Imnites et éparpillant des membres sous des geysers de sang. Chaque tir faisait mouche avec une précision infernale, déchiquetant guerrier après guerrier. Le roi se retrouva face à son divin adversaire, qui n'avait toujours pas bougé. Il asséna un coup d'escroc que l'Astartes esquiva sur le côté, évitant l'attaque avec une facilité déconcertante. L'Imnite effectua un tour sur lui-même, et plongea sa lame vers le cœur d'Arkis. Le colosse ne bougea qu'au dernier moment, laissant la lame le frôler. Il saisit le poignet de son adversaire et l'écrasa dans sa poigne de fer, sans se départir de son calme. Le roi Anteas Dirkus vit passer dans les yeux de la divinité un éclair de rage qui, même dans l'Erèbe, le ferait encore trembler. Ce fut sa dernière vision alors que, d'un revers du poing, le dieu le décapitait avec une force colossale. Son corps glissa lentement au sol, comme un pantin dont on avait coupé les fils, agité de spasmes nerveux. Rapidement, il ne resta de la garde d'honneur du roi Dirkus que des corps démembrés et ponctués de trous béants.

De l'autre côté de la place, prince regarda s'effondrer le corps de son père tandis que son cœur ratait un battement et que son sang se glaçait. Le temps s'arrêta, les cris disparurent, et il resta là, debout au milieu de la foule hurlante, comme hébété. Puis le temps repris son cour, le son revint. Comme dans un rêve, il sentit sa main se poser sur le pommeau de son épée qu'il dégaina et s'élança en avant. Une poigne douce mais ferme l'arrêta. Il se retourna, prêt à injurier le fou qui l'empêchait ainsi de venger son père. Son ardeur disparut quand il reconnut Maria, la conseillère de sa famille. Son regard était à la fois dur et suppliant, mais aussi voilé d'une infinie tristesse. Le prince lâcha son épée et se laissa aller au chagrin. Derrière eux, les dieux hurlaient pour se faire entendre, clamant qu'ils n'accepteraient aucun autre écart. Ils repartirent comme ils étaient venus, dans des monstres d'acier rugissants. Énée courut vers le cadavre décapité de son père, Maria sur ses talons. Il pleura sur la dépouille, se maudissant de ne pas avoir agis. Maria s'avança et mit une main sur son épaule:

- J'aimais beaucoup ton père. Plus que la raison ne me le permettait. Mais nous ferons notre deuil plus tard, les Imnites ont besoin d'un souverain.
- Je ne suis pas prêt...
- Personne ne l'est. Murmura-t-elle en retour.
- Qu’allons-nous faire? Demanda-t-il, réprimant un énième sanglot.
- Nous allons nous battre, et avoir la foi...
Le prince leva son regard emplis de larmes vers elle, la regardant sans comprendre...




- Non. Ce n'est pas possible non. Non, Il ne le permettrait pas.
Baal l'éternel marmonnait ainsi depuis des heures, parcourant d'un bout à l'autre la salle où il avait fait installer son trône, quelques siècles plus tôt.
- Je refuse de le croire. Pourquoi m'enverrait-il une autre épreuve? Non. Il doit y avoir erreur.

Ces derniers jours l'avaient plongé dans une sorte de folie. Un rêve l'avait hanté, sa chute... Comment, après tout ses loyaux services, Slaanesh pouvait-il le laisser mourir ? Ne l'avait-il pas toujours vénéré ? N'avait-il pas était un serviteur des plus zélé ? Ne s'était-il pas toujours montré à la hauteur de son dieu en écrasant les champions de ses rivaux ? Les nouvelles que lui avait rapportées Arkis étaient mauvaises. Trois jours avaient passés depuis "l'incident" et un vent de révolte soufflait sur ce monde perdu. Un nouveau souverain avait était choisi, et il dressait ses fidèles contre lui. Ses espions lui avaient rapportés qu'il montait une armée avec la ferme intention de marché sur ce temple. Il rit de dérision. Il avait affronté et vaincu le Poing d'Acier de l'Empereur, il avait rabattu le caquet des arrogants fidèles de Khorne ! Non ! Il ne serait pas défait par des bouseux. Ils s'étaient révoltés et ils paieraient de leur vie cette trahison. Il récupéra une coupe et se servit un verre de vin. L'heure de la guerre approchait, et il n'aurait qu'à laisser ses frères s'en occuper. Cette pensée l'anima d'une joie malsaine et un sourire mauvais s'étira sur son visage. Il but une gorgée, savourant d’avance son triomphe et sa future ascension dans les faveurs de Slaanesh. Le plaisir qu’il tira de sa précédente rasade mua, et l’alcool lui brûla la gorge. Il lâcha sa coupe, qui se brisa par terre dans un fracas sonore. Bald regarda sa main avec incompréhension, fixant avec horreur sa peau flétrie et striée de veines. Il recula, la main sur sa poitrine, respirant par saccades. Il leva lentement les yeux vers le miroir en face de lui, découvrant, à la place de son visage parfait, celui d’un vieillard aux traits tirés. Il toucha de ses doigts la peau tannée, les rides qu’étaient les siennes.
- Il t’a abandonné… Murmura une voix à son oreille.





Énée regardait l'armée qui s'étendait à perte de vue en face de lui. Ses généraux et Maria se tenaient à côté de lui. Son armée avait était baptisée "l'armée des quatre vents", comme elle regroupait des hommes et des femmes de tout horizons. Maria les avaient rassemblés dans la vallée de l'Extase il ne savait comment, ce qui lui avait permis de lever son armée en un temps record.

- Ils attendent un discours, mon seigneur. Avança timidement un des trois hommes présents.
- Oh! Je... Je ne suis pas vraiment fait pour ça. Balbutia le nouveau roi.
- Je vais le faire, si tu veux ? Proposa Maria, la seule femme du groupe.

Pour toute réponse Énée lui sourit, acceptant chaleureusement sa proposition.
Elle s'avança et grimpa sur un rocher, dominant la foule dont elle ne voyait pas le bout:

- Mes amis, commença-t-elle, hurlant bien que ses mots étaient relayés dans les rangs par d'autres guerriers. Nous avons tous beaucoup perdu sous le joug de ces usurpateurs ! Tant d'êtres chers ont péris par leurs fautes ! Trop longtemps nous nous sommes tût et avons gardés notre rancœur pour nous ! Pourquoi ? Juste car nous craignions leur caractère divin ! Mais ils nous ont montrés qu'ils ne valaient rien en agissant avec bassesse ! Tout ceci doit cesser ! Un nouvel âge doit naitre ! Et ce nouvel âge verra le jour par le sang des Dieux ! Harangua-t-elle.

Des acclamations firent échos à ses paroles et tous ceux réunis ici sentirent leur cœur se gonfler de courage et du désir de vengeance. Elle redescendit de son promontoire improvisé et retourna auprès de la sphère de commandement, qui l'accueillit sous des applaudissements. Le nouveau roi se reprit et distribua ses ordres. Les généraux s'éloignèrent, seule Maria resta.

- Nerveuse ? Demanda-t-il.
- Ce n'est pas ma première guerre, et probablement pas ma dernière. Répondit-elle simplement.
Énée garda cependant une mine songeuse. Au bout d'un court instant, il osa poser la question qui le taraudait depuis quelques jours:
- Nous avons un plan ? Malgré notre nombre, leurs adorateurs restent nombreux et bien armés, les dieux aussi, nous ne passeront pas comme ça.
- Ce ne sont pas des dieux... Ai la foi. L'Empereur répondra à mes prières.

Il fit la moue, septique à l'idée que elle, qui avait toujours renié les dieux, puisse vénérer à ce point un dieu anonyme. Il connaissait Maria depuis sa plus tendre enfance. Pour lui, elle avait occupée la place de mère dans sa famille. Mais maintenant, il la découvrait sous un tout autre jour. Ses cheveux, d'un blanc éclatant, d'habitude rassemblés en une natte, tombaient maintenant en cascade sur son visage. Une fine rosette était passée autour de sa taille, tombant sur des pans de parchemins noircis des exploits de sœur Maria. Sa tunique simple, semblable à celle de tout les Imnites, avait était remplacée par une armure noir de jais, se rapprochant du corset. Des épaulières d'or finement ouvragées et des jambières moulantes terminaient l'ensemble. Son équipement était étrangement semblable à celui des faux dieux, une épée longue, parcourue d’arcs électriques jaunes et le même objet étrange qu’il les avaient vu utilisé sur la place, en plus compact.

- Que fait-on ? Demanda le prince.
- On attend… On attend que l’Empereur nous fasse un signe…





Arkis regarda les hommes du 51ème régiment Varvaras s’entrainer, non sans une certaine fierté. Une flotte de la Garde Impériale s’était détournée de la lumière de l’Empereur et c’étaient joints à eux sur la demande du seigneur Bald. Chacun de ses frères avait un régiment sous ses ordres, mais il était rare qu’ils les envoient à l’entrainement, préférant les laisser profiter des plaisirs et des distractions qu’offrait le temple. Seul lui contraignait ses hommes à des exercices quotidien harassants, prenant plaisir à faire souffrir les moins forts. Les événements avaient montrés que tout ceci ne serait pas vain, ses hommes seraient en pleine possessions de leurs moyens et écraseraient avec facilité l’ennemi ! Un serviteur l’interrompit, lui annonça de sa voix neutre et sans âme que l’Eternel le demandait, avant de s’en retourner vaquer à une quelconque tâche.

Il traversa les couloirs excessivement décorés du palais, son regard ignorant les œuvres d’arts d’artistes fous, ignorant le murmure envoutant des milliers de visages incrustées dans les murs. Il finit par arriver devant une porte d’ébène, gardée par deux guerriers en armure, leurs lances crépitant à côté d’eux. En le voyant, les deux gardiens hochèrent la tête, faisant balancer le crin de leur casque. Arkis s’approcha et poussa les battants en forme de runes.

Les lourdes portes se refermèrent en grinçant, plongeant la pièce dans l’obscurité la plus complète. Il s’avança, surpris de ne distinguer de son seigneur qu’une toge le recouvrant complément. Arkis s’avança et mit un genou à terre, s’inclinant devant Bald. Assis sur son trône, l’Eternel n’esquissa pas un mouvement, se contenta de le regarder.

- Vous m’avez fait appeler ? Demanda l’Emperor Children sans relever la tête.
- Oui… J’ai à te parler… Murmura doucement Bald, sa voix semblant être partout et nulle part à la fois.





Le prince Énée contempla le ciel livide et constata qu’en vérité il s’y passait des choses étranges. De lourds nuages allongés, renflés, tels des cétacés vaporeux, arrivaient en droite ligne pour les survoler, traversés d’éclairs blancs, hachurés et silencieux. Leur teinte violette était sombre, trop sombre, auréolée d’un mystérieux orange foncé. Comme doués d’une vie propre, les nuages se stabilisèrent au dessus de la vallée. Immédiatement, une pluie légère et vaporeuse se mit à tomber. L’averse fine gagna en intensité, battant la mesure de ce qui serait peut-être leur dernier combat. Ils se mirent en marche, et, alors qu’ils avançaient, le prince prit conscience que le miracle paraissait réel. Non seulement la pluie battante masquait leur approche mais, en plus, elle ne les mouillait pas. Lorsque les sentinelles finirent par se compte de l’arrivée des guerriers, il était déjà trop tard, Maria et Énée était déjà sur eux.

Maria et son épée ne faisaient qu’une. La jeune femme se laissait porter par son instinct guerrier. Les silhouettes de ses ennemies apparaissaient devant elle au ralenti et, si la pluie épargnait les Imnites, elle mouillait bien les adorateurs, dont les contours s’éclairaient du même rai orange que le halo des nuages. Rendus flous par le rideau liquide mais nimbés d’orange, les Slaaneshi paraissaient changés en fantômes. Ils étaient pourtant bien réels et leur haine était palpable. Maria les frappait sans merci, infiniment plus vive, et ses ennemis s’effaçaient en hurlant de douleur. La sœur Sabine put se rendre compte que son miracle s’était produit : la pluie s’infiltrait dans les blessures des adorateurs, se mélangeait à leur sang pour alors se transformer en acide. De temps en temps, elle entendait les grondements d’Énée non loin. Elle l’apercevait parfois du coin de l’œil, entendait le choc de son épée contre une autre ou qui découpait la chair.

Pas une fois elle n’hésita, ni ne cessa d’avancer. Ses gestes, ses attaques, ses esquives avaient une assurance hors norme, terrifiante ; elle était dans un état second, prévoyait ses coups à l’avance. Surnaturelle alliée, l’eau qui tombait du ciel combattait à ses côtés, se collant aux adorateurs pour mieux les alourdir, achevant ceux que la jeune femme se contentait de blesser.

Derrière Maria et Énée, les Imnites faisaient leur part. Dans des circonstances normales, jamais ils n’auraient pu s’opposer aux Slaneeshi, mais le miracle accordé par l’Empereur avait eu lieu, galvanisant l’armée des Quatre Vents, renforçant leurs bras. Ils n’hésitaient pas à troquer leur armement contre les armes supérieures de l’ennemi. Ceux qui s’armèrent de fusils laser mirent un temps à en comprendre le fonctionnement, mais une fois les secrets percés se mirent à faire feu sur les adorateurs, couvrant leurs compagnons. Sur les ordres de Mérios, un général aux traits striés de cicatrices, les autres avaient adoptés une formation en coin dont il tenait la pointe. Tel un ours courroucé, il dominait de sa robuste silhouette les serviteurs des faux dieux, qu’il fracassait à grands coups de marteau de guerre, poussant des « han ! » sonores à chaque fois que son arme éclatait un crâne.

Maria et Énée continuaient leur progression vers le temple, semant la mort. Depuis le début de la bataille, ni l’un ni l’autre n’avaient pris le temps de reprendre leur souffle. Le prince était trempé de sueur, à l’inverse de la sœur de bataille qui semblait à peine essoufflée. Emportés par la transe du guerrier, concentrés à l’extrême, ils ne réfléchissaient pas, se contentant de passer d’un ennemi à un autre, sans jamais s’arrêter ni reculer. Le gros des forces en factions dehors avait était vaincu, emporté par la mort. Mais cette victoire ne pouvait être savourée, le plus dur restait à faire…





Arkis sortit de sa chambre d’armement, à la fois terrifiant et magnifique dans son armure sombre, son épée énergétique dans un fourreau contre son flanc gauche et son épée tronçonneuse contre le droit.
- Mes frères, montrez leur ce qu’il en coute de défier la légion ! Vivez pour l’instant, tel est l’enseignement du divin Slaanesh ! Pour le Sombre Prince ! Lança-t-il sur le canal inter-armures.

Des chants à la gloire de son dieu lui répondirent, et c’est ainsi qu’il repartit au combat, le bolter au poing et le sourire aux lèvres. Les couloirs étaient animés d’une agitation frénétique. Ça et là, un soldat se rhabillait, se pressait de rejoindre son régiment. Il retrouva ses hommes, au garde à vous, parfaitement rangés. Il se félicita pour leur rigueur et distribua ses ordres, louant le plaisir qu’ils tireraient de mener cette bataille. Les Gardes se dispersèrent au pas de course. Il se mêla à une escouade, celle qui défendait le principal accès au temple. Arkis et ses soldats s’abritèrent derrière des colonnades, s’efforçant de se faire discret en attendant l’ennemi. Ce dernier ce montra peu de temps après, déboulant dans les couloirs du temple d’or.

L’Emperor Children épaula son bolter, aligna la tête d’un révolté, et pressa lentement la détente. Il jubila en voyant la tête de l’homme exploser, jouissant du plaisir de voir cette fontaine de sang. Il tira, encore et encore, imité par les adorateurs. Les lasers fauchèrent les Imnites comme du blé, les bolts éclataient contre les corps, et Arkis riait comme un dément. Pas un de ses tirs ne manquait sa cible. Les corps s’amoncelaient devant les vagues de fusion envoyées par les Slaaneshi. D’un ample mouvement du bras, un adorateur lança une sphère noire au milieu de la masse. La grenade percuta le sol et explosa, soufflant les Imnites dans une tempête de flammes.

Le Space Marine jeta son bolter vide et tira son épée tronçonneuse. Il bondit au milieu des révoltés avec un rugissement, ne prêtant aucune attention aux corps qu’il piétinait et aux tirs de ses hommes. Il fit rugir son épée et déchiqueta le ventre d’un guerrier. Sa lame dessinait de grands arcs sanglants dans l’air, brisait les corps, faisait cédait les armures. Plus la marre à ses pieds s’étendait et plus l’Astartes semblait à l’aise. Au rugissement de son épée se mêla bientôt son propre hurlement. Le dernier révolté mourut la poitrine traversée de part en part. Il ne poussa qu’un bref cri étonné avant de s’écrouler dans une gerbe de sang, au milieu des autres cadavres. Arkis retourna d’un pas tranquille vers ses hommes, souriant sous son heaume.

- Tenez la position, je vais aider les autres. Puissiez-vous jouir de cet instant. Lança-t-il, la voix déformée par son comm-vox.





Maria pesta et sortit de son couvert. Elle vida son chargeur sur les hérétiques, faisant mouche une fois sur deux. Elle se glissa de nouveau derrière une colonne pour recharger. Le combat ne se déroulait que comme ça, elle sortait, tirait, se remettait à couvert, et ainsi de suite. Elle en avait marre ! Vraiment marre ! Elle engagea un nouveau chargeur dans son pistolet et releva la tête. Elle vit des lanciers s’avancer en courant puis freiner d’un coup. Avec une synchronisation parfaite, ils replièrent leur bras pour lancer leurs armes. Tout ralentit. Tout devint parfaitement clair. Maria se rendit compte du moindre détail dans le mouvement des guerriers : la façon dont leur poids passait de leur pied en avant à leur pied en arrière pour ensuite revenir. Les Imnites lancèrent leur arme dans un jet parfait. Les lances se fichèrent entre les jointures des armures, certaines ricochèrent contre le matériau composite. Une seule lance était dirigée vers le seul faux dieu supervisant le massacre, qui bondit vers elle comme la foudre. Au dernier moment, il se dégagea et l’attrapa en pleine course, juste après la pointe. L’Emperor Children se laissa emporter par l’inertie, mais lui fit opérer un demi-tour. D’un mouvement du bras, il l’envoya s’enfoncer dans la poitrine du révolté. Elle le traversa presque entièrement, et il chuta en arrière, s’empalant contre le sol.

La contre attaque fut sévère, et une dizaine d’Imnites perdirent la vie sous les lasers. Les hérétiques s’élancèrent dans leur direction, le couteau au poing et la bave aux lèvres, tels des bêtes. Maria éventra un adorateur, para les assauts désordonnés d’un autre, ne se concentrant que sur l’ennemi. Une langue de feu la frôla, et un homme au visage tatoué d’une rune impie se jeta dans la mêlée, son arme crachant d’immondes jets de prométhéum. Il céda sous les coups d’épée, continuant même dans la mort de déverser des torrents de magma. Un coup de feu retentit au milieu du vacarme des épées s’affrontant. Maria activa son rosarius et c’est ce qui lui sauva la vie. Le réservoir de l’arme explosa et les Imnites aussi bien que les Slaaneshi furent oblitérés dans un holocauste de flammes. À travers la tempête de flammes, Maria distingua les lentilles du Space Marine légèrement en retrait. Elle s’avança, le champ de force de sa rosette écartant les flammes à son passage.

- Impressionnant, une femme de caractère que voilà. Slaanesh sera honoré par une offrande telle que toi. Lança l’Emperor Children en ôtant son casque, sa voix résonnant sur le couloir silencieux : forte, perçante, terrible mais tellement magnifique.

Elle savait ce qu’il était, ce qu’il avait était, et contempla avec dégout ce que la magie d’un dieu dépravé et impie avait fait de lui. Hermaphrodite, l’Astartes avait le visage opalin, à la longue chevelure rousse et bouclée. Vêtu(e) d’un ensemble moulant de cuir noir, ajusté pour mettre en valeur les mouvements de sa silhouette longiligne, et d’une cape, il/elle se mouvait avec la grâce inquiétante d’un prédateur invincible. D’une main sûre, il exhibait une lance à hampe de bois laqué de noir, décoré de runes dorées. La lame de métal également noire avait la forme d’une feuille étirée, renforcée de barbelures teintes en pourpre et destinées à provoquer d’affreuses blessures, arrachant la chair plus qu’elle ne découpait. La ressemblance entre l’arme et la créature sautait aux yeux. Fines, racées et redoutablement meurtrières. Maria resserra sa prise sur ses armes, son dégout occultant le désir qui naissait en elle. Un arc électrique parcourut sa lame comme elle s’élançait sus à l’hérétique.





Un bourdonnement. C’est tout ce qui parvenait aux oreilles d’Énée. Il retira son épée du cadavre de son ennemi et se remit à taillader les serviteurs à sa portée. Un adorateur lança une hache dans sa direction, et il la jaugea comme un homme voit sa mort approcher mais ne peut rien y faire. Il fut pris d’un léger vertige, le monde se mit à tournoyer autour de lui. Lorsque le vertige passa, il était toujours face à l’ennemi, une hache encastrée dans son bouclier. Il le jeta et plongea sa lame vers le cœur de son vis-à-vis, qui rendit l’âme en vomissant un filet de sang.

Il hurla de rage et hurlait encore quand on le poussa sur le côté. Il regarda le guerrier, il était jeune, encore un enfant. Son sauveur leva son bouclier, et les bolts éclatèrent contre lui, le faisant céder et emportant l’avant-bras de l’Imnite. Il tressaillit en comprenant qu’un de ces faux dieux était là. Le corps dansa sous les lasers avant de s’écrouler. Pour sa part, Énée n’était que légèrement blessé à l’épaule. Derrière lui, Mérios et d’autres épéistes avançait vers l’ennemi, leurs boucliers levés en un mur d’or et d’argent. La formation se rapprochait toujours plus vite, se brisant peu à peu sous les tirs des adorateurs. Les premières lignes percutèrent les Slaaneshi dans un bruit de tonnerre et Énée les rejoignit. Il se plaça dos à dos avec son général, qui fracassait des crânes avec son lourd marteau. Fermement maniée à deux mains, l’arme enfonçait les casques avec d’ignobles craquements, faisait éclater les têtes comme des fruits trop mûrs. Les adorateurs se montraient plus hargneux et redoutables de secondes en secondes. Certains avaient dégainés des coutelas, d’autres arboraient une épée ou une hache. Malgré le sang sur leurs armes, ils succombaient devant le nombre et la vengeance des Imnites.

Le roi récupéra un bouclier sur un cadavre. À côté de lui, Mérios grogna et crispa les poings sur le manche de son marteau.
- Mon seigneur, allez mettre un terme à cette folie, nous allons les contenir. Lâcha le général entre ses dents serrées.
- Faites attention à vous, mon ami. Répliqua sombrement son souverain.
- Je m’en fais plus pour vous que… Commença-t-il.

Mais la fin de sa phrase ne franchit jamais ses lèvres. Son crâne explosa sous le bolt, éclaboussant les alentours de sang et de morceaux de cervelle. Il se retourna, fit face aux nouveaux venus. Ils étaient trop nombreux, il serait plus efficace en tuant l’investigateur de tout ceci. Énée se résigna à abandonner ses hommes, et détala dans les couloirs.
Arkis était… heureux. Oui heureux. Ce massacre le mettait en joie. Cela faisait trop longtemps que son épée n’avait pas était tachée de sang. Trop longtemps que le plaisir du combat ne s’était pas insinué en lui. Il errait dans les couloirs jonchés de cadavres en quête d’un quelconque adversaire. Les visages dans les murs suivaient ses recherches, ricanant à son passage. Il s’avança dans une longue allée parsemée de peintures et de statues toutes plus belles les unes que les autres. Quelque chose attira son regard et un sourire malsain s’étira sur son visage quand il reconnut la forme d’un homme se trainant jusqu’à un mur. L’Astartes s’avança vers lui, écrasant des crânes sous ces bottes de céramite. L’Imnite s’assit contre le mur, une main sur sa côte, tentant d’empêcher le sang de couler. Il n’eut aucune réaction en voyant le dieu sa mort s’approcher lentement sous la forme d’un géant noir et pourpre.

Arkis approcha lentement son visage, retira son casque. L’Imnite blêmit devant le sourire de l’Emperor Children. Arkis savourait sa peur, elle l’enivrait. Le guerrier scella son destin en crachant un filet de sang sur son visage à la beauté parfaite. Le Space Marine continua de sourire, ce qui effraya encore plus l’homme, posa sa main sur son épée et d’un geste mille fois exécuté, le décapita. Il se releva lentement, la tête du malheureux tirée par les cheveux. D’un geste désinvolte il la jeta vers le nouveau venu, sans cesser d’afficher un sourire radieux. La tête roula jusqu’aux pieds du roi Énée, plantant ses yeux de poisson morts dans ceux du souverain.

Il leva un regard empli de haine vers la fausse divinité, il se tenait là, en face de lui, l’assassin de son père. Il était encore plus imposant que lorsqu’il l’avait vu sur la place, engoncé dans une armure noire de jais maculée de sang. Sa main se crispa sur l’épée que lui avait donnée Maria, et il s’élança vers l’Astartes en hurlant sa haine. La lame tinta contre celle de son adversaire qui avait dégainée sa propre épée énergétique. Énée se calma, s’il se laissait prendre dans le brouillard écarlate de la rage il serait vaincu.
Ils entamèrent un cercle lent, Arkis l’arme tendue devant lui, pointée vers la tête de son adversaire ; Énée tenant son épée au niveau de sa taille et le bouclier levé. Son doigt glissa sur la rune d’activation et le champ d’énergie grésilla autour de la lame. Au bout de quelques tours d’observation, ils se figèrent ainsi, à trois pas l’un de l’autre. Les voix moqueuses se turent, comme pour mieux observer le combat. Soudain, comme si un signal intangible avait retenti, ils se jetèrent l’un sur l’autre, bougeant si vite qu’il était impossible de savoir lequel des deux avait agi le premier. Trois coups furent livrés et contrés, les épées claquant comme le fracas du tonnerre. L’Astartes feinta et prit l’Imnite à contre-pied. Passant derrière lui, il asséna son épée. Son adversaire ne put que lever son bouclier qui fût tranché en deux. Le prenant de vitesse, Arkis se mit à lui asséner des coups d’estoc ou de taille, l’obligeant à reculer. Jamais Énée, considéré comme un formidable épéiste, n’avait affronté de guerrier si accomplit. Le faux dieu faisait preuve d’une maîtrise de ses gestes, d’une coordination et d’une vitesse que sa corpulence n’aurait jamais laissée penser. À l’explosion de force brute, il préférait l’adresse. Tout en se battant, l’Emperor Children parlait ou ricanait, l’aiguillonnant sur le sort qu’il lui réservait. Ces piques énervaient le jeune homme, le déstabilisaient. Il jouait avec lui ! Perdant son sang-froid, il accentua encore la fougue de ses attaques, bien décidé à châtier le provocateur.

Il laissait libre cours à sa colère, frappant toujours plus large, accroissant peu à peu l’étendue de ses attaques sans se rendre compte que son adversaire n’attendait que cela. Au sortir d’un assaut furieux, plutôt que se dégager pour reprendre souffle et distance, Énée tenta de poursuivre par une botte dirigée vers le cœur du Space Marine. D’une habile manœuvre du poignet, Arkis enveloppa la lame du guerrier dans la sienne et, sans effort, lui fit sauter son épée des mains. Sans attendre, il le percuta de l’épaule. Énée s’écrasa contre le mur et glissa au sol, juste à côté du cadavre décapité.

A travers le voile sombre tombé sur ses yeux, Énée voyait encore l’imposante silhouette s’avancer lentement vers lui, le dominant de toute sa taille. Il sourit en sentant quelque chose au bout de ses doigts, tira doucement l’objet vers lui.

- Je ne serais pas défait par un bouseux ! Cracha l’Astartes en brandissant son épée.

L’Imnite saisit entre ses doigts la crosse nacrée de son épée et, dans un hurlement où la rage et la douleur se mêlait, il releva son arme, la dirigea vers le cœur de l’Emperor Children en même temps que ce dernier abaissait la sienne. Les deux lames pénétrèrent la chair au même instant. Toute deux enfoncées dans le cœur de l’ennemi…

Au centre de la salle du trône naquit un étrange phénomène. L’air se mit à se troubler et, déchirant la réalité, une ombre rectangulaire se dégagea du sol, d’un rose ténébreux. Ternissant le sol qui paraissait légèrement mouvant, sa densité semblait aspirer la lumière du jour. L’espace au-dessus du rectangle se fit rouble, différent. L’ombre commença à prendre de la consistance. Un miroitement pris effet, laissant peu à peu apparaitre une silhouette colossale. Dans la pièce, plus un mouvement, plus un bruit. Le temps parut se fier, comme pour permettre aux acteurs de mieux appréhender la tragédie qui allait débuter. Cet instant d’éternité vola en éclat et le cauchemar devint bien réel lorsque le Messager s’avança, une longue épée aux reflets bleus capturant la lumière et brillant d’un feu intérieur.

- Tu n’es qu’un pion sur l’échiquier du destin, Bald. Ta mort servira à ramener le plus grand sorcier de tout les temps… Susurra le Thousand Sons.

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"Ceux qui se vautrent dans le péché ne méritent pas la miséricorde du bûcher"

L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


Le chapitre 6 de ma fic La Campagne des Huit Eclipses est en ligne.
Le chapitre 3 de ma fic Inqusition Impériale a été mis à jour.
Le chapitre 8 de ma nouvelle fic Intérêts Croisés est en ligne.


Dernière édition par Arax, Inquisiteur le Jeu 6 Mai 2010 - 17:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 14:35

Texte 2: La cité des vices


Cette nuit là, la lune était magnifique, la température idéale et la légère brise ramenait l'odeur de l'océan sur les docks de Neyolk. Oui, la soirée était parfaite, mais tout le monde ne comptait pas en profiter de la même façon.
Deux coup de feu retentirent, Larani sentit une balle lui frôler la joue. Elle ne pouvait pas arrêter de courir, elle ne le devait pas. Si ces types la rattrapaient, ils lui feraient subir le même sort qu'a ce pauvre Jilt, voir pire. Son arme était presque vide, elle avait réussi à tuer trois de ses poursuivants sur les cinq. Son souffle était court, elle avait accumulé depuis trop longtemps fatigue et manque de sommeil, elle devait impérativement atteindre le point de rendez-vous avant de s'écrouler sur place. Elle bifurqua à une intersection, entrant dans une foret de conteneurs. Ses deux poursuivants la suivirent sans problèmes, après tout, ils étaient natifs de l'endroit eux pensa-t-elle. Elle avait beau slalomer entre les caisses géantes, les deux hommes de main n'étaient visiblement pas prêts à la lâcher.

Elle ne tiendrait pas longtemps à ce rythme, elle le savait. Elle devait agir. Larani donna tout qui lui restait d'énergie dans un ultime sprint avant de faire volte-face. Tenant fermement son arme, elle visa et tira. La balle fusa en direction de sa cible et perfora le crane d'un des bandit qui tomba raide mort. Atterré, le second ouvrit le feu et une volée de métal percuta les parois d'un conteneur. Larani se mit à couvert et attendit. Elle haletait bruyamment, trop sans doute. Son assaillant n'aurait aucun problème à l'approcher, il le savait. Elle entendait le bruit de ses pas et évaluait la distance qui les séparait tout en sortant un stylet de son pantalon. La sueur commençait à couler le long de ses tempes, plaquant ses mèches heureusement courtes contre sa peau pale. Encore un pas...un autre... Et soudainement elle bondit de son abris en lançant au visage du type son pistolet vide. Par réflexe, le ganger le dévia de sa main ce qui laissa à Larani le loisir de lui enfoncer la courte lame dans le torse.

Elle tomba à genoux, à bout. Mais elle devait se ressaisir, la fin de son calvaire n'était plus très loin désormais. Plus que quelques efforts. Elle ramassa le pistolet mitrailleur de sa victime et se dirigea vers l'entrepôt où les renforts l'attendaient. Tandis que de nouveaux ennemis arrivaient, elle reprit sa course effrénée.

Larani arriva enfin à destination. Un entrepôt désaffecté à l'extrémité des docks. Elle poussa la lourde porte et la referma derrière elle. Le seul éclairage du bâtiment provenait de la lumière de la lune passant à travers un morceau de tôle troué. Le rai de lumière formait un cône au centre duquel se tenait un homme dans un long manteau noir, son salut. La chose la plus frappante chez lui était ses cheveux d'argent attachés en queue de cheval qui se confondaient avec la lumière. Ils soulignaient à merveille son beau visage qui souriait sans raison. Pleine d'espoir, elle accourut vers lui.
-Valneth! Cria-t-elle Dépêchez vous ils arrivent, on doit s'en aller!
-Tu t'es fait suivre? Tu me déçois Lala... répondit l'homme d'une voix emplit de malice
-On a pas le temps pour ça, ils doivent déjà nous encercler!

Et elle avait raison. De nombreux gangers se réunissaient autour de l'entrepôt avec la ferme intention d'en finir avec l'intégralité de ses occupants. Quand leur chef, un homme habillé dans des vêtements aux couleurs criardes, leur en donna l'ordre, ils déferlèrent tous à l'intérieur pour trouver deux personnes presque désarmées. Tous s'arrêtèrent à bonne distance et mirent en joue leurs deux cibles. La course était terminée pour Larani, il n'y avait plus d'échappatoire. Elle avait beau lever son arme, elle n'allait surement pas les intimider. A deux contre une vingtaine, la fusillade allait tourné court. Elle fit ses dernières prières à l'Empereur quand une voix résonna dans tout le bâtiment:

-Acte deux, scène trois. Personnages: la belle et fougueuse espionne, le sublime défenseur de la veuve et l'orphelin que je suis, un dépravé notoire et une foule de figurants inu...
-La ferme Valneth! s'écria Larani en emportant contre son gré son compagnon derrière un empilement de vielles caisses métalliques.
Les bandits ouvrirent immédiatement le feu sur le couple sans parvenir à les toucher. Larani, elle, lâcha une salve de tirs qui, d'après le cri de douleur toucha quelqu'un. Elle avait encore gagner un sursis. Malgré cela, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser que son heure était arrivée. Les balles sifflaient autour d'elle et de Valneth qui lui ne semblait pas craindre la situation. Il n'avait même pas dégainer le pistolet qui pendait à sa ceinture. Quel homme inutile pensa Larani.
Soudain, les tirs cessèrent. Un homme s'avança jusque dans la lumière qui révéla son immonde accoutrement vert pomme avant d'ouvrir sa bouche trop maquillée.

-Arrêtez de courir mes petits souriceaux, surtout toi ma douce. Pourquoi m'a tu trahis? On aurait été heureux ensemble tu sais? Mais dites moi, vous venez d'où? Garde civile? Arbites peut être? Dans tout les cas ne savez vous pas que je suis intouchable ici? Moi le grand Fizobatione!

Suite à ce discours, Valneth sortit de son couvert et se dirigea vers l'illuminé aux gouts douteux au grand dam de Larani qui tenta de le stopper, en vain cette fois ci. Le chef s'empressa de se réjouir:

-Ah, vous êtes raisonnable, comme je suis heureux! Et quel est ton petit nom à toi? Oh et puis on verra après. Arrêtez le! ordonna-t-il d'un ton plus ferme

Deux hommes de main s'approchèrent de Valneth. Quand l'un d'eux agrippa la manche de son manteau, il tomba raide mort, rapidement suivit de son camarade. Tandis que les corps tombaient mollement au sol Valneth continuait d'avancer vers sa cible. A la grimace d'incompréhension qui se lisait sur le visage de Fizobatione, il opposait ses éternels regard plissé et sourire en coin. Il entendit l'ordre de tirer sur lui mais n'en teint même pas compte, il se contentait d'avancer inexorablement. Le vacarme reprit et avec lui le déluge de feu. Mais les balles semblaient glissée sur Valneth sans l'atteindre, il marchait tel un fantôme au milieu de l'enfer bien décider à atteindre son but tandis que Fizobatione, lui, couru vers la sortie la plus proche.

A cet instant, Valneth se retrouva à nouveau au centre de lumière et s'y arrêta. Ainsi, l'intégralité des tireurs put voir ses yeux clair virer au rouge sang. Le glas était sonné. Un groupe de cinq bandit décolla dans les airs en hurlant avant de violemment retombé au sol sous les regards médusé de leurs confrères. Il tourna sa tête vers un autre homme qui se retrouva déchiqueté par des forces invisibles, deux autres furent projetés sur la paroi de l'entrepôt, un autre encore se prit une caisse en plein visage. Rien ne semblait en mesure de stopper cette tempête de mort. En quelques minutes, l'intégralité des gangers avait périt. Seul restait Fizobatione recroquevillé dans un coin.

Larani n'en revenait pas. Ce type avait balayer tout le monde sans bouger le petit doigt. C'était vraiment un monstre pensa-t-elle. Là, dans ce cercle d'argent, il ressemblait à un ange noir, un avatar de la Mort en personne, si beau, si majestueux, mais tellement dangereux. Elle le vit reprendre son pas lent pour finalment atteindre le chef dépravé des bandits.

-Acte deux, scène finale. L'interrogatoire! S'écria Valneth
-Pitié! Supplia-t-il. Je vous donnerai tout mais épargnez moi!
-Non non non, ce n'est pas comme ça que sa marche rétorqua Valneth, amusé. Vous me donnerez tout mais je ne vous épargnerai pas! Commençons par mon nom si vous le voulez bien, je n'aime pas torturer un homme qui ne sait pas qui je suis. Je me nomme Minos Valneth. Inquisiteur Minos Valneth. Déclara-t-il en soulignant bien chaque syllabe de son titre.
-L'inquisition!? Mais il l'avait dit que je ne risquait rien! L'Éternel avait jurer de me protéger!
-Bien, nous rentrons dans le vif du sujet. Et ne vous réjouissez pas trop vite, je ne vous ferais aucun mal. Je sais bien que c'est souvent sans effet sur les disciples de Slaanesh. Première question, qui est l'Éternel? Demanda-t-il toujours l'air amusé. Le visage de Fizobatione se renfrogna.
-Je ne sais pas chien d'impérial!
-Mauvaise réponse!

Minos étendit des fils psychiques autour de la tète de sa victime qui passèrent par chaque orifice disponible pour s'enrouler directement autour du cerveau ce qui provoqua un gémissement de plaisir. Larani les avait rejoint et demanda à son supérieur ce qu'il faisait.

-C'est vrai que tu ne travail pour moi que depuis trois mois ma chère Lala. Répondit-il.
-Vous vous introduisez dans son esprit c'est ça?
-Non, impossible. Je suis incapable d'influencer les esprits. C'est tout juste si je peux lire les pensées de surfaces. J'ai juste introduis des petits vecteurs de forces dans son crane. Ainsi, je vais pouvoir m'amuser avec son cerveau. Voyons Lala, quelle est la plus grande crainte d'un serviteur des Slaanesh?
-Je ne crains rien. L'interrompit sa victime.
-La lumière des vrais serviteurs de l'Empereur! répondit immédiatement Larani
-Ah la la... Il faudra un jour que tu arrêtes de raisonner en bonne sœur ma petite... Non, ce qu'il craint, c'est d'être privé de tous ses sens. Ne rien pouvoir ressentir doit être tellement frustrant! N'est ce pas Fizi?

Le visage du slaaneshi se décomposa tandis qu'un fil pénétra son cerveau, lui causant une légère souffrance.

-A...Arrêtez...je vais tout vous dire, tout ce que je sais...
-Trop tard, tu viens de perdre l'odorat. Quoi maintenant? Le gout? Le toucher? Pas l'ouïe bien sur, j'ai besoin que tu comprennes ce que je te dis.

Une dizaine de minutes plus tard, les forces de la garde civil pénétrèrent dans l'entrepôt à leur tour et contemplèrent le carnage qui s'y était déroulé. Un novice fut même prit de nausée en voyant un homme littéralement éviscérer pendre au plafond.
Deux personnes s'avancèrent vers la sortie, un homme et une femme. Un sergent la vit brandir un insigne sur lequel était clairement visible le I stylisée représentant l'inquisition. Il prit acte de la seule parole prononcé par l'homme: brulez tout.



Le soleil se levait sur Neyolk quand Minos et Larani retrouvèrent la chaleur de leur planque. Minos s'était installé dans l'hôtel le plus luxueux de la ville et partageais la chambre la plus chère avec la dizaine de membres de sa suite. A peine eut il ouvert la porte de sa suite que Minos se retrouva plaqué au sol dans le couloir. Anri Kuroken, cultiste de Parque recrutée à l'age de seize an par son mentor, son maitre mais aussi son père, l'inquisiteur Ernst Balacruf le maintenait au sol de toutes ses forces. Minos ne résistait pas, il était depuis longtemps habitué aux sautes d'humeur de la jeune femme et à l'intérêt qu'elle lui portait.

-Bienvenue à la maison maitre! Dit elle d'un ton enfantin. Vous nous avez manqué!
-Moi aussi je suis heureux de te revoir Anri... Mais pourrais tu te lever, je suis exténué et Larani a besoin de soins!
-Oh, on peut pas la laisser mourir celle là?
-Je suis juste derrière tu sais Anri ... ajouta Larani sans réellement attendre quoi que ce soit de cette folle.
-Vas dormir Lala, je ferais appelé un médecin pour ta blessure.
-Trop aimable Valneth... termina Larani avant de se diriger vers son lit et de s'y affaler.
-Au fait maitre Minos, le chef de la Garde civile veut vous voir, il vous attend au restaurant deux étages plus bas! Je peux venir avec vous? Demanda Anri
-Si tu veux, mais par le Warp laisse moi me relever!
Une fois libérée de l'utile mais collante tueuse, Minos put enfin entré dans sa chambre et prendre une douche. Il passa un costume plus chic que sa tenue de combat avant de se rendre à son rendez-vous. Il salua au passage les membres de son équipes présents.

Le restaurant était aussi luxueux que le reste de l'hôtel, et la riche clientèle ne voyait pas d'un très bon œil la présence de l'inquisition. Minos ignora toutes les remarques qu'il pouvait entendre autour de lui et marcha vers la table où l'attendait Hans Fisherson, le plus haut gradé de la Garde civile à Neyolk. Celui ci n'attendit pas que lui et Anri ne se soit assis pour entamer la discussion:

-Ah inquisiteur! J'ai failli attendre!
-Vous m'en voyez désolé... Répondit l'intéressé en prenant un siège
-Vous m'expliquerez aussi pourquoi, à l'inverse de bon nombre de vos collègues vous vous affichez ainsi...
-Simple. Si les hérétiques tentent de me tuer, je saurais qui ils sont et je pourrais les exterminer. Ça m'éviterait de longues enquêtes.
-Et ça marche?
-Non... Mais nous ne sommes pas là pour parler de ma façon de procéder je cois...
-Très juste. Qu'avez vous découvert?
-Plein de choses intéressantes. Vous saviez que la boulangerie sur les docks faisait d'excellents croissants? Lança Minos d'un air enjoué.
-Hein? Articula Fisherman
-Oui, et de très bonnes pâtisseries aussi, très efficaces pour torturer un homme qui ne peut plus ressentir le gout des aliments. Grâce à cette petite échoppe, j'ai put apprendre que l'Éternel n'était pas ici, vous veillerez à ce que le gérant soit récompenser!
-Il n'est vraiment pas ici? Demanda Fisherman avec un joie à peine dissimulé
-Malheureusement non. Ce truand là, Fizi, il recevait chaque mois des marchandises de l'Éternel, des drogues je crois. D'après les taxes qu'il devait payer, elles venaient d'ailleurs, en dehors de cette ville. En creusant un peu, il m'a dit qu'il avait lui même fait une enquête sur son mystérieux bienfaiteur. D'après lui, l'Éternel serait à la capitale, la ruche Washton.
-Et vous y croyez? Je veux dire... C'est un hérétique après tout...
-C'était un hérétique! Et puis de toute façon j'ai pas d'autre piste. Mais plus intéressant. Vous pensiez que l'Éternel était venu sur votre monde à cause de son fort taux de criminalité non?
-C'est juste et alors?
-Et bien toujours d'après Fizi, l'Éternel serait là depuis très très longtemps. Il inviterait des groupuscules chaotiques de toute horizon ici pour je ne sais quelle raison et les aiderait à se développer d'où une criminalité accrue. Il laissa à son interlocuteur le temps de digérer cette information avant d'enchainer.
Bon vous m'excuserez mais j'ai un peu de sommeil à rattraper. Déclara Minos avant de retourner dans ses quartiers, laissant le chef de la Garde civile complètement atterré par sa dernière révélation.

Minos s'allongea sur son lit. Il n'était pas vraiment fatigué, pour lui le massacre qu'il avait commis plus tôt n'était qu'une broutille. Ces types n'étaient que de petits enfants qui jouaient à la guerre dans les bas-fonds d'une ville insignifiante sur une planète insignifiante. Quel divertissement pouvaient ils bien offrir? L'Éternel...Un être qui vivait depuis plus de milles ans selon certaines sources. Il ne pouvait qu'être fort, il était à n'en pas douter un puissant psyker! Un défi digne de ce nom pour un inquisiteur du niveau de Minos! Cette pensée l'emplit de joie lui qui n'avait pas d'autre but que d'affronter les plus puissantes des ennemis de l'Imperium! Oui, l'Éternel serait définitivement un bon divertissement!

Le lendemain, la troupe au complet quitta Neyolk pour la ruche primaris Washton. Minos avait prévu un entretient avec le gouverneur planétaire, un certain Tablen Sarkus. L'homme n'était que récemment arrivé à la tète de la planète suite à la mort de son père et n'avait que peut d'expérience en matière de gouvernance. Minos savait qu'il serait facilement influençable, rien que le rang d'inquisiteur devrait normalement le faire frémir. Au pire, la menace d'un exterminatus faisait toujours son petit effet mais il valait souvent mieux éviter d'en arrivé là. C'est pourquoi...

-Lala, tu viens avec moi. Déclara l'inquisiteur avec flegme
-Quoi!? Pourquoi? Vous n'avez pas besoin de moi Valneth! Rétorqua la jeune femme pleine d'ardeur.
-Si... Et je te veux en armure complète, avec l'arme le casque et tout. Tu es une sororita, les sororitas ont tendance à intimider ceux qui ne les connaissent pas, surtout avec un attirail complet donc tu viens.
-J'étais une sororita et je le serais encore si vous ne m'aviez pas recruté sans me demander mon avis! Vous n'aviez absolument pas besoin de moi dans votre équipe ni avant ni maintenant!
-Cesse donc tes enfantillages! Personne ne t'as donc inculquer le respect de tes supérieur? Je te rappelle que je suis mandataire de Sa volonté, j'attends de ta part de la vénération envers ma personne, pas du mépris! Cette discussion est close, va te préparer! Termina Minos avec toute la fermeté dont il pouvait faire preuve.


En quelques heures à peine le transporteur avait atteint sa destination. Minos et Larani avait été déposés devant le palais du gouverneur tandis que le reste de la suite avait été chargé de trouver un l'hôtel.
L'inquisiteur et la sororita furent chaleureusement accueillis par un chambellan qui les conduisit dans le salon où le gouverneur allait les recevoir. Le palais était réellement une merveille d'esthétisme. Un joyaux pour ce monde et Larani ne put s'empêcher d'être émerveillé par la beauté des murs d'un blanc immaculé rehaussés de dorures. Pour Minos, cet endroit n'était qu'un palais comme tant d'autres. Depuis que son père l'avait recueillis, il avait voyagé sur tant de planètes qu'il avait vu tellement de choses infiniment plus impressionnantes que le minuscule palais d'un monde insignifiant.
Le salon était identique au reste avec ses murs blanc et ses canapés rouges, des mêmes couleurs que l'armure de Larani. Minos prit un siège tandis que la sœur de bataille resta debout telle une statue veillant sur son maitre.
Le gouverneur se présenta vêtu d'une tenue elle aussi blanche et or comme tout ce qui se trouvait autour de lui. Minos commença à se demandé si il aurait pas mieux fait de prendre autre chose que son habituel costume noir... Le regard du gouverneur passa de l'inquisiteur à la sororita pour finalement se fixer sur le bolter de cette dernière:

-Monseigneur inquisiteur, ne trouvez vous pas impoli d'amener une arme de ce genre dans la demeure d'un homme de mon rang? Commença le jeune homme
-Vous savez gouverneur, mon esprit entier est une arme, aurais-je du le laisser avant d'entrer? Rétorqua malicieusement Minos. Le gouverneur alla s'asseoir visiblement peut amuser par remarque.
-Venons en au fait voulez vous? Qu'est ce qui vous amène ici dans ma demeure? Déclara Tablen Sarkus. Son ton était autoritaire, son regard ferme. Il n'était pas le moins du monde intimider par la situation malgré son jeune age. L'avantage du système dynastique pensa Minos. Ce gamin d'une trentaine d'année avait surement vécu toute sa vie au contact du pouvoir, l'exercer devait lui semblé naturel.
-Je ne suis là que pour vous prévenir que mon enquête m'amène à m'intéresser à votre capitale et que je souhaiterais avoir votre accord pour utiliser tous les moyens dont dispose la ruche pour traquer mes cibles.
-Et quels sont elles ces cibles? Vous avez des pistes au moins? Vous savez où chercher?
-Permettez moi de ne rien en dire pour le moment gouverneur, je ne veux pas risquer de vous impliquer.
-Je vous demande de le faire! Insista Sarkus. C'est de ma planète qu'il s'agit!
-L'inquisition a toute autorité pour agir. Répondit simplement Minos.
-Vous êtes ici chez moi, dans mon palais, dans ma ville, sur mon monde et vous pensez pouvoir faire ce que vous voulez? Je vous préviens inquisiteur, si vous...
-Je ne suis là que pour la forme! Interrompit Minos. Je n'aime pas agir dans l'ombre mais j'ai malgré tout les pleins pouvoirs. Sur ce, permettez moi de prendre congé, j'ai du travail. Minos se préparait à quitter la salle mais au moment de sortir, deux gardes croisèrent leurs hallebardes, bloquant ainsi la seule issue. Larani resserra sa prise sur son bolter, quand le gouverneur ajouta:
-Inquisiteur Valneth! A la moindre erreur vous je veillerais à ce que vous soyez déchu de votre rang! Beugla le gouverneur.

Minos se contenta de sortir sans un bruit. Cet entretien avait été plus court que prévu mais surtout plus surprenant. Il était rare qu'un jeune homme est autant d'audace vis à vis d'un inquisiteur. Malgré la froide colère que ressentait Minos à cause de lui, il ne pouvait que reconnaître son courage. Nul doute qu'il serait un gouverneur efficace, à condition qu'il apprenne où était sa place et qu'il change de parfum.
Le duo marchait maintenant, Minos en tète, dans les couloirs du palais à la recherche d'un moyen de locomotion. Larani sentait

-Euh...Valneth? Se risqua Larani.
-Oui? Répondit il, souriant.
-Et bien, on fait quoi maintenant? On a pas vraiment de piste...
-Les archives. Un type censé avoir vécu un petit millénaire ça doit bien se remarquer. On va avoir du boulot pour quelques semaines je pense mais on devrait bien trouver quelque chose. Et enlève cette armure, tu es ridicules comme ça!


La dizaine de membre qui constituait la suite inquisitoriale s'installèrent dans les sous-sols du bâtiment de l'Administratum, où étaient entreposés des années de rapports sur les activités diverses de la ruche. Tous s'installèrent à une table et commencèrent le minutieux travail de recherche. Minos ne savait même pas ce qu'il cherchait, un indice, une indication, la trace d'un culte chaotique, tout pouvait s'avérer utile. Les jours passaient et se ressemblaient. De nouvelles piles de dossiers apparaissait sur les tables, prêtent à être étudiées et décortiquées. Le plus vieux rapport remontait à il y a mille deux-cent ans environs et racontait comment la famille Sarkus avait prit le pouvoir suite à leur coup d'état. L'Imperium avait laissé faire au vu de la mauvaise gestion des ressource des précédents dirigeants. La première occurrence à un culte au Sombres Dieux remontait, elle à il y a neuf-cents ans, une vague de meurtres d'une violence inouï avait parcourue la ruche. Les coupables s'étaient ensuite entretués dans une orgie de sang. Après ça, il y avait eut une recrudescence de la criminalité. Des délits sans réelle importance mais dont l'accumulation était suspecte. Des crimes plus graves se perdaient dans la masse de ces petits délits. On découvrit que quelques nobles, proches du pouvoir et surtout fortunés, finançaient certaines bandes organisé. Ces nobles ayant préféré se suicider plutôt que de faire face à la justice, leurs motivations restèrent à jamais inconnues.
Une semaine passa sans qu'aucune information importante ne pointe le bout de son nez quand au huitième jour...

-Valneth! Je crois que j'ai quelque chose! S'écria Larani.

L'inquisiteur ouvrit un œil fatigué avant de finalement se lever de son siège pour se trainer jusqu'à elle.

-Regardez vous voyez cette pix? Ce type là au premier plan ne vous rappelle personne? Ajouta la sœur de bataille quand Minos fut suffisamment proche.

L'image était certes floue mais le visage de Tablen Sarkus était clairement reconnaissable. Le problème était que la photo avait été prise à l'occasion de l'inauguration de la caserne de la Garde civile, il y a de ça un bon millier d'années! Le visage encore embrumé par la fatigue de Minos s'éclaira subitement et un sourire carnassier s'y dessina.

-Euh...Valneth, ce n'est peut être rien... Il est possible qu'il ressemble à son ancêtre, rien de plus...
-C'est plus que suffisant pour moi! Je m'attendais à frapper haut dans la hiérarchie mais ça, c'est au delà de mes espérances! Ce sera mon premier gouverneur, il faudra fêter ça plus tard! Anri? Appelle un speeder, direction l'Arbites!



Le lendemain tard dans la soirée, les alentours du palais furent encerclés par un régiment d'hommes en armures noires. Les arbites étaient visiblement nerveux de devoir assiéger le siège de leur gouvernement. Minos avait du passé plusieurs heures dans le bureau du juge principal de la planète pour le convaincre de mettre en place cette opération. Les preuves étaient maigres, le débat fut des plus houleux et ce fut finalement la menace d'exterminatus qui scella l'accord entre les deux hommes. Même ainsi, les simples soldats doutaient encore du bien fondé de l'opération. Seul la poigne de fer du Marshall Tels Paxton, convaincu de la véracité des accusions à l'encontre du gouverneur, permis le bon déroulement de l'opération.
La suite inquisitoriale se tenait aux pieds des murailles du palais. Minos avait revêtu sa tenue de combat, un long manteau noir offrant une certaine résistance face aux tirs d'armes légères. Larani, elle portait son armure énergétique.

-Répartissez vous parmi les escouades d'arbites. Ordonna Minos. Nos adversaires, sont peu nombreux et mal armés, il est même probable que la plupart dépose les armes sans combattre. Attention tout de même, il reste possible que des chaotiques se cachent dans leurs rangs, prenez garde.

A peine eut il finit sa phrase qu'il commença à léviter en direction du sommet du palais. L'assaut commença dans la minute.

Tablen Sarkus attendait au plus haut niveau de sa demeure. Il était en pleine séance de doléance quand la nouvelle de l'attaque arriva à ses oreilles. Il demanda immédiatement à contacter les hautes autorités de l'arbites, en vain, les communications avaient toutes été coupées.Cela faisait une quinzaine de minute que les combats avaient commencé. Le gouverneur reposait sur son trône, immobile. Il avait beau y réfléchir, il ne voyait aucune solution à sa situation. Il avait échoué, il avait été démasqué, il avait été négligeant. Il n'y avait aucun bruit, les deux gardes immobiles n'osaient pas bouger ni même parler, ils connaissaient la puissance des colères de leur maitre. Un léger craquement résonna dans la grande pièce vide. Ce bruit se fit de plus en plus insistant, perturbant le calme ambiant. Soudain, le grand vitrail qui constituait la façade du palais vola en éclat. Parmis les bris de verre, une silhouette se dessinait dans la pénombre.

Minos lévita jusqu'au sol de la salle du trône. Dans l'obscurité, son long manteau se transformait en une paire d'ailes noire. De son visage, seul ses orbites rouges incandescentes étaient visibles. Il se réceptionna en douceur au sol avant de se diriger vers l'homme assit à l'autre bout de la pièce. Les deux gardes tentèrent de l'intercepter mais tombèrent raides morts avant même de l'atteindre.

-Co...Comment? Articula Tablen Sarkus.
-J'ai arrêté leurs cœurs par télékinésie. Répondit immédiatement Minos.
-Comment avez vous tout découvert? Avait hurlé le gouverneur à bout de nerf.
-Votre visage. C'était vraiment idiot d'en reprendre un déjà utilisé. Je m'attendais à mieux de votre part monsieur l'Éternel.
-C'est mon véritable visage... rétorqua celui ci avec une certaine nostalgie dans la voix.
-Allons allons, faisons un marché. Si vous réussissez à me tuer, vous êtes libre de partir. Mes hommes ont des ordres. Ça vous va? Demanda Minos l'air amusé.

Sans rien répondre, l'Éternel se leva et pressa une rune de son trône. Immédiatement, les lumières électriques s'éteignirent ne laissant pour seul éclairage que quelques torches murales. Les parois se soulevèrent, dévoilant un nombre incalculable de cadavres humains en pleine décomposition. Une odeur immonde emplit la salle tandis que le visage de l'Éternel changea, se transforma pour devenir une masse informe de chaire putréfiée.

-Oh, Nurgle à ce que je vois. Je m'attendais plutôt à Tzeentch, vous me surprenez vraiment mon cher Éternel.

Restant muet, le gouverneur leva un bras. A sa commande, un nuage de mouche noires fit irruption par les conduits de ventilation avant de plonger vers les charniers. Les insectes se blottirent dans chaque plaie, chaque ouverture des cadavres et ceux ci se levèrent, articulés par la masse grouillant à l'intérieur d'eux. Une vingtaine de ces zombis claudiquaient désormais vers Minos, biens décidés à le réduire au silence à jamais.

-Acte 5, scène finale! Lança t il en écartant théâtralement les bras. Son esprit se fragmenta en un millier de fils psychiques qui vinrent s'enrouler autour des muscles d'autres cadavres qui se levèrent à leur tour sous le regard médusé de l'Éternel.

-Dans mon ordre, on m'appelle « le nécromancien » vous savez? Je n'aime pas ce titre, je suis un marionnettiste! Bien, commençons! Dit il en dévoilant un sourire carnassier.

Les deux hordes de cadavres engagèrent les hostilité avec une lenteur déconcertante. Tous ne se battaient qu'avec leurs ongles pourris ou leurs dents noircis. Une des marionnette de Minos mordit un zombi à la gorge si fort que sa tête se détacha en partie. Celui ci ne mourut pas pour autant, il enfonça ses doigts sales dans les orbites de son adversaire, faisant gicler une humeur visqueuse. De l'avis de Minos, ce combat ne menait à rien. A chaque fois qu'il en finissait avec un zombi, les mouches quittaient son corps pour aller en infecter un autre. De même, quand un de ses marionnette périssait, il enroulait les fils de son esprit sur un autre corps.

Un zombi parvint à faire une percer dans les « lignes » des pantins de Minos et tenta de frapper directement l'inquisiteur; Celui ci fut forcé de lâcher sa prise sur un des cadavre qui s'effondra mollement au sol. Récupérant une partie de sa concentration, il créa une dizaine de vecteurs de forces à l'intérieur de son assaillant qui explosa littéralement en morceaux, oblitérant les mouches en lui. Non vraiment, ce combat n'était pas intéressant, vraiment loin du duel épique auquel s'attendait Minos. Il balaya la salle du regard et trouva ce dont il avait besoin. D'une torsion de son esprit, il détacha toutes les torches des murs et les projeta sur les charniers.

Immédiatement, les cadavres prirent feu illuminant la salle du trône d'une lumière morbide. L'odeur de décomposition fut remplacée par celle de la chaire brulée, plus douce pour Minos. L'Éternel, lui, fulminait toujours plus. Pourquoi ce misérable mortel s'affairait il autant à détruire ce qu'il avait mit tant d'années à bâtir?

Les deux hommes se faisaient face, la mine renfrognée et difforme de l'Éternel s'opposant au beau visage souriant, presque juvénile de l'inquisiteur. Une marée noire et grouillante se formait derrière l'un tandis que l'autre invoquait un puissant vent éthéré. Aucune parole ne fut échangée, le nuage de mouche fondit sur Minos qui répondit avec toute la force de son esprit. Les lames psychiques tranchaient dans la masse, réduisant toujours u peu plus, la puissance psychique de Minos. D'après son maitre, il était un psyker de niveau gamma+, un montre capable de maitre à genoux des armées entières mais, pour une raison qu'il ignorait, il n'avait jamais réussi à déployé plus que la puissance d'un delta. Le temps jouait donc contre lui. Les mouches semblaient être innombrables, il devait à frapper directement l'Éternel. Malgré le risque qu'il encourait, il ne pouvait pas s'empêcher d'apprécier ce combat. Toujours immobile, il forma une lance psychique dans sa main et la lança tel un javelot de l'antiquité de Terra sur son adversaire. Le projectile traversa la nuée pour finalement transpercer le ventre du gouverneur.

L'Éternel encaissa ce nouveau coup sans broncher. Il avait sans doute perdu un organe ou deux rien d'irremplaçable. Mais il était à bout. Ce maudit impérial avait tuer trop ses mouches bien aimées, il devait en finir. Le flot d'insectes se rassembla en un seul endroit, formant un énorme poing noir au dessus de son maitre, qui, d'un mouvement de bras l'envoya écraser Minos. Celui ci, loin d'être impressionné, créa un poing de force de la même taille. Les deux pouvoirs se percutèrent violemment. Minos devait mettre toute sa force dans ce duel, si il flanchait, il finirait écrasé par son ennemi. Il le savait, cette pensée ne fit que provoquer un frisson d'excitation en lui. Il gagnerait, il avait toujours gagné. Il était le plus fort, il ne devait pas flancher, pas comme elle. Oui, elle avait été faible et elle en était morte. Minos ne mourrait pas, il vivrait! A cette pensée, ses yeux brillèrent d'un éclat mortel. L'espace d'un instant si bref fut il, la puissance de son poing psychique fut décuplée et le nuage de mouche fut repoussé d'abord puis complètement annihilé, écrasé contre le mur d'enceinte du palais.

Minos était mort de fatigue, à bout de souffle. Il avait gagner, il était bien le plus fort. Soudain, une lame s'abattit sur lui, il roula sur le coté, au dernier moment pour esquiver. L'Éternel brandissait une lame rouiller suintante.

-VALNETH!! Hurla t il en abattant une nouvelle fois son arme.

Quatre dagues jaillirent des replis du manteau de Minos et s'interposèrent entre l'inquisiteur et la lame.

-Pourquoi faites vous ça, mon empire, mes enfants, je ne vous laisserait pas me les voler! Hurla t il à nouveau en dégageant son épée.
-C'est mon travail! Rétorqua Minos en envoyant ses couteaux sur son adversaire.
-Au nom de quoi votre Imperium ose t il briser mes rêves? L'Éternel esquiva deux dagues et dévia une troisième de son épée tout en essayant d'attraper Minos de son bras libre.
-Vos rêves? Vous ne faites que planifier quelconque plan pour détruire l'Imperium! La dernière dague perfora la main de l'Éternel, sans grand effet. Minos fut forcé de reculer pour échapper à sa poigne.
-Je voulais juste créer un monde où les chaotiques pourraient exercer leurs cultes en paix! Nous ne voulions pas de mal à l'Imperium! Il s'avança et tenta à nouveau d'entailler son adversaire.
-Je m'en fiche bien de vous, de l'Imperium, rien de tout ça n'a d'importance! Minos dévia le coup d'une pensée et envoya un vecteur de force dans le ventre de l'Éternel qui fut projeté en arrière.

Il se réceptionna et envoya une sorte de tète réduite sur Minos.

-Qu'est ce qui a de l'importance alors? Hurla l'Éternel de désespoir.

Minos envoya la tête sur un mur. Le projectile explosa en une bouillie verdâtre. Il commanda de suite à ses lames de fondre sur le gouverneur. Celui ci de mit à courir vers son opposant. Son épée brisa une des lame et arriva trop vite à porter de Minos qui se jeta sur le coté pour ne pas finir trancher en deux. Son adversaire fut plus rapide et lui faucha une jambe, le faisant tomber au sol à sa mercis de.

-Rien n'a d'importance, non, plus rien! Tues moi! Lança l'inquisiteur.

L'Éternel leva son épée pour l'achever. Minos rassembla ses dernières forces en une lame psychique. Les deux armes se croisèrent, tout le coté gauche du gouverneur fut découpé tandis que le bras de Minos fut transpercée. Luttant pour rester lucide, il contrôla les trois dagues restante qui fondirent sur le crane de l'Éternel avant de s'enfoncer dans son cerveau.

Il avait gagner, encore une fois il était le plus fort avait il pensé avant de s'effondrer! Quand Larani arriva finalement au sommet du palais, il n'y eut que le rire dément de l'inquisiteur pour l'accueillir...

_________________
"Ceux qui se vautrent dans le péché ne méritent pas la miséricorde du bûcher"

L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


Le chapitre 6 de ma fic La Campagne des Huit Eclipses est en ligne.
Le chapitre 3 de ma fic Inqusition Impériale a été mis à jour.
Le chapitre 8 de ma nouvelle fic Intérêts Croisés est en ligne.
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 14:36

Texte 3: Infestation :


Le monde de Sépulvarta, l'un de ces mondes comme l'Imperium en compte des milliards, ni grand ni petit, ni aride ni glacial, ni ruche ni agricole, mais un jute milieu de tout cela qui était surement pour quelque chose dans le fait qu'aucune affaire d'importance le concernant n'est été consigné depuis plus de 6000 ans. Il fallait avouer que les ennemis de l'Imperium brillaient par leur absence dans ce secteur. Ni xenos évolués, ni chaotiques. Quelques mondes sauvages peuplés de créatures guère mieux au maximum. Même les pirates semblaient éviter cette région, sans doute à cause du peu de commerce qui s'y déroulait. Non, vraiment, il avait beau chercher mais le prétorien Julius ne comprenait vraiment pas d'où pouvait venir les incidents qui agitaient les sous-ruches de ce monde depuis maintenant plusieurs mois.
Des histoires de monstres, de disparitions, de meurtres. Au début il n'y avait pas accordé une grande importance quand on lui en avait parlé pour la première fois mais maintenant le phénomène prenait une ampleur inquiétante et il n'en comprenait pas la raison. Les astropathes ne décelaient aucun changement dans le warp qui aurait signalé l'arrivée d'une flotte ou autre et il n'y avait aucune trace d'ennemis de l'Imperium dans tout le secteur. Bien sur il avait suspecté la thèse d'une guerre de gang qui dégénère mais lorsqu'on avait retrouvé il y avait peu de temps une escouade de FDP mutilée, le ventre généralement ouvert et les tripes sortis, le pire étant surtout que d'après le légiste il manquait environ un sixième des corps et qu'il avait à coup sur identifié des traces de dents et de griffes.
Après ça Julius n'avait pas eu le choix, lui et son groupe avait été envoyé traquer les bêtes qui avaient faits ça, et c'était la raison pour laquelle il s'échinait à essayer de comprendre ce qui avait pu orchestré ça.
Car l'hypothèse de fous furieux assoiffés de sang qu'il avait faite au début tenaient de moins en moins la route, en effet comment cela aurait-il pu frapper toutes les cités ruches de la planète quasiment en même temps. Puis quand même, les FDP avaient beau être de vrai quiches en combat ils surpassaient quelques fous furieux armés de tronçonneuse ou autre engin de ce genre. Et puis d'après les rapports les traces de dents n'étaient pas d'origine humaine, ou en tout cas pas totalement.
Julius se leva de son bureau, rangea ses dossiers et éteignit le cogitateur avant de rejoindre sa cabine, demain une longue journée d'enquête commencerait et il avait sérieusement besoin de sommeil.




Il pleuvait sur la capitale, une lourde pluie d'orage, qui tombait drue depuis plusieurs heures. Le ciel gris et lourd semblait vouloir écraser les rares passants.
Les rues étaient vides, les magasins fermés et la circulation quasi-inexistante. L'endroit ressemblait à un véritable cimetière, ce qui n'était d'ailleurs pas loin de la vérité. Seule un attroupement de différentes personnes dans une des rues secondaires montrait que l'endroit n'était pas totalement à l'abandon.
La cape de Julius devenait lourde à cause de l'eau qui l'imbibait. Il détestait ce temps, mais ils avaient déjà la chance d'échapper aux pluies acides qui affectaient bon nombre de ruches. Pas que ces pluies risquaient d'endommager son armure mais il détestait porter son casque quand il n'en avait pas absolument besoin, il avait à chaque fois toutes les peines du monde à recoiffer ses cheveux après.
Il regarda brièvement toutes les personnes qui se tenaient avec lui. Six arbitrators qui l'avaient accompagnés, l'escouade de FDP qui avaient découvert les corps de leurs camarades, le médecin qui avait autopsié les corps et le responsable de la sécurité dans la ville.
-Bon résumons les faits, commença Julius dont la voie peinait à se faire entendre avec le vacarme de la pluie.
Il se tourna vers l'escouade de FDP.
-Il y a huit jours vous et l'autre escouade étaient chargés de patrouiller dans cette zone suite à une grève ayant dégénérée ?
-Oui, répondit le sergent.
-A partir de 22h18, vous perdez le signal de l'autre escouade. Vous ne vous inquiétez pas plus que ça car le temps était à l'orage et vos communications étaient de toutes façon précaire depuis le début de la patrouille. Mais une demi-heure plus tard le QG vous contacte en vous disant qu'ils ont perdus tout contact avec l'autre escouade et que vous devez vous rendre à l'endroit où le signal a été capté la dernière fois.
-Oui.
-Une fois arrivée ici vous tombez sur le spectacle de vos camarades morts, sans exception, la plupart déchiquetés par quelque chose ?
-Oui.
-Et vous ne vous souvenez de rien qui puisse nous aider à identifier ce quelque chose ?
-Non, il n'y avait vraiment rien de spécial, nous n'avons aperçu aucune trace de quoi que ce soit qui est pu commettre ces meurtres.
-Et rien d'autre, tout ce que vous avez noté c'est que vos camarades étaient morts ! Pas un seul d'entre vous n'a remarquer le moindre indice, même totalement insignifiant. ?!
-Euh... j'ai vu un truc qui pourrait peut-être vous intéresser.
Julius regarda celui qui venait de prononcer ces mots. C'était un jeune conscrit, bien plus jeune que le reste de l'escouade, et à sa tête on voyait qu'il n'avait pas l'habitude de voir la mort.
-Parle.
-Le soir où on les a retrouvé je me suis appuyé contre le mur à un moment, et j'ai sentit une matière visqueuse dans mon dos. Je me suis retourné et j'ai aperçu une trace de liquide vert et épais sur le mur. Sur le coup j'ai pensé à un déchet chimiques, on est pas loin des usines là, mais... vous avez dit que n'importe quoi pouvait s'avérer intéressant donc...
-En effet, tu as bien fait d'en parler, dommage que la pluie ait effacé toute trace.
-Euh, il se peut qu'un des types chargés de l'entretien de nos équipements l'ait gardé quand j'ai amené ma cuirasse là-bas vu que cette saloperie l'avait fait en partie fondre. Et il s'intéresse à tout ce genre de truc.
-Intéressant. On ira s'entretenir avec lui dans ce cas. Légiste, avez-vous constaté quelque chose d'intéressant sur les corps que vous n'auriez pas mis dans le rapport ?
-Pas grand chose, je suis en mesure de dire que les choses qui leur ont infligés des blessures pareille n'avaient plus rien d'humain, en supposant qu'elle l'aient été un jour.
-Mais à part ça ? Rien d'autre ?
-Je peux vous dire quels coups ont frappés quel soldats mais à part ça, je n'ai rien vu d'autre d'intéressant.
-Nous réexaminerons toutefois les corps avec vous, si cela ne vous dérange pas.
-J'ai le choix ?
-Non.
-Alors disons que ça ne me dérange pas.
-Très bien.
Julius se tut quelques instants pour réfléchir. Puis il se retourna vers le responsable de la sécurité.
-Je suppose qu'il n'y a aucun témoignage visuel ?
-Vous pensez bien qu'on a vérifié ce genre de truc en premier, crachat celui-ci en montrant tout le mépris qu'il avait pour ceux qui venaient mettre en doute son travail.
Julius inspecta les alentours et pointa du doigt une maison de l'autre côté de la rue, dont une grande vitre donnait juste en face de la ruelle.
-Et cette maison ? Elle constitue pourtant un point d'observation idéal.
-Elle est inhabitée.
-C'est pas une raison, allons la fouiller.
Julius traversa rapidement la rue déserte et arriva près de la porte. Il sortit son fusil à pompe, de même que tous les autres arbitrators, et fit signe au plus costaud de ces hommes. Celui-ci se mit en face de la porte, à quelques mètres, avant de prendre son élan et de donner un magistral coup d'épaule dedans qui l'arracha littéralement de ses gonds rouillés. Aussitôt les arbitrators entrèrent dans la maison en braquant leur fusil à pompe. Une épaisse couche de poussière recouvrait la plupart des meubles et du sol mais quelques endroits dégagés révélaient qu'on avait récemment pénétrer dedans. Julius fit signe de fouiller et les arbitrators se dispersèrent dans les différentes pièces pour chercher toute trace de vie.
Le responsable de la sécurité pénétra à son tour, arme de service en main.
-Vous espérez vraiment retrouver un témoin ici ? Dit-il sur un ton ironique.
-Chef, venez voir, on a trouvé un témoin mais il risque de pas être très loquace.
Julius monta à l'étage d'où provenait la voix de ses hommes. Il arriva dans une grande pièce de vie où trainait quelques restes de meubles, dont ceux d'un canapé. De l'autre côté de la pièce se trouvait la baie vitrée qu'il avait aperçue depuis la ruelle, ainsi que deux de ses hommes. Il s'approcha et ceux-ci s'écartèrent, lui révélant un bien triste spectacle.
La carcasse sans vie et desséché d'un homme gisait assise contre le mur, la bouche grande ouverte dans un cri d'horreur muet, les traits de frayeur encore accentué par le dessèchement de la peau. Il avait la tête légèrement tournée vers la baie vitrée.
-D'après son uniforme et ses papiers c'étaient un des ouvriers de l'usine où c'est déroulé la grève, dit l'un des deux arbitrators.
-Très bien on ira vérifier depuis quand ce travailleur est porté disparu.
-Depuis la grève, répondit le responsable de la sécurité.
-Comment le savez-vous ?
-C'est le seul travailleur porté disparu depuis plusieurs semaines, tout simplement.
-Donc il y a des chances qu'il ait vu ce qui c'est passé.
-Qu'est-ce que ça change ? Il est mort au cas où vous n'auriez pas remarquer !
-Sa mort pourra fournir un nouvel indice, faites porter ce corps à la morgue, je veux savoir tout ce qu'il est possible de savoir de ces dernières heures de vie.
-A vos ordres, dit le légiste.
Julius se retourna vers les FDP et le responsable.
-Vous autres vous pouvez retourner à vos tâches habituelles, je n'ai pas besoin de vous.
Julius quitta la maison, suivis de ces hommes, et retourna sur le lieu du meurtre, sans prêter la moindre attention au regard meurtrier que lui jetait le responsable de la sécurité.

Une fois sur place il recommença à examiner minutieusement la scène, certain que quelque chose leur avait échappé.
-On cherche quoi au juste chef ?
-Quelque chose qui leur aurait permis de fuir incognito, c'est pas possible qu'ils aient réussis à être aussi discret pour que une seule personne les ai potentiellement aperçue.
-Si ça se trouve c'est des fantômes, plaisanta l'un des arbitrators.
-Plutôt que de dire des conneries va plutôt monter sur le toit, au cas où tu distingue quelque chose depuis le haut.
-Pas de problèmes.
L'arbitrator en question commença à escalader la façade d'une des maisons, un truc assez difficile , et parvint finalement sur le toit au prix de multiples efforts. Il inspecta rapidement les environs.
-Rien de flagrant chef.
-Bon bah descend alors.
-J'arrive.
L'arbitrator sauta du toit pour atterrir sur une benne à ordures, dont le couvercle plissa avant de finalement se rompre et d'entrainer le soldat dans la benne. Quelques rires parvinrent de sous les casques des autres arbitrators tandis que Julius soupirait en secouant la tête.
-Alors ? Sympathique le séjour dans les ordures ? Demanda un des arbitrators.
-Plutôt que de vous moquer vous feriez mieux de venir voir !
La voix était plus grave et sonore, comme si elle était amplifié. Intrigué Julius s'approcha de la benne et regarda à l'intérieur. Au lieu du tas d'immondices auquel il s'était attendus il n'y avait rien. Pas même de sol puisqu 'un grand trou avait été creusé en prolongement de la benne, d'une profondeur de 3 ou 4 mètres et semblait se finir dans les égouts. Il distinguait à peu près la silhouette de son soldat en bas.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Les égouts à priori, mais alors un chemin particulièrement sale et mal entretenu, c'est incroyable, ça doit faire des lustres que personne est passé par ici pour nettoyer.
-On descend, attend nous.
-Si je supporte l'odeur.
Julius descendit prudemment le long du puits, s'aidant de la paroi inégal pour descendre plus facilement. Il réussit finalement sans tomber et posa le pied dans ce qui ressemblait le plus à une mare de bactéries qu'il ait pu voir de toute sa carrière. Et pourtant il avait visité des temples en l'honneur de Nurgle, qu'ils soient mille fois maudit. Puis l'odeur le frappa de plein fouet, une odeur âcre et acide qui rappelait furieusement le vomi mais en plus puissant.
-C'est immonde !
-N'est-ce pas ?
-Bon trêve de plaisanterie, il faut retrouver la trace de ce qui a fait ça.
-Chef, on est pas dans les égouts, fit remarquer l'un des arbitrators.
-Et on est où alors ?
-Dans un tunnel, c'est de la terre la paroi.
Julius resta presque deux secondes sans bouger avant de s'avancer vers la paroi et de donner un coup de poing dedans. Et en effet c'était moins solide que du béton. Il examina la paroi et constata qu'une fine couche de cire semblait-il recouvrait la terre et lui permettait d'être aussi lisse.
-Apparemment ceux qui ont fait ça n'ont pas eu la même application pour creuser jusqu'à la surface.
-C'est sur, bon, suivons ce tunnel pour voir où il mène, répondit Julius tout en commençant à avancer.

L'escouade progressa pendant plusieurs heures dans les boyaux étroits. Plus ils progressaient et plus ils devenaient nerveux, levant leur fusil au moindre bruit suspect. Il passèrent plusieurs fois à côté de tuyaux déchiquetés qui répandaient leur contenu, aussi malodorant soit-il, dans le conduit. De temps à autre un fil électrique tranché éclairait faiblement la paroi comme un éclair. Plusieurs fois un des arbitrators glissa sur la substance verte qui coulait au centre du conduit.
Il arrivèrent finalement à la fin du tunnel et ressortirent dans quelque chose qui ressemblait à une ancienne cave. Les meubles étaient depuis longtemps moisis et l'air était difficilement respirable. Toutefois il n'y avait pratiquement aucune trace de poussière et une échelle en acier flambant neuve permettait de monter à l'étage, ce qui signifiait que la cave avait été nettoyé et aménagée. Mais pourquoi et par qui, ils n'en avaient aucune idée. Ils montèrent prudemment l'échelle aussi silencieusement qu'ils le pouvaient. Ils arrivèrent alors dans le fond d'une gigantesque salle qui sentait l'encens à plein nez. Deux dizaines d'adorateur se tenaient agenouillés sur des coussins, psalmodiant des paroles ressemblant davantage à un immonde grésillement insupportable. Julius fit signe à un de ses hommes de s'approcher. Il lui chuchota quelques mots à l'oreille.
-Tuez le maximum de ces impies, je vais pour ma part chercher des renforts pour purger toute la zone.
-Bien reçu, soyez tranquille, il n'en restera pas un.
-Pour ça je te fais confiance.
Julius se releva un peu et se glissa furtivement en dehors du bâtiment, par une entrée cachée qui débouchait dans une ruelle dégoûtante. Il s'éloigna et entendit les premiers tirs provenant du bâtiment. Il rejoignit l'une des rues principales. Il se trouvait à priori dans les bas-quartiers, là où régnait la pègre et les criminels de toutes espèces. Il n'avait à disposition aucun moyen de revenir dans les quartiers sécurisés d'où il pourrait joindre le reste de ses arbitrators qui était stationné au QG des FDP. Il y avait bien la ligne de monorail qui rejoignait le quartier des usines, mais ça lui faisait encore une sacré trotte avant le palais, quel idée aussi de ne pas avoir emporté de radio portable. Mais bon ce monorail était son seul moyen alors il devrait faire avec.
Il se dirigea donc vers la gare.

A cette heure là la ligne était vide, quand il s'agissait d'aller vers les usines en tout cas. Il n'y avait que trois types dans le wagon de Julius, surement des gardiens de nuit qui allaient prendre leur poste. Ils en étaient déjà à la moitié du chemin quand il Julius entendit un bruit qu'il ne connaissait que trop bien. Celui du déclic d'une arme. Il se retourna pour voir les trois types qui l'accompagnaient debout, l'un possédant un fusil d'assaut tandis que les autres avaient des couteaux de combats imposants.
Il prit rapidement en main son fusil à pompe et tira dans le ventre du premier qui lui bondissait dessus. Celui-ci fut projeté à l'autre bout du wagon sous la puissance du tir, répandant plusieurs trainés de sang sur son passage. L'autre clodos avec un couteau tenta une frappe verticale mais Julius bloqua son bras avec le fusil en le tenant à une main, tandis qu'il lui envoyai un crochet du gauche dans l'estomac. Son adversaire se plia en deux et tituba en arrière. Sans perdre de temps Julius réarma le fusil et tira en direction du fusilier. Celui-ci esquiva en sautant sur le côté, se plaçant juste à côté de la porte coulissante du wagon. Il lâcha une rafale sur Julius, blessant également plusieurs fois à la jambe son comparse qui s'effondra. Heureusement pour le prétorien l'armure encaissa la majorité du choc. Il se jeta toutefois à terre pour esquiver une deuxième rafale, se retrouvant allongé dans l'alignement de son ennemi et de la porte. Il tira dans sa chute mais le tir très imprécis loupa complètement le mutant et frappa le panneau de commande de la portes qui s'ouvrit, permettant à un courant d'air de pénétrer dans tout le wagon tandis que le monorail continuait sa course à toute allure. Le fusilier lâcha son arme et dégaina un couteau avant de se jeter sur le prétorien. Celui-ci coulissa sur le sol et décocha un formidable coup de pied dans le thorax se son adversaire qui le projeta dans le vide. L'attaquant réussit toutefois à se raccrocher à l'encadrement de la porte en tendant les bras et en s'accrochant de chaque côté, lâchant peu à peu prise. Julius se releva, reprit son fusil en main et le réarma avant de s'approcher de son adversaire qui tentait désespérément de remonter à bord du wagon. Puis le claquement sec de la détonation se fit entendre et les impacts de balles scièrent littéralement le corps au niveau du bassin tandis que les deux parties sans vie tombaient dans le vide.
Puis Julius s'approcha également du dernier agresseur, toujours en train de se vider de son sang suite aux blessures infligés par son comparse. Un tir de fusil à pompe en pleine tête mit définitivement fin à ses souffrances.

Lorsque le train entra en gare plusieurs voyageurs regardèrent avec suspicion le wagon auquel il manquait une porte. Lorsque Julius sortit du-dit wagon en portant l'un des cadavres de ses agresseurs sur l'épaule et en montrant bien l'insigne de l'Arbites c'est une marée de curieux qui s'approcha pour essayer de comprendre ce qui avait bien pu se passer dans ce train qui est d'habitude l'antre de la routine. Il se dispersèrent tout aussi vite quand un coup de feu retentit.
Julius venait de tirer en l'air pour dégager le passage, il avait en horreur ces civils attirés par le moindre événement anormal tant leur vie routinière les ennuyait. Il se dirigea à grand pas vers la sortie de la gare pour essayer de trouve un véhicule à réquisitionné pour le mener au palais du gouverneur.


Julius arriva finalement au palais dix minutes plus tard. Il se dirigea vers l'antre du médecin légiste, facilement identifiable à l'odeur de formol, de chair en décomposition lente et de bactéricides. Il y entra et posa le corps de son agresseur sur un brancard, le médecin releva le nez d'un cadavre au corps ouvert en l'entendant.
-Vous tombez bien j'ai...
-Plus tard ! J'ai à faire, et si vous avez le temps examinez moi celui-là.
Julius repartit en trombe de la salle pour rejoindre les quartiers où ses arbitrators étaient logés. Il marchait dans les couloirs en se concentrant sur tout autre chose et manqua renverser plusieurs fois des personnes qui trainaient dans les couloirs, dont une secrétaire qui portait une pile de dossier classé qui ne furent plus classé du tout après le passage de Julius.
Il arriva finalement dans les quartiers généreusement fournis par le seigneur gouverneur, et dit d'une belle vois tonitruante rappelant le chanteur de hard rock moyen qui vient de boire à lui seul deux bouteilles de vodka :
-Rassemblement !
Vous comprendrez aisément que pas un seul arbitrator ne manquât à l'appel et que certain avait même déjà dégainé les fusils, croyant à une attaque imminente.
-Tous aux véhicules, on a repéré un culte. Je pense qu'ils peuvent largement s'en chargés à six mais ils auront besoin d'aide pour fouiller le quartier.

Quelques minutes plus tard quatre rhino et un repressor franchissait les portes du palais, fonçant vers les quartiers populaires, leur moteur déchirant le silence qui commençait à s'abattre avec la nuit.


Une vingtaine de minutes plus tard les cinq véhicules stoppaient devant le bâtiment qui abritait le culte, l'endroit était étrangement silencieux. Les arbitrators en sortirent rapidement et sa placèrent autour de la porte principale et dans les ruelles, près à l'assaut. Julius dit alors un mot dans son vox et l'assaut fut donné. De tous côtés les arbitrators se ruèrent dans le bâtiment, fusil braqués, prêt à tirer sur tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un ennemi de l'Imperium.
Ils se stoppèrent dès qu'ils virent la scène. Bien sur il y avait les cadavres des cultistes, dont certains arboraient d'affreuses marques de corruption tel que un autre bras, des griffes démesurés, des dents effilés, des plaques de carapace, une langue pointue... Mais aussi, de temps en temps trônait le cadavre d'un arbitrator, toujours de la même manière, l'armure percé au niveau du coeur et le cou ouvert par ce qui ressemblait à un coup de griffe. Puis un cri perçant se fit entendre du plafond. Instinctivement les soldats levèrent la tête.
Une petite dizaine de cultistes se jetèrent alors sur eux, brandissant des lames ou autres, voir seulement quelques affreuses mutations. La plupart furent abattus par les tirs de fusil à pompe et churent lourdement au sol, mais deux ou trois parvinrent à attaquer un arbitrator avant d'être tué, sans causer le moindre dommage significatif.

Une fois les derniers corrompus morts tous les arbitrators soufflèrent un coup. Grosse erreur, car un autre cri, encore plus strident, résonna dans le bâtiment et une forme rouge s'abattit sur l'un des arbitrators, le clouant au sol sans autre forme de procès. Elle commença à donner de grand coups de griffes sur l'armure, arrachant des plaques de protection entière puis ouvrant d'un coup de griffe la cage thoracique, jusqu'à ce qu'un arbitrator réagissent enfin en tirant sur la bête. Celle-ci fut projeté à quelques mètres mais se releva tout aussi vite et se jeta à nouveau sur celui qui venait de tirer. Une autre volée de plomb repoussa encore la bête, et un dernier tir coupa court à toute envie de tuer.
Julius repassa son fusil en bandoulière, le visage grave. Il jeta un coup d'oeil au cadavre sanguinolent, dont tout le poitrail avait été réduit à un mélange infâme de sang et de viscères.
-Bon les gars, on fouille toute la zone, pas un de ces mutants ne doit s'en sortir, formez des groupes de six, cinq reste ici avec moi pour inspecter le lieu.
Rapidement pratiquement tous quittèrent les lieux dans une discipline parfaite. Julius s'approcha du cadavre de la bête. Il n'y avait aucune doute, ça avait été un humain. Mais il avait complètement muté. D'épaisses plaques de protection avait poussé sur son corps, recouvrant ses épaules, la majorité de son dos et une partie de ses jambes et de son torse. Il disposait de longues griffes au bout de chaque doigt, particulièrement tranchantes et d'un troisième bras tout aussi bien équipé. Sa peau avait pris une teinte rouge sur la majorité de son corps. Mais le pire restait sa tête : des dents en forme de poignards avaient poussés de façon anarchique, le crâne s'était allongé, la mâchoire aussi, les yeux s'étaient rétrécis, il n'avait plus de nez et seulement quelques moignons d'oreille, sa langue était longue d'une vingtaine de centimètre et d'énorme pore était incrusté dessus, seuls quelques cheveux étaient encore plantés sur le crâne et deux petits sacs de peau pendait contre la gorge, remplie d'une espèce de liquide d'un vert pomme très fashion.
-C'est quoi cette horreur ?
-Je sais pas, ça n'as peut-être aucun lien avec le chaos, contrairement à ce que je pensai au début. Encore que le rouge pourrait symboliser Khorne. Je n'en sais rien, ils ont été corrompus, c'est évident mais je ne sais pas du tout par quoi, je n'ai encore jamais vu ça auparavant. Fouillons le reste du lieu et ensuite nous rentrerons.

Moins de deux heures plus tard les arbitrators s'étaient à nouveau regroupés pour repartir vers le quartier général des FDP, là où les attendaient de longues heures de repos pour la plupart et de cogitations intenses pour d'autre.



Julius se tenait dans le fauteuil du bureau prêté par le chef des FDP, pas de plein gré bien entendu. Il avait au moins besoin de ça pour réfléchir convenablement à la situation.
Les mutations des corrompus qu'ils avaient abattus dans la journée l'inquiétaient, il n'avait jamais rien vu de semblable. Ce n'était pas le chaos, il en était sûr désormais, non c'était bien plus ancré dans la chair que tout ce qu'il avait vus jusque là, bien trop naturel pour être le chaos. Car, aussi étrange que cela pouvait paraître, malgré le côté horrible de ces mutations celles-ci paraissait quand même harmonieuse. Contrairement aux cultistes du chaos mutés qu'il avait pu voir, possédant parfois des bras sur la tête ou une bouche pleine de dents sur le ventre. Là au contraire les mutations étaient à une place utile, harmonieuses, toutes terriblement efficaces. Il avait aussi dénombrés des stades de mutations différents, relatifs aux nombres de mutations sur le corps. Et quand il y réfléchissait les corps présentaient tous les mêmes mutations : jusqu'à eux bras supplémentaires, une mâchoire pleine de dents, une tête plus allongée, une peau rouge plus solide, d'épaisse plaque de chitine... Si quelques différences apparaissait de temps en temps elles étaient mineures par rapport à la totalité. Comme si les mutations devaient permettre d'atteindre le même état à la longue.
Julius n'avait toutefois aucune idée de ce que pouvait être cet état, et même s'il s'en faisait une idée assez complète en repensant aux différentes mutations il n'arrivait pas à identifier ce que cela était. Il ne connaissait pas son ennemi et c'était mauvais. Toutefois il espérait que le nombre de cultistes soit aussi réduits que possible, ces saloperies avait réussi à vaincra six de ses meilleurs hommes. De plus quand il y réfléchissait il était convaincu de ne pas avoir tué la bestiole responsable de leur mort. Il se rappelait que la tête de chaque arbitrator avait été tranché d'un coup sec, hors aucun des mutants n'avait disposé d'une griffe ou d'une autre mutation de ce genre. Donc il était probable que le meurtrier de ses hommes courrait toujours, avide de sang.
Son vox vibra et il décrocha aussitôt, heureux d'avoir un quelconque prétexte pour arrêter de faire fumer sa cervelle en cogitations inutiles.
-Prétorien Julius, c'est pour quoi ?
-C'est le légiste, j'ai terminé l'analyse des corps de FDP et de ceux que vous m'avez ramenés.
-Des choses intéressantes ?
-Quelques unes, mais vous feriez mieux de venir voir vous-même, l'expliquez risque d'être très dur.
-J'arrive.
Julius se releva douloureusement de son siège et descendit au sous-sol, au niveau de la morgue.

L'endroit sentait toujours autant le formol et autre substances chimiques. Le légiste se tenait à côté d'une table de travail sur laquelle était entendu un cadavre, complètement déchiqueté. Trois autres tables semblables était au milieu de la pièce sur laquelle reposait respectivement le cadavre du ''témoin'' de l'incident de la ruelle, celui de l'agresseur du tram et celui du chef mutant.
Julius s'approcha du légiste et regarda rapidement le bouillie de corps qui tenait tant bien que mal sur la table.
-Vous avez réussi à trouver quelque chose là-dedans ? Demanda-t-il sur un ton suspicieux en désignant la bouillie d'organe.
-Oui, trois trucs. Le premier c'est que c'est pas un des FDP ?
-Comment ça ?
-J'ai analyser la signature de l'ADN et elle n'est fichée nulle part dans nos dossiers. A mon avis c'est un de ceux qui ont fait le coup qui c'est fait tuer, ses camarades ont fait en sorte qu'il soit impossible à reconnaître et ont emportés le corps du FDP remplacé.
-Pourquoi ne pas avoir emmené ce corps là plutôt.
-Ça c'est votre boulot, vous voulez la suite du rapport ?
-Oui.
-En analysant l'ADN j'ai remarquer quelque chose, sa structure est tordue par rapport à ce qu'on voit habituellement. Il y a des modifications mineures du code génétique.
-Ça change quelque chose d'important ?
-Sur lui pas grand chose non.
-Sur lui ?
-Les autres ont beaucoup plus de changements pour leur part.
-Les mutations des deux autres cadavres sont d'origine biologiques ?
-Oui.
-Intéressant. Et la troisième chose ?
Le légiste retourna alors le cadavre sur le dos, dévoilant une longue plaie réalisé au scalpel. On distinguait très nettement la colonne vertébrale, ainsi qu'un petit organe marron dont s'échappait quelques ramifications qui s'enroulaient autour des vertèbres et des côtes.
-C'est quoi ce machin ?
-Je sais pas exactement, mais c'est ce truc qui modifie l'ADN de notre bonhomme. Apparemment il se développe au fur à mesure à l'intérieur du corps.
-Et il y est dans les deux autres cadavres ?
-Oui, mais d'abord on va passer au cadavre de l'ouvrier.
Le légiste se déplaça près de la deuxième table, suivis de près par Julius.
-Alors, mort de quoi ?
-De peur.
-Comment ça ?
-Je suppose que les évènements de la journée ont fait accélérer son rythme cardiaque, et plus encore quand il a commencé à fuir la manifestation face à la répression, se croyant certainement poursuivis par les FDP. Toujours est-il qu'il a du trouvé refuge dans cette maison abandonnée, avec certainement un rythme cardiaque très, voir trop, élevé. Et quand il a aperçu le spectacle qui vous a amené ici, la peur a encore fait accélérer le rythme cardiaque, qui a dépassé le seuil supportable pour son coeur. Résultat crise cardiaque, avec explosion des ventricules droit et gauche du coeur. Mais à part ça son corps n'a pas été touché.
-Ça se tient, et c'est plausible vu les horreurs auxquelles on a fait face dans l'espèce de temple.
-Surtout que l'ouvrier en question avait déjà eu des problèmes d'ordre cardiaque et dépassé la cinquantaine.
-Très bien, passons au corps suivant.
Julius se dirigea donc vers son agresseur du métro. Son corps mis à nu présentait quelques signes des mutations qu'il avait déjà pu constaté, une main possédant des sortes de griffes, une plaque de chitine sur l'omoplate droite et un embryon de troisième bras du côté gauche.
-Vous avez déterminé l'origine de ces mutations ?
-A moitié, je ne sais pas exactement de quelle manière elle apparaisse mais je sais ce qui les enclenche.
-L'organe inconnu je parie.
-Tout juste.
Le légiste retourna le cadavre sur le ventre, révélant la peau du dos et de l'arrière des membres délicatement enlevée pour laisser voir l'anatomie interne. Le même organe que sur le premier corps était accroché à la colonne vertébrale, cette fois bien plus grand, allongé tout autour de celle-ci. Une multitude de ramifications en partaient pour aller se loger dans les muscles, les poumons, les os...
-L'organe semble se développer en symbiose avec la colonne vertébrale, pénétrant jusqu'à la moelle épinière sans faire de dommages. Les ramifications se lovent toujours autour des os et des organes mais cette fois-ci d'autres ramifications en partent pour s'introduire jusque dans les organes et en altérer le fonctionnement.
-De quelle manière ?
-Apparition de nouveau membre, de plaque de chitine, de griffes, de dents, et d'autres organes inédits, altération de la couleur et de la texture de la peau, ainsi que de nombreux muscles. Les muscles des bras et des jambes sont ainsi plus puissants que ceux d'un humain normal, possédant des fibres musculaires plus puissantes, plus nombreuses, plus résistantes. Les poumons et le coeur ont également obtenue plus de puissance, une plus grande capacité volumique. Tout le système sanguin c'est vue modifié par l'apparition de nouveaux anticorps et globules blancs plus puissants. J'ai testé toutes les maladies connus sur cette foute planète dans des échantillons de sang vivants, pas une n'a tenu plus de 20 minutes. J'ai jamais vu un organisme si perfectionné, même les plus grand magos auraient du mal à recréer une telle puissance et une telle perfection.
-Perfection ?
-Oui, il dispose de tous les avantages des humains sans en subir les inconvénients. D'une certaine manière il incarne une forme de la perfection physique.
-Faites attention à vos propos, ces mutations ne sont pas tolérés et les approuvés non plus.
-Oui... oui bien sur. Passons au dernier corps, le plus intéressant.
Le légiste passa rapidement à la dernière table, en évitant le regard inquisiteur de Julius. Le cadavre était déjà retourné sur le dos, encore une fois totalement ouvert même si la carapace de chitine restait encore fermement accroché à la chair par endroit.
-La carapace m'a posé pas mal de problèmes quand j'ai du l'ouvrir, le travail n'est pas très soigné mais vu l'ampleur des mutations je suppose que ça ne gêne pas pour les constater.
Les poumons et le coeur avaient quasiment doublés de volume par rapport au corps précédents, une bonne dizaine de côtés supplémentaires avaient également poussés pour les protéger, les os étaient bien plus épais et les muscles plus denses. Les vaisseaux sanguins étaient devenus quasiment blancs, l'estomac, les intestins, le foie et quasiment tous les autres organes liés à l'élimination des déchets et à l'apport en nutriments avaient incroyablement rétrécis voir disparus. Les glandes productrices de substances dopantes avaient grossies, en particulier les surrénales qui étaient maintenant aussi imposantes que des reins normaux. Et cette fois l'organe inconnu était encore bien plus développé, s'allongeant sur toute la colonne vertébrale, des ramifications aussi grosses que les artères principales circulant dans tout le corps.
-Par l'Empereur !
-Ça choque n'est-ce pas ? Moi aussi j'ai eu du mal à reconnaitre un humain là-dedans, mais je peux vous assurer qu'avant s'en était un.
-Qu'est-ce qui c'est passé ?
-Toujours le même organe, il a continué à modifier l'ADN et le corps en conséquences. Au-delà de ce que vous pouvez constater il y a d'autres modifications. Les glandes surrénales produisent des hormones très différentes, augmentant l'acuité du cerveau, les réflexes, la stimulation des muscles et les sens. De plus elles en délivrent en quasi permanence, abreuvant en permanence le corps de ces substances dopantes. Combinées aux autres hormones qui sont elles aussi plus puissantes et nombreuses ça donne un cocktail détonnant qui circule en permanence dans les ''artères'' de notre organe inconnu. Je tenterai pas un bars de fer contre cette chose. Tant qu'on parle de notre organe inconnu lui aussi a changé, il est désormais pleinement intégré au corps, ayant remplacé la majorité de la moelle épinière, c'est désormais bien plus qu'un symbiote ou un parasite, c'est le second cerveau de ce corps.
-Et les vaisseaux sanguins, pourquoi sont-ils blancs ?
-Ce que vous prenez pour des vaisseaux sanguins sont en fait les vaisseaux lymphatiques, transportant tout l'attirail de défense de notre corps contre les infections et autres trucs de ce genre. Ceux -là ont augmenté de volume, circulent dans encore plus d'endroit et où reçues 'apport de nouveaux anticorps et des globules blancs normalement présents dans le sang. Aucun poison, aucune maladie ou infection ne pourrait réussir à venir à bout d'un organisme pareillement doté.
-Et les vaisseaux sanguins alors, où sont-ils ?
-Disparus ! Évaporés ! On en voit encore quelques restes de temps en temps, complètement desséchés. Le système digestif a aussi subis le même sort, tout comme le système de traitement du sang désormais inexistant ou presque.
-Mais comment se nourris-t-il alors ?
-On doit lui apporter des nutriments à l'état brut je pense, et ils sont stockés dans certaines poches de l'organe inconnu, regardez.
Le légiste montra alors des petits ballon dispersés sur les artères des hormones.
-Et ça suffit ?
-Si les nutriments sont très concentrés oui.
-Et niveau capacité physique ça donne quoi ?
-Un véritable monstre ! Pratiquement insensible à la douleur grâce aux hormones, plus rapide,s plus vif, plus résistants, plus forts, plus réceptifs que la grande majorité des combattants. Je vais vous dire, face à quelques un de ces monstres même un Astartes aurait du soucis à se faire.
-Vous êtes sur de ce que vous avancez ?
-Absolument.
-A priori les mutations partent d'humains normaux donc ?
-Oui.
-Et à combien estimé vous le temps nécessaires pour en arriver à ce stade ultime.
-Environ cinq mois pour en arriver à ce stade...
Julius calcula, les premiers incidents de cette affaire remontait à six mois, même en supposant que c'était plus vieux, seules les plus anciens des mutants pouvaient être aussi puissant.
-Mais...
-Oui ?
-Ce n'est certainement pas le stade ultime.
-Comment ça ?
-Je pense que de nouvelles mutations peuvent encore faire leur apparition, d'autres plaques de chitines, le développement de certains organes, la disparition totale du système digestif...
-Vous voulez dire qu'ils peuvent être encore plus puissants ?
-Oui.
Julius resta muet quelques instants. Si de tels saloperies trainait encore en ville les tuer serait particulièrement dur. Et si des saloperies encore plus fortes existaient sur cette planète ça serait bien pire.
-Très bien, merci de ces infos.
Le vox de Julius vibra encore.
-Prétorien Julius, j'écoute.
-Ici le gouverneur, on a un étrange arrivage sur la plate-forme sud, vous feriez mieux de venir voir.
-D'habitude ma présence vous stresse je croyais.
-Pas autant que celle de ceux qui viennent d'arriver.
Julius leva un sourcil interrogatif sur cette dernière remarque et commença à remonter vers la plate-forme sud.

Une fois arrivé Julius comprit la raison du stress du gouverneur. Un transporteur imposant, aux couleurs de l'Eccléchiarchie , s'étaient posé et cinq personnes en étaient descendues. Cinq soeurs de batailles, incarnations vivantes de la volonté de l'Empereur, resplendissantes dans leur armure d'argent, dans une posture digne et fière comme il en incombe aux représentants du saint culte de l'Empereur. Julius fit rapidement le geste de l'Aquila, priant pour que ces nouvelles venues n'amènent pas trop d'emmerdes avec elle. Puis il s'avança aux côtés du gouverneur, qui semblait ridiculement simple à côté des soeurs.
Quand elle le vit, la soeur qui semblait commander le groupe s'adressa à lui.
-Qui êtes-vous ?
-Prétorien Julius, en charge d'une enquête sur une vague de crime sur ce monde. Et vous ?
-Soeur Amina, du couvent de la planète Jigarta, en charge de l'expédition visant à protéger notre relique des envahisseurs.
-Des envahisseurs ?
-Des hordes de bêtes féroces ont attaqués la planète il y a déjà quelques jours. Elles ont balayés les forces de défense planétaire et se sont attaqués au couvent. Nous avons essayé de joindre de l'aide mais nos communications astropathiques étaient coupés. La chanoinesse a donc ordonné à une escouade de soeur de fuir pour protéger la relique. Notre vaisseau a subis des pannes et nous avons du nous poser ici.
-Pouvez-vous me décrire les agresseurs ?
-Bien sur, ils avaient six membres, la peau rouge, protégés pas d'épais morceaux de carapace bleu nuit, le reste variait selon les monstres, tout comme la taille.
-Gouverneur, préparez-vous à une attaque.
L'intéressé, qui n'avait pour l'instant dit mot, ouvrit en grand la bouche cherchant à déceler la moindre trace de plaisanterie sur le visage de l'arbitrator ou de la soeur.
-Qu'est-ce que vous...
-La description des agresseurs du couvent correspond plus ou moins au stade ultime des mutants que j'ai affronté, ce qui signifie très certainement une invasion prochaine. Je vous conseille donc d'évacuer la population en mettant en place un très sérieux système de fouille pour empêcher tout mutant de fuir également.
-Vous oseriez-fuir face au danger arbitrator ? Intervint d'une voix sévère la soeur.
-Nous n'avons pas les moyens de nous opposer à une invasion. Et vous même avez bien fuit il me semble ?
-C'était dans le but de protéger notre sainte relique de ces monstres.
-Je préfère sauver une population entière que une relique à la con !
-Faites attention à ce que vous dites soldat !
La soeur venait de dégainer l'épée tronçonneuse qu'elle portait au flanc, et si elle ne l'avait pas activé cela ne saurait tarder si Julius continuait ses provocations.
Mais plusieurs craquement secs se firent entendre et soudain la soeur fut tiré en arrière. Julius aperçut alors ce qui s'apparentait le plus à un cauchemar vivant. Des fils de chair reliaient le dos de la soeur à un monstre énorme se tenant dans l'embrasure de la porte de soute du vaisseau.
Celui-ci était plus grand encore que les soeurs, atteignant bien les trois mètres si ce n'était plus. Il possédait deux grands bras, les deux le plus haut n'étant que de gigantesques griffes hérissés d'épines. Les deux autres bras étaient puissante et eux aussi hérissés de plusieurs épines, mais surtout terminé par deux énormes mains ornés de griffes tranchantes comme des rasoirs. Le torses de la créature n'était qu'une énorme coquille de chitine de couleur bleu nuit, d'où sortaient les quatre bras et la tête de la créature, terminée par un épais amas de tentacules bougeant en tout sens, comme en train d'inspecter l'environnement. Le monstre possédait deux jambes épaisses et repliés, montrant une détente hors du commun, dont les cuisses étaient encore une fois protégés par des plaques de chitine. Une queue ornée d'un imposant aiguillon terminait ce portrait.
-Feu ! Cria Julius au quelques FDP et arbitrators présents.
-Non !
Une soeur de bataille venait d'intervenir de sa voix autoritaire.
-Laissez la Soeur Amina s'occuper de cela.
Julius regarda la soeur en question, qui avait finalement réussi à se libérer de l'emprise du monstre d'un coup d'épée et s'était relevé, pistolet bolter prêt, avant d'arroser la position du monstre de bolt qui creusèrent d'impressionnant cratères dans la paroi du vaisseau.
Le monstre fut plus rapide et bondit sur elle, d'un seul saut prodigieux. La soeur s'écarta juste à temps et les griffes du monstre se refermèrent sur le vide. Elle voulut frapper de son épée mais une des griffes se mit en travers de sa route et les dents rebondirent sur la chitine épaisse. Le monstre frappa de ses griffes, entaillant profondément l'épaisse armure énergétique et forçant la soeur à reculer.
Celle-ci voulut une nouvelle fois tirer mais son adversaire était trop rapide et il la saisit d'une de ses griffes immenses. Elle voulut frapper à la tête de son épée mais une des mains monstrueuses lui agrippa le bras si fort que l'armure fut écrasé dans un bruit immonde. Alors que les soeurs voyaient clairement que leur camarades n'avaient aucune chance et armèrent leur bolter, le monstre perfora d'un seul coup le plastron de la soeur sans difficulté apparente, provoquant une éjection d'organes lorsque la main munie de griffes ressortit dans le dos de la soeur.
Puis il projeta le cadavre sur les autres soeurs les plus proches avant de sauter de la plate-forme, atterrissant sans encombre sur un toit situé une vingtaine de mètres plus bas, avant de s'enfuir dans la ruche, sans que personne n'ait pu réagir.
Les soeurs de bataille se rassemblèrent autour du cadavre de la Soeur Amina, le portant dans leur vaisseau.
Julius se tourna vers le gouverneur.
-Commencez à organiser la fuite.

Dix minutes plus tard les arbitrators et tous les responsables de la sécurité de la ruche d'une manière ou d'une autre étaient réunis dans une des salles de briefing par Julius. Celui-ci commença son discours d'une vois claire.
-Messieurs, j'ai enfin compris ce à quoi nous faisons face. Il ne s'agit pas d'une corruption habituelle, de fanatiques des Puissances Sombres, mais d'une menace xenos. Une importante flotte se dirige vers Sépulvarta en ce moment même et nous ne sommes pas en mesure de la contrer, il nous faut donc fuir. Pour cela je propose donc de faire appel à des sociétés de transport de masse. Et …
Aussitôt une alarme retentit dans tout le bâtiment et un jeune chargé du service de surveillance déboula dans la salle l'air paniqué.
-On nous signale une importante flotte en approche rapide, la station spatiale de défense à été détruite et des centaines de petits vaisseaux sont déjà en train de foncer vers le sol.
-Sonnez le branle-bas de combat.
-Mais vous avez dits que nous ne sommes pas en mesure de la contrer ? Dit d'une voix pitoyable un des hommes présents.
-Nous ne sommes plus en mesure de fuir apparemment, alors je préfère mourir en essayant.
Le gouverneur se leva alors, l'air grave et déterminé. Il pointa du doigt le responsable de la sécurité.
-Rassemblez immédiatement tous les FDP dans le bunker de défense principal !

Dans toutes la ruche résonnait le cri des alarmes et des habitants paniqués. Mais plus que tout on entendait e cri des bêtes féroces qui arrivaient par centaines chaque secondes. Les spores mycétiques avaient commencées à tomber quelques minutes après que la flotte fut détecté. Les cris n'avaient alors que quelques secondes à se faire entendre. Des hordes de xenos aux formes insectoïde se répandaient dans les rues, tuant tous les êtres vivants qui croisaient leur chemin, sans rencontrer une seule résistance. Les quelques escouades de FDP dehors tombaient dans des embuscades préparés par les mutants, et aient impitoyablement massacrés sous les coups de griffes et de dents.
Partout la mort régnaient, tandis que la horde de créature progressaient vers un seul but: le bunker de défense principal.

Le bunker avait été érigé en plein coeur de la ville, à l'époque où un régiment de la garde stationnait encore sur la planète et possédaient des murs et des portes solides. Organisés en quatre remparts de plasbéton entourant le bunker proprement dit il disposait de position d'arme lourdes fortifiés capables de semer la mort dans les rangs adverses.
Malheureusement la horde d'insecte était vraiment trop nombreuse et les trois remparts avaient cédé les uns après les autres, chaque position d'armes lourdes assaillit par les monstruosités volantes adverses tandis que d'énormes créatures dotés de pinces capables d'écraser un char entier s'étaient charger d'enfoncer portes et murs avec une efficacité redoutable.
A présent seule une quarantaine de FDP, autant d'arbitrators et une petite escouade de soeurs étaient encore vivant dans le complexe, réfugiés dans le bunker central.
Tout avait été fait pour empêcher les monstres de rentré mais tous savait que cela ne serait que temporaire. L'intérieur du bunker n'était qu'une grande salle circulaire, dont le plafond trônait à une dizaine de mètres. Une plate-forme métallique faisait le tour du bunker à environ cinq mètre du sol et supportaient le poids d'un vingtaine d'armes lourdes qui tiraient sans s'arrêter sur la horde grouillante à l'extérieur, quelques lance-flammes empêchant toute bestiole de s'introduire par les ouvertures. Les épaisses portes d'acier du mur ouest tremblaient à chaque coup des deux mastodontes qui essayaient, pour l'instant en vain, de pénétrer le bunker. Mais ceux-ci s'acharnaient, semblant ignorer les tirs de canons laser qui les touchaient.

L'attaque ne cessa que lorsque l'un des mastodontes s'effondra enfin sous les tirs de canons lasers. Aussitôt la horde se dispersa, laissant place à un silence oppressant. Tous les soldats restaient à leur place, tendues, prêts à faire feu. Puis l'un d'eux poussa un cri de terreur. Le sol sous ses pieds se craquela en un instant révélant une longue silhouette serpentine dotés de plusieurs griffes qui réduisirent le malchanceux à l'état de pulpe en un instant. Le serpent se jeta alors sur un autre soldat proche, le transperçant de part en part, avant d'être finalement abattu par les bolts d'une des soeurs.
Mais le cauchemar ne s'arrêta pas pour autant.
En effet d'autres serpents apparurent sous les positions des soldats, massacrant impitoyablement trois FDP et deux arbitrators. Le problème empira quand d'autre monstres sortirent des trous creusés par les serpents.
Il y avait parmi eux des mutants, mais aussi ceux que Julius devina instantanément comme leur forme ultime. Il possédaient quatre bras, dont deux parfois dotés de longues griffes. Leur peau était rouge tandis que leur corps était inséré dans une carapace bleu nuit. Il n'étaient pas très résistants et la plupart des mutants moururent sous les tirs de bolter, de fusil à pompe ou de fusil laser et automatique. Quelques unes des bêtes ultimes moururent également mais la plupart atteignirent le corps à corps et le massacre commença. Aucune armure ne résistaient au griffes acérés et les capacités physiques des monstres leur assuraient la supériorité sur leur adversaires.
Julius voulut dire aux armes lourdes de viser l'intérieur du bunker, mais vit avec horreur que là aussi les monstres avaient pris pied et que seuls les FDP armés de lance-flammes parvenaient à peu près à résister, dos à dos, envoyant des gerbes de feu sur leurs adversaires.

Mais l'un des FDP s'envola soudain en l'air, laissant son camarade à la merci des monstres. Julius suivit la trajectoire du FDP pour découvrir le monstre de la plate-forme sud, à une dizaine de mètre de lui sur la plate-forme métallique, embrocher le malheureux avant de se débarrasser du corps. Julius empoigna son fusil à pompe et tira. La volée de plombs toucha de plein fouet le monstre qui recula légèrement sous l'impact et fixa son regard sur le prétorien. Il bondit au moment où une autre volée de plomb partait. Julius se jeta en arrière pour éviter le monstre. Celui-ci ne se laissa pas impressionner et projeta une de ses griffes sur l'arbitrator qui roula sur le sol pour l'esquiver. Julius tira encore deux fois en direction du monstre, endommageant la carapace à plusieurs endroits, mais malheureusement pas assez.
Le monstre planta le bras directeur de Julius dans le sol à l'aide d'une des ses griffes, traversant sans difficulté l'armure. Celui-ci lâcha le fusil sous la douleur. La monstre planta le deuxième bras du prétorien à l'aide sa deuxième griffe.
Julius était paralysée par la douleur qui lui traversait le corps en provenance des ses chairs déchirés, de ses os broyés. Il réussit toutefois à regarder le monstre dans les yeux et, au lieu de la cruauté à laquelle il s'attendait, il n'y vit rien d'autre qu'un puits sans fond, vide de sentiments et d'émotions.
Puis il sentit cinq griffes plonger dans son torse, transperçant armure, côte, poumons et coeur comme on traverserait de l'eau. Et la vie quitta son corps.

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"Ceux qui se vautrent dans le péché ne méritent pas la miséricorde du bûcher"

L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


Le chapitre 6 de ma fic La Campagne des Huit Eclipses est en ligne.
Le chapitre 3 de ma fic Inqusition Impériale a été mis à jour.
Le chapitre 8 de ma nouvelle fic Intérêts Croisés est en ligne.
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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 14:36

Texte 4: À Titre Posthume



Deux officiers étaient venus lui annoncer la nouvelle, peu après que les premières consignes d’évacuation avaient été données. Un stupide problème de combustion, les réacteurs du Lightning avaient explosé presque instantanément. L’appareil volait à trop basse altitude pour que Jian ait eut le temps de s’éjecter. Les technoprêtres n’avaient pas pu trouver la cause du problème.
Lyse n’avait pas pleuré. Cela faisait trois jours qu’elle n’avait rien dit, et sa gorge comme ses yeux étaient aussi secs que le désert oriental de Hkawa. Ses voisins l’avaient aidé à empaqueter le peu d’affaires qu’elle souhaitait emporter. Elle avait laissé de côté tout ce qui lui rappelait trop cruellement Jian, et n’avait gardé qu’un unique cliché holographique qui les représentait, enlacés et souriants.
Mais aujourd’hui il était l’heure de partir. Des hommes de la milice les avaient dirigés vers les transports en partance vers un astroport plus lointain d’où serait menée l’évacuation des civils. Assise dans un camion vétuste où avaient été entassées plus de trente personnes, Lyse croisa le regard d’un jeune soldat qui les avait accompagnés, à l’instant où il rabattait la bâche à l’arrière du véhicule. Et elle éclata enfin en sanglots. Elle avait perdu son mari, sa maison, elle allait perdre sa terre natale. Il ne lui restait plus qu’à prier pour ne pas perdre la raison.

Qyarran l’Eternel. Quel nom grotesque, songea l’amiral Hawter. Il relut pour la énième fois le rapport qu’on lui avait fourni sur le général chaotique. L’Eternel était un lieutenant mineur d’Enok Innokenti, et avait fui avec les vestiges de sa flotte peu après que le magister ait été défait sur Herodor. Il avait cependant réussi à rallier les rebus de toute les forces chaotiques du secteur, et avait constitué une force suffisamment grande pour menacer la planète Hkawa, et ouvrir ainsi une brèche dans le flanc de la domination impériale dans le secteur de Khan. Hawter poussa un grognement. Il ne laisserait pas cette ordure réussir. L’interphone du pupitre tactique grésilla.
« Le commandant Ryle est là, Amiral.
_ Bien. Faites-le entrer. »
L’amiral soupira en passant la main dans ses cheveux grisonnants, pendant que la porte de la salle de commandement s’ouvrait dans un chuintement feutré. Ryle entra en trombe, visiblement empli d’une colère difficilement contenue. Hawter soupira une nouvelle fois. Il n’était vraiment pas d’humeur à se quereller avec son meilleur officier. Il se redressa néanmoins et se détourna de la console tactique pour faire face au commandant. Ryle s’arrêta et effectua un salut parfait, malgré le mécontentement que trahissait son comportement.
« Repos, Commandant. Alors, vos impressions après cette première série d’exercices ?
_ Avec tout le respect que je vous dois, Amiral, ne me prenez pas pour un imbécile. Vous connaissez parfaitement mon opinion sur la question. Intégrer ce bleu dans l’escadrille était une connerie. Rien de moins. »
Hawter eut un sourire amer. Ryle n’avait jamais appris à mettre les formes quand il s’adressait à ses supérieurs.
« Siollis n’est pas un bleu, Commandant.
_ À la bonne heure ! Il a beau être le pilote exceptionnel que vous vantez, ce gamin n’a jamais du voir le manche d’un Lightning auparavant, à moins qu’il y en ait eu une épave dans la décharge dans laquelle il a grandi !
_ Ryle, vous avez lu son dossier avec moi. Siollis est né hors-monde, il a passé toute son enfance à bord de vaisseaux interstellaires et a appris à piloter à l’âge de douze ans. Il était le meilleur pilote de chasseur à bord de la frégate Gladius quand nous l’avons recruté.
_ Ce qui était, je le répète, une grossière erreur.
_ Ryle ! »
Hawter avait haussé la voix pour la première fois depuis le début de l’échange.
« C’est moi l’amiral, ici ! C’est moi qui prends les décisions dans cette base et pour toutes les escadrilles qui y sont affectées ! Si j’estime que…
_ Toutes sauf l’escadrille Scarblade. »
Hawter s’interrompit brusquement, fronçant les sourcils.
« Qu’avez-vous dit ?
_ Vous ne dirigez pas toutes les escadrilles. Scarblade est sous mon commandement et l’a toujours été. C’était dans les termes du contrat que nous avions défini. Une escadrille autonome, les meilleurs pilotes de la base, et vous me laissez la gérer. C’est ma responsabilité. »
L’amiral soupira à nouveau devant l’air grave du commandant. Il l’avait toujours considéré comme le plus compétent des hommes sous ses ordres, doublé d’un pilote extraordinaire, et ce n’était pas aujourd’hui qu’il allait se le mettre à dos.
« Commandant Ryle, vous savez l’importance que j’attache à Scarblade. Je n’ai jamais ingéré dans votre fonctionnement, j’ai toujours respecté notre engagement. Si je le fais aujourd’hui, c’est que nous allons avoir besoin de toutes les forces vives pour lutter contre ce qui approche. Et je sais que Scarblade ne peut fonctionner si elle est amputée d’un membre. Remplacer Jian devient indispensable. Siollis est la seule issue que j’aie pu trouver. »
Ryle se renfrogna, mais Hawter sut qu’il l’avait en partie convaincu. Le commandant hocha la tête, à contrecœur.
« D’accord. On garde Siollis. Mais je ne promets rien quant au résultat.
_ Est-il vraiment si mauvais ? demanda l’amiral avec un sourire.
_ Non, sans doute, bien sûr. Mais ce gars-là n’a aucune expérience du vol en formation, et il y a trop de différences entre voler dans le vide spatial et piloter dans une atmosphère, sous l’influence de la gravité. Il va falloir combler ses lacunes.
_ Je vous fais confiance, Commandant. Vous réussirez, même dans le peu de temps qu’il nous reste.
_ Pour quand sont prévus les premiers débarquements ennemis ?
_ Leur flotte est à moins de deux jours de voyage Warp. Hkawa sera en guerre sous peu. Les Forces de Défenses Planétaires mettent leur dispositif en place, et plusieurs régiments de la Garde ont débarqué il y a quelques heures à l’astroport de Lyanma. Mais ce sera à nous de frapper l’ennemi quand il sera le plus fragile, encore suspendu entre ciel et terre. »
Pour la première fois depuis qu’il était entré dans la pièce, Ryle sourit, un air carnassier se dessinant sur son visage.
« Nous ne ferons qu’une bouchée de cette engeance du Chaos, Amiral.
_ L’Empereur nous garde, Ryle. »

Kyusi attendit d’être à l’abri derrière un bâtiment pour retirer le bandana qui lui protégeait le nez et a bouche, et boire avidement l’eau de sa gourde. Les tempêtes de poussière étaient féroces sur Hkawa, surtout ici, sur le tarmac de la base aérienne, à la limite du désert oriental. La jeune femme remit son bandeau en place, avant de se diriger vers les baraquements de l’escadrille Scarblade. Une fois passée la porte du bâtiment de plasbéton, elle arracha son écharpe et toussa violemment. Haln et Gherz s’interrompirent dans leur partie de dés pour lever les yeux vers elle.
« Tout va bien, Kyu ?
_ Faut vraiment que tu sois complètement dingue pour être sortie maintenant… C’est une des pires tempêtes que j’aie vues depuis que je suis basé ici…
_ Ouais… Ouais, ça va… J’ai mal mis mon bandana, j’ai l’impression d’avoir de la poussière plein la gorge…
_ Viens donc boire un coup, ça t’hydratera le gosier ! » lança Fefran du fond de la pièce, en brandissant une bouteille d’eau-de-vie. Kyusi sourit en se dirigeant vers lui.
C’était ici, dans la salle commune du baraquement, qu’elle avait ses meilleurs souvenirs depuis son entrée dans l’escadrille Scarblade. Elle avait tout d’abord été terrifiée d’avoir à côtoyer des pilotes de l’envergure de Fefran et Gherz, et même du commandant Ryle, mais ses premières craintes s’étaient dissipées quand elle était entrée pour la première fois dans cette salle, alors que Fefran et Ryle tentaient de déterminer lequel arriverait à ingurgiter le plus d’alcool en moins de dix minutes. C’est également ici qu’elle était tombée amoureuse de Jian. Jian, le beau gosse un peu timide. Jian qui avait repoussé toutes ses avances en rougissant, et en bégayant : « Dé… Désolé, je.. Je suis marié… ». Jian, l’un des meilleurs d’entre eux. Jian, mort dans un accident stupide moins d’une semaine auparavant. Kyusi secoua la tête, essayant de penser à autre chose, tout en s’installant en face de Fefran.
« Est-ce que le commandant est revenu de chez Hawter ?
_ Ouais, il est passé, il y a même pas cinq minutes. Il avait l’air de meilleure humeur qu’avant, même s’il faisait encore un peu la gueule. Il a demandé au nouveau de le suivre, et ils sont sortis.
_ Il a quand même pas emmené Siollis piloter par ce temps ?!
_ Ben… On pense que si, » intervint Haln.
La jeune pilote soupira. Siollis était arrivé moins de deux jours auparavant, et les premiers exercices de vol avec lui avaient été catastrophiques. Le nouveau venu n’avait jamais appris à voler en formation de combat, et avait manqué plusieurs fois s’écraser au cours de manœuvres dangereuses, sans doute héritées du temps, pas si lointain, où il n’avait pas à prendre en compte la présence d’un sol trop proche, et l’effet de la gravité. Au cours de leur dernier exercice, il avait semblé à Kyusi que le jeune homme, pâle et maigre, commençait à s’habituer à ces facteurs inhabituels pour lui, mais cela n’avait pas empêché Ryle d’aller voir l’amiral immédiatement après l’entraînement, pour… exprimer son mécontentement.
Et maintenant, le commandant emmenait Siollis piloter au milieu de la tempête. Elle-même avait subi cette épreuve, plus de deux mois après son arrivée dans l’escadrille, et elle avait failli y rester, malgré un entraînement accompli en tant que pilote atmosphérique. Elle n’avait réussi à atteindre les exigences de Ryle qu’après sa troisième sortie dans la tempête. Y envoyer Siollis maintenant, alors qu’il s’habituait à peine à piloter si près du sol, relevait du meurtre. Kyusi savait que le commandant, tout comme la plupart des membres de l’équipe, n’appréciait guère Siollis, sans doute parce qu’ils avaient l’impression qu’il tentait de prendre la place de Jian. Jian qu’ils aimaient tous. Jian qui pouvait être un excellent camarade dès qu’il cessait d’être d’une timidité maladive. Jian si séduisant, et… Il fallait qu’elle arrête de penser à lui.
Maintenant qu’elle y réfléchissait, il ne lui semblait pas que Siollis ait souhaité être admis parmi eux. Il avait été appelé par l’amiral pour remplacer Jian en toute urgence, en raison de l’arrivée imminente de la flotte ennemie. Mais jamais il n’avait demandé à rejoindre Scarblade. Il était injuste de dire qu’il désirait prendre la place de Jian. Mais l’amertume restait bien présente.
« On dirait que la tempête se calme, on va pouvoir essayer de sortir, » lança Gherz.
Kyusi jeta un regard par l’un des hublots qui servaient de fenêtres. Le sable ne battait plus le carreau come il le faisait quelques minutes auparavant, et elle remarqua que le vacarme du vent avait disparu. Les quatre pilotes présents dans la salle se levèrent, et se dirigèrent vers la porte du baraquement. À l’extérieur, le vent était presque entièrement retombé. La piste d’atterrissage des chasseurs était encrassée de poussière ocre.
Haut dans le ciel, deux points virevoltaient, se poursuivaient, dansant un étrange et périlleux ballet. Les deux chasseurs commencèrent à redescendre progressivement, tout en continuant leurs acrobaties. Les membres de l’escadrille reconnurent le Lightning du commandant Ryle, un appareil ancien mais robuste, dont les ailes sombres étaient soulignées de rouge sang. L’autre chasseur était noir, et des lignes blafardes striaient sa carlingue. De loin, il ressemblait à un corbeau sinistre, qui pirouettait à la suite de l’appareil de Ryle.
Kyusi et ses trois camarades reconnurent immédiatement l’exercice que pratiquaient les deux Lightnings. Ryle était la proie, Siollis le chasseur. L’objectif était de conserver le chasseur du commandant le plus longtemps possible au centre de son viseur, la durée étant mesurée par les systèmes de verrouillage. Et Siollis semblait maîtriser son sujet, reproduisant chaque manœuvre de Ryle à l’identique. Les quatre pilotes, au sol, regardèrent ce spectacle bouche bée pendant les dix minutes que prirent la fin de l’exercice.
Quand les deux appareils se posèrent au sol, et que leurs deux pilotes eurent mis pied à terre, la première chose que remarque Kyusi fut que Siollis ressemblait étrangement, tout comme son chasseur, à un sinistre oiseau de proie. La deuxième chose qui la frappa fut le changement d’expression sur le visage de Ryle. De la colère, il était passé à une étrange satisfaction mêlée de stupéfaction. Quand il parvint à leur niveau, il lâcha, presque à contrecœur :
« Il semble bien qu’on va réussir à en faire quelque chose, de ce gosse. »
Siollis croisa le regard de Kyusi et réussit à esquisser un sourire en voyant son air ébahi. La jeune femme lui retourna son sourire. Et pour la première fois depuis un peu moins d’une semaine, elle ne pensait pas à Jian.

Hawter était assis sur un siège de la salle de commandement, contemplant l’énorme projection holographique qui flottait au centre de la pièce, représentant l’hémisphère Nord de Hkawa. Cela faisait près de trois jours que l’amiral n’avait pas quitté la pièce, pour ne rien perdre de l’avancée de la flotte ennemie. À présent, les vaisseaux de Qyarran l’Eternel avaient quitté le Warp et se préparaient à engager les quelques bâtiments impériaux qui stationnaient au-dessus de Hkawa. Ces derniers avaient pour ordre de retarder l’avancée ennemie, mais de se retirer du combat plutôt que de lutter jusqu’à la mort. Leur puissance de feu serait plus utile une fois que la flotte de renforts impériaux, à moins de deux jours de voyage Warp, serait venue leur prêter main forte.
Ainsi, les bâtiments chaotiques pourraient dégorger les milliers de navettes de descente qui transportaient l’armée de l’Eternel, et commencer l’invasion de Hkawa. C’est là que le rôle de l’aviation hkawane serait crucial. Hawter s’y préparait depuis que l’approche de la flotte chaotique avait été annoncée. Ce serait l’action la plus significative menée par son corps aérien depuis sa création. Près des deux-tiers des escadrilles basées ici seraient envoyées pour frapper l’adversaire au moment où il serait le plus vulnérable.
Et l’heure approchait. Dans quelques heures, l’amiral donnerait l’ordre de départ. La base était en effervescence, alors que les technoprêtres effectuaient les derniers rituels sur les appareils, et que tous les pilotes revoyaient une dernière fois leur plan de vol. Hawter avait appris avec enthousiasme les progrès rapides du jeune pilote récemment intégré dans l’escadrille Scarblade. Il était indispensable que la formation d’élite du commandant Ryle fonctionne à plein potentiel.
Sur la carte géante en trois dimensions, les vaisseaux interstellaires engageaient le combat au-dessus de Hkawa. Hawter se leva et s’approcha, observant les bâtiments miniatures s’échanger des salves de semonce. Bientôt, il entrerait en jeu. Et si l’Empereur le voulait, il entrerait aussi dans l’Histoire.

« Scarblade, on passe en formation d’approche.
_ Scarblade 2 paré, Commandant !
_ Ici Scarblade 3, c’est bon pour moi, Ryle !
_ Scarblade 4 en formation, à vos ordres !
_ Scarblade 5 OK, mon commandant ! »
La réponse de Siollis se fit attendre quelques instants.
« Scarblade 6. En formation. »
Ryle vérifia l’écho des appareils de son escadrille sur l’écran de son auspex longue portée. Les six Lightnings étaient rangés en une formation en V parfaite, et même Siollis parvenait à se maintenir au niveau de ses coéquipiers. À la pointe de la branche de droite, le commandant pouvait voir tout autour d’eux les dizaines d’escadrilles de Lightnings et de Thunderbolts, et même quelques formations de Marauders. Les deux-tiers des appareils hkawanes avaient été détachés de la base aérienne et faisaient route vers le Nord. Bientôt, dans quelques minutes à peine, ils engageraient les navettes de descente ennemies.
Ryle sourit. Ça allait être un vrai carnage. Les engins de débarquement chaotiques étaient lents et peu manœuvrables, et très peu armés. Le seul danger était la présence éventuelle de chasseurs ennemis escortant les transports. Et le nombre d’appareils impériaux était largement suffisant pour les écraser.
Quelqu’un annonça sur la fréquence commune :
« J’ai un visuel ! On approche du couloir de descente ennemi ! Ils ont déjà réussi à poser une partie de leurs transports ! » Puis, moins d’une minute plus tard : « On engage l’ennemi ! L’Empereur nous garde ! »
À présent, Ryle apercevait lui aussi les navettes de descente chaotiques. Ainsi qu’une formation d’intercepteurs adverses qui venait dans leur direction. Les Lightnings qui formaient la pointe de l’assaut aérien impérial s’en détachèrent pour aller à l’encontre des chasseurs ennemis, alors que les Marauders, couverts par deux escadrilles de Lightnings, amorçaient une descente au niveau du sol pour libérer leurs quelques tonnes de bombes sur l’armée renégate qui avait déjà commencé à débarquer.
« Ici Scarblade 1, on passe en formation d’assaut, parés à engager le combat. » Une série de confirmations lui furent répondues sur la fréquence d’escadrille. La formation se modifia immédiatement, adoptant une forme de pointe, menée par l’appareil du commandant. Droit devant eux, des chasseurs se détachaient de la nuée de navettes ennemies pour venir à leur rencontre.
Et soudain, ils y étaient. Ryle lâcha une rafale de tirs, abattant un intercepteur chaotique, tandis que ses ailiers anéantissaient les appareils qui tentaient de prendre la formation de flanc. De nouveaux tirs, de nouvelles victimes, et l’escadrille Scarblade amorça une descente pour pouvoir frapper les engins de descente par-dessous. Autour d’eux, la plus grande part de la formation impériale avait engagé l’ennemi, et les explosions fleurissaient dans le ciel de Hkawa.
Parvenus à moins de dix mètres du sol, les Lightnings se cabrèrent pour remonter en chandelle. Ils se trouvaient à présent dans l’axe du couloir de descente ennemi, leur trajectoire encombrée par la présence des navettes pesantes. Presque trop facile, songea Ryle.
« Ryle à Scarblade 1, on ouvre le feu ! Faites vous plaisir, les gars ! »
Les premières rafales déchirèrent le ventre de plusieurs engins de descente. Les Lightnings évitèrent sans peine leurs carcasses éventrées et en flammes, vomissant des guerriers hurlant de terreur en tombant de dizaines de mètres de haut. L’escadrille rompit la formation, et commença le massacre.

Tout autour de lui, la bataille faisait rage. Siollis canarda le dessous d’une navette ornée de symboles chaotiques, et pirouetta alors qu’une formation de chasseurs ennemis, repérant leur progression meurtrière au milieu des transports, les prenait en chasse. Le jeune pilote partit en vrille, évitant plusieurs rafales de tirs, puis exécuta un volte-face parfait entre deux navettes pour se retourner vers son assaillant stupéfié, qui explosa dès que les premiers tirs eurent défoncé son cockpit. Siollis abattit deux autres intercepteurs, puis fit à nouveau demi-tour pour suivre le reste de l’escadrille Scarblade.
À sa gauche, il vit Scarblade 4, piloté par Haln, être pris en chasse par un autre chasseur ennemi, que Siollis réussit à atteindre d’un tir dans les réacteurs. L’arrière en feu, l’appareil ennemi abandonna la poursuite et décrocha pour aller percuter un transport un peu plus loin. Haln lança un remerciement sur la fréquence d’escadrille, avant de se remettre à arroser de tirs les navettes ennemies. Plus haut, Ryle traçait un chemin de mort ponctué d’explosions au sein du couloir de descente de l’armée chaotique, couvert par Fefran qui abattait chasseur après chasseur. À gauche, le Lightning de Kyusi suivait Scarblade 3, piloté par Gherz, et les deux appareils causaient eux aussi d’énormes dégâts à l’ennemi.
Le reste de la formation impériale virevoltait autour des transports, quelques dizaines de mètres plus bas, supprimant les chasseurs d’escorte ennemis, et canardant les navettes, qui étaient de plus en plus nombreuses à s’écraser au sol au milieu de l’armée qui commençait à débarquer, et tentait maladroitement de se regrouper.
Et soudain, ils étaient arrivés au bout. Les six Lightnings de l’escadrille Scarblade débouchèrent hors de la nuée d’engins de descente ennemis, dans une rupture de la cohésion ennemie. Les transports adverses les plus proches se situaient des dizaines de mètres plus haut.
« Ici Scarblade 1, à toutes les escadrilles ! On va avoir besoin d’aide un peu plus haut, une deuxième vague nous arrive dessus !
_ Scarblade, ici Tempest, on vous rejoint dans deux minutes avec deux ou trois escadrilles. Ne nous attendez pas pour commencer le boulot !
_ Reçu, Tempest. Ne prenez pas tout votre temps non plus ! »
L’appareil de Ryle accéléra, suivi par les cinq autres Lightnings. L’escadrille se remit en formation en pointe, et les navettes furent bientôt à portée de tir. Cette vague-là était plus compacte, les vaisseaux formaient un écran qui empêchaient à Siollis de voir ce qui arrivait derrière elles. Et c’était exactement le genre de choses qu’il détestait.
« Ici Scarblade 6. Il y a l’air d’y avoir du monde derrière ces transports.
_ L’auspex confirme. Ils nous ont envoyé encore plus de navettes. On va entamer le boulot avant que les autres traînards nous rattrapent. En avant, Scarblade ! Pour Hkawa, et pour l’Empereur ! »
Malgré ses doutes, Siollis suivit la formation, qui ouvrait le feu pour se dégager un chemin à travers la masse des transports ennemis. Ryle en abattit trois, et s’engagea dans la brèche qu’il avait ouverte, suivi de ses ailiers qui parachevaient son œuvre de mort. Le talent de ces pilotes frappa Siollis alors qu’il les observait virevolter, frôler les navettes abattues, sans jamais les percuter.
Mais soudain, ils jaillirent à nouveau à l’air libre. Ils avaient traversé la masse des engins de descente, et se retrouvaient une nouvelle fois à découvert. Mais cette fois, l’ennemi les attendait. En face d’eux, à une centaine de mètres, plusieurs dizaines d’intercepteurs chaotiques les attendaient. Siollis lança un regard derrière lui. Les navettes qu’ils venaient de dépasser leur bouchaient la route. Ils étaient seuls face aux canons des chasseurs ennemis, et ne pouvaient fuir. Ils étaient tombés dans un piège.
« Putain de merde, qu’est-ce que c’est que ce bordel ?!
_ Ta gueule, Haln ! Scarblade 1 à toutes les escadrilles, vous me recevez ? »
Quelques secondes de silence insupportable, pendant lesquelles les appareils ennemis approchaient toujours plus. Dans quelques instants, ils ouvriraient le feu.
« Et merde ! On est tout seuls ! Ryle à Scarblade, je compte sur vous pour vendre chèrement votre peau ! »
Scarblade 1 tira sa première rafale avant même que l’ennemi n’ait commencé à tirer. Il abattit un chasseur, puis fonça vers les intercepteurs adverses, suivi par toutes l’escadrille. Siollis vérifia sa jauge de munitions. Ils ne tiendraient pas face à tant d’adversaires. Ils devaient fuir. Mais pour cela, il fallait qu’ils s’ouvrent un chemin dans la masse des navettes, ou bien à travers l’écran de chasseurs chaotiques. Il partit en vrille à la suite de Kyusi, qui avait décroché vers la gauche pour éviter les tirs d’une formation d’appareils ennemis qui leur fonçait dessus. En suivant la jeune femme, il abattit deux intercepteurs supplémentaires, avant d’être touché à l’aile gauche. Il réussit toutefois à garder son assiette, alors que des hurlements retentissaient sur la fréquence d’escadrille.
« On a perdu Haln ! Je répète, Scarblade 4 est out !
_ Ici Gherz, j’ai un réacteur en feu ! Je tiendrait pas longtemps, mais il vont payer !
_ Scarblade 1 à tous, ça sert à rien qu’on reste ici, on va se faire massacrer ! Je vais tâcher d’ouvrir un chemin vers la droite ! Suivez-moi si vous vous en sentez capables ! »
Siollis fit demi-tour pour voler vers le Lightning de Ryle, et vit l’appareil de Gherz, en flammes, foncer droit vers les intercepteurs ennemis en canardant devant lui. Son chasseur explosa en percutant un adversaire. Sur la gauche, Scarblade 2, poursuivi par trois ennemis, réussit à effectuer un volte-face et en abattit deux avant de rentrer dans le troisième. L’explosion détruisit un autre intercepteur. Droit devant, Ryle avait réussi à détruire trois chasseurs qui lui barraient le passage. Son Lightning s’engagea dans la brèche, suivi de celui de Siollis qui abattit un autre intercepteur tentant de lui barrer la route.
Une fois en dehors du piège, les deux chasseurs impériaux s’éloignèrent, avant que Ryle ne crie dans le communicateur :
« On a laissé Kyusi derrière !
_ Commandant, j’ai besoin d’aide ! »
Des accents de terreur émaillaient la voix de Kyusi. Ryle fit demi-tour pour lui libérer un passage. Siollis l’imita. Il aimait bien la jeune femme. Elle lui avait souri, et il n’avait pas oublié. Il fallait la sauver. Les canons des deux Lightnings crachèrent une pluie de tirs sur les intercepteurs qui venaient à leur rencontre, et sur ceux qui poursuivaient l’appareil de Scarblade 5. Kyusi n’était pas encore parvenue à leur niveau quand une nouvelle vague de chasseurs chaotiques fonça dans leur direction.
« Scarblade 5 et 6, tirez-vous !! Maintenant, c’est chacun pour soi ! »
Ce fut la dernière fois que Siollis entendit la voix de Ryle. La seconde d’après, il fonçait vers l’ennemi en canardant de toutes ses armes. Le feu croisé de plus de dix intercepteurs le fit exploser alors qu’il en avait déjà abattu sept. Kyusi et Siollis avaient déjà fait demi-tour et piquaient en direction du sol. Cent mètres plus bas, trois escadrilles de chasseurs impériaux montaient à leur rencontre.
« On va y arriver, Siollis, on va s’en sortit ! On va survivre, tu m’entends ? On va… »
Kyusi ne finit jamais sa phrase. Son Lightning se désintégra quand trois salves simultanées l’atteignirent. Siollis hurla de frustration, et accéléra à nouveau. Il réussit à échapper au tir de ses poursuivants, alors que les chasseurs impériaux arrivaient à son niveau, ripostant avec une puissance décuplée.
Siollis continua à descendre alors que la bataille faisait toujours rage. Ses jauges de munitions indiquaient maintenant zéro, et il ne disposait plus de beaucoup de carburant. Il devait rentrer à la base s’il ne voulait pas tomber en rade. Et il devait aller voir l’amiral pour lui annoncer la triste nouvelle.
Scarblade n’était plus.

« Et c’est parce que ces pilotes étaient des héros que nous devons garder en nous le souvenir de leurs exploits. Malgré leur mort et peut-être même grâce à elle, hier a été une grande victoire. C’est pourquoi nous attribuons à l’escadrille Scarblade la Médaille du Mérite de Hkawa, ainsi que l’Aquila d’Argent du Corps Aérien Impérial, à titre posthume. »
Hawter soupira, morose, en regardant le commissaire Olfos continuer son discours dans la salle d’honneur de la base, que surplombait le bureau de l’amiral. Ce dernier se retourna, dos à la baie vitrée, se désintéressant de la harangue du commissaire, pour faire face à Siollis. Le jeune pilote, pâle, le regard sombre, se tenait au garde-à-vous au milieu de la pièce. Hawter s’assit et prit la parole.
« J’imagine que tu comprends le problème, Siollis. Tous les membres de l’escadrille Scarblade, pourtant des pilotes expérimentés, sont morts. Et toi, jeune débutant, tu reviens sain et sauf à la base. Certains estiment être en droit de se poser des questions. C’est pourquoi tu ne peux rester ici. D’autant plus que je ne peux t’intégrer à aucune autre escadrille, malgré tes progrès fulgurants. »
L’amiral s’interrompit, attendant une réponse de la part de Siollis, mais celui-ci n’ouvrit pas la bouche. Hawter reprit :
« Comme tu le sais, notre assaut aérien a été une réussite. L’ennemi a été désorganisé, et nos troupes au sol sont en train de lui infliger une défaite cuisante. Mais les bâtiments ennemis stationnent toujours au-dessus de Hkawa. Nous allons les repousser, grâce à l’aide de plusieurs vaisseaux impériaux qui nous rejoignent actuellement. Mais nous devons réarmer nos bâtiments qui ont été affaiblis pendant le premier assaut ennemi. Tu vas donc être réintégré au corps de chasseurs de la frégate Gladius, ainsi que plusieurs autres pilotes hkawanes. De cette manière, je te mets à l’abri de ceux qui pourraient te soupçonner, du moins jusqu’à la fin de la bataille. »
Toujours pas de réponse de la part de Siollis. L’amiral soupira à nouveau.
« Tu peux disposer. Le transport qui vous emmènera là-haut partira dans deux heures. »
Le jeune homme salua, puis s’éloigna vers la porte du bureau. Avant de sortir, il se retourna une dernière fois.
« Amiral ?
_ Oui ?
_ Merci. Pour tout. »
Puis il sortit, en fermant la porte derrière lui.

Ils le regardaient tous. Ils auraient mieux fait de se préparer pour le combat à venir, plutôt que de murmurer dans son dos. À présent, aux yeux de tous, il était celui qui avait survécu alors que Scarblade était morte. Et ce n’était pas franchement un compliment.
Dans la baie de lancement des chasseurs de la frégate Gladius, L’atmosphère était plutôt morose, malgré la victoire des forces au sol. Les hommes auraient bien aimé pouvoir fêter cette victoire, mais ils devaient repartir au combat pour la phase finale de la riposte impériale. Deux croiseurs et trois frégates avaient rejoint les cinq vaisseaux impériaux déjà présent autour de Hkawa, ainsi qu’un imposant cuirassé, l’Angry Fist. Ce dernier était l’atout majeur des impériaux dans cette bataille spatiale contre les quelques dix vaisseaux ennemis, pour la plupart des vaisseaux de combat volés.
Bientôt, les alarmes retentirent, et chaque pilote regagna son chasseur. Le combat était sur le point d’être engagé. Plusieurs secousses firent vibrer le pont de lancement, alors que le Gladius subissait sans doute plusieurs bordées de tirs. Les canons de la frégate firent feu à leur tour. Dans son Lightning, Siollis était aveugle à tout se qui se passait à l’extérieur. Il attendait le signal pour que son appareil jaillissent à l’extérieur, dans le vide spatial, dans son véritable élément. Il avait réussi à s’adapter à conduire en atmosphère, mais son retour ici le rassurait presque.
Le signal sonore retentit, interrompant sa réflexion. L’écran de chasseurs du Gladius fut lancé dans l’espace, entre la frégate et un imposant croiseur chaotique. Siollis sourit en voyant les chasseurs ennemis venir à leur rencontre. Il ouvrit le feu, imité par les autres Lightnings impériaux. Abattant appareil après appareil, il se fraya un chemin à travers l’écran adverse. Guidé par son instinct de pilote, il évita les tirs des tourelles du croiseur, et s’éloigna pour avoir une vue d’ensemble sur la bataille spatiale.
Plus loin, l’Angry Fist était engagé face à un vaisseau ennemi presque aussi grand que lui. Siollis mit le cap sur ce duel de titans, alors qu’il recevait des messages désorientés de ses camarades, lui demandant où il pouvait bien aller. Il coupa le communicateur.
Alors qu’il fonçait vers le cuirassé ennemi, il se rappela les mots de l’amiral. Il avait réussi à comprendre le vrai message qui se cachait derrière ses paroles. « Je t’envoie là-haut, avait-il voulu dire, et débrouille-toi pour y mourir avant qu’on ne commence à te chercher des ennuis, et par conséquent à moi aussi pour t’avoir intégré à l’escadrille. » Le jeune pilote comprenait Hawter. Le vieil amiral avait été un homme bon avec lui, et Siollis refusait de lui attirer plus d’ennuis qu’il ne lui en avait déjà causé. Il ne le décevrait pas.
S’approchant du vaisseau amiral ennemi, il repéra la passerelle de commandement. Le commandant ennemi, ce Qyarran, ne semblait pas être un homme très subtil, pour avoir placé son centre de commandement à la surface même de son bâtiment. Siollis verrouilla sa trajectoire en direction de la baie vitrée blindée qui recouvrait le pont de commandement. Puis il piqua droit vers le vaisseau ennemi. Les tirs de plusieurs tourelles l’atteignirent, endommageant ses ailes, touchant un réacteurs, mais Siollis garda le cap. Il commença à faire feu de ses canons, préparant ses missiles au tir.
Il pilonna la passerelle pendant toute son attaque en piqué. Il aperçut même le commandant ennemi, hurlant de rage, alors que son Lightning n’était plus qu’à une dizaine de mètres.
Pendant la fraction de seconde qui suivit, Siollis repensa une dernière fois au sourire de Kyusi. Un sourire si lumineux, une étoile à la fin de sa vie.
Puis il s’écrasa sur la passerelle de commandement ennemie, emportant avec lui Qyarran le Mal Nommé.
Et un sourire.

« Cet homme était un héros. C’est grâce à lui que nous sommes débarrassés d’un rebut de l’humanité tel que le monstre qui se faisait appeler l’Eternel. Le pilote Nal Siollis reçoit donc, avec l’approbation du commandement hkawane, l’Aquila d’Argent, à titre posthume. »
Alors que le commissaire Olmos finissait son discours, l’amiral Hawter soupira une dernière fois en regardant le dossier qu’il tenait dans les mains. Dans le coin supérieur droit, la photo de Siollis lui adressait un étrange regard.
Hawter frissonna. Puis il glissa le dossier dans le broyeur de documents.

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"Ceux qui se vautrent dans le péché ne méritent pas la miséricorde du bûcher"

L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


Le chapitre 6 de ma fic La Campagne des Huit Eclipses est en ligne.
Le chapitre 3 de ma fic Inqusition Impériale a été mis à jour.
Le chapitre 8 de ma nouvelle fic Intérêts Croisés est en ligne.
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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 14:37

Texte 5: Pour l’honneur du chapitre.

-Cela va faire deux jours maintenant que notre chapitre, est en guerre contre ça face obscure .Notre glorieuse forteresse, n’est plus qu’une ruine en décomposition, servant d’abris au rats, et autres vermines du même genre .Je n’aurais jamais dus, laisser cela arriver ...
Aujourd’hui mes frères !
C’est notre dernière chance, pour pouvoir racheter notre honneur aux yeux de l’Empereur ! Si nous échouons l’inquisiteur Tallus Naurax, lancera l’exterminatum, pour hérésie !
Vous vous rendez compte ?! Pour hérésie ! Nous des spaces marines !
C’est intolérable mes frères, je refuse une mort aussi déshonorante ! En ce jour noir notre chapitre va reprendre ce qui lui revient de droit ! Mort aux traîtres, pour l’Empereur, pour les Silver Swords !

Le maître de chapitre, Augus Turnos eux une réponse digne des spaces marines de son chapitre, leur cris de guerre aurait fais fuir une Waaaagh .Il sourit de satisfaction en voyant ses soldats, et brandit la bannière du chapitre pour augmenter la puissance de leurs voix et leurs enthousiasmes, puis il la remis au capitaine Sigvaldus, ensuite il leur tourna le dos et convoqua les six capitaines en leur faisant un signe de la main …
Dix minutes plus tard six spaces marine en armure grise et jaune se tenait en rond dans une tente. Au centre se trouvait une table, avec une maquette posée dessus, représentant le futur champ de bataille .C’était une vaste plaine, séparant en deux la forteresse, d’un côté se trouvait les forces hérétiques de l’autre se trouvait les force loyaliste, représentait par des flèches rouge pour les hérétiques, et par des flèches jaune, pour les spaces marine. Turnos les fixa tous droit dans les yeux, puis déclara de sa voix forte …

-Vous le savez tous ils sont plus nombreux que nous, et il prépare une offensive dans trois heures .Je compte sur vos capacités, et votre expérience guerrières pour mener nos hommes à la victoire sur le champ de bataille .Il faut que les hérétiques viennent à nous, vous devrez attendre qu’ils chargent pour lancer à votre tour l’assaut prévus .Il faut les repousser jusqu’aux frontières des plaines par tous les moyens que vous aurez pour ce faire !
Dreadnought, chars… la foie.

Le maître de chapitre, en armure terminatore bougeait les pièces jaune de façon à faire une grande flèche très espacée.

-C’est comme ça que la contre attaque devra se passer après le bombardement des whirlwilds, vous les repousserez jusqu'à leurs tranchées, et ensuite vous attendrez mon ordre pour battre en retraite, ne le faite pas trop vite sinon ils se douteraient de quel que chose …d’accord ?!

L’un des six capitaines ne put se contenir, face à la stratégie que voulait aborder leur maître de chapitre.

-Pardonnez moi mon seigneur, mais pourquoi se repliez alors que nous serions sur le point de leur donnez le coup de grâce

Turnos resta froid face à la remarque de son frère d’arme, il le regarda et lui fit alors part de la deuxième phase de son plan.

-Une fois que vous aurez repoussé les hérétiques, jusqu’à leurs tranchées leurs véritables guerriers sortiront de l’ombre des ruines pour attaquer, je connais bien la façon de penser de se traître c’était le plus rusé d’entre vous mais c’était aussi le plus perfide …

-Et alors replie ou pas je ne vois pas très bien ce que ça changera….

-Écoutez ! Une fois que vous serez la bas leurs forces vous submergerons, et vous ne pourrez plus rien faire vous devrez vous repliez pour que j’ordonne la deuxième phase du plan c'est-à-dire un bombardement aérien une fois qu’ils seront tous sortie …

-Excusez moi, je …

-Bien ! Mener nos spaces marine, jusqu’aux tranchées et dites leurs de patienter et de bien vérifier leurs armes, ils doivent tous être près ! Pour la gloire et la puissance des Silver Swords !

Les capitaines space marines, le saluèrent et ne perdirent pas de temps .Une fois sortit de la tente il partirent en route pour les plaines dévasté de la forteresse, le soleil était haut dans le ciel quand ils partirent .Turnos quand à lui se dépêcha d’entrer dans sa tente personnel, pour pouvoir enfiler son armure terminatore .Elle était magnifique sont duos de couleurs, or, et gris avec l’aigle à deux tête impériale gravé sur le thorax, faisait germer en n’importe quel soldat un sentiment de respect, et d’admiration .Son gant énergétique , et son marteau de guerre, qui jadis brisa le crâne du puissant Big boss ork qui avait tenter de détruire la forteresse space marine avec sa Waaagh .C’était grâce à ce fait d’arme qu’il réussit à devenir maître de chapitre …
Le visage ridé du vieux soldat était envahit par la haine qu’il vouait aux renégats qui avaient salit à jamais le chapitre des Silver Swords


Plus loin au même moment les capitaines, étaient arriver dans les tranchées avec leurs troupes .Les six capitaine avais chacun cinquante spaces marine, sous leurs ordres mais un seul des capitaines se différencier des autres de part les spaces marines qu’il dirigeait mais aussi, par son rôle dans cette bataille, le capitaine Markus Shex, capitaine des forces d’assaut, surnommé l’aigle d’argent, c’était le capitaine le plus talentueux du chapitre, et il l’avait prouver de nombreuses fois par plusieurs fait d’armes et tactiques .Chaque capitaine sauf Shex avait un dreadnought sous leurs ordres .Les Silvers Swords attendaient tous l’arriver des renégats de pieds ferme, le vent seul le souffle du vent venait perturbait le silence de mort qui régnait sur la plaine.
Turnos arriva avec son escorte de terminatores une demis heure plus tard, son armure brillait à la lumière du soleil, ses cheveux volaient aux vents avec sa barbe grise, il reçus alors une communication radios, du capitaine Turnos le même capitaine ayant mis en doute la tactique du seigneur Turnos .Le maître de chapitre mis alors sa main à l’oreille …

-Que ce passe t’il ?

-Seigneur ! On vous voie trop ! S’il vous plais évitez de vous faire tuez maintenant, ci un char ennemie vous repérez vous…. 

Il ne pus finir sa phrase, qu’il reçus pour réponse, très sèche et froide de Turnos…

-Un maître de chapitre ne se cache pas si les hérétiques me voie tant mieux, qu’ils me craignent ! Je suis Augus Turnos tueur d’ork briseur de crâne, et maître des Silvers Swords ! Je ne crains personne !

Sa voix résonna dans toute la plaine, tous les spaces marines, poussèrent un cris de guerre pour se donner du courage .A ce moment là l’alarme retentit, devant eux les spaces marines renégats avançaient en courant et en hurlant des paroles, incompréhensibles, ils ne faisaient que hurler, courir et tirer comment avaient ils pus être des spaces marine autre fois .Les cinq capitaines ordonnèrent en même temps de faire feux sur les rangs désorganiser des spaces marines déchus .Les serviteur de l’empereur s’exécutèrent et tirèrent avec une synchronisation parfaite .Malgré la performance impressionnante des serviteurs de l’empereur les serviteurs des dieux noirs étaient trop nombreux, la vague était sur le point d’engloutir les tranchées spaces marines.

-Ici le capitaine Angelos ! Pilonner les !

-A vos ordres seigneurs !

Soudain surgirent des flancs, de la plaine trois wirlwind de chaque cotés, ils levèrent leurs lance missiles bien haut, et tirèrent sans s’arrêter ! Le pilonnage fut parfait, les renégats étaient désemparé et ne savaient plus que faire.

-Ici Turnos lancer la contre attaque maintenant !

-A vos ordres !!!!!

Dirent en même temps les cinq capitaines spaces marines concerné, en sortant des tranchées ils avaient tous leurs armes de corps à corps, la charge réussit à merveille, les wirlwinds avaient très bien fais leurs travail .Les spaces marines massacraient les renégats, avec rage et vengeance ils n’hésitaient pas à leur faire avaler des grenades, ou à les laisser ce vidaient de leurs sang après leurs avoir trancher les membres un par un .Turnos comprenait la rage de ses frères d’armes mais il espérait quelle ne soit pas permanente,ou trop présente en eux après les futurs événements …
Les spaces marines arrivèrent enfin jusqu'à l’autre bout de la plaine, là ils furent surpris de la soudaine résistance que leur faisait l’ennemie, qui ne pensait qu’a fuir dix minutes auparavant .Le capitaine Sigvaldus était armé d’une épée énergétique, et d’un pistolet à plasma .Les hérétiques tombaient un à un autour de lui, sa rage de vaincre et son maniement des armes était impressionnant, mais c’est à ce moment là que les véritables guerriers renégats sortirent de l’ombre des ruines de la citée engloutis par le sable .Sigvaldus était en première ligne contre la charge des berserks .Il pointa alors son arme à feux sur les fous de guerre, et tira plusieurs rafales sur le premier qui esquiva toutes les rafales, en roulant et sautant sur le côté .Le berserk sauta alors, en brandissant sa hache vers le crâne du capitaine space marine, celui-ci esquiva et contrat attaqua en lui transperçant le flanc droit de son épée .Ensuite le deuxième berserk sauta sur le Silver Swords et lui asséna, un énorme coup de hache tronçonneuse dans la côte droite, la tronçonneuse entama la peau du space marine qui poussa un cris de rage, et de douleur, avant de se retourner pour lui, loger sa lame énergétique entre les deux yeux .Epuisé Sigvaldus eu un moment de faiblesse, sa blessure lui faisait vraiment mal à un tel point qu’il dut mette un genou à terre .A ce moment là le troisième berserk passa à l’action, il lui asséna un terrible coup de genou, dans le menton, le Silver Swords tomba à terre en gémissant, sa mâchoire était brisée .Le fous de guerre ne s’arrêta pas là, il leva sa jambe droite juste au dessus de la tête du capitaine puis posa son pied dessus, le berserk ne put s’empêcher d’exploser de rire, en écrasant la tête du capitaine Silver Swords très doucement.

A ce moment là, d’immense silhouettes noires apparurent, à la suite des berserks ses choses étaient des sortes d’insecte géant armé jusqu’au dent.

-Des difilers ?!

Pensa très fort Turnos en mettant son casque, il prit sa radio et la mit devant sa bouche…

-Replis général vers les tranchées !

Les Silver Swords se replièrent alors en tirant sur les fous de guerre renégats, pendant se temps les canons des difilers, prirent pour cibles, les Whirliwinds qui s’apprêtaient à pilonner une deuxième fois les rangs ennemies .Mais Les renégats ne leurs laissèrent même pas le temps de manœuvré qu’ils explosèrent tous, laissant s’échapper d’eux une gerbe de flamme et des hurlements de souffrances .Les berserks en première position étaient sur le point de rattraper les space marine, mais un plan de secours avait était mis en place par Turnos .Six dreadnoughts, sortirent des rangs pour mettre fin à la charge des renégats.

-Subissait le courroux des Silvers Swords, hérétiques !

Lança l’un des dreadnoughts, aux renégats .Ils chargèrent en tirant, avec leurs fulgurants, les lignes des serviteurs déchus .Les machines space marines semèrent la mort, et la destruction dans les rangs des renégats .Mais ce ci ne dura pas longtemps, car les difilers prirent pour cibles, les dreadnoughts .Ils explosèrent tous un par un, en entraînant avec eux quel que fous de guerre noirs.

La masse de guerriers corrompus avait pris énormément d’envergure, ils étaient trop nombreux pour les spaces marines, les difilers pilonnaient les positions des serviteurs de l’empereur sans jamais s’arrêter, la situation était vraiment critique.

-Ici Turnos lancer le bombardement aérien !

-Très bien seigneur bombardement en cours !

Le dernier espoir des spaces marines, venait d’entrer en scène .Six Thundershawks apparurent dans le ciel noir et rouge de la planète, ils formèrent alors un arc de cercle parfait, pour enfin commencer le bombardement .ils bombardèrent tous le terrain en larguant des bombes deux à deux sur le champ de bataille, les hérétiques hurlaient, de douleur, de peur et sautaient dans des trous, ou alors les plus déments d’entre eux continuaient de charger ...
Leur charge avait beaucoup perdue, les difilers quand à eux tentèrent de les abattre en plein vols .Les Thundershawks volaient à très basse altitude pour augmenter leurs précision, quand les difilers ce mirent à faire feux ils furent obligées de reprendre un peu plus d’altitude .Seulement l’un des Thundershawks fut touchée à plusieurs reprises au niveaux des réacteurs, le pilote savait que son heure était venue .Il tenta le tous pour le tous et plongea avec son bombardier en flamme sur trois difilers, qui commencèrent à s’enfuir .Le pilote dans un dernier râle d’agonie réussit à faire tourner le bombardier sur lui-même, celui-ci exposa alors son flanc et réussit à faucher les trois difilers .L’explosion du bombardier fut comme une sorte de signal, car à ce moment précis une cinquantaines de spaces marines menée par le capitaine Markus Shex , fondèrent sur les survivants, renégats .Tels des rapaces ils enfoncèrent leur armes, dans les gorges des berserks, et des fanatiques .Leurs charge aérienne était tellement puissante, que la plus part du temps une fois qu’il retombait sur leurs ennemies ceux-ci mourraient écrasé par la force et le poids de la charge .Alors c’est à ce moment là que les spaces marines, se retournèrent pour achever les derniers fous qui osaient encore se tenir debout !


Turnos mis alors en place la troisième phase du plan, deux Thundershawks se posèrent à côté de lui et de ses terminatores .Les portes des vaisseaux s’ouvrit, et dans chaque Thundershawks, deux terminatores leurs firent signe de monté à bord .Les imposant soldats montèrent alors dans les Thundershawks, d’une démarche lente mais impressionnante .Turnos monta en dernier dans le premier Thundershawks, et vit la porte de l’engin se refermer derrière lui.

Les vaisseaux de transport survolèrent le champ de bataille sans larguer quoi que ce soit cette fois ci, les deux vaisseaux avaient pour mission d’atterrir, en plein territoire ennemie c’était l’équivalant d’une mission kamikaze, pour les six capitaines mais la décision de leur maître de chapitre était irrévocable.

-Mais frères la victoire ne sera acquise, qu’une fois que la tête du traître dirigeant ses chiens soit écrasé par mon marteau !êtes vous avec moi mes frères ?!

-Oui seigneur Turnos !

Dirent ils tous avec une voix ne ressemblant en rien à une voix humaine, elles étaient presque robotiques .Les deux vaisseaux de transport venait de se poser, une fois que leurs portes s’ouvrirent les terminatores sautèrent des thundershawks, ils se déployèrent ensuite dans la zone d’atterrissage .C’était une grande place qui se tenait devant l’ancien palais impériale, il n’y avait aucun bruit mis à part le départ des thundershawks, et le bruit des combats à l’autre bout de la ville forteresse .Une fois que les thundershawks étaient partis, les portes de l’ancien palais s’ouvrirent dans un grincement, qui aurait glacée le sang à n’importe quel être humains .Mais là ce n’était pas des être humains, mais des spaces marines terminatores qui serait capable de détruire des mondes entier pour pouvoir assouvir leurs vengeance .Une fois les portes ouvertes, un calme inhabituel apparue le vent ne soufflait plus et mystérieusement les bruits des combats avaient cessé .A ce moment là, des hurlements bestiaux se firent entendre, des bruits de haches tronçonneuses, et des pas lourd les succédèrent très vite .Les terminatores, se mirent très vite en position de tirs près à faire feux sur tous ce qu’il pourrait sortir de ce palais .Turnos pris son marteau à deux mains, et grogna dans sa barbe, en priant intérieurement l’empereur .Des que leurs ennemies apparue, les tirs criblèrent les hérétiques en première ligne .Mais ils se rendirent vite compte que ça ne servait pas à grand-chose, face aux traîtres se dressant devant eux, des terminatores renégats .C’était donc un duel équitable, terminatores face à terminatores noires .Turnos poussa un cris de guerre, couvrant presque la charge des hérétiques .Les serviteurs de l’empereur chargèrent eux aussi, l’impact des deux charges fut terribles .Les armures, et les armes se brisèrent en deux trois mouvements, mais Turnos lui réussit tous de même à prendre le dessus sur tous ses adversaires .Il utilisait son marteau comme un dieux de la guerre, aucun terminatores renégats n’arrivaient à l’égalé ou à paré ses attaques, il brisait ou arrachait tous se qu’il touchait .Son armure absorbait bien les impacts de bales ou de projectiles quel qu’il soit .Turnos et ses frères réussirent à repoussé les hérétiques jusqu’aux portes, c’est à ce moment là qu’ils se rendirent compte de leurs folie .Les terminatores du chaos étaient bien plus nombreux qu’eux .Turnos para habilement un coup de hache, avec le manche de son arme et fit un tour sur lui-même pour pouvoir arracher la tête de son adversaires au niveau du coup avec son gant énergétique .Soudain alors que la bataille faisait rage une lueur rouge apparue au fond du couloir, elle prenait de plus en plus d’ampleur, Turnos voulut mettre en garde ses frères d’armes mais, elle explosa avan qu’il ne puisse dire quoi que ce soit .L’explosion emporta avec elle tous le palais et le couloir projetant ou emportant tous les terminatores de l’empereur avec .Quand Turnos ouvrit les yeux, il se trouvait sur la place qui était encore plus ravagée qu’a son arrivée, il se leva e aperçus plusieurs de ses frères, entrain de ce concerter .Leurs armures était fissuré, et leurs seul armes était une épée énergétique, deux, griffes éclairs pour l’un d’entre eux, et un marteau énergétique court.

-Terminatores au rapport ! Que c’est il passait ici ?!
-On ne sait pas seigneur mais on devrait peut êtr…

Avant qu’il ne puisse finir sa phrase le terminatores fut coupé par un rire démentiel, les décombres du palais furent soudain projetées, en l’air et éparpillé sur toute la surface de la place .Là ce tenait un prince démoniaque .Une épée à la main droite, et une armure semblable à celle d’un spaces marines mais en plus grande, et ne couvrant pas sa tête, ses arrières bras, et ses cuisses .Le plus impressionnant était sa taille, elle faisait deux fois celle du terminatores. Ses yeux étaient semblable à des flammes .Turnos ne put supporter la présence de cette abomination une seconde de plus, il souleva son arme au dessus de lui et chargea .Ses frères d’armes le suivirent de près .Le monstre du chaos affichait un large sourire sadique et amusé, il était sur de lui et près à s’amuser avec les soldats du faux empereur .Il les pointa de son bras gauche puis laissa jaillir de sa main une boule de feux mauve .Elle fila droit vers le maître de chapitre en armure terminatore, qui esquiva de justesse l’attaque en roulant sur le côté .Le terminatore au marteau énergétique eux moins de chance, ne s’attendant pas à une attaque aussi rapide, il fut frappé de plein fouet par la boule incandescente, qui explosa sur lui le réduisant en une bouillie noire et fumante…
Turnos ne put s’empêcher de pousser un juron, il fit tourner son marteau une fois au dessus de sa tête avant de l’abattre sur le genoux droit du démon .Celui ci faillit tomber sous la puissance du coup, mais il réussit à se ressaisir de justesse .Il examina rapidement sa blessure et ne vis qu’une sorte de fissure dont émanait une lumière blanche .Le Prince démoniaque ne s’en préoccupa pas, et passa à la contre attaque alors, .Il leva son arme au dessus de sa tête et l’abattit sur Turnos, la lame brûlante s’abattit alors à une vitesse incompréhensible, sur le maître de chapitre, qui réussit à dévier l’attaque de peux en relèvent le manche de son arme .La lame explosa au contact du sol projetant Turnos plus loin .Le prince démoniaque ne put alors s’empêcher de rire, en se rapprochant de lui .C’est alors que le terminatores au griffes éclaires, en profita pour l’attaquer encore une fois au niveau de la plaie qu’avait fait son maître .Les griffes pénétrèrent alors la plaie scintillante lui causant une immense douleur, le prince hurla de douleur, et attrapa la tête de l’impudent serviteur du faux Empereur .Il le souleva dans les air et écrasa sa tête d’un coup de pression .Le Prince démoniaque après se méfait se retourna vers Turnos, qui avait réussit pendant ce cour lapse de temps à récupérer son arme .Il était près à en finir une bonne fois pour toute,le serviteur de l’Empereur resserra sa prise sur son arme et poussa un hurlement de rage .Le prince quand à lui se mit en position de garde épée à la main .Turnos chargea à la fin de son cris, le démon n’avait plus son sourire provocateur aux lèvres .Il avait du mal à bougeait à cause de sa blessure,mais ci Turnos faisait une seule erreur elle lui serrait fatal le prince démoniaque fit tournoyer son épée d’une main pour s’échauffer puis la fit fendre l’air quand Turnos était à porté .Le space marine esquiva en tournant sur lui même et frappa une nouvelle fois de toute ses force dans la plaie scintillante du démon .Le coup fut ci puissant qu’il lui arracha la jambe .Le prince démoniaques hurla de douleur, et tomba de tous son poids sur le sol .Un liquide noir et fumant jaillissait de la jambe du démon .Le maître de chapitre dans son hélant monta sur son torse, il fixa le démon quel que secondes et souleva lentement son marteau au dessus de sa tête, trop lentement le démon lui fit un dernier rire sadique avant de laisser s’échapper de sa bouche d’énormes flammes noir et rouge .Qui brûlèrent entièrement Turnos qui s’éteignit dans un cris de rage et de désespoir .Le calme retomba alors la place en morceaux, le démon le sourire au lèvres s’accouda à un mur .Mais au même moment dans le ciel de nombreux point noirs apparurent, ils approchaient tous à grande vitesse .Soudain le démon réussit à distinguer ce qui se dirigeait vers lui .Ce n’était rien d’autre qu’une escouade d’assaut …

-Ils doivent vraiment être désespérer pour osez m’envoyez ça !

Le prince démoniaque leva son bras, et ouvrit en grand la main pointait vers le petit groupe d’assaut volant .Shex quand à lui savait qu’ils ne leurs restait plus beaucoup de temps avant l’exterminatus et l’explosion qu’il avait vus au loin sur la plaine ne l’avait pas du tous rassurer .Il repéra alors le prince démoniaque contre un mur tendant devant eux son bras qui commençait à rougir .De fine flammes et éclairs longeaient son bras pour former dans la pomme du démon une boule d’énergie prête à être lancer.

-Que le veux des dieux noirs soient exaucés !

Hurla le Prince démoniaque en tirant sa boule d’énergie noires, L’aigle d’argent monta alors le plus haut possible pour esquiver l’attaque magique de se dernier .La boule faucha plusieurs spaces marines n’ayant pas usaient de leurs réflexes à temps pour esquiver .Mais cela ne l’arrêta pas pour autant elle continua sa progression jusqu’au au cœur de la formation et explosa ! En emportant avec elle plus de la moitié des troupes d’assaut .Shex réussit de peu à éviter l’explosion mais ne s’arrêta pas là pour autant il profita de la puissance de l’explosion pour se projeter vers la source de ses problèmes, l’épée brandit vers la tête de l’imposant Prince démoniaque .Le démon ne put rien faire la lame énergétique se figea entre les deux yeux de la créatures démoniaque,qui fut pris de spasmes énormes .Shex retira son arme du crâne du prince puis en prévus l’explosion,il s’envola dans les airs et atterrit à l’autre bout de la place avec ses frères quand il explosa .L’explosion souleva quel que partie en ruine de la place, et fit tomber l’escouades de forces d’assaut .Shex se releva et fixa le ciel pendant un bon quart d’heure .Là plusieurs vaisseaux apparurent et atterrirent à diverse endroits de la forteresse en ruines, mais un vaisseau un peu plus petit que les autres vint se poser devant lui .De ce vaisseau sortit l’inquisiteur, il était vraiment jeune, il avait même l’air plus jeune que Shex .Il avait les cheveux noir comme la nuit et les yeux bleu azur, il portait une sombre tenue noir avec des bordures d’or .L’aigle impériale à deux tête était fixé sur la partie de son manteau couvrant le cœur.

-Et bien spaces marines vous vous êtes tous bien racheter, vous pouvez être fier de vous !
-Je … ne sais pas vraiment quoi faire je ne sais pas ou est mon…
-Le maître de chapitre Turnos et mort en voulant achever le Prince démoniaque, il est mort en tant qu’héros servant l’Empereur nous ne l’oublierons pas !

-Merci …

-Bien nous allons reconstruire se monde et continuez la purge impériale, dans ce système !

-Bien …

-Je dois vous laissez alors j’espère que notre prochaine rencontre serra moins tendue (L’inquisiteur Naurax était vraiment gênée ça s’entendait dans sa voix tremblante) , vu votre nouvel exploit vous allez sûrement devenir maître de ce chapitre alors bonne chance pour la suite des événements ….

« Il est vraiment jeune … » pensa Shex avant de le saluer, Tallus se retourna et remonta dans le vaisseau qui s’envola dans l’espace .Shex fit quel que pats pensifs et trouva près d’un endroit brûlé le marteau de Turnos encore brûlant …
Shex planta son épée dans le sol et saisit sans crainte l’arme de l’ancien maître des Silver Swords …

_________________
"Ceux qui se vautrent dans le péché ne méritent pas la miséricorde du bûcher"

L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


Le chapitre 6 de ma fic La Campagne des Huit Eclipses est en ligne.
Le chapitre 3 de ma fic Inqusition Impériale a été mis à jour.
Le chapitre 8 de ma nouvelle fic Intérêts Croisés est en ligne.
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 14:37

Texte6: Foi et Ombre




Planète Azraan III

Monde développé de 5 milliards d'habitants.


Pendant deux mois, la planète a essuyée de nombreuses attaques sur plusieurs points, d'importance stratégiques ou non. Les agresseurs ne purent pas être identifiés, mais les quelques suivants parlaient de géants vêtus de lourdes armures noires, et dont les yeux brillaient des milles feus de l'enfer.
Les autorités n'accordèrent que peu d'importance à ces témoignages recueillis pour la plupart sur des hommes en état de choc parfois mutilés, et dont certain se suicidèrent après leur interrogatoire.
Elles ont eurent tord.

Il fut avéré que les frappes n'avaient rien d'aléatoires, et que les points visés comportaient souvent des informations capitales: banque, quartier générale de guildes, bâtiments administratifs, postes militaires... Pire encore, dix semaines après la première frape, les attaquants purent être révélés. Là où la plupart des hauts placés pensaient qu'il s'agissait de terroriste, il fut prouvé grâce à un enregistrement vidéo que les témoignages des survivants que l'on avait rejeté n'était pas si loin de la vérité. On pouvait voire sur les images d'imposants guerriers, maniant des armes terribles et semant la mort avec une rapidité et une efficacité inhumaine. Ils furent identifiés comme des space marines du chaos par les experts, mais ces derniers furent incapables de déterminer à quelle légion ils appartenaient. Un appel à l'aide fut envoyé, les armés mobilisées, le couvre feu instauré.
Mais une fois de plus, les dirigeant s'étaient trompés, là où ils avaient préparés leurs troupes à une guerre ouverte, les soldats n'eurent jamais l'occasion de rencontrer leurs ennemis sur un champs de bataille. Ces derniers apparaissaient la plupart du temps dans l'ombre de la nuit, frappaient puis disparaissaient, attaquant les points vulnérables, détruisant les réserves de munitions, brulant les stocks de nourriture et sabotant les avant-poste isolés.
Un grand nombre de soldats des FDP périrent des suites d'une terrible épidémie venue d'un empoisonnement des réserves d'eau. Parfois, l'ennemi laissait un survivant auquel il avait fait subir de terribles tortures pour qu'il raconte à ses camarades ce qui arrivait quand «ils» apparaissaient. En deux semaines, la moitié des troupes avait péries où s'était enfuies. Quand à l'autre moitié, elle était démoralisée et épuisée par cette guerre contre des fantômes. Mais heureusement pour l'imperium, au moment où les restes de l'armé allaient jeter l'éponge, un gigantesque croiseur apparu dans le ciel de la planète. Les sœurs de bataille, les filles de l'Empereur étaient arrivée.

La grande chanoinesse Elloyra Dovyan et une commanderie de son ordre du Cœur Valeureux débarquèrent dans la capitale planétaire. Les magnifiques jeunes filles paradèrent dans leurs armures rouge sang au travers des rues de la ville pour redonner courage et foi aux habitants.
Pendant ce temps, Elloyra demanda à s'entretenir avec le gouverneur planétaire, on la conduit donc vers le palais.

Le gouverneur Varnac était assis à son bureau quand sa secrétaire s'adressa à lui via l'écran situé sur mur. La pièce était située en haut d'une magnifique tour qui faisait office de palais, et qui trônait au dessus de la plus grande avenue de la ville.

"-Seigneur gouverneur, quelqu'un demande à vous voire.

-J'avais demandé à rester seul! Répondit il avec une pointe d'énervement. Le gouverneur était un homme âgé et fatigué. Mais malgré son age, c'était un homme de bien et proche de son peuple, il avait évité plusieurs catastrophes à la planète, mais ne pouvait rien face à une légion renégate.

-Mais, monseigneur, c'est quelqu'un de très important!

Le gouverneur soupira en se pinçant l'arrête du nez.

-Très bien, faite le entrer."

La seconde suivante, la porte du bureau s'ouvrit, dévoilant une très belle jeune femme au cheveux blancs, vêtue d'une armure d'un rouge profond magnifiquement décorée. Il émanait d'elle un sorte d'aura indéfinissable, qui pousserait le plus impure des hérétiques à se soumettre à la foi envers l'Empereur. On pouvait facilement distinguer le cœur ensanglanté qui ornait son épaulière.

"Monsieur le gouverneur, dit elle sur une voix qui ne laissait entrevoir aucune faiblesse, nous devons parler.
Le gouverneur, pour le moins surpris de voir une sœur de bataille en armure entrer dans son bureau, se contenta de bafouiller en lui demandant de s'assoir.

-Je préfère rester debout si cela ne vous dérange pas. Répondit la jeune femme avec toujours la même force.

-Euh, non non je vous en pris... De quoi désirez vous que nous discutions?

-Monseigneur, mes sœurs et moi ne sommes pas venues pour faire du tourisme, cette planète regorge d'hérétiques, estimez vous déjà heureux que l'inquisition n'aie pas demandée un exterminatus. Je suis ici pour chasser les renégats de cette planète, et pour cela, j'ai besoin de l'entière coopération de sa population, vous compris.

-Je... Et bien, vous avez mon entière soumission... Que vous faut il?

-Tous les documents que vous possédez sur vos agresseurs, témoignages, rapports, photos, vidéos, tout. Ainsi que l'appui des forces de défense planétaires.

-Nos forces sont en piteux état, mais je ferais mon possible. Pour les documents, des consignes ont déjà étaient données pour qu'ils vous soient remis au plus vite.

-Merci. Je ferai en sorte qu...

Elloyra n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'un effroyable bruit se fit entendre au dehors. Les deux personnes se précipitèrent à la fenêtre pour constater le triste spectacle qui se déroulait sur la grande avenue où défilait les sororitas, à une centaine de mètres de là. Un char immolator dont les réservoirs de prométhéum avaient dus exploser était en flammes, surement touché par un coup de lance-missile. Autour de la carcasse embrasée, une vingtaine de combattantes courraient se mettre à couvert. Les vétérans hurlaient des ordres à leurs subordonnées tandis que des renforts se rapprochaient. Les soeurs restèrent ici une minute puis deux, surveillant les immeubles, prêtes a recevoir un tsunami de tirs et a riposter. Mais rien ne se passa.
Le gouverneur se tourna vers Elloyra:

-Vous pouvez rappeler vos sœurs, l'ennemi est sans doutes déjà loin. On sait qu'il leur arrive d'utiliser les égouts pour s'enfuir, mais ils sont peut être encore en ville. Cependant, le fait qu'ils risquent une frappe en pleine journée est troublant. Surtout au cœur de la capitale.

-Ils payeront pour ça... Soyez en sure...
Sur ces mots, la chanoinesse sortit du bureau.
Le gouverneur resta un moment a sa fenêtre, puis retourna s'assoir. Il appuya sur le bouton qui lui permettait de s'adresser à sa secrétaire.

"Ordonnez que les forces de défense planétaire se tienne prête à aider nos alliés."




A des milliers de kilomètres de là, David Emzrich, jeune homme fraichement enrôlé dans les forces de défense planétaire finissait sa cigarette. L'air était doux et frais, les autres soldats terminaient de manger a l'intérieur du réfectoire, certain avaient déjà regagné leurs baraquement. Le temps laissait présager une nuit calme. Le ciel dégagé offrait le magnifique spectacle des deux lunes d'Azraan sur un fond étoilé. Un peu plus loin, le sergent Yaurhik finissait de détruire mentalement une pauvre recrue qui avait eu le malheur de lui marcher sur le pied. Emzrich s'empressa d'écraser sa cigarette sur le sol avant que le sergent ne la voit, il y aurait fort a parier qu'il lui sortirait un passage du règlement inconnu de tous pour avoir une bonne raison de coller une semaine de latrines à sa victime. Ceci fait, le garde décida qu'il était temps pour lui de gagner son baraquement et surtout, son lit.
Le moral du camp était au plus bas, les hommes n'avaient plus la volonté de se battre, bien que la plupart d'entre eux n'ai même pas entrevu l'ennemi. Même la récente arrivée des sororitas n'avait pas redonnée courage au troupe, et beaucoup songeaient à déserter dans les prochains jours.
Emzrich prenait son temps et profitait de la tombé de la nuit. Un vent frai battait son visage.
Il longeait les murs du camp en pensant à cette guerre, quand quelque chose d'anormal lui apparu: un trou béant au milieu du mur d'enceinte. Le trou était de forme rectangulaire, et assez large pour y faire passer deux hommes. Emzrich resta un moment a contempler cette brèche, qui ne semblait pas être l'œuvre d'explosif.
"Surement un animal sauvage..." Pensa le garde pour se rassurer. Il savait pertinemment qu'aucun animal de cet planète de pouvait faire ça, mais il ne préférait pas y penser. Il se promis simplement d'en parler au premier gradé qu'il verrait. Il reprit sa route sous le ciel étoilé. La nuit était complète et seule les lunes éclairaient le camp. Le garde arriva devant son baraquement, mais n'avait croisé aucun gradé, il savait qu'il devait en parler à quelqu'un mais une petite voix au fond de lui lui disait d'aller se coucher et d'oublier tout cela. Il jeta un dernier coup d'œil derrière lui et entra en referment doucement la porte.

La nuit était calme, les lunes éclairaient le camp désormais vide d'une douce lueur blanchâtre, seule quelques sentinelles subsistaient en haut des miradors, ou patrouillaient dans le camp. C'est dans cette atmosphère qu'une ombre, presque invisible, sortit d'un coin sombre, et se dirigea vers les tours. La forme se déplaçait silencieusement et rapidement, en évitant la lumière. Elle grimpa a l'échelle de la tour et se retrouva rapidement en haut. Le bruit étouffé d'un râle d'agonie se fit entendre. Le space marine regarda en direction du second mirador tout en essuyant sa lame tachée de sang, une autre forme grimpait à l'échelle, le son d'une lame tranchant le chaire se fit entendre, suivit du cri étouffé. Plus bas, un garde marchait, fusil en main, vers la provenance des étranges sons qu'il venait d'entendre. Il s'approcha d'un mirador, la lueur de sa lampe torche éclaira quelques chose qui le paralysa l'espace d'une seconde, du sang glissait le long de l'échelle. Le soldat éclaira le le haut l'échelle, on pouvait apercevoir la forme d'une main qui pendait par la trappe qui permettait d'accéder à la partir haute. L'homme horrifié, recula en tremblant, il se retourna dans l'espoir de courir vers l'alarme la plus proche, mais se retrouva nez-à-nez avec une immense masse sombre, dont seule la lueur de deux yeux rouges émanait. Le garde voulu crier, mais il sentit à la place une horrible douleur à la gorge, et s'effondra lentement tandis que son sang se rependait sur le sol.

Soudain, le bruit strident d'une alarme se fit entendre dans le camp, une sentinelle ayant miraculeusement échappée aux attaquant avait donnée l'alerte. Tous les soldat du camp se jetèrent hors de leurs lit, attrapant leurs vêtement et leurs armes, puis sortirent en courant vers l'extérieur, les gradés hurlaient des ordres à leurs hommes et insultaient les retardataires. Enfin ils allaient pouvoir en découdre avec l'ennemi! On ordonna d'allumer les projecteurs du camp, mais il s'avéra qu'ils avaient tous étaient saboté.
Cinq minutes après que l'alarme eut était déclenchée, toute la garnison était en armes et cherchait l'ennemi. L'immense camp fut quadrillé et passé au peigne fin, mais on constata vite que les attaquants avaient disparu, une fois de plus.
Le sergent rassembla ses hommes au centre du camp pour donner ses directives, il était monté sur une caisse, le porte étendard à ses cotés et les quelques centaines d'hommes lui fait face. Des murmures parcouraient les rang a propos des sentinelles retrouvée égorgées mais le sergent s'empressa de les faire taire à l'aide de quelques menaces.
Yaurhik était un homme impressionnant, un vieux soldat bien bâti doté d'une voix qui ferait fuir une bande d'orks enragés. La magnifique épée qui battait son flanc et son pistolet laser ouvragés renforçaient encore sa stature de vétéran.
Le sergent était sur le point de commencer à parler quand une détonation se fit entendre dans tout le camp. Tous se retournèrent pour constater la fumée noir qui montait au ciel.
Une voix s'éleva dans la masse de soldats:

"Ces salauds ont fait sauter les réserves de bouffe!"
Cet incident brisa le silence que le vieux vétéran avait eu du mal à installer en moins de eux secondes. Le vieux vétéran tentait de ramener l'ordre, mais sa voix rauque ne pouvait rien fasse à une armée démoralisée et en en colère. Tout a coup, une série de coup de feu se firent entendre, et une série de bolts percuta le porte étendard, qui fut projeté en arrière. Le drapeau maculé de sang tomba au sol. Rapidement, une autre rafale percuta la caisse sur laquelle se trouvait le sergent, le faisant tomber. Les hommes regardaient partout autour d'eux dans l'espoir d'apercevoir la source des tirs. Mais plus rien ne sa passa. Le sergent se releva difficilement en proférant des insultes relative à la mère de celui qui avait osé lui tirer dessus, mais personne n'y fit attention. Dans l'ombre de la nuit, les soldats avaient tous aperçu quelques faible lueur rouge, toutes assez proches d'eux. De gigantesque formes sombres commençaient à se dessiner. Les soldats sentaient l'adrénaline mais aussi la peur monter en eux. L'ennemi tant attendu était là tout près, mais aucun d'entre eux n'osa bouger, pétrifié par cette vision d'immense guerrier au service des sombres puissance. Finalement, une bonne cinquantaine de space marines était présents, les gardes étaient complètement encerclés.
Le sergent, vraisemblablement le seul à avoir gardé les pieds sur terre, observa ses hommes immobiles, la peur se lisait aisément dans leurs yeux. Yaurhik leva bien haut son épée en hurlant un cris de guerre à ses hommes, espérant leur redonner courage.
"L'ennemi est ici soldat! Au nom de l'Empereur, en avant!"

Le cris du sergent sembla effectivement sortir les hommes de leur torpeur, ils brandirent leurs armes , et la charge put débuter.
Les gardes se ruaient en hurlant vers leurs ennemis qui ripostèrent de rafale coordonnées de bolters. Les projectiles percutèrent les rang des gardes avec la violence de petits météores. Des hurlement d'agonie se firent entendre dans les troupes humaines, les bolts démembraient les pauvres soldats dans des geysers de sang.
Emzrich était perdu dans cette tempête de violence, il se sentait coupable. Il pensait que la mort de tous ces hommes était de sa faute. Un tir percuta un soldat proche de lui, l'éclaboussant de sang et de bouts d'os. S'en était trop, il se rua vers la première cachette qu'il pouvait trouver, une large caisse vide, et se jeta à l'intérieur au moment où les gardes atteignaient leurs ennemis.
Un tir percuta la caisse sans toucher Emzrich, formant un trou par lequel il pouvait observer la bataille. Le garde eut un haut-le-cœur à la vue de ceux qui étaient autrefois les meilleurs combattants de l'imperium, mais qui n'était maintenant que des barbares sanguinaires, avide de crane et de sang frai pour leur maitres. Leurs armures noires comme la nuit étaient ornées de pointes et de trophée macabres, renforçant encore plus leur aspect terrifiant. Les tirs lasers ricochaient sur cette épaisse protection tandis que leurs armes démembraient, éviscéraient et broyaient sans pitié les pauvres soldats.
Le sergent Yaurhik se jeta épée au clair vers l'un des astartes qui tenait une imposante lame crépitante d'énergie noire. Yaurhik tenta une frappe verticale, mais le renégat stoppa l'arme du soldat en l'attrapant à pleine main, puis la fit tourner de sorte que le sergent fut obligé de la lâcher. Ce dernier encaissa ensuite un violant coup de poing qui lui réduisit les côtes en miettes et le fit tomber à genoux. L'hérétique s'abaissa au niveau du soldat et lui murmura quelques paroles impies à l'oreille. Le sergent répondit en crachant sur le casque de l'astarte, ce qui ne lui plut visiblement pas puisque la tête du sergent se retrouva détachée de son corps d'un simple revers de bras. Autour de cette scène, les marines achevaient de massacrer les pauvres gardes. Les soldats restant avaient établit une barricade dans le self, que les hérétiques n'eurent aucun mal à balayer.

Emzrich n'en pouvait plus. Il ne pouvait plus soutenir un tel massacre, partout gisaient les corps de ses anciens camarades morts par sa faute. Il ferma les yeux et se recroquevilla pour pleurer. Des images de violence, de massacre et de sang lui tournaient dans la tête tandis qu'une voix lui murmurait de macabres pensés.




A des centaines de kilomètres de là, la chanoinesse Elloyra finissait les derniers préparatif pour sa purge. On lui avait réquisitionnée un des hôtels les plus luxueux de la capitale, où elle avait installé son QG. Ses sœurs quant à elles, occupaient divers bâtiment aux alentours. Alors qu'elle s'apprêtait à partir pour s'entretenir avec le gouverneur, quelqu'un frappa à sa porte. La chanoinesse demanda d'entrer, et la porte s'ouvrit, dévoilant une autre jeune femme au cheveux bruns et à la silhouette mince. Il s'agissait d'Ulytha, la subordonnée d'Elloyra.

"-Et bien, qu'y a-t-il, vous me semblez bien pressée ma sœur.

-Chanoinesse, l'ennemi vient de frapper le camp 76, la plus grande concertation de FDP de la planète à l'heure actuelle.

-Des survivants?

-Eh bien, les scanns effectués par notre vaisseau n'ont rien donnés pour le camps et ses alentours, mais il est possible que l'ennemi soit encore présent là bas et qu'il est réussi à échapper à nos scanners par diverses moyens. Pour les soldats, j'en doute. Leur alarme s'est déclenchée il y a deux jours, nous n'avons eus aucune nouvelle depuis.

-Bien, rassemblez une force d'intervention, nous partons.

-Tout de suite."


Ainsi, la chanoinesse Eloyra partit avec un contingent de cinquante sœurs aguerrie en direction du camp. Après une demi journée de voyage a survoler les vastes plaines d'Azraan, le vaisseau se posa sur le sol des jungles du sud, libérant les filles de l'Empereur.
La Eloyra voulait mener ses sœurs jusqu'au camp dans l'espoir d'y trouver quelques indices pouvant mener à leurs ennemis.
Sur la cinquantaine de combattante, la moitié était restée sur le site d'atterrissage pour garder le vaisseau.
Après quelques heures de marches au milieux des arbres et des fougères, les filles de l'Empereur arrivèrent face à un mur haut de quelques mètres. La porte du camp était grande ouverte, telle une bouche accueillant les fidèles de L'empereur en enfer.

Quand Eloyra pénétra dans l'enceinte du camp avec ses troupes, elles découvrirent un vaste charnier. des corps de soldats étaient éparpillés sur le sol, atrocement mutilés. D'autres étaient empalés sur des piques et des têtes étaient accrochées aux bâtiment dont les murs étaient souillés par le sang et les symboles chaotiques. Partout des marques en l'honneur des sombres puissances étaient tracée...
Les jeunes femmes reculèrent à le vue de cette véritable boucherie, mais finirent pas prendre leur courage à deux mains et a avancer dans le camp. Ulytha d'Eloyra pour lui parler:
"-Nous devrions bruler immédiatement cet endroit maudit! Lui glissât elle.
-Patience ma sœur, cet acte révèlerait notre position à l'ennemi, nous devons attendre d'être sure que la zone soit sécurisée.
La subordonnée baissa la tête.
-Bien." Puis elle s'en retourna vers le reste du groupe tandis que la chanoinesse restait en tête, observant les alentours. Partout ce déroulait le même macabre spectacle, le camp ressemblait à une vaste plaine de cadavre et d'autel noirs. Mais le plus inquiétant, c'est qu'il n'y avait aucun corps ennemi.
Après avoir fait le tour du camp et constaté qu'il n'abritait rien qui soit digne d'intérêt, Eloyra fit signe à ses sœurs de s'arrêter.
Elle s'apprêtait à parler quand quelque chose bougea à l'entrée de la cantine sur sa gauche. Toutes les combattantes pointèrent leurs armes sur la porte, mais ne virent qu'un pauvre soldat des FDP, essoufflé, son uniforme était en piteux état, et de larges cernes marquaient ses yeux.
"- Loué soit l'Empereur! Lâcha-t-il en apercevant les sororitas. Il était temps que vous arriviez!
Elloyra échangea un regard intrigué avec ses sœurs, puis s'adressa au soldat:

-Tu faisais parti de la garnison de ce camp?
-Euh, oui... Soldat Emzrich... Répondit il l'air confus.
-Bien, tu viens avec nous, tu nous raconteras ce qu'il s'est passé plus tard. Mes sœurs, nous retournons au site d'atterrissage! Nous reviendrons plus tard bruler cet endroit maudit!

Sur ce, le groupe se remit en marche vers le vaisseau. La nuit commençait à tomber, donnant à la forêt un aire des plus inquiétant, les arbres semblaient être autant de démon prêt a bondir sur leurs victimes.
Ulytha se rapprocha à nouveau de sa chanoinesse:
"-Nous devrions abattre ce garde immédiatement, il à vu le chaos dans sous son coté le plus horrible! Nous ne pouvons nous permettre de le garder avec nous!
-Je le sais ma sœur, mais il détiens sans aucuns doute de précieuse informations, c'est peut être lui qui ferra pencher la balance de cette guerre en notre faveur.
-Oui, vous avez surement raison. Mais je le tiens tout de même à l'œil."


Emzrich ne se sentait pas à l'aise. Pas à l'aise du tout. Ces deux jours passés au milieux des cadavres de ses camarades et des symboles chaotiques ne l'avaient pas laissé indemne. Des visions horrible lui apparaissaient... Des visions de massacre... Il se voyait étranglant son sergent au milieu d'un bain de sang. Il se voyait seigneur de secteurs entier... Il se voyait abattant cette chienne de sororita qui ne le lâchait pas des yeux. Son regard se rempli de haine et de violence, tandis que d'étranges voix lui susurrait des paroles impies. Instinctivement, il glissa sa main dans sa poche et y sentit quelque chose d'étrange. Un petit objet métallique, de la taille d'un poing. Il sortit l'objet discrètement, profitant que l'autre pouffiasse soit partit discuter avec celle qui semblait être la chef. Il observa quelques secondes la grenade a fragmentation. Les voix se faisaient de plus en plus fortes, son regard virait au rouge! Il commença à marcher vers sa nemesis, de plus en plus vite, c'était comme si il avait perdu le contrôle de ses jambes. Il sentait derrière lui que les autres femmes commençaient à s'agiter, il fallait agir vite. Il dégoupilla la grenade et se jeta sur Ulytha, celle-ci se retourna juste à temps pour voir l'homme foncer vers elle, mais n'eut pas le temps de lever son arme.
Emzrich se jeta de toutes ses forces sur la sororita, qui encaissa facilement le choc. Mais elle vit trop tard l'objet dans la main du traitre. Il profita de la seconde d'incompréhension de son ennemie pour plaquer la grenade sur le visage de la jeune femme au magnifique cheveux bruns.

Le calme de la forêt fut rompu par une violente détonation suivit d'une série de cris et de coups de feu.
Les corps mutilés d'Emzrich et d'Ulytha gisaient l'un à coté de l'autre dans une marre de sang. Elloyra et ses troupes observaient leurs défunte sœurs, la tristesse se lisait aisément sur leurs visages. La chanoinesse prit une grande inspiration.

"-Nous prierons pour le salue de son âme. En route. "

Elles eurent à peine fait quelques pas qu'un tir de plasma sortit des ombres pour percuter de plein fouet une des filles de l'Empereur qui s'effondra des un hurlement de souffrance. Immédiatement, toutes les autres vidèrent leurs chargeurs dans la direction supposée du tireur. Un calme pesant
s'installa. Les loyalistes en profitèrent pour recharger leurs armes.
Soudain, ds bruits métallique se firent entendre, les sœurs regardèrent à leur pied. L'une d'entre elles voulu crier, mais les grenades aveuglantes éclatèrent avant.
Elloyra se sentit reculer, elle tenta de reprendre ses esprit, et de rouvrir les yeux, mais elle ne vit qu'un écran blanc, qui disparaissait au fur et à mesure du temps. Autour d'elle, elle pouvait entendre des bruits de combat. L'écran blanc s'effaça enfin assez pour qu'elle puis y voire quelque chose. Ses sœurs étaient en prise avec d'imposants guerrier en armure noires, ils devaient mesurer au moins trois mètres de haut!
Elle attrapa ses armes et avança en titubant vers son ennemi le plus proche, qui finissait d'achever la sœur Emilia. Le space marines se retourna vers elle et lui envoya un coup de poing monumental en plein visage, et cette fois, elle tomba pour de bon.

Elloyra se réveilla en sursaut quelques minutes pus tard, mais il n'y avait plus rien, hormis un horrible mal de crane. Les corps de ses sœurs jonchaient le sol, elle les compta rapidement, il n'y avait aucune survivante. Elle aperçu tout de même un corps qui ne semblait pas être celui d'une sororita. Elle s'en approcha; il s'agissait bien d'un astarte renégats.

"Maudit batards" pensa-t-elle.

Elle tacha ensuite de se repérer, elle devait retourner au vaisseau avant les renégats.
Elle se rua sur le chemin qu'elle pensait être le bon, et sprinta le plus vite possible, le vaisseau devait être proche. Elle couru quelques minutes pour arriver enfin en vue de l'appareil. Elle poussa un soupir de soulagement qu'elle ravala aussitôt. Autour de la zone d'atterrissage se déroulait le même spectacle macabre que tout à l'heure. Les corps de ses sœurs gisaient tous au sol, et au centre se trouver une trentaine d'astartes renégat, la fixant tous à travers leurs casques. L'un d'entre aux tenait la pilote, la bâillonnant de sa main droite et serrant une lame dans la gauche.
La pauvre semblait tenter de faire des signes à se chanoinesse.

"Nous t'attendions." Dit l'un des renégats, sans doutes le chef, tandis que la pilote se faisait égorger sous les yeux effarés d'Elloyra. Il semblait plus impressionnant que ses hommes, de nombreux trophée macabre orné les pointes montées sur son armure énergétique, dont la tête du sergent Yaurhik.

Elloyra sentit une rage divine monter en elle. Elle dégaina son épée flamboyante et la pointa vers l'hérétique:

"-Bats toi! L'astarte éclata de rire.

-Tu veux que je me batte contre toi? Fort bien." Il dégaina à son tour une lame crépitante d'énergie.

"Mais avant..." Envoya-t-il en dégainant son pistolet bolter et en le pointant sur Elloyra. Celle-ci eut un mouvement de recul, mais le projectile vint se loger dans sa cuisse, traversant son armure. Elle retint un hurlement de douleur. Heureusement pour elle, le bolt n'explosa pas.

"Je te préviens... Tu es blessée" Finit l'hérétique avant de se lancer à l'assaut.

Elloyra se campa sur ses jambes comme elle le put, prête à encaisser la charge.
Le seigneur de chaos la percuta avec une incroyable violence, mais elle teint bon, et il commencèrent échanger des passes d'armes. Les ombres semblaient se mouvoir en même temps que l'homme, suivant chacun de ses mouvements. Elloyra, quant à elle semblait être une bille de lumière divine au milieu de toute cette ombre.

Plus le combat durait, plus l'obscurité semblaient s'épaissir autour du renégat, mais la lumière d'Elloyra semblait également de plus en plus vive. A chaque contact entre les deux armes, l'ombres et la foi semblaient s'entrechoquer en même temps que les lames. Le combat continua ainsi un moment, sans qu'aucun des combattants ne prenne l'avantage, bien que la blessure d'Elloya soit très douloureuse et l'empêche de se mouvoir correctement. Elle tenta une frape circulaire que le renégat dévia d'un revers de sa lame, tout en attrapant son arme de poing accrochée à sa ceinture. Au moment où il la pointa sur la chanoinesse, celle-ci ramena sa lame et coupa littéralement le pistolet bolter en deux. Surpris par ce revirement de situation, l'astarte ne vit pas le violent coup d'épaule qui lui arrivait droit dessus, et tomba lourdement au sol. Elloyra orienta la pointe de son épée vers le cou du space marine:

"-Une dernière volonté, hérétique? Demanda-t-elle d'une voix triomphante.
-Je vous retourne la question. Répondit l'astarte tandis qu'une trentaine de bolters se levait vers la chanoinesse. Le sourire sur son visage se transforma en moue de dégout. La lumière qui l'entourait s'éteigni.
"Vous n'avez donc aucun honneur?"

Elle eut juste le temps de finir sa phrase qu'une centaine de projectile de gros calibre fusèrent vers elle et la percutèrent dans un torrents de bruit métallique, d'éclats d'armures et de sang.

Elloyra Dovyan tomba sur le dos, un mince filet de sang perlait le long de sa joue.

L'hérétique se pencha sur elle.

"L'honneur n'a jamais sauvé personne, mais a été la cause de beaucoup de mort, tu en es la preuves pauvre brebis."


3 mois plus tard, l'inquisition ordonna l'exterminatus d'Azraan III, mais il fut prouvé que les renégats s'étaient enfuis avant la destruction de la planète.

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"Ceux qui se vautrent dans le péché ne méritent pas la miséricorde du bûcher"

L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


Le chapitre 6 de ma fic La Campagne des Huit Eclipses est en ligne.
Le chapitre 3 de ma fic Inqusition Impériale a été mis à jour.
Le chapitre 8 de ma nouvelle fic Intérêts Croisés est en ligne.
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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 14:37

Texte 7: Cieux et terres

Le poste radio crépitait de milliers d'informations lointaines envahissant la caserne d'une étrange cacophonie. Ça venait de commencer : Un Space Hulk colossal s'était écrasé à l'autre bout de la planète, permettant à un gigantesque groupe d'orks de prendre d'assaut Accatran, le foyer de la Legio Destructor.
- Ces orks sont malades ! lança Aaron, un large sourire aux lèvres. Nous avons plus d'une centaine de titans postés ici, et ils viennent quand même. Je les savais belliqueux, mais pas suicidaires. On va avoir du steak de peau verte ce soir !
Tous ses camarades affichèrent un large sourire approbateur, rapidement coupé par un beuglement provenant de la radio. « 512e escadron, arrêtez de prendre du bon temps et préparez vos appareils ! Les orks attaquent avec une force inouïe, et la plupart de nos titans ne sont pas encore prêts au combat ! Vous risquez de recevoir l'ordre de décoller d'ici quelques minutes ! »
Aaron et ses ailiers quittèrent leurs appartements, tout en continuant à rire entre eux. La bonne humeur était devenue une règle au sein du 512e escadron de chasse. Les discussions entre les différents membres étaient ponctuées de milliers de plaisanteries, même lorsqu'ils étaient plongés au coeur de la bataille. Leur chef était à la fois le plus jeune et le plus sérieux d'entre eux, et n'hésitait pas à vanter ses exploits à quiconque serait assez fou pour l'écouter. Pour lui, cette attaque sur son monde natal était une nouvelle occasion de prouver qu'il était un maître du ciel. Il s'avança vers son casier, enfila sa combinaison et ramassa son casque. Il quitta les baraquements, avançant lentement sur la piste d'aviation. Il jeta un regard vers les nuages et le ciel bleu, un sourire de satisfaction sur son visage. Toute cette place au-dessus de sa tête était son terrain de chasse, son espace vital. Bientôt, il allait pouvoir retourner au-dessus des nuages, observer sa planète depuis les cieux, voir la vie depuis le dessus.
Il fut tiré de ses rêveries par de sourdes détonations lointaines. Il connaissait ce bruit : l'artillerie venait d'ouvrir le feu, la bataille allait commencer. Il se précipita vers les engins en bout de piste. Tous les aéronefs de l'escadron étaient là, en ligne, n'attendant que leurs maîtres pour monter déchirer le ciel. Aaron passa devant les groupes de bombardiers, et rejoignit le groupe de chasse. Il sourit en voyant son appareil : un magnifique chasseur Lightning, presque félin tant il semblait impatient de retourner dans les airs. Il était décoré de centaines de symboles, un par victoire en combat aérien. Le pilote s'en approcha, et passa sa main sur le fuselage comme on caresserait une femme. Il grimpa rapidement dans le cockpit, s'y installa en attente de l'autorisation de décoller. Son casque posé sur les genoux, il se mit à admirer le ciel, et se souvint de toutes les batailles que son escadron avait permis de remporter. Il se répéta la devise du 512e, une phrase qu'il avait lue dans un vieux livre, trouvé au hasard d'un hameau en ruines : Alors que je vole à travers la vallée de la mort, je ne crains aucun mal, car je monte loin au-dessus de cette terre.


Aldenis tenait fermement les commandes de son Leman Russ. Il regardait nerveusement l'écran de contrôle, qu'il utilisait pour scruter l'horizon. Il faisait partie des forces de défense de la planète, incorporé à un régiment entier de la Garde impériale. Ses ennemis allaient venir, ce n'était plus qu'une question de temps. Mais avec quoi est-ce que ces fous étaient venus ? Les orks étaient imprévisibles, il ne le savait que trop bien. Il se remémora d'incroyables batailles contre les peaux-vertes, promenant sa main sur l'énorme balafre qui ornait son visage. Il se leva de son poste, et ouvrit l'écoutille du char, et regarda au-dessus de lui. Le soleil était caché derrière la tête d'un titan de classe Reaver. La gigantesque machine se tenait au milieu de la ligne de défense, prête à déchaîner sa monstrueuse puissance de feu. Ses canons étaient pointés droit devant elle, n'attendant plus qu'une cible à anéantir. Le titan devait défendre les incroyables forges de la planète, et se tenait à l'entrée du site, lui et une dizaine de ses semblables.
Aldenis promena son regard sur toute la ligne des titans, et les centaines de chars et positions fortifiées. Une telle puissance le fascinait, l'hypnotisait. Il fut cependant réveillé par une alerte à la radio. « Ici équipe reco 1. Je n'ai jamais vu ça. Les orks s'approchent, ils ont des machines aussi grandes que nos titans, et ils sont des centaines de milliers, peut-être des millions ! Puisse l'Empereur nous protéger. »
Aldenis se tourna vers Josh, le commandant de char, l'air inquiet. Il le vit prendre la radio et contacter la base : « Alertez les chauffeurs d'avions. Ces casse-cou pourraient se rendre utiles pour une fois ! » Le commandant éteignit la radio, et jeta un regard mauvais vers son pilote, qui se retourna immédiatement et s'accrocha aux commandes du char, verrouillant ses yeux sur l'écran de contrôle. Un petit moment après, il entendit de sourdes détonations provenant de derrière la ligne, suivies peu après de grosses explosions devant lui, au loin. L'artillerie avait ouvert le feu, l'ennemi était à portée.
Soudain, il vit une série d'une centaine de petits points se détacher de l'horizon, et grimper dans le ciel en grossissant.
- Est-ce que les pilotes ont déjà décollé ? demanda-t-il, nerveux, à son commandant.
- Négatif, rétorqua-t-il sèchement.
- Est-ce que nous avons des Hydra dans la ligne de défense ? posa-t-il en sentant la peur monter.
Le commandant répondit négativement de nouveau, puis il comprit. Il regarda par l'écoutille et vit la gigantesque formation de chasseurs orks qui s'approchait.


Aaron commençait à s'impatienter. Il n'était assis que depuis une poignée de minutes, mais étouffait de l'envie d'aller combattre. Avec sa chance habituelle, se disait-il ironiquement, il n'allait même pas être appelé. Les forces au sol faisaient souvent un trop bon boulot. Il poussa un profond soupir en renversant sa tête vers l'arrière, et se mit à jouer avec les commandes de la radio en guise de passe-temps.
Soudain, un gigantesque cri lui éclata dans les oreilles. Il s'empara de son casque et le jeta sur le tableau de bord devant lui, avant de se tordre de douleur. Il se redressa, et vit les autres appareils de son escadrille refermer leur cockpit et allumer leurs réacteurs. Ils avaient enfin reçu l'ordre de décoller. Il remit son casque à la hâte, et enclencha tous les systèmes de son chasseur. Son habitacle se referma, et il entendit l'agréable sifflement de ses moteurs. Il jubilait, mais resta calme en prenant la radio et en distribuant des ordres de formation. Il poussa légèrement la manette des gaz, et son appareil s'avança sur le tarmac en position de décollage, suivit par tous les autres chasseurs. Il poussa la manette d'un coup sec et senti l'impressionnante accélération de son appareil. L'engin hurla et accéléra sur la piste, secoué par le bitume sous ses roues. En un éclair, il avait avalé un demi kilomètre. Aaron tira sur le manche, et sentit sa bête se calmer, il n'y avait plus aucune vibration. Le pilote retournait dans son terrain de chasse. Il regarda dans un rétroviseur et vit tous les chasseurs décoller un à un, s'arrachant du sol dans un tonnerre infernal, et se calmant aussitôt les roues cachées dans le fuselage. L'escadre mit le cap vers la ligne de front, et se stabilisa à dix mille pieds d'altitude, juste au-dessus des nuages. Le ciel leur appartenait de nouveau. Ils traversaient l'air à pleine vitesse, goûtant à l'immensité de la voûte céleste.
- Alors chef, on va casser du peau-verte ?
- Ouais, répondit Aaron, on va leur montrer ce qu'on vaut ! Tactique habituelle : on descend les zincs ennemis puis on tire au missile sur la DCA. Après, ce seront nos bombardiers qui viendront s'amuser.
- Mais chef, ils n'ont demandé que la chasse ...
- C'est pas trop grave. On ne va quand même pas obéir à des trouffions au sol ?
Les pilotes poussèrent un large sourire approbateur, et brisèrent la formation. Certains plongèrent pour jouer à cache-cache dans les nuages, et d'autres les traversèrent pour un vol en rase-motte, zigzaguant entre les cheminées du monde forge, se faufilant dans les cols et secouant les ouvriers dans un hurlement de tonnerre. Aaron grimpa encore pour aller tournoyer autour d'autres nuages, encore plus hauts. Il voulait jouer une dernière fois avant de rejoindre le front. Mais soudain, il entendit un cri alarmant dans son casque : « Chef, hostile derrière vous ! »
Ses instincts prirent immédiatement le dessus. Il poussa sur le manche et fit piquer son avion en décrivant de rapides zigzags. Des balles commençaient à siffler à côté de lui. Il regardait nerveusement son rétroviseur, et vit une ombre menaçante qui essayait de le suivre. Il reconnut un aéronef mal fait, peint à la va-vite, et menaçant à tout moment de se rompre. Le chasseur ork avait ouvert le feu et cherchait à abattre le Lightning. Aaron tira sur le manche et le plaqua contre son genou, faisant décrire à son appareil un virage extrêmement serré. Les avions des peaux-vertes n'étaient jamais très agiles, il lui suffirait d'un ou deux tours pour inverser la situation. Mais le pilote s'arrêta, et décida d'offrir un peu de spectacle plutôt qu'une victoire trop aisée. Il stabilisa son engin et accéléra brusquement, poussant l'ork à le suivre. Il attendit que son poursuivant soit de nouveau assez près pour tirer, puis il coupa net les réacteurs, ouvrit les aérofreins et tira sec sur le manche, cabrant violemment le Lightning. L'appareil resta comme suspendu en l'air, à la verticale, quasiment immobile. Surpris par la manœuvre, le peau-verte le dépassa en un éclair. Aaron ralluma les moteurs et poussa sur le manche, et se stabilisa derrière son ennemi. Il appuya sur la détente, et une série d'obus vint percuter le chasseur ork, le désintégrant instantanément. Aaron exécuta un rapide tonneau pour éviter les débris et fêter sa victoire, et amorça un virage vers le front. Il entendit rapidement ses ailiers l'acclamer à la radio. Il refit son impressionnante figure et se vanta à la radio : « Appelez ça le cobra d'Aaron ! »
L'escadrille reprit sa formation et plongea en-dessous des nuages, rejoignant ainsi la bataille qui venait de commencer. Un essaim de chasseurs tournait autour des titans et des chars, larguant bombes et autres munitions en direction des blindés. Les chars impériaux zigzaguaient au hasard, cherchant à esquiver les tirs en tentant de riposter avec leurs mitrailleuses. Les tirs des centaines de Leman Russ créait un véritable ouragan de plomb dans les airs, rendant impossible toute approche sûre. En face s'étendait l'armée ork, qui chargeait à une vitesse folle vers la ligne impériale. En les voyant s'approcher de la sorte, Aaron comprit mieux la manière de les désigner : la marée verte.
« Que la fête commence ! » L'escadre de Lightning rompu la formation, chaque chasseur plongeant comme un faucon vers sa proie, méprisant le mur de munitions qu'ils commençaient à traverser.


« Mais qu'est-ce qu'ils foutent ?! » jura Josh. « C'est pas comme si on avait besoin de renforts, mais c'est tout comme ! »
Aldenis manœuvrait tant bien que mal son char, cherchant à adopter les trajectoires les plus inattendues, les plus difficiles à anticiper. Tous les blindés de la ligne de défense avaient quitté leurs positions, trop exposées, pour adopter des mouvements d'esquive sur la plaine devant les titans. Le Leman Russ tressautait sur le sol massacré par les obus, virant dans tous les sens et renversant sans cesse son équipage. Le pilote ne comprenait pas comment il faisait pour tenir debout, mais ne prenait pas le temps d'y penser. Il sentait son corps se vider de son eau, et ses mains devenir moites de transpiration. Son regard s'était verrouillé sur l'écran de contrôle, il ne faisait plus rien d'autre que de trouver d'autres trajectoires sous la pluie de munitions. Chaque seconde, le char était de nouveau secoué par une nouvelle explosion. Les bolters latéraux et la tourelle d'écoutille étaient pointés en l'air, et tiraient au hasard sur les fusées rouges zébrant le ciel. Josh ramassa son pistolet et joignit ses tirs à celui de ses équipiers, n'osant même pas espérer un miracle. A la sortie d'un virage, l'écran d'Aldenis afficha un autre char d'assaut qui lui fonçait droit dedans. Il freina net dans un mouvement de panique, et vit le Leman en face s'illuminer d'une gerbe de feu, et disparaître dans une terrifiante explosion. Il hurla sous la surprise, et recula immédiatement son engin.
Soudain, il remarqua un nouveau bruit dans la cacophonie ambiante. Un autre type de grondement, plus aigu, se faisait de plus en plus entendre. « Pas trop tôt ! » hurla Josh. Le commandant jeta son regard vers le ciel, et vit les Lightning plonger à travers les tirs, piquant droit vers les orks. Leur vitesse et leurs mouvements brusques trahissait l'envie frénétique de se battre qui envahissait les pilotes. « Cessez le feu ! Tout de suite ! » beugla-t-il vers les artilleurs. « Je ne veux pas qu'un seul d'entre vous atteigne un de ces casse-cous ! »
Aldenis regardait les chasseurs à travers l'un de ses écrans. Il les voyait danser dans les airs, exécuter d'impressionnantes figures pour se placer dans le dos des peaux-vertes, et relâcher une incroyable puissance de feu contre les xénos. Il était perdu d'admiration dans ce ballet aérien.
« Qu'est-ce que vous foutez ?! » lui hurla Josh dans les oreilles, le tirant instantanément de sa rêverie. Il avait oublié de manœuvrer le char, et faisait maintenant une cible bien facile. Il accéléra immédiatement et retourna se cacher dans un cratère à l'ombre d'un titan. Soudain, une série de détonations cataclysmiques déchirèrent le ciel, suivies de milliers de tirs. Les monstrueux canons des bipèdes d'aciers s'étaient mis en marche, et délivraient l'enfer sur les positions orks. De terrifiantes explosions secouaient les premières rangées de peaux-vertes, et d'incroyables détonations échouaient sur les champs de force des Gargants. Ces derniers ripostèrent rapidement, tirant eux-aussi avec une force inouïe, mais la violence des coups était absorbée par les boucliers des titans.
« Puisse l'Empereur être avec nous ... » commença Josh. « Chargez ! A l'attaque, en Son nom ! »
Les centaines de chars se tournèrent vers les orks, et avancèrent en tirant de toutes leurs armes. Aldenis accéléra son char, continuant d'adopter les trajectoires les plus irrégulières possibles, pour ne pas être pas être aligné par un Gargant. Il essayait cependant de laisser ses artilleurs tirer dans la marée verte, et gardait un œil sur les blindés orks. Son char était équipé d'un canon laser central, et il pouvait l'actionner lui-même. Il songea un instant à l'utiliser, mais vit ses cibles être vaporisées dans une explosion de lumière, touchées par un titan. Il se contenta alors de continuer à bouger le char.
La bataille prenait des proportions épiques. Des centaines de chars impériaux manœuvraient dans un espace ouvert en face d'une marée de fantassins et de véhicules orks, tirant dans le tas et façonnant les rangs. Les titans des deux côtés s'échangeaient des salves d'une puissance incroyable, tout en se déplaçant au coeur de la bataille. Des centaines de chasseurs dansaient au milieu de ce chaos, cherchant toujours à se placer derrière un autre. Les ouvriers qui observaient de loin croyaient vivre l'apocalypse.
Aldenis continuait ses mouvements dans l'enfer de la bataille, sans se soucier de quoi que ce soit d'autre que d'échapper à la mort tout en la distribuant. Dans ce dangereux jeu de passe-passe, son rôle alternait sans cesse entre prédateur et proie. Comme par instinct, il tourna son regard vers l'un des Gargants, et vers un canon bien trop gros pour lui. Il voyait l'arme le suivre dans ses moindres mouvements, et imaginait l'artilleur cherchant à aligner le tout petit char. Cette vision d'effroi paralysa son regard vers le monstre de métal. Mais soudain, il vit une gigantesque volée de roquettes venir percuter de plein fouet le champ de force du titan ork, certaines passant même au travers. Des appareils le survolèrent de près, déconcentrant visiblement l'équipage. Les missiles furent immédiatement suivis d'une terrifiante boule bleutée, qui percuta le Gargant dans une explosion de lumière. De gigantesques plaques de métal s'en détachèrent, et la machine sembla vaciller. Aldenis comprit et hurla à l'artilleur derrière lui de tirer sur le titan. Dans un fracas étourdissant, un obus s'enfuit à toute vitesse du canon, et percuta une articulation, le faisant encore plus vaciller. Une autre gerbe de plasma vint de nouveau le percuter, et détacha ce coup-ci la tête du monstre, qui s'effondra à la renverse dans une explosion titanesque.


Aaron appuya sur la détente. Un autre chasseur ork fut touché, et partit en vrille vers le sol, explosant au contact du bouclier d'un titan. Il reprit de l'altitude et vit un autre ennemi au-dessus de lui, en plein virage. Il lâcha de nouveau une courte rafale, et le vit exploser en l'air.
- C'est du tir au pigeon ! lança-t-il dans les radios. Appelez les bombardiers, il faut qu'ils viennent s'amuser eux-aussi !
- C'est au sol qu'ils n'ont pas l'air de s'amuser, répondit un des pilotes.
Le leader piqua pour survoler rapidement la bataille. Il vit les déplacements désespérés des chars impériaux, les milliers de tirs qui fusaient vers les Leman et autres blindés, dont des dizaines étaient détruits à chaque instant. Il tira sur le manche, et, distribua gravement quelques ordres pendant qu'il remontait. Trois Lightnings se mirent en formation à ses côtés dans une fulgurante ascension. Aaron tira de nouveau sur le manche, et le groupe exécuta une splendide boucle avant de plonger droit vers les orks. Le leader fit légèrement glisser son appareil et aligna une grosse position blindée droit devant lui. Il porta son doigt sur un bouton auxiliaire, regardant nerveusement le nombre de l'altimètre chuter avec lui. « Feu ! » Les quatre chasseurs lâchèrent chacun un impressionnant missile, qui fondit droit sur la marée verte et la frappa tel un éclair. Aaron redressa et se faufila sous le bras d'un Gargant, avant de regagner de l'altitude et d'engager d'autres chasseurs. Il fit un rapide virage et vit un appareil ork droit en face de lui. Les deux engins fonçaient l'un sur l'autre, et le combat allait être une de ces sanglantes passes de face. Le pilote impérial connaissait bien ça, il ne devait pas céder sous crainte d'être pris pour cible, mais il savait qu'un ork ne céderait jamais. Il poussa la manette des gaz, et tira quelques coups de semonce, en recevant quelques uns en retour. Les tirs se firent rapidement plus intenses, et l'engin ork grossissait à une vitesse fulgurante sur le pare-brise du Lightning. Aaron se concentra sur le cockpit ennemi, cherchant à voir son adversaire. Soudain, il vit le gigantesque sourire du peau-verte. Il poussa le manche, le plaqua contre sa jambe puis tira d'un coup sec. Son chasseur fit un étrange dérapage avant de partir dans un tonneau et d'esquiver l'appareil ennemi. Il réduisit les gaz et entama un virage serré, pour se retrouver de nouveau face à face. Les deux avions s'approchèrent de nouveau, et Aaron exécuta la même manœuvre, encore et encore. Mais à chaque virage, l'impérial gagnait du terrain sur son adversaire, et menaçait cruellement de se retrouver en excellente position pour l'abattre. Lorsque l'ork s'en rendit compte, il était déjà trop tard. Paniqué, il poussa ses réacteurs à fond pour exploiter son incroyable vitesse, mais son appareil rudimentaire fut déchiqueté par une rafale d'auto-canon.
Aaron reprit de l'altitude et porta son regard en direction de l'aéroport, s'impatientant de ce qui devait en arriver. Il poussa un soupir de soulagement lorsqu'il vit une trentaine d'ombres parcourir le terrain à toute allure. Sa radio crépita instantanément après.
- Ici bombardiers et destroyers maraudeurs, en approche de la zone de combat. Désignez nous les cibles prioritaires.
- Vous en avez mis du temps ! plaisanta Aaron. On n'était pas sûr de pouvoir vous en laisser ! Essayez de démolir rapidement quelques unes de ces choses sur pattes !
Le groupe échafauda un plan d'attaque. Les bombardiers se détachèrent des destroyers et prirent de l'altitude, tandis que ces derniers se verrouillèrent sur le Gargant de tête, échangeant quelques informations avec les troupes au sol. A l'unisson, les destroyers lancèrent une énorme cargaison de roquettes droit sur leur cible, qui allèrent percuter les boucliers du monstre dans un fracas de tonnerre. Certains coups traversèrent la protection, signe que la voie était ouverte. Immédiatement, un Stormblade au sol verrouilla son canon sur le titan, et ouvrit le feu. Une gigantesque boule de plasma frappa le bipède métallique, qui se mit à vaciller. Aaron décrivait des cercles au-dessus, comme un rapace attendant que sa proie tombe. Il ne voulait pour rien au monde manquer la chute d'un titan. Il vit soudain un Leman Russ assez près du monstre. Le char d'assaut venait d'ouvrir le feu sur leur cible, et lui sembla avoir porté un coup décisif. Aaron pivota et vit le canon du Stormblade s'illuminer comme un soleil, et libérer d'un seul coup la force d'une étoile vers le coup du Gargant. Une explosion de lumière percuta le bipède, qui vacilla une dernière fois avant de s'effondrer vers l'arrière, privé de sa tête. Le corps de métal fut parcouru de dizaines d'explosions à mesure que les systèmes du titan étaient détruits. Enfin, le monstre de métal disparut dans une titanesque déflagration.
Aaron regardait ça, ébahi. Même s'il était le maître du ciel, il devait avouer qu'en contrebas, ils avaient une monstrueuse puissance de feu. Il en arrivait presque à les envier. Il était aussi surpris par la participation inattendue du Leman Russ qui avait tiré sur le Gargant, cela lui restait dans la tête. Mais il fut brutalement tiré de ses rêveries lorsqu'il sentit une douleur extrême dans sa cuisse. Il poussa un hurlement de douleur en exécutant une rapide manœuvre d'esquive. Tout en continuant à tourner, il descendit le regard et vit sa jambe ensanglantée, ainsi que de monstrueux trous dans le blindage de son cockpit. Il poussa un profond juron et se mit en quête du tireur. Il fit une demie-boucle et regarda l'ensemble du champ de bataille. Dans le chaos ambiant, impossible de retrouver son adversaire. Il continua d'examiner nerveusement le combat, et son regard se tourna soudainement vers le sol. Il reconnut le char d'avant, attaqué par une formation de marcheurs orks. Tant pis pour sa vengeance, se dit-il. Il passa sur le dos, tira sur le manche, et piqua vers le sol.


Aldenis était bouchée bée. Il regardait les restes du Gargant comme on admire une œuvre d'art. Ces gars du ciel ont une puissance monstrueuse, se disait-il. Il continua cependant à conduire son char, profitant cette fois des débris du titan pour se couvrir. Il le mena vers un gros bout de métal, laissant seulement dépasser l'obusier qui tirait en continu depuis le début de la bataille. Le blindé resta là une petite minute. « Aldenis, recule immédiatement ! » paniqua l'artilleur. « On a cinq marcheurs qui s'approchent de nous, on va en chier ! » Le char tressauta et recula immédiatement, quittant son couvert en s'éloignant de la menace. Aldenis gardait les yeux sur son écran, il voulait voir ce qui le menaçait. Il vit progressivement les couverts s'éloigner, puis les machines apparaître. Elles ressemblaient à d'horribles boîtes de conserve sur pattes, mais les pinces et canons qui y étaient attachés ôtaient toute envie de rire. Le canon du Leman Russ détonna, expédiant un obus sur le premier marcheur, qui ne s'arrêta pourtant pas. Aldenis tourna le char, et fit face à l'ennemi. Il tourna un bouton sur son panneau de contrôle, et appuya sur une détente. Le canon laser frontal cracha un puissant rayon rougeoyant, qui transperça le véhicule. Le dreadnought s'arrêta net avant de s'effondrer sur le côté. Le pilote pivota son blindé, aligna un second ennemi, et appuya sur la détente. Mais là, rien ne se passa. « Par Ses couilles, c'est quoi ce bordel ? » jura Aldenis. Il pressa de nouveau sur la détente, encore et encore, cherchant à tout prix à qu'un tir parte, tout en voyant les machines orks s'approcher. L'une d'elles arma un lance-roquettes et fit feu. Le projectile explosif frappa de plein fouet l'avant du char, faisant voler le canon laser en éclats. « Le moteur est touché ! » hurla un membre de l'équipage. Le pilote actionna les commandes pour faire reculer le char, le sentit tressauter, et partir en arrière, mais beaucoup trop lentement, permettant aux marcheurs de gagner du terrain, toujours insensibles à l'obusier, et pressés de découper le Leman Russ en rondelles.
Josh sortit la tête par l'écoutille, désireux de les voir arriver de ses propres yeux. Il arma son pistolet et tira quelques coups, comme pour manifester son envie de lutter jusqu'au bout. Soudain, l'équipage entendit un grondement monstrueux juste au-dessus du char, et vit une ligne d'explosions marteler le terrain jusqu'à frapper les marcheurs orks, et les noyer dans un tonnerre de projectiles. Le commandant de char vit alors un chasseur passer en rugissant à une poignée de centimètres au-dessus de lui et redresser brutalement avant de regagner les cieux. Il poussa un profond juron de surprise et de joie, et se rentra dans le tank. Lorsque la fumée se dissipa, les quatre véhicules étaient tombés.
Aldenis vit avec stupeur l'appareil se redresser juste au-dessus de lui, un étonnement plein de respect et d'admiration envers le pilote. Il se ressaisit rapidement, et poussa les commandes de son char en cherchant désespérément à le faire gagner de la vitesse, mais le moteur tremblait à une cadence incroyablement faible. Il cracha un juron, quitta son poste et se précipita à l'extérieur du char, juste devant l'impact de la roquette. Il jeta un rapide coup d'œil aux dégâts, puis donna un grand coup de pied de rage sur le blindage. Il sursauta en entendant le moteur repartir à un rythme normal, et retourna à la course à son poste, un sourire béat aux lèvres. Il retourna au poste de commande, et fit démarrer son char, qui s'élança à grande vitesse pour rejoindre un groupe de cinq autres blindés, qui portaient une attaque frontale. Il entendit une détonation apocalyptique envahir le ciel, et vit un autre Gargant s'effondrer dans un enfer de flammes. Il se rendit compte que quatre titans orks étaient déjà tombés, et que la marée verte semblait bien affaiblie. Les bipèdes d'aciers impériaux continuaient de délivrer un déluge infernal, le son de leur canon couvrant le bruit des milliers de moteurs de la bataille. Le combat tournait à l'avantage de l'Impérium.
Le Leman Russ s'élança dans la bataille. Le groupe de blindés devait porter une contre-attaque, et Aldenis était décidé à en être le pilier. Son char prit la tête de l'assaut et chargea droit vers les orks restants. Les mitrailleuses latérales ouvrirent le feu, délivrant une armée de bolts vers les peaux-vertes qui, peu protégés, tombaient comme des mouches. Les tanks restaient mobiles et dansaient autour de leurs ennemis, façonnant leurs rangs à grands coups de feu. Aldenis abusait de tout ce qu'il avait appris sur le pilotage et, malgré la taille de son véhicule, l'avait rendu aussi difficile à attraper qu'une souris. Soudain, il vit une étrange machine au milieu de la marée verte, terriblement ressemblante aux Hydras. La chose pointait sa série de canons en l'air, et tirait sans retenues. D'instinct, son regard suivit les obus, et les vit se précipiter vers le Lightning qui l'avait sauvé.

Aaron redressa net, et sentit presque le sol sous ses pieds. Il fit un rapide virage pour éviter une colline et regagna de l'altitude, regardant derrière lui si ses tirs avaient été efficaces. Il sourit, et décida de reprendre le combat aérien. Son Lightning grimpa en flèche avant de se stabiliser à dix mille pieds, loin au-dessus de la bataille. Il observait le combat à la recherche d'une cible, mais l'aviation se faisait rare. Subitement, un cri désespéré se fit entendre à la radio : « J'en ai un cul ! Bordel, j'arrive pas à le semer, j'ai besoin d'un coup de main ! » Aaron passa sur le dos, et vit un des membres de son escadrille qui zigzaguait à pleine allure, suivi de près par un chasseur ork. Le leader était juste au-dessus, sept mille pieds plus haut. Il tira sur le manche et plongea droit vers l'appareil ennemi. Il tira une rapide rafale en guise de coup de semonce, espérant distraire le peau verte et le faire changer de cible. Les obus passèrent loin à côté, mais l'engin xéno fit immédiatement un virage ascendant pour faire face à l'impérial. Ils se croisèrent à une vitesse folle sans réussir à s'aligner. Aaron amorça un virage serré tout en surveillant son adversaire, et vit avec surprise sa machine se cabrer, puis se retourner avant de fondre sur lui. « C'est quoi ce bordel ? » cracha-t-il sans même s'en rendre compte. Il continua son virage et évita de justesse une rafale de canon. « Cet ork est un putain de bon pilote, » se dit-il en retournant son virage. Mais là encore, le xéno ouvrit de nouveau le feu à une vitesse incroyable. Il laissa tomber les virages, et poussa les gaz à fond. Il regarda derrière lui et vit son adversaire qui le rattrapait. En un éclair, il coupa les réacteurs, ouvrit les aérofreins et tira sur le manche, exécutant de nouveau la figure du cobra. L'ork le dépassa, mais fit à son tour exactement la même figure. Les deux chasseurs étaient immobilisés en l'air, suspendus aux nuages, et dangereusement prêts du décrochage. Aaron paniquait, il savait que quoi qu'il faisait, son ennemi pourrait se retrouver derrière lui et l'abattre. Il décida d'improviser quelque chose. Il poussa son appareil pour le mettre à l'horizontale, puis modifia l'orientation des tuyères, profitant des capacités de décollage vertical du Lightning. Le chasseur était maintenant en surplace, et alignait lentement l'engin ork. Ce dernier se mit à trembler, puis décrocha brusquement, tombant comme une pierre dans une vrille infernale. Aaron piqua et se lança à sa poursuite, espérant l'abattre avant qu'il ne se reprenne. Son appareil était pointé à la verticale, dépassant rapidement la vitesse du son. Alors que le sol s'approchait dangereusement, le pilote cherchait à aligner sa cible. Le réticule s'approchait de l'ork, quand soudain d'énormes boules de métal se mirent à siffler à une vitesse ahurissante à côté de l'avion, comme si la terre cherchait à l'abattre. Une espèce de DCA avait ouvert le feu, et Aaron risquait à tout moment de se faire faucher. Il se mit à zigzaguer pour sortir de la ligne de mire, mais ne pouvait plus viser. Il vit son adversaire sortir de la vrille et se stabiliser. Le sang du jeune leader se figea, il stabilisa son appareil et le redressa pour suivre son ennemi, avant d'enfoncer la gâchette du manche. Une rafale de balles traçantes quitta instantanément le Lightning. Moins d'une seconde après, le chasseur ork plongeait vers le sol, dévoré par les flammes. Aaron n'eut pas le temps de se réjouir. Il redressa et engagea de terrifiantes figures, esquivant les obus les uns après les autres, quand soudain, la tempête se calma. Il passa sur le dos pour regarder le sol, et vit une carcasse fumante à la place de la DCA, ainsi que le char d'assaut qu'il avait vu auparavant. Ils étaient quittes, pensa-t-il, un large sourire aux lèvres.
Son regard se porta vers le reste du champ de bataille. Tous les titans orks étaient tombés, et le reste de la marée verte battait en retraite, poursuivie par plusieurs groupes blindés. Soudain, dans son casque crépita l'ordre inévitable : « Mission accomplie, retour à la base. »

Le 512e se mit en formation serrée, et tourna vers la base. Le leader jeta un dernier regard aux blindés, qui faisaient de même. Il quitta le groupe, plongea vers le sol et survola les bataillons, tournant le manche pour exécuter un splendide tonneau de victoire.

Josh se tenait debout, la moitié du corps dépassant de l'écoutille, regardant fièrement le retour victorieux des blindés. Un hurlement de tonnerre trancha l'air au-dessus de lui. Tout l'équipage du char leva les yeux au ciel pour voir un splendide Lightning passer en virevoltant à quelques mètres au-dessus d'eux. Les chasseurs restaient les maîtres du ciel, éclairs déchirant l'air et imposant leur puissance, et les blindés restaient l'incroyable mur d'acier que personne ne pouvait arrêter.

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L'Inquisiteur Arax, réveillé un peu trop tôt un matin...


Le chapitre 6 de ma fic La Campagne des Huit Eclipses est en ligne.
Le chapitre 3 de ma fic Inqusition Impériale a été mis à jour.
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 18:18

Oh mon Dieu, la TAILLE de ces pavés O_O

J'ai soudainement pas très envie de lire ... je lirai, je voterai, reste à savoir quand :fou:

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IMA FIRIN MAH LAZOR ! BLAHHHH!!!!!
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture numéro 5   Dim 2 Mai 2010 - 18:21

je m'y mets pas ce soir, surement mercredi

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