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 Inquisition Impériale

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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Inquisition Impériale   Mer 30 Juin 2010 - 10:01

Une nouvelle fic? Encore? Mais quand va il s'arrêter? :(

Les vacances sont là pour moi et je me suis décidé à me remettre sérieusement à l'écriture. Cependant je peine parfois à rester concentrer sur l'écriture d'une seule trame, je m'ennuie, mon inspiration s'en va. Aussi ai-je décidé de mener ces vacances trois fics en parallèle, chacune devant recevoir entre un et deux posts par semaine.

C'est donc avec grand plaisir qu'après Adepta Sororitas qui se penche sur... l'Adepta Sororitas et La Campagne des Huit Éclipses dont le but est de décrire une guerre menée par une armée impériale sous toute ses contures, je vous présente Inquisition Impériale la fic, qui se chargera de vous décrire les aventures de notre miss Maria Valin, inquisitrice de son état.

Pour ceux me connaissant à travers les forums ou aillant lu mes autres écrits, cette fic prend place juste à la suite des événements de Spykélis tels qu'ils ont été vécu sur La fiction dont VOUS êtes le héros de JVC, des pages 107 à 110, et quatre ans après ceux de Gydéa et Kaélios, vécus sur le RP de ce forum. Les textes des concours d'écriture Inquisition Impériale 1 et 2 sont sensés s'être déroulés entre les événements de Gydéa et ceux de la fic commune de JVC.

Je sais que vous n'en avez que peu à faire mais au moins ma chronologie est faite et peu permettre (ou pas) une meilleure compréhension de la fic qui va suivre.

Comme à l'accoutumée, toute critique, encouragement, invitation au suicide, incendie de texte est bienvenue :)

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Le chapitre 6 de ma fic La Campagne des Huit Eclipses est en ligne.
Le chapitre 3 de ma fic Inqusition Impériale a été mis à jour.
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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Mer 30 Juin 2010 - 10:02

Prologue




Gris.

Tel était ce monde.

Les façades des bâtiments étaient fait d'une pierre dure et frustre caractéristique de cette planète. Les hommes avaient le teint pâle et leur peau commençait à tirer sur leurs os alors que la malnutrition et le stress de la guerre commençait à prélever leurs dû. Les vêtements eux aussi étaient gris afin de s'accorder avec l'environnement alentour et de ne pas ainsi se montrer comme une cible évidente. Le ciel enfin était gris, encombré des cendres qui par milliards s'étaient élevées de la ruche à la suite de l'explosion de la centrale atomique.

Tout ici sentait le désespoir et l'abattement, les hommes tentaient de profiter du peu de repos que l'opération « appât nucléaire » leur avait donné alors que les femmes et les civils se lamentaient des milliers, peut être des millions de morts que la détonation avaient déclenché. Dans les faubourgs, des êtres rampaient dans les ruines, brûlés par le souffle dévastateur qui avait quelque jour plus tôt balayé la ruche. Partout à la surface les hommes sanglotaient alors que des abominations plus noires que la nuit tentaient de reprendre leur souffle.

Cette planète se nommait Spykélis et la guerre s'était abattue sur elle telle un prédateur en chasse. L'ennemi avait été repoussé avec la plus extrême violence, au cours de la plus désespérée des batailles mais le combat n'était pas finit. De l'espace descendaient des trainées de feu, seule touche de couleur en cette morne journée. Trois régiments de la garde Impériale issus des célèbres premiers nés de Vostroya tombaient du ciel pour enfin apporter la paix à ce monde exsangue, ou pour mourir dans ce but.

Certains voyaient en eux un nouvel espoir, d'autre la simple contre attaque d'un empire incapable de protéger ses sujets. Une seule avait l'audace de voir en eux la délivrance.



L'inquisitrice Maria Valin ne s'était retrouvé sur Spykélis que par un malheureux concours de circonstance, décidée à profiter de ses agréables prairies le temps de quelques vacances avant de repartir en chasse de sa proie. Cependant, la guerre l'avait rattrapé, la piégeant à la surface six mois durant. Elle s'était retrouvée à courir ces fameuses prairies dans une robe déchirée poursuivie par des aberrations tyranides, elle avait été contrainte d'occuper le poste de dirigeante planétaire suite à l'assassinat du gouverneur en place par quelque obscur cultiste, elle avait dû mener la défense d'un monde dont elle ne connaissait rien, se battre au nom de gens dont elle n'avait que faire, abandonner absolument toutes ses aspirations présentes pour se consacrer à la seule tâche de survivre.

Lorsque enfin elle avait trouvé le moyen de se débarrasser de milles et une horreurs qui s'acharnaient contre elle en faisant exploser la moitié de la funeste cité qui était devenu sa prison, avait il fallut que d'étranges astartes à demi fou ne tentent de la tuer pour au final disparaître ainsi que près d'un quart de la population planétaire lorsque son projet « appât nucléaire » se trouva accomplit.

Maintenant enfin elle soufflait, non pas de savoir que ce monde avait désormais un mince espoir de se trouver sauvé mais bien que la présence des vostroyens en orbite signifiait qu'elle pouvait quitter ce roc gris en toute sécurité.

Une douzaine de personnes étaient venues assister à son départ sur les ruines de l'ancien astroport du palais impérial local, les trois anciens qu'elle avait nommé à la tête du gouvernement de Spykélis afin de se débarrasser de cette charge, deux commandants des FDPs locales qui estimaient lui devoir la vie à elle et à son sens du sacrifice, quelques survivants de la noblesse locale à l'agonie et deux envoyés des vostroyens, venus assister au départ de l'héroïne planétaire. Tous s'étaient revêtu de leurs plus nobles atours mais même ainsi l'inquisitrice leur trouvait un air fade, militaire. La cendre qui tourbillonnait avait eut tôt fait de salir les chemises blanches et les vestes d'apparat rouges et les regards fatigués de ces hommes leur ôtait toute étincelle de vie.

A ses yeux seule importait la passerelle accueillante de la navette Aquila descendue des cieux pour la conduire à jamais loin de cette planète arriérée. Alors qu'elle avançait vers sa délivrance, assise sur un fauteuil roulant poussé par un membre de sa suite, elle entendit vaguement un discours dépeignant l'héroïsme de « celle qui était sortie de l'ombre et qui s'était confronté aux ténèbres ». Elle n'y prit aucune attention. Lorsqu'enfin elle se trouva à bord de la navette, elle vit l'un des anciens se diriger vers elle, un sourire fatigué égayant quelque peu ses traits.

-Y a il quoi que ce soit que Spykélis puisse faire pour vous montrer une fraction de sa gratitude?
La jeune inquisitrice resta interdite un moment, l'air grave. Puis, avec énormément de sérieux, répondit:
-Par l'Empereur, changez vos garde robes, j'ai cru mourir de passer six mois avec de tels campagnards que vous!
Et c'est sous le regard quelque peu médusé de l'ancien que sa navette prit son essor avant très vite de n'être plus qu'un petit point dans l'infinité grise du ciel.



Ce ne fut qu'une fois que la baisse de pesanteur typique de la sortie d'atmosphère se fit sentir que Maria s'autorisa enfin un soupir de soulagement. Une part d'elle même ne voulait toujours pas croire qu'enfin elle avait quitté cet affreux monde, qu'elle n'aurait plus, chaque nuit, à ne dormir que d'un œil de crainte qu'une monstruosité xénos ne la réveille, qu'elle ne se retrouverait plus engagé dans cette folie sans grâce qu'était la guerre ouverte.

Ses petites vacances lui avaient couté cher, très cher. L'inquisitrice pouvait encore sentir les côtes brisées par la poigne d'acier du Dreadnought remuer aux tressautements de la navette. Au fond de l'habitacle, une civière soutenait Attellus, un de ses hommes de main, dont la jambe avait été arrachée par une rafale d'autocanon. Assis en face d'elle, l'air sombre, le croisé Ravion ne portait qu'un pantalon de toile et une veste ample, tout son corps était couvert de bandages pour parer aux blessures du dernier affrontement. Dinor, le sniper, était pour sa part aussi sombre que sa peau noire. Il était le seul à ne pas avoir été blessé mais la vue des monstruosités tyranides l'avait marqué aussi sûrement que du fer chauffé à blanc. Zuriel enfin...

Zuriel n'était plus là.

Maria était bien incapable de dire le jour où elle s'était mise à apprécier l'assassin Moritat. De fait jusqu'à sa mort une semaine plus tôt, elle pensait le haïr du plus profond de son âme, mais pourtant sa perte lui pesait lourdement et déjà son humour plus noir que la nuit lui manquait ainsi même que les différentes allusions perverse qu'il avait toujours eut à son sujet.

Alors qu'elle laissait aller sa mélancolie sur l'état piteux de sa suite, Maria finit par apercevoir à travers les hublots de la navette les flancs gothiques du Dulce Dies, le vaisseau qui l'avait conduit en ce lieu et qui s'était engagé par contrat à l'emporter où elle le souhaitait jusqu'à ce que sa mission finisse.

Long d'un kilomètre, le Dulce Dies était un petit vaisseau cargo comme les libres marchands du secteur en employait foule. Bien que ne portant aucune arme et qu'il soit incapable de survivre à la moindre bordée d'un vaisseau de ligne, ses soutes abritaient de quoi faire des milliards de profits à chaque voyage spatial. Ses flancs étaient sculptés d'arches élaborées cachant de manière élégante les gigantesques portes coulissantes, seules preuves que ce navire était un cargo et non un simple vaisseau de plaisance comme certaines familles richissimes se plaisaient à posséder, et dissimulant ainsi la preuve de la valeur quasi inimaginable que pouvait représenter une telle prise facile. Ses moteurs puissants occupaient un bon quart de la longueur totale du vaisseau et étaient capables de petits sauts warp pouvant aller d'un sous secteur à l'autre. Sa proue fuselée étaient décorée par les ailes d'un gigantesque aigle bicéphale et elle pouvait s'ouvrir dévoilant un glorieux aquila de cinq cent mètres d'envergure et donnant le jour à ses gigantesques soutes avant.

Le pont de débarquement bâbord s'ouvrit majestueusement et laissa pénétrer la navette.

A peine sortie, Maria fut accueillit par une douzaine d'hommes d'équipage en tenue de parade encadrant le plus dignement possible leur maître: le libre marchand Vorus. La chaise roulante de l'inquisitrice avança, mue par ses petits moteurs et le marchand s'inclina. De fait il devait à Maria de disposer d'un tel vaisseau: elle s'en était rendue maîtresse quelques mois avant le début de sa quête puis était partie à la recherche de quelqu'un disposant des compétences nécessaires pour le faire traverser le vide spatial. Elle avait trouvé Vorus, un libre marchand d'une centaine d'année qui avait perdu son vaisseau suite à une attaque de pirates. Elle lui avait proposé le poste de capitaine et la possibilité de refaire sa fortune en échange de ses services en tant que navigateur aussi longtemps qu'elle en aurait besoin.

L'homme en ruine d'alors avait peu à voir avec le fringant quartier maître dont l'apparence ne laissait pas présager d'un homme de plus de cinquante ans et dont le physique svelte était mis en valeur par un uniforme noir damasquiné de fils d'argent. Il se releva en prenant la main de la blessé et lui apposa un fugace baiser:
-Madame, c'est une grande joie que de vous revoir. Nous avons attendu dans les environ de ce système presque une demi année et nous pensions à partir d'ici peu, la mort dans l'âme. Mais vous voir ainsi reparaitre est un bonheur d'une rare intensité!

Maria prit un petit sourire fatigué. Lorsqu'elle l'avait trouvé, Vorus était au trente sixième dessous, buvant pour oublier tout ce que le destin lui avait ravi en même temps que son navire. Il serait mort en quelques années sans les traitements rajuvénants qui lui permettaient malgré son siècle d'âge de se maintenir en forme. Depuis qu'il se trouvait à nouveau à bord d'un vaisseau, son état avait changé du tout au tout. La reprise de son traitement anti vieillissement avait eut tôt fait de transformer un vieillard de plus en plus décharné en un séduisant aristocrate de la cinquantaine. Un bon passage chez le barbier avait révélé un visage en lame de couteau et des yeux marron perçants. En même temps que son poste, il avait décidé de reprendre son statut de séducteur. L'inquisitrice pour sa part avait toujours regardé ses tentatives maladroites charme d'un oeil amusé mais elle n'était pas d'humeur à l'écouter débiter une heure durant ses inanités sur la parfaite harmonie entre ses yeux et ses cheveux.

-Je suis également heureuse de vous revoir maître Vorus, j'espère que vous avez prit grand soin de mon vaisseau durant mon absence?

Vorus grogna un peu au son de « mon vaisseau ». Parmi les termes du contrat qu'il avait signé avec l'inquisitrice, il était capitaine du vaisseau mais elle était la libre marchande et il était à son service. Le vaisseau lui reviendrait pleinement lorsqu'elle en aurait finit avec ses affaires courantes. L'offre était royale mais devoir en répondre à une autre concernant son vaisseau pesait au capitaine.

-Soyez assurée qu'il est au mieux de sa forme, nous avons même eut le temps de collecter du minerai sur les mondes éloignés du système au cours de notre séjour. Il y avait sur la sixième planète une très faible ethnie locale et...
-Merci capitaine, vous me raconterez tout cela quand je me porterai mieux. Pour le moment je pars pour mes quartiers, dirigez vous vers le point de saut du système.
-Bien madame, vers où nous dirigeons nous
?
-Je vous le dirai quand je le saurai!
Sans plus attendre, Maria quitta la passerelle de débarquement et se dirigea, aussi vite que son véhicule lui permettait, vers ses quartiers. Les trois survivants de sa suite descendirent alors même qu'elle partait et se dirigèrent vers leur propres cabines à l'exception d'Attellus, l'amputé, qui fut conduit à l'infirmerie du vaisseau.



Lorsque la porte de sa chambre se referma enfin et qu'elle sut que personne ne pouvait plus l'entendre, Maria s'autorisa son deuxième profond soupir de la journée. Elle jeta un regard circulaire à la pièce et fut satisfaite de voir que rien n'avait disparut. Il s'agissait d'une grande pièce de six mètres par cinq dans laquelle la lumière des étoiles se déversait par deux grand hublots. Le mobilier était abondant et de grande valeur, disposé avec goût autour d'un grand lit à baldaquins. Les murs étaient encombrés d'armoires et de miroirs alors que le sol était couvert de tapis moelleux.

Maria Valin avait toujours aimé le luxe. Née d'une famille de haute noblesse, elle avait connu une jeunesse dorée et bien que les quelques années qu'elle passât par la suite au couvent Dialogus de l'Ordre de la Lame Sacrée avait été un moment d'ascèse, elle avait retrouvé son train de vie d'enfant gâtée le jour même où elle avait rejoint l'inquisition. Ce goût manifeste pour les douceurs de la vie n'avait rendu son séjour sur Spykélis que plus douloureux, elle n'avait pas eut une minute pour elle au cours des deux mois écoulés et cela s'était ressentit sur son physique.

Péniblement l'inquisitrice se releva de son fauteuil roulant, grimaçant alors que ses côtes encore brisées se rappelaient à elle. Maria marcha droit sur un miroir et se regarda attentivement. Elle était une jeune femme de la trentaine au visage fin et au corps endurci par les derniers événements. Ses longues jambes étaient toujours harmonieusement galbées mais elle sentait que leurs muscles étaient aujourd'hui bien plus puissants qu'hier et entachaient très légèrement la perfection de leurs courbes. Sa taille fine et son ventre plat ne laissaient pas paraître une once de graisse et ses biceps étaient clairement développés. Elle savait que son maître eut été content de ce changement, il aurait affirmé qu'un inquisiteur devait toujours être capable d'en remonter à n'importe qui sur le plan physique, mais telles n'étaient pas les méthodes de la dame Valin. Elle était une inquisitrice certes, elle avait pour tâche de traquer et d'exterminer les ennemis de l'Empereur mais selon elle une approche prudente et surtout non violente sous le couvert de ses airs d'aristocrates était le meilleur moyen de récolter des informations. Elle ne rechignait pas à se battre, mais elle détestait les affrontements barbares où les combattants s'en trouvaient réduit à user de leurs pieds et de leurs mains, où la folie de la foule prenait le pas sur le génie des individus.

Elle continua un moment son observation et fut satisfaite de voir que ses yeux d'argent, sa malédiction, n'avaient rien perdu de leur éclat à la fois si mystérieux et envoutant mais aussi dérangeant. Ses cheveux dorés pour leur part avaient dû être coupés court bien que l'inquisitrice eut fait de son mieux tout au long des mois précédents pour les garder en ordre élégant et ils avaient clairement perdu de leur douceur et de leur éclat. En général Valin se trouvait fade, négligée. La fatigue creusait de lourds cernes sous ses yeux. Elle se décida donc à prendre un bain chaud dans sa baignoire enfin retrouvée afin de chasser une bonne fois pour toute la crasse de Spykélis.



Une fois plongée dans l'eau brûlante, Maria se laissa une nouvelle fois aller à ses pensées.

Ce monde lui avait prit beaucoup mais ne lui avait rien donné, elle avait été chargé quatre ans plus tôt de retrouver un hérétique de grande ampleur, un dément connu sous le nom d'Hédoniste et il lui avait fallut près d'une année entière pour réussir à retrouver sa trace après sa dernière confrontation avec lui. L'homme était un psyker d'une grande puissance qui avait la fâcheuse tendance de changer de visage aussi facilement que d'autres le faisaient de vêtements, mais plus grave encore, cet homme, si l'on pouvait l'appeler ainsi, était supposé abriter le plus terrible adversaire de son maître. Après lui avoir filé entre le doigts sur Hylena Septim il avait quitté ce secteur de la galaxie, entrainant l'inquisitrice dans un jeu de piste interminable.

Désormais la piste devait être froide son ennemi devait rire de sa victoire se croyant définitivement hors de portée. Mais il ne connaissait pas l'Inquisition Impériale si il pensait s'en défaire aussi facilement. Si sa cible se croyait en sécurité elle n'en serait que plus vulnérable à une attaque. Maria était déterminée à ce que son contre temps ne nuise pas à l'accomplissement de sa traque.

Mais avant tout il lui fallait des vacances, une bonne convalescence et une cure d'achats intensifs de nouveau matériel et, évidemment, d'une nouvelle garde robe!

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Dernière édition par Araxyrie le Mer 30 Juin 2010 - 12:18, édité 1 fois
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Njarll
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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Mer 30 Juin 2010 - 10:21

Zu...Zuzu...mort ! Incroyable comment la mort d'un type aussi odieux peut me toucher. :noel:

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Jarlaxle
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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Mer 30 Juin 2010 - 10:24

Il se passe des choses terribles sur JVC t'imagine pas :noel:

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Sylvanas

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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Mer 30 Juin 2010 - 10:48

D'où te vient se style d'écriture magnifique à lire, c'est comme goûter une cuillère de miel >< !

C'est plaisant à lire si je ne me suis pas fais comprendre, et j'ai envie de lire la suite.
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Arghit
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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Mer 30 Juin 2010 - 11:06

Gaffe, tu baves sur les pompes d'Arax là... :(

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Sylvanas

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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Mer 30 Juin 2010 - 11:27

Non mais je l'ai trouvé bien j'ai le droit ! :(

Puis j'étais entrain d'écrire un truc poétique alors forcément :noel: ....
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Harkan
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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Mer 30 Juin 2010 - 11:35

Toi écrire un truc poétique? :hap:

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Sylvanas

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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Mer 30 Juin 2010 - 11:42

Harkan je te le montre si tu veux :(
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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Mer 30 Juin 2010 - 12:17

Njarl==> c'est l'effet Zuriel, lorsqu'il est là tu le déteste mais quand il est parti il te manque :noel:

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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Mer 30 Juin 2010 - 12:18

Bien fait pour sa gueule!
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Jarlaxle
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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Dim 4 Juil 2010 - 16:53

Le style est comme d'habitude très agréable.

On apprend ce qu'il faut sur l'inquisitrice et sa suite, ainsi que sur leur objectif et leurs moyens. Bref ça introduit bien.

Après je peux pas commenter niveau scénario vu qu'on en voie pas grand chose What a Face

Et Maria est vraiment un personnage hors norme, c'est très plaisant :noel:

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Arghit
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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Dim 4 Juil 2010 - 19:41

Gromph... bien.... Gromph... sympa... Gromph... suite...

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Arax, Inquisiteur
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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Mer 4 Aoû 2010 - 9:05

Chapitre 1: Récréation





Maria contemplait depuis la passerelle d'observation les infinis remous du warp. Certains prétendaient qu'observer ainsi le chaos dans son état brut revenait à s'exposer à la damnation et à une éternité de tourments de l'âme mais l'inquisitrice ne craignait pas de telles fables. Elle avait étudié la nature du warp, elle avait appris ce qu'il représentait, le simple reflet de son monde vu à travers le prisme de la pensée.
Chaque jour elle passait des heures à observer les arabesques élégantes de vrilles de passion, des bulles d'ambition ou le ballet sans fin des amours entrecroisés. Du moins tel était ce qu'elle voulait voir dans les mouvements éternels de cet espace parallèle, ne disposant ni des dons ni de l'expérience nécessaire pour en connaître la véritable essence.

Décrire l'espace warp est une tâche périlleuse et chacun tend à y voir quelque chose de différent tant le prisme de ses propres émotions altère sa perception par rapport à celle des autres. Pour Maria, tout cela semblait n'être rien de plus qu'un immense vide emplit de vapeurs de différentes couleur qui, mues par une étrange force ne cesseraient de se grouper, de se séparer, de changer de position ou de revenir à leur état originel. En voyant ce balai totalement dénué de sens, l'inquisitrice laissait ressurgir la femme insouciante et privée de jeunesse qu'elle avait toujours abritée au fond d'elle même malgré les responsabilités successives qui lui étaient tombées dessus.
Par moment elle voyait son reflet sur les vitres blindées du Dulce Dies, l’éclat d'or de ses cheveux en train de repousser ou celui acier de son fauteuil roulant accrochant un rayon de lumière. Elle passait alors plusieurs minutes à se contempler à nouveau, blessée, exténuée, seule. Sa rêverie volait alors en éclat et son visage prenait un air plus sombre tandis qu'elle se souvenait de tout ce qu'elle avait déjà vécu et de tout ce qu'il lui restait à accomplir.

Cependant en ce jour ce ne fut pas un reflet de mélancolie qui la tira de la contemplation des émotions pures mais une voix assez rauque quoi que rassurante:

-Vous êtes encore là inquisitrice?

Maria se retourna pour découvrir Ravion, guère plus fringant qu'elle dans son propre fauteuil roulant. La moitié des os du croisé avaient été brisés lors d'un combat face à un astartes sur Spykélis, Maria l'avait porté sur ses épaules après s'être défait du chef des marines mais elle n'avait pu échapper bien longtemps à leur traque. Un dreadnought les avait poursuivis, rattrapés dans une maison en ruine et de sa poigne terrible il avait écrasé la cage thoracique de l'inquisitrice. Celle ci n'avait dû son salut qu'à une intervention inespérée de son homme de main qui d'une grenade antichar l'avait libérée de la poigne d'adamantium avant de l'aider à se diriger, boitant à moitié, vers un lieu sûr.

Ce jour là ils s'étaient mutuellement sauvés la vie, ils avaient traversé les mêmes épreuves, ne pouvant compter que l'un sur l'autre. Depuis cet incident, Maria avait jeté un regard nouveau sur son compagnon. Le croisé avait toujours été très réservé, respectueux du protocole et ne souhaitant en aucun cas diminuer la distance qui le séparait de sa maîtresse. Celle ci avait accepté la situation, limitant ses relations avec lui à un simple échange professionnel quelque peu cordial mais depuis qu'elle avait commencé à réellement le considérer elle s'était rendu compte à quel point cet être froid lui était fidèle et même dévoué. Ce n'était plus un simple soldat de plomb qui lui faisait face mais bien un être fait de sentiments et dans la douleur duquel elle croyait voir un reflet de la sienne.

-Quelqu'un me demande? Répondit elle en le détaillant du regard.
-Non inquisitrice, nous nous rapprochons de notre destination mais il se passera encore un jour avant que nous ne sortions du warp. Je tenais simplement à savoir comment vous alliez. Vous semblez distante depuis notre départ.
-Tu es mal placé pour parler de distance Ravion, répliqua la jeune femme en souriant légèrement. Mais ne t'en fais pas, je vais très bien, je tente simplement de me détacher de ce qui a pu se passer sur Spykélis et je commence à me rendre compte de ce que mon rôle veut vraiment dire.
-Inquisitrice?
-Il y a deux ans, lorsque Marcus est mort, nous avons tous été choqués, depuis trois ans nous travaillons ensemble et jamais l'un d'entre nous n'avais péri. Je pensais m'être faite à l'idée de la mort de mes employés depuis et être assez forte pour l'endurer. Cependant Marcus était mort écrasé dans son cockpit, hors de vue, sans que nous ne puissions rien faire. Je m'étais sentie mal mais pas coupable. Mais Zuriel est mort sous mes yeux, alors que je tentais désespérément de fuir avec toi sur mon dos. Je n'ai pas eut un geste pour tenter de le sauver, je n'ai pas eut un mouvement pour regarder en arrière. Je voulais sauver ma peau par dessus tout et donc je l'ai abandonné. C'est à cause de moi si il est mort, comme si je l'avais moi même tué...
-Nous sommes tous prêts à mourir pour vous depuis le jour même où nous avons rejoint les rangs de votre suite inquisitrice, nous sommes prêts à mourir et nous ne craignons pas ce jour.

La voix du croisé avait gagné en douceur mais restait infiniment profonde tandis qu'il parlait. Son visage lui aussi s'était radouci alors qu'il tentait de calmer son employeuse.

-Mourir pour moi dis tu... chacune de vos mort serait pour moi? Chacune de vos morts serait à cause de moi donc?

Au contraire de son homme de main, la voix de l'inquisitrice n'avait rien de calme, on sentait qu'elle refoulait de son mieux un sanglot alors que ses yeux d'argent devenaient brillants des larmes qu'elle tentait de contenir.

-Une inquisitrice ne devrait pas être troublée d'avoir le sang de ses hommes sur ses mains n'est ce pas? Une inquisitrice devrait être froide et ne jamais s'attacher à quiconque? Une inquisitrice ne devrait pas trop tenir à ce qui en elle la définie comme humaine, c'est bien ça?

Ravion avait souvent observé sa maîtresse, il avait admiré son intelligence, sa force, sa détermination. Il avait toujours été fasciné par cette femme qui alliait une beauté immense avec la dangerosité de n'importe quel agent des sains ordos. Mais jamais il ne s'était vraiment rendu compte à quel point cette femme de la trentaine pouvait être fragile sous la façade qu'elle tentait de conserver en permanence. Son ancien maître avait élevé Maria au rang d'inquisitrice alors qu'elle n'avait que vingt sept ans, se basant sur ses grandes capacités en tant qu'enquêtrice et son grand esprit d'initiative. Peut être n'avait il pas assez considéré son manque d'expérience et la faiblesse relative qu'elle avait pu retirer de sa jeunesse mouvementée.

-Vous n'êtes pas en cause inquisitrice, personne, pas même votre maître n'aurait pu se sortir sans heurts de la situation dans laquelle vous vous êtes retrouvée. Vous vous êtes même incroyablement bien débrouillé et vous m'avez sauvé la vie alors qu'il aurait sans doute mieux valu pour vous de fuir et de vous prémunir de vos blessures actuelles. Vous n'êtes pas coupable, seuls les assassins de Zuriel sont à blâmer, honorez sa mémoire et triomphez de ses meurtriers est la seule chose qui vous reste à faire.

Lentement, les larmes qui étaient sur le point de surgir se dissipèrent d'elle même alors que le visage décomposé de Maria reprenait sa contenance et son habituel masque parfaitement maîtrisé.

-Merci pour ces paroles Ravion, vous pouvez disposer.

-Inquisitrice...

Alors que le croisé repartait lentement sur son fauteuil Valin ne détacha pas son regard de son dos. Il avait su lui dire ce qu'il fallait au moment où elle en avait réellement besoin et pour cela elle lui était très reconnaissante. Il ne servait à rien de regarder en arrière et de se lamenter sur le passé, son maître le lui avait dit plus d'une fois. La seule chose qu'elle devait faire était de s'assurer que ses erreurs passées ne se répètent pas à l'avenir. Lorsque Ravion passa le coin du couloir elle s'autorisa un sourire et murmura pour elle même:

-Encore heureux qu'il y a un grand nombre de domaines sur lesquels je ne me suis pas encore trompée, sans cela ma marge de manœuvre serait vraiment réduite!





Le lendemain soir, Maria et son équipe avaient embarqués une nouvelle fois dans une navette aquila qui les fit descendre sur le monde paradisiaque d’Echor III.

Cette petite planète perdu au fin fond du secteur Gyldérald était le lieu de villégiature favori de ceux ayant les moyens de financer un voyage interstellaire. Peu peuplé, ce monde n’avait aucunement souffert de l’industrialisation massive dont se trouvaient affligés nombre d’autres planètes impériales pas plus qu’il n’avait eut à endurer les aléas de la guerre et ses immenses dévastations. Ici, des nobles désœuvrés dépensaient des millions de crédits pour contempler l’océan d’un bleu turquoise en sentant les agréables vents chauds souffler sur leur peau et en lézardant sous les rayons ardents du soleil rouge. Chaque ville était bâtie autour d’un complexe hôtelier, lui-même entouré de plusieurs centaines de boutiques de luxe. Dans les rues richement décorées se croisaient d’onéreux véhicules antigrav et de puissants bolides sur roue conduit avec désinvolture de personnes n’en ayant pas les capacités. Une foule de serviteurs aux capacités infiniment variées et à l’excellence toujours plus poussée gravitaient eux aussi autour des larges artères à la recherche du moindre service à rendre afin d’accumuler leur pécule quotidien. Les seuls à faire preuve d’un peu de retenue dans leur accoutrement se trouvaient être les gardes de sécurités employés par des sociétés privées afin de maintenir l’ordre et la quiétude la plus totale afin d’accorder les vacances les plus douces aux milliers de riches touristes ici présents.

Ce monde entier ne tournait qu’autour du loisir, du repos et de la désinvolture. Aux yeux de la jeune inquisitrice, il s’agissait là du lieu parfait où reconstituer ses forces mais aussi d’où retrouver sa cible.

La navette se posa sur le toit d’un large bâtiment à l’architecture originale, très loin des canons du gothique impérial, tout en courbes harmonieuses et en spires torsadées. Maria avait sélectionné ce palace plutôt qu’un autre du fait de son excellente réputation et de sa simple esthétique, désirant perdre son esprit quelques instants au gré de ses flèches entremêlées. Lorsque l’habitacle s’ouvrit, un souffle d’air délicieusement tiède entoura le petit groupe et la jeune femme huma à pleins poumons l’air pur de ce merveilleux monde.

Elle descendit, portée par son disgracieux fauteuil roulant et regrettant de ne pas avoir à sa disposition de moyen de transport plus élégant. Un majordome en tenue verte complète ceinte d’une bande de velours rouge s’inclina à sa vue et l’accueillit chaleureusement :

-Maitresse Valin, c’est un grand honneur de vous recevoir ainsi parmi nous. Vous ne pouvez imaginer notre joie lorsque vous nous informâtes de votre intention de venir en ces lieux plutôt que de rejoindre votre sœur à l’Hôtel de Vignes !
-Ma… sœur ? répondit la jeune femme d’une voix hésitante.
-Bien entendu, la maîtresse Nymphéla Valin est arrivée sur Echor III avec son fiancé en prévision du carnaval qui doit démarrer en fin de semaine. N’étiez vous donc point au courrant ?

Maria resta un instant silencieuse. Depuis son entrée dans les ordos elle n’avait eut aucun lien avec sa famille, sa mère elle-même ignorait que sa fille était désormais inquisitrice. Le secret entourant son statut lui permettait par moment d’user du nom des Valins pour s’ouvrir certaines portes comme elle avait décidé de le faire en ce jour en se présentant non pas sous sa fausse identité habituelle mais sous son nom véritable. Se savoir ainsi plus près d’un élément de son ancienne vie que jamais lui semblait étrange, presque irréel, comme si un spectre du passé ressurgissait soudain.

-Je… je n’ai pas vu Nymphéla depuis bien des années… comment va ma cadette ? Est elle au courant de ma présence ?
-Bien entendu, répondit le majordome avec entrain, toute personne sur ce monde peut être retrouvée par n’importe quel client de l’un ou de l’autre des grands hôtels à moins de faire la demande expresse de rester dans l’anonymat. Aurions nous dû cacher votre présence mademoiselle ?

Maria garda le silence un instant alors que les souvenirs de sa sœurs ressurgissaient. Elle-même était la troisième alors que Nymphéla était la cinquième, la cadette de la lignée. Le jour où Maria avait dû quitter la maison, à peine âgée de huit ans, sa sœur n’en avait que trois et peinait encore avec les mille et une tâches qu’un membre de la noblesse Aldérane se devait de pouvoir accomplir dans sa plus tendre jeunesse.

-Bien sûr que non ! Pourquoi me cacherais-je de ma sœur ? finit par s’exclamer Maria, reprenant un visage avenant. Je voudrais la voir dès que je me serais remise.
-Bien entendu madame, conclu l’homme. Comme prévu nous avons mis à votre disposition ce qui se fait de mieux à la surface en matière d’outillage médical ce qui, de mon avis, correspond au mieux qu’il se fait dans tout l’Imperium ! Nos médecins sont prêts à vous traiter dès demain matin et nous ferrons tout pour hâter autant que faire ce peu votre rétablissement.

Sans un mot de plus, Maria se dirigea vers la porte d’ascenseur conduisant à l’intérieur du complexe. Dans la vaste cabine de l’ascenseur, elle regarda une nouvelle fois sa suite et la trouva bien peu glorieuse entre Attelus tenant avec peine sur ses béquilles, une jambe de son pantalon d’apparat pendant vide et Ravion et elle toujours incapables de se maintenir debout. Même la tenue de ses hommes lui parut par trop simple au vu de la richesse ambiante. Il allait falloir non seulement refaire en ces lieux la santé du groupe mais aussi son équipement en entier.

La cabine finit par arriver à l’étage d’habitation, s’ouvrant directement sur la suite qu’avait réservée l’inquisitrice. Tout ici n’était que luxe. Chaque meuble était fait de bois précieux, chaque mur était orné de riches tableaux, chaque tapis était minutieusement damasquiné. Une vaste pièce principale pouvait tenir lieu de salle de réception alors que six chambres permettaient au maître des lieux de loger toute sa compagnie dans un luxe non moindre que lui-même.

-Mes amis, dit Maria, nous avons bien mérité un peu de récréation je pense !

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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Mer 4 Aoû 2010 - 9:47

Toujours aussi bon, très accrocheur, le personnage de Maria est vraiment l'un des meilleurs de ceux que tu as pu créer :ok:

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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Dim 5 Sep 2010 - 18:10

Les jours suivants furent en grande partie occupés par les soins prodigués au groupe.

Attelus en particulier fut l’objet de toutes les attentions, des magos biologis se relayant à son chevet afin de remplacer son membre manquant. Pour lui tout paraissait se dérouler comme au ralenti à travers un voile quasi opaque de brume ou une plaque de verre de mauvaise qualité. Durant presque toute la semaine il ne quitta pas la table d’opération alors que lentement on greffait à chacun de ses nerfs une interface mécanique afin de lui accorder un plein contrôle de sa bionique. Celle-ci était une élégante jambe de métal blindée et profilée afin de ne laisser paraître aucunement son mécanisme mais au contraire de sembler être un membre naturel entouré de métal. Les bio-magos montèrent la prothèse directement en position, l’adaptant parfaitement à la morphologie du fantassin de choc et prenant souvent des ordres de la part de l’inquisitrice. Sans en être conscient l’homme se vit relier à une machine avant que celle-ci ne devienne une véritable part de lui-même. Ses rêves étaient peuplés de métal et de vengeances, le rendant agité sous les mécadendrites de ses gardiens.

De tout le groupe il fut sans doute celui à passer la moins agréable convalescence.



Pour Maria, il lui semblait enfin retrouvé le monde doré de sa jeunesse. Après ses séances de rééducations quotidiennes elle pouvait librement déambuler dans les vastes jardins de son hôtel, jouir de l’eau chaude de ses installations thermales ou profiter de ses représentations artistiques nocturnes. Sociale comme à son accoutumée elle discutait avec les autres clients du quotidien de la vie de noble impérial, discutant tout autant de la difficulté de maintenir en place un transit intersecteur face à la concurrence de certaines flottes marchandes de plus en plus importante que des dernières nouvelles des diverses flottes d’exploration et des merveilles qu’elle n’avaient de cesse de recenser ou encore de la qualité de vins millésimés en provenance des étendues agricoles de Jucha. Pas un instant on ne lui parla de culte sombre, pas une seule fois elle ne reçut un message la prévenant de la perte d’une nouvelle planète. Les seules larmes qu’elle eut à verser furent face aux tragédies de Deflef Redysos, un célèbre dramaturge du sous secteur voisin. Bien que chaque soir elle passât quelques heures à rechercher des informations susceptibles de la remettre sur la piste de l’Hédoniste, il lui semblait réellement jouir de ce qui eut put être son destin. Comme bien souvent elle s’interrogea de savoir si elle eut été heureuse si ses parents ne l’avaient jamais conduit au couvent, si son maître ne l’avait jamais recruté, si les seuls soucis qu’elle avait eut à gérer jusqu’à ce jour eussent été de trouver un plaisant mari et de rendre son nom encore plus illustre qu’il ne l’était déjà.
Cependant Ravion était là pour lui rappeler tout ce qu’elle aimait dans sa charge.

Alors que Dinor avait décidé de profiter de ce séjour de son coté, le croisé pour sa part, peu sociable avait décidé de rester auprès de sa maîtresse. Si les premiers jours les deux n’avaient partagé que les séances de rééducation, Maria avait finit par proposer à son homme de main de l’accompagner dans ses balades quotidiennes. Dès que les deux compagnons avaient pu quitter leurs fauteuils roulants ils n’avaient eut de cesse d’arpenter le moindre recoin de l’hôtel, échangeant gaiement à la fois leurs souvenirs mais aussi leurs connaissances, leur complicité grandissant encore de jour en jour. Maria initia son camarade aux merveilles du théâtre alors que celui-ci lui parlait passionnément des campagnes militaires historique de leur glorieuse planète et lui enseignait les grandes subtilités du jeu de régicide. En fin de journée tous deux travaillaient sur la masse de donnée que Maria avait su tirer des registres de l’administratum en profitant de ses talents dans l’art ésotérique de l’informatique et leurs recherches n’étaient rendues que plus agréables par leur compagnie mutuelle. Ravion apprit à rire des sautes d’humeur de l’inquisitrice et de son incroyable exubérance dans certains domaines alors que celle-ci aimait à titiller cet homme droit et honorable tout en sachant qu’elle pouvait compter sur son indéfectible fidélité dans tous les mauvais pas où elle pouvait se trouver, que ce soit après un excès de boisson ou simplement après avoir oublié une mesure protocolaire.

Un soir le guerrier proposa de clore les séances d’investigation par un entraînement à l’épée afin que les deux compères puissent s’aider mutuellement à retrouver leurs capacités d’avant l’incident. La jeune inquisitrice accepta avec un sourire, se disant qu’un peu d’exercice l’aiderait à se changer les idées après la masse d’informations qu’elle venait d’avoir à traiter. Chacun regagna sa chambre et revêtit une tenue de combat avant de se retrouver dans la grande salle de la suite louée par l’inquisitrice pour se rendre ensuite ensemble vers les salles de duel fournies par l’hôtel à l’attention des nobles aux humeurs orageuses ou simplement passionnés par les combats à la lame. Lors des premiers jours Maria y étais déjà descendue, invité par un noble à qui elle avait visiblement plu pour assister à un « duel d’honneur ». Celui-ci était reparti dans sa chambre le nez en sang après avoir reçu le pommeau de l’arme de son adversaire en plein visage. Sur le coup la scène lui avait paru tellement ridicule qu’elle s’était dite qu’elle ne remettrait jamais les pieds en ces lieux mais maintenant elle se sentait exaltée à l’idée de retrouver l’excitation du noble combat à la lame tel qu’elle l’avait appris des années auparavant.

Elle se dévêtit avant de s’équiper d’une combinaison composite moulante bleue nuit se refermant par une fermeture éclair dans le dos. Elle ajouta ensuite des brassards blindés blancs autour de ses avant bras ainsi que le même genre de protection sur ses jambes et de revêtir un corset composite de même couleur sensé protéger ses flancs des coups de taille. Son mentor dans l’art du combat lui avait appris les vertus de l’agilité et de la souplesse pour savoir se dérober à la lame de l’autre ainsi que l’art d’utiliser tout autant sa lame que son corps pour se battre dans une danse fluide et élégante. Riche de cet enseignement l’inquisitrice avait toujours délaissé les lourdes armures de plaque, les plastrons de cuir et les armures énergétiques au profit des combinaisons composites maximisant la liberté de mouvement. L’ajout de renforts sur ses bras et sur ses jambes n’avait d’autre but que de renforcer ses capacités au combat sans arme.

Elle se regarda dans une glace et se trouva fort élégante, ses protections mettant en valeur son physique plantureux, autre arme dont elle avait toujours su profiter. Elle s’observa sous toutes les coutures et fut heureuse de voir qu’elle avait retrouvé une bonne part de sa mobilité. Elle repensa à l’entraînement à venir et elle fut parcourue d’une vague d’excitation.

Maria sortit de sa chambre pour retrouver Ravion l’attendant, assis jambes croisées dans un confortable fauteuil. Il ne s’était pas équipé de sa lourde armure carapace qu’il lui fallait encore faire réparer mais portait à la place une tenue de combat laissant ses épaules et ses bras dégagés tout en protégeant efficacement son torse et ses jambes. Deux lourds gantelets parachevaient sa tenue. Maria le dévora un instant des yeux, son regard s’attardant sur ses épaules musclées puis elle secoua la tête pour se remettre les idées en place.

-Je suis prête.
-Moi de même, répondit le croisé avec un sourire.

Avant de quitter la salle Ravion se jeta un lourd manteau sur les épaules puis ouvrit galamment la porte à son employeuse. Tous deux marchèrent jusqu’à l’ascenseur de leur étage, attirant les regards de tous ceux qu’il croisèrent auquel Maria répodit systématiquement par un grand sourire alors que le croisé pour sa part restait imperturbable. La machine les conduisit à l’étage sportif où ils réservèrent une chambre de duel. Le réceptionniste sembla quelque peu surpris de voir cet étrange paire demander ce que seuls de jeunes dandys requerraient habituellement mais il leur désigna tout de même une salle.

L’espace de combat était assez vaste, long de dix mètres pour une largeur de cinq, de forme ovale, il devait s’adapter tout autant aux combats « en ligne » à la mode Ethérane qu’aux combats tournants de l’école « Regios ». Les murs étaient décorés de portraits de nobles maîtres d’armes encadrés d’épées longues, rappel de ceux qui avaient contribué à faire du duel un art à proprement parler. Aux yeux de la jeune femme tous ces hommes n’étaient rien d’autres que des sots au service d’autres sots. L’art du combat devait avoir pour finalité de terrasser les ennemis de l’Empereur, l’honneur devait se gagner sur le champs de bataille et pas en combattant d’autres fils de la noblesse impériale. Ravion pour sa part s’équipa d’une épée bâtarde et d’un bouclier de combat à un râtelier d’arme et salua à la manière aldérane les tableaux de trois maîtres dont il tirait une partie de son art de la lame. Alors qu’elle récupérait une fine épée à deux mains, Maria observa son visage solennel et ne put s’empêcher de sourire. Par moments les sots pouvaient être attendrissant semblait il.

Une fois que le croisé eut finit de rendre ses hommages, les deux bretteurs se mirent en garde l’un face à l’autre. Ravion se tenait dans une position standard de l’escrime aldérane, épée tenue pointe vers le bas en direction de l’ennemi et bouclier levé à niveau d’épaule. En face Maria se tenait en fente, portant son épée à deux mains à son coté droit, pointe vers le bas à l’opposée de l'ennemi.

Un moment tous deux restèrent immobiles, s’observant attentivement sans oser esquisser le premier geste. Malgré sa force, l’inquisitrice estima qu’entre son épée longue, ses gantelets blindés, sa cape et son lourd bouclier de combat, l’homme face à lui devait être infiniment plus lent qu’elle.
D’un pas léger elle progressa de deux mètres puis, voyant que Ravion demeurait encore immobile, elle entama un fulgurant tourbillon sur la gauche, sa lame filant droit vers le flanc non protégé de son adversaire. Sa lame était trop rapide pour qu’un œil non exercé puisse la suivre mais pourtant elle rencontra le bouclier du croisé. Celui-ci venait de faire un pas en avant, pivotant sur lui-même à la vitesse de l’éclair pour bloquer le coup de son adversaire avant de poursuivre son mouvement de rotation en une attaque de taille puissante. Maria fut surprise et même stupéfaite de la rapidité de son adversaire. Elle stoppa son tourbillon et se faufila sous la lame de son opposant d’un bond félin avant de rouler au sol un peu plus loin et de se remettre sur pied, en garde, en quelques instants. Elle vit un sourire clairement dessiné sur le visage de son adversaire et cela ne fit que lui faire monter le rouge au lèvre et à l’agacer sérieusement.

L’inquisitrice revint à la charge, sa lame virevoltant en larges moulinets, appliqués mais rageurs. Ravion se contenta de détourner les coups en reculant légèrement. Maria continua à enchaîner les tailles transversales et verticales de plus en plus rapidement tout en pinçant de plus en plus fort les lèvres.

-Tu ris, dit elle, mais tu n’es pas plus capable de me toucher !

Sa voix laissait paraître une pointe de colère. Non pas la colère que l’on prête à trop d’inquisiteurs face à l’hérésie ni celle d’une femme que les événements eût poussé à bout. Sa colère semblait celle d’une enfant vexée de ne pas arriver à gagner à un jeu et cette innocence dans la bouche d’une femme capable d’en appeler à la mort des mondes ne fit que faire réellement rire le croisé.

-Que tu crois inquisitrice, que tu crois !

L’attaque suivante de la jeune femme ne rencontra cette fois pas l’omniprésent bouclier de son rival mais au contraire se perdit dans le vide, la déséquilibrant. Ravion profita de cet instant pour placer sa lame juste sous la gorge de sa maîtresse en un mouvement parfaitement calculé.
Il ne s’agissait que d’une lame d’entraînement sans tranchant et le bras du croisé était parfaitement immobile, maintenant son arme à quelques centimètres de la gorge de l’inquisitrie. Néanmoins Maria ne pouvait décrocher son regard de ce morceau de métal suspendu face à elle.

-Il semblerait que j’ai encore la main haute pour ce qui est de l’épée, inquisitrice.

Maria fit un pas en arrière et Ravion se remit en garde. La colère enfantine enflammait son regard et le croisé ne la trouvait ainsi que plus attendrissante. La jeune femme pour sa part lisait parfaitement le langage corporel de son acolyte et vit sa lame s’abaisser encore un peu et sa tête s’incliner légèrement sur le coté, témoignant que son esprit n’était plus au combat.

Ce fut donc certaine de prendre son ennemi au dépourvu qu’elle lança une nouvelle attaque fulgurante. Sa surprise n’en fut qu’encore plus grande lorsqu’elle se retrouva à rouler au sol un peu plus loin après un pas de coté et une frappe du bouclier de son opposant.

Un moment elle resta prostrée au sol, silencieuse, puis elle laissa échapper un léger gémissement, se tenant la cheville à deux mains. Ravion sourit à nouveau et rengaina son arme avant de se diriger vers son enfant d’employeuse.

Ce fut son tour d’être surpris quand, sans qu’il ne comprenne comment, il se retrouva face contre terre avec une Maria Valin triomphante sur le dos, lui pressant la nuque d’un de ses genoux délicats mais renforcés d’une protection de plastek.

-Il semblerait que j’ai moi aussi quelques tours que tu ne maîtrise pas, clama elle, triomphante.
-J’avoue inquisitrice que je serais bien en peine de reproduire ce tour là, répondit le croisé tout aussi amusé.
-Tu pourrais parfaitement le tenter, cela s’avérerais cocasse !

Les deux combattants rirent de bon cœur, partageant quelques instants de bonheur véritable au milieu de vies entièrement dictées par le Devoir. Trouvant l’exercice plaisant, Maria demanda à ce que leur repas soit servi dans la salle d’entraînement et c’est avec la meilleure humeur que tous deux savourèrent les spécialités culinaires d’Ethos III ainsi qu’une bouteille d’un grand cru 732M41.

Ils avaient oublié la détresse d’Attelus sur son banc d’opération, ils laissaient à l’Hédoniste une soirée de repos, ils rirent à l’idée de la voix grave de l’inquisiteur Arax les ramenant à l’ordre. En ce début de nuit rien n’existait si ce n’était un pur moment de détente dans la plus charmante des compagnies.

Une fois le repas achevé et la bouteille totalement épuisée, Ravion, sentant les effets de la fatigue et de l’alcool se combiner proposa un retour à la suite mais Maria, bien plus habituée à la boisson que son compagnon et toujours d’humeur joueuse proposa un dernier affrontement afin de déterminer le vainqueur de cette première séance d’entraînement.

-Les deux premières manches ne t’ont pas suffit ? demanda le croisé.
-A ce que je sache, au terme de la seconde tu étais face contre terre mon cher !

Tous deux repartirent d’un rire nourri par l’alcool et le guerrier s’inclina, sachant pertinemment que même en étant sobre il ne gagnerait jamais une joute verbale face à l’inquisitrice.

Maria se plaça en position de combat comme à son habitude alors que face à elle son adversaire avait perdu un peu de sa superbe quoi qu’il semblât parfaitement heureux. Elle savait que son homme de main ne buvait presque jamais et elle était presque certaine que lorsqu’elle avait commandé le repas elle avait déjà en tête la suite des événements. N’était elle pas machiavélique ? Ou au moins ses idées se goupillaient elles bien… généralement.

Cette fois ce fut Ravion qui partit à l’attaque et malgré son état il restait un adversaire formidable. Maria commença par se décaler face à un estoc foudroyant mais elle fut obligée de sauter en arrière pour échapper à la taille qui suivit. Ne laissant pas à son adversaire une seule seconde de répit l’épéiste continua son avancée et son adversaire n’y échappa que d’une pirouette arrière. Reprenant pied Maria délaissa sa garde épée au flanc et la tint cette fois devant elle, fermement tenue à deux mains. Les deux lames se rencontrèrent une première fois et le temps sembla se suspendre alors que tous deux jaugeaient la force de son vis-à-vis puis les passes d’armes commencèrent à s’enchaîner à un rythme endiablé, Ravion bénéficiant de la force et de la longueur de son bras alors que Maria avait pour elle la longueur et la légèreté de sa lame.

Pour une fois Maria se concentrait totalement sur le combat, ne laissant rien la déstabiliser ou la pousser à commettre des erreurs et bien que son adversaire vit plusieurs failles dans ses défenses il se savait très légèrement trop lent pour les exploiter dans son état actuel. L’échange se prolongea une dizaine de minute et les deux combattants se mirent à transpirer abondamment.

Ravion regrettait d’avoir revêtu son manteau de combat maintenant, se disant que sans lui il aurait déjà pu en finir avec cet affrontement bien plus tôt et qu’il ne souffrirait plus d’une chaleur excessive. Comme par réflexe en sentant ses mains moites il relâcha sa prise sur son épée une seconde et Maria, lisant toujours admirablement son langage corporel en profita pour la lui faire voler des mains.

Le croisé resta une fraction de seconde totalement stupéfait de ce qu’il venait de se passer et il eut juste assez de présence d’esprit pour parer le coup suivant de l’inquisitrice de son bouclier avant de reculer hors de portée.

Maria était haletante mais réellement contente d’elle-même une nouvelle fois. Elle afficha un grand sourire révélant sa dentition parfaite et ses yeux d’argent pétillèrent de malice :

-Il semblerait que je dispose aussi d’une certaine adresse avec une lame !

Ravion de son coté semblait avoir parfaitement dégrisé. Il voyait son arme hors de portée et son adversaire épuisée mais toujours armée. Maria commença à se rapprocher de lui et il lui envoya son bouclier de combat qu’elle esquiva avec grâce. Tout en continuant sa progression. Triomphante elle se lança dans ce qu’elle croyait le dernier assaut.

Tout devint noir pour elle cependant. Ravion lui avait lancé son lourd manteau dessus et tel une proie prise dans un filet elle se retrouva piégée au sol. Le croisé se jeta sur elle et profita de sa confusion pour lui arracher son arme des mains mais l’inquisitrice, agile comme une eldar parvint à s’extraire de la large pièce de tissus et, se tenant l’un l’autre par les épaules, les deux adversaires se mirent à rouler sur le sol de la salle d’entraînement, riant à gorge déployées.

Maria finit par se retrouver par-dessus son acolyte, ses mains posées sur ses épaules musclées. Une rougeur qui n’était pas due à l’alcool monta aux joues des deux jeunes gens alors qu’ils s’égaraient dans les yeux l’un de l’autre.

-Je pense que nous pouvons dire match nu… commença Ravion avant de se trouver interrompu par les lèvres de l’inquisitrice se posant contre les siennes.

Un instant il se trouva de nouveau figé puis il répondit à sa maîtresse avec passion, la serrant de ses bras puissants. Leur étreinte se prolongea un long moment alors que les légers sentiments qu’avait développé Maria depuis quelques semaines rencontraient ceux plus profonds que le croisé avait laissé en jachère des années durant. Finalement leurs yeux se retrouvèrent à l’instant où leurs bouches se séparèrent et chacun pu lire le désir de l’autre.

-Mon beau Ravion, je pense que tu as désormais raison, il est temps de retourner à la suite !

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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Dim 5 Sep 2010 - 18:27

Admirable comme d'habitude. Y a pas à dire, cette fic est vraiment celle que je préfère venant de toi (et même de quelqu'un d'autre à dire vrai :noel: )

Bref, rien d'autre à dire que j'attends la suite avec impatience :ok:

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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Dim 5 Sep 2010 - 18:31

Je me suis beaucoup amusé en rédigeant ce passage je dois dire :oui:
Merci d'avoir lu, mine de rien ça fait plaisir quand on ressort d'une heure d'exos d'électrocinétique ><

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Arghit
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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Lun 6 Sep 2010 - 21:13

Passage très sympathique, j'ai pas vraiment de défaut à pointer, c'est fluide, bien écris et tout ce qu'il faut. Le fait que ce passage soit somme toute vide ne gâche en rien sa qualité.

Par contre, ça m'amène à faire une critique sur la Campagne. Cette fic la est beaucoup plus plaisante à lire alors que le scénar est moins passionnant, que les persos ne sont pas plus intéressants que et l'action n'y est pas mieux décrite. En fait, en lisant ça, j'ai l'impression que dans la Campagne tu veux en faire un peu des tonnes au niveau style d'écriture pour bien retranscrire la gravité de la situation ainsi que son ampleur. Je me trompe peut être, mais c'est ce que j'ai ressenti en relisant juste après un chapitre au hasard de la V1. Du coup, je pense que tu peux l'améliorer à ce niveau là, écris simplement, comme tu le fais ici, je trouve a mieux personnellement.
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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Mar 7 Sep 2010 - 16:45

J'hésite à dire si je dois être heureux ou désespéré de ce genre de commentaire :noel:
Dire que je m'applique plus sur la campagne est un doux euphémisme, je n'ai même pas relu ce passage avant postage et si il m'arrive de penser à la suite de la campagne, à ce que je compte inclure, aux tournures de phrases alors que je n'écrit pas, inquisition me vient subitement et même si je connais déjà mon scénar, je n'y réfléchit quasiment pas. Ensuite il me semble que je ne me sois jamais autant amusé à écrire un texte que ce dernier pavé...
Je vais tenter pour le prochain passage de la campagne d'adopter ce style décontracté, on verra ce que ça donnera.

Merci d'avoir pointé ce détail, une nouvelle fois c'est le genre de choses que je ne voit pas par moi même et donc le genre de commentaires qui peuvent m'aider à m'améliorer :)

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Le chapitre 6 de ma fic La Campagne des Huit Eclipses est en ligne.
Le chapitre 3 de ma fic Inqusition Impériale a été mis à jour.
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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Ven 22 Oct 2010 - 15:55

Les vacances sont là et donc, première chose, je me suis remis à l'écriture! What a Face
Enfin, je me suis remis... j'ai l'impression de ne pas avoir la qualité qu'il m'est arrivé d'atteindre parfois mais ça doit être ça de ne pas s'entrainer. :(
Attendez vous dans les jours à venir à voir jaillir des pavés Araxiens en pagaille sur mes trois fics. :o))
Comme d'habitude, tout commentaire, critique, remarque, encouragement ou incitations à se pendre sont comme toujours bienvenues.


__________________________________


Dinor se réveilla avec une terrible migraine. Il avait la bouche pâteuse et l’esprit embrumé comme depuis les cinq jours qu’il avait passés sur ce monde et qu’il s’était de nouveau autorisé l’alcool. Il ouvrit péniblement ses yeux et vit que l’holopix porno qu’il avait mis en marche la nuit précédente tournait toujours. Délicatement il se dégagea des bras de la jeune noble qu’il avait rencontré la veille avant de se lever et de se diriger à pas chancelant vers la salle de bain.

Un jet d’eau froide sur la tête lui fit le plus grand bien et lui redonna suffisamment de clarté d’esprit pour qu’il revête un pantalon et une chemise froissée avant de sortir de sa chambre, de récupérer un plateau de petit déjeuner et de retourner dans ses quartiers manquant d’aération pour le jeter sur une table basse et de s’effondrer sur un fauteuil confortable.

Il entendit sa compagne de la veille remuer dans son sommeil, s’étirant et exposant tout l’orgueil de son jeune corps. Elle ouvrit ses yeux, révélant deux iris verts magnifique et le sniper lui accorda un chaleureux sourire. Il n’avait pas la moindre idée de quel pouvait être son nom, il se souvenait à peine de leur rencontre dans un bar dansant. Il savait simplement qu’il s’agissait d’une fille de riche famille qui avait trouvé amusant de passer quelques excitants moments dans des quartiers prétendument chauds. Elle devait avoir une vingtaine d’année, peut être un peu moins et elle était venue dans une tenue provocante de cuir noir, persuadée d’avoir l’air d’une fille des ruches. Dinor l’avait trouvé fort appétissante et l’alcool aidant il l’avait abordée. Elle avait du voir en lui le type même du soldat vétéran couturé de cicatrices fièrement gagnées au combat et au courage n’ayant d’égal que sa virilité.

Elle avait peut être été déçue sur le plan des cicatrices mais l’agent inquisitorial estimait que bien que prudent il avait une bonne dose de… courage. Le couple d’un soir avait passé une soirée de beuverie intense avant de se diriger vers l’hôtel de mi-gamme qu’occupait l’ancien garde impérial pour passer une nuit comme il n’avait de cesse de connaître depuis son installation.

Elle lui rendit son sourire, revêtit une chemise qui au final ne dissimulait presque rien de son anatomie et vint l’embrasser. Dinor l’attira à lui et en profita pour faire courir ses doigts rugueux sur sa peau douce, certainement améliorée par quelques traitements chirurgicaux dont le coût eut suffit à nourrir certains quartiers de sous ruche plusieurs jours durant. Fut un temps où il aurait trouvé ce genre de pratiques détestables, où ses origines modestes parlaient encore en lui. Maintenant il se contentait de trouver ce touché divinement agréable.

Le sniper prit sur la table un verre d’alcool surpuissant et, tout en continuant à peloter abondement sa compagne, il s’en but une rasade avant de lui passer le verre.

Un instant il lui sembla que sa gorge était en feu alors que l’alcool presque pur coulait en son corps puis il sentit monter une agréable chaleur. Son esprit retomba dans les brumes et une nouvelle fois il donna à son invitée ce qu’elle était sans doute venue chercher avec tout le talent qu’il avait développé ces dernières années.


Le tireur d’élite se réveilla une deuxième fois dans la journée alors que la porte de sa chambre se refermait tandis que sa compagne lui tirait sa révérence.

Il se releva brusquement, toujours très peu maître de lui-même. Un instant il se demanda s’il la reverrait puis il se rappela que cela lui était parfaitement égal avant de se recoucher un moment. Allongé sur un canapé à demi démonté, Dinor se mit un instant à réfléchir à sa situation.

Autrefois il avait été un soldat exemplaire, solitaire mais incroyablement efficace avec un fusil long dans les mains. C’est ainsi qu’il avait pu rejoindre le service de l’inquisition et qu’il avait passé les quatre plus belles années de sa vie, combattant les plus grands ennemis de l’Imperium en compagnie d’êtres exceptionnels. Il ne pensait pas avoir perdu la moindre de ses facultés de combat et il restait un agent exemplaire aussi longtemps qu’il était en service actif, aussi solitaire qu’à l’accoutumé. Cependant lorsque l’impératif du devoir ne le pressait pas, il n’était plus le même homme qu’autrefois.

Sept ans plus tôt, sur le monde de Levia IV il avait eut la chance de rencontrer une fille du nom de Lupa, une rucharde qui avait consacré sa vie à repousser la pourriture chaotique qui avait envahit son monde. Pour la première fois de sa vie il avait vu naître une véritable amitié envers celle qu’il nommait affectueusement « la gamine » et qu’il considérait comme sa petite sœur. Elle avait à son tour rejoint les services des ordos et à ses cotés Dinor avait réellement appris à profiter de la vie, ouvrant son cœur froid à une autre et partageant ce que toujours il avait gardé enfoui en lui.

Cependant Lupa était morte, tuée sous ses yeux par une créature sans nom, mutilée, déchirée, non pas seulement physiquement mais psychiquement par un être bien plus qu’humain.

Il avait souffert le martyr de perdre celle qui sans doute était l’être le plus cher à ses yeux, celle qu’il n’aurait jamais laissé mourir si il l’avait pu. Ses rêves avaient été hantés par des visions de sa mort, des fantasmes où elle la suppliait de la sauver et, pire que tout, par l’image de son assassin, à la fois haïssable et digne de vénération. Il avait mis des mois à se remettre de cette mort mais celles qui suivirent finirent de le briser sentimentalement et de mettre en péril sa santé mentale. Les rares autres personnes qui parmi ses compagnons pouvaient compter au nombre de ses amis avaient étés massacrés par des monstres venus des plus sombres ténèbres et il s’était retrouvé seul survivant. Il avait alors tenté de fuir jusqu’à ce que son maître le retrouve et ne le mette au service de Maria.

Le sniper avait souffert comme rarement et il avait alors commencé à noyer ses soucis dans l’alcool dès qu’il en avait eut l’occasion. Un instant voyant sa détresse, Maria avait tenté de se rapprocher de lui. Tous deux avaient passé quelques heureux moments mais l’inquisitrice ne recherchait pas une liaison stable, encore moins avec un membre de sa suite et lorsque leur idylle s’était achevé, la soif de boisson de Dinor s’était doublé d’une soif de chair. Désormais il noyait ses malheurs dans les bordels de tous les mondes qu’il lui arrivait de traverser tout en consommant les pires alcools qu’il puisse trouver.

Bien piètre image que celle là mais malgré tous ses efforts l’homme gardait sa vision claire de tireur d’élite et il ne pouvait se voiler la face sur ce qu’il était devenu. Depuis des années chaque nuit qu’il passait sans alcool lui retournait les visions du sang de ses amis sur ses mains, chaque semaine passée sans le plaisir de la caresse d’une femme lui rappelait l’abîme de désespoir dans lequel il vivait.

Il secoua la tête pour tenter de chasser ses pensées funestes et tendit le bras vers l’une des bouteilles d’alcool qui gisaient partout dans la salle mais toutes autant qu’elles étaient étaient vides. Avec un soupir chargé de vapeurs alcoolisé il se releva une fois de plus et commença à se diriger vers la sortie lorsqu’il aperçu, trainant négligemment au sol, son transmetteur clignotant d’une petite lumière rouge.

L’esprit imbibé du sniper mit une petite minute avant de se souvenir qu’il s’agissait là de l’indicateur de message reçu. Il prit le petit appareil et se le passa à l’oreille avant d’activer la répétition du message enregistré. L’oreillette délivra une voix cristalline quoi qu’autoritaire que Dinor identifia tout de suite comme celle de l’inquisitrice. A l’entendre il retrouva tout de suite une grande partie de ses moyen, prêt malgré son taux d’alcoolémie à répondre au quart de tour aux instructions de son employeuse.

« Recontactes-moi dès que tu le peux » disait le message, le sniper activa donc la fonction émission de son communicateur et après quelques instants d’attente il entendit le petit déclic du décrochage.

-Di… Dinor ?

La voix de l’inquisitrice était étrange, comme si elle se trouvait à bout de souffle. L’acolyte l’entendit avaler sa salive et dire quelques paroles atténuées en dehors du combiné avant de reprendre d’une voix plus calme :
-Je n’attendais plus ton appel, cela fait deux jours que j’essaye de te joindre ! J’espère que tu ne bois pas trop ?

Sa voix portait une subtile nuance d’inquiétude et d’agacement, le sniper sut tout de suite qu’il avait du interrompre l’inquisitrice alors qu’elle-même profitait de son temps libre et connaissant son tempérament il ne doutait pas qu’elle aussi avait trouvé un noble prêt à partager quelques bons moments avec elle quoi qu’il soit probable que sa relation de récréation dusse durer quelques semaines au lieu d’une simple nuit. Un instant Dinor sentit une pointe de jalousie. Fut un temps où lui-même avait bénéficié des merveilleuses caresses de Maria mais il s’estimait bien trop misérable pour les mériter. L’inquisitrice s’était toujours assuré qu’il aille au mieux mais le caractère bougon de son employé et son refus de toute aide avait finit par la décourager assez sérieusement.

-Je vais très bien, répondit l’agent inquisitorial, je suis prêt si vous avez quoi que ce soit à m’ordonner.
-Bien… Maria ne semblait pas du tout convaincue et elle connaissait son employé depuis suffisamment longtemps pour savoir reconnaitre les traces d’ébriété dans sa voix. Je ne suis pas encore totalement remise pour le moment et j’aimerais autant que possible repartir en chasse dès que je me sentirais à nouveau en pleine forme. Cependant nous avons perdu une part importante de notre effectif, sans Zuriel je ne dispose plus de mon duo de combattants furtifs et il n’est pas dit que nous trouvions encore des agents compétents là où notre traque pourra nous mener. Je veux que tu cherche parmi la masse de mercenaires qui se trouvent en ville quelqu’un qui te semblerait capable d’agir avec toi. Il me faut un combattant discret et compétant au corps à corps, dans l’idéal un quelconque cultiste de parque.
-Vous ne pouvez pas aller vous chercher votre agent vous-même ?
-Comme je te l’ai dit je suis toujours blessée et de plus je ne veux pas que des bruits courent à propos d’une fille de la maison Valin qui non seulement réapparaitrait au milieu de nulle part mais en plus partirait elle-même recruter des tueurs… Ce qu’il me faut c’est un partenaire pour agir avec toi, Attelus et Ravion se complètent déjà très bien mais tu ne peux tout simplement pas accomplir seul tout ce que je peux vouloir d’une personne capable de dissimuler un minimum son identité.

Cette dernière parole de l’inquisitrice semblait ponctuée d’une petite touche d’ironie et Dinor jura entendre un grognement venir de quelque part de l’autre côté du combiné. Un instant il se demanda qui pouvait bien se trouver avec sa maîtresse à cet instant précis, il se demanda également ce que pourrait bien faire Maria si il refusait de se plier à ses exigences et enfin si il ne ferait pas mieux de se retrouver une nouvelle bouteille. Cependant il dut reconnaitre qu’effectivement, un sniper solitaire ne pouvait pas couvrir la moitié des missions pour lesquelles Maria l’employait lui et autrefois Zuriel. Sans personne pour le couvrir ni faire diversion et avec pour seule force la capacité de délivrer un coup unique dans les espaces dégagés, son utilité était en effet assez restreinte.

-C’est entendu, je vais faire une offre de recrutement et m’assurer de vous récupérer le meilleur agent possible. Mais j’espère au moins que vous me laisserez passer mes quelques instants de congé tranquille après cela ?
-J’espère vraiment qu’un jour je pourrais réellement te laisser tranquille sans avoir peur de la dizaine d’idioties que tu pourrais commettre sur ton loisir, répondit Maria avant de couper la communication.

Le sniper laissa retomber le com link et lui jeta un regard noir avant de soupirer à pierre fendre. Oui il faisait n’importe quoi de son temps libre, oui il était une véritable épave, il était le premier à le reconnaitre, mais il était libre d’être ce qu’il souhaitait par l’Empereur !





Une heure plus tard l’acolyte marchait dans les rues des quartiers d’affaire d’Echor prime. En tant que lieu de villégiature de toutes les familles les plus nobles d’un plein secteur impérial, la planète avait de tout temps non seulement attiré les nobliaux mais aussi tous ceux espérant se placer à leur service. Les meilleurs mercenaires du secteur Gyldérald côtoyaient les plus éminents savants alors que les plus charmantes dames de compagnies dormaient dans les mêmes hôtels que des agents des différents cultes mortuaires impériaux.

Tous n’espéraient rien de plus que de se faire remarquer par une noble famille et ainsi de se trouver engagé et des sociétés s’étaient créées pour fournir les meilleurs catalogues aux éventuels recruteurs qui pouvaient passer à la surface. Certaines agencent, notamment l’inquisition, passaient régulièrement sur Echor III pour quelques opérations de recrutement.

Maria avait prétendu que son choix de prochaine destination avait en grande partie été influé par la possibilité de trouver au milieu d’une telle concentration de puissants des nouvelles au sujet de l’Hédoniste et de recruter de nouveaux agents compétents.

Dinor savait très bien pour sa part que seule la présence d’un jacuzzi dans chacune des suites des meilleurs hôtels locaux ainsi que la possibilité de récupérer des vêtements à la pointe de la mode lui avait fait préférer ce lieu à un autre mais il n’en restait pas moins que les possibilités locales étaient nombreuses.





La porte se referma lentement derrière le sniper alors qu’il pénétrait dans la vaste bâtisse qui servait de hall de recrutement à la Compagnie de l’Arbre Noir, un groupe de mercenaires officiant dans trois sous secteurs et connu pour ses effectifs à l’entrainement militaire et sa discrétion à toute épreuve. Une douzaine d’hommes en tenue de combat noire discutaient calmement tout en traversant la pièce, sans doute pour se diriger vers une salle d’entrainement. Leurs pas étaient cadencés mais pas synchronisés, leur allure était fière mais leur attitude ne témoignait pas d’un niveau d’alerte suffisant.
Dinor en était déjà à la quatrième agence qu’il visitait et il commençait à désespérer de trouver un agent réellement compétant. Il savait qu’un tel groupe armé aurait sans nul doute pu mettre en déroute un plein peloton de gardes impériaux lambda avec une seule escouade mais il savait aussi qu’aucun de ces hommes ne serait capable de tenir tête à un éventuel astartes ni de survivre à un simple combat à un contre vingt. Néanmoins il allait une nouvelle fois demander à ce qu’on lui présente ce que la compagnie avait à présenter et les simples tests qu’il imposait le distrayaient suffisamment pour compenser son absence de boisson de la journée.

-Je suis venu pour un recrutement.

La réceptionniste était de fait un serviteur au corps augmenté mais au buste recréé afin d’en faire une charmante hôtesse. Elle leva son regard vide d’intelligence vers le nouvel arrivant et ses programmes sociaux imprimèrent un sourire sans chaleur sur ses lèvres.

-Je suis Ania et je suis là pour vous servir. Quelle formation désirez-vous ? Nous avons actuellement à disposition sur Echor III neuf escouades complètes ainsi que deux compagnies en réentrainement sur le continent sud. Pour toute commande de troupe supérieure aux compagnies veuillez prendre un rendez vous avec…
-Je ne suis pas à la recherche d’une formation comme vous dites. Mon employeur désire un homme, le meilleur de ceux que vous avez à disposition.
-La compagnie de l’Arbre Noir est une entreprise paramilitaire spécialisée dans les conflits de moyenne et grande ampleur, nous n’avons pas…
-Mon employeur peut payer jusqu’à vingt cinq mille crédits par mois et souhaite un recrutement pour une durée indéterminée. Même un truc sans cervelle tel que toi doit y voir un certain intérêt.
-Pour vingt cinq mille par mois nous pouvons vous fournir deux escouades complètes, nos prix…
-Je n’ai rien à faire de tes escouades tas de boulon… Appelle moi un supérieur en chair en os de suite ou je me tire et m’en vais vous faire mauvaise pub.
-Un instant…

Le peu d’éclat de la machine de chair s’éteignit quelques secondes alors qu’elle devait utiliser son unité de communication pour en appeler à quelqu’un d’un tant soit peu compétant. Dinor commençait déjà à retourner dans sa tête les quelques agences qu’il lui restait à visiter avant de devoir commencer à partir en quête des cultes assassins, chose qui ne serait sans doute pas facile. Trouver un partenaire compétant n’était jamais chose aisée et ce encore moins sur commande.

Le sniper allait finir par quitter la pièce, lassé d’attendre quand l’hôtesse reprit la parole :

-Le maître de notre branche est prêt à vous recevoir, veuillez suivre le marquage au sol.

Dinor se retourna et vit une suite de lumière s’allumer sur le plancher et se diriger vers un escalier. IL haussa les épaules et se dirigea vers le bureau du maître des lieux.

La pièce était austère, un bon point pour quelqu’un se prétendant militaire. Pour seules décorations se trouvaient quelques armes accrochées aux murs, d’antiques fusils lasers et des sabres d’apparat. Le sol comme les murs était fait de marbre noir luisant strié de veines blanches. Dinor vit un homme plutôt charpenté se tenant derrière un bureau de bois sombre et l’observant avec des yeux de prédateurs.

-Bienvenu cher client, dit l’homme, je suis Hupert Hallens, leader de notre agence sur Echor III. J’ai cru comprendre que vous recherchez un agent particulièrement entrainé ?
-Mon employeur à récemment perdu un membre de son équipe active et il recherche un remplaçant. Etant celui avec qui ce remplaçant devra travailler, je suis en charge de le recruter.
Dinor se sentait dévisagé, son interlocuteur tentait de savoir pourquoi diable quelqu’un pouvait vouloir un simple agent pour le prix qu’aurait pu lui couter plusieurs escouades de vétérans.
-Puis-je savoir dans quelle branche travaille votre employeur ?
-Bien sûr que non, répondit le sniper, n’êtes vous pas renommé pour votre discrétion ?
-Mes excuses… puis-je au moins savoir pour quelles sortes de missions voulez vous un de nos hommes ?
-Je cherche un agent capable d’actions furtives et de combat rapproché ou de mi distance. Il me faut un être obéissant aux ordres mais aussi capable d’initiatives et ne craignant pas de combattre les pires horreurs de la galaxie.
-Qu’entendez vous par « les pires horreurs de la galaxie » ?
-Plus ou moins tout, de la machine de guerre eldar à par l’astartes renégat en passant par le récital de Solomon Fimbley.

Le maître d’agence sembla réfléchir intensément un moment, passant en revue ses hommes ou peut être le pour et le contre de livrer un individu bien particulier. Dinor pencha pour la deuxième option lorsque son vis-à-vis finit par sourire :

-Je pense que j’ai votre homme.

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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Ven 22 Oct 2010 - 18:31

Va te pendre :(

C'est frustrant tellement c'est bon :noel:

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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Jeu 28 Oct 2010 - 10:56

Et voici venir la suite!


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Le balcon était calme en cette heure de la soirée, le soleil descendait lentement sous la ligne d’horizon et le ciel se teintait de pourpre tandis que les ombres s’allongeaient. Maria poussa un long soupir en se blottissant un peu plus contre le torse de Ravion tout en admirant cette vue magnifique. Derrière elle, elle pouvait entendre le petit orchestre du restaurant jouant une douce mélodie et un instant elle s’abandonna totalement à la magie de l’instant, à l’étreinte de son compagnon et à la douceur de l’air.

Cependant le bruit d’une porte fenêtre que l’on ouvre la fit revenir à la réalité et à ses appréhensions premières.

Nymphéla Valin apparut, resplendissante dans une robe rouge tissée de fils d’or et décorée des armes de sa maison. Sa chevelure acajou était serrée en un chignon élaboré ponctué de broches en argent et platine. Son visage fin était amplement maquillé, ses joues roses contrastant sur la pâleur de son teint et ses boucles d’oreilles décorées de rubis s’accordant parfaitement avec la couleur rouge de ses yeux, probablement issue d’électrolentilles à la mode. Relativement petite, la sœur de l’inquisitrice avait toujours été à la pointe de la mode impériale, usant de traitements médicaux ou d’artifices pour dissimuler la moindre imperfection de son corps et paraitre ainsi d’une beauté sans égal.

Derrière elle venait un nobliau comme il devait y en avoir des milliers dans les divers nobles cours d’un empire s’étendant sur toute la galaxie. Il ne devait pas avoir plus de vingt cinq ans mais avait l’air méprisant typique des aristocrates de tout âge. Il portait une veste galonnée sensée le faire passer pour un officier, les médailles étaient d’origines donuriennes et ses yeux bleu vert pouvaient l’identifier comme venant effectivement de cette planète. De toute évidence il tentait de se donner une importance mais il était clair aux yeux exercés de Maria qu’il n’était déjà plus que la marionnette de sa future épouse, cherchant son approbation du regard sans cesse.
Tous deux semblaient imbus de leurs richesses, venus en ces lieux pour retrouver une proche disparue depuis bien longtemps, presque reniée par sa famille, sans soutien ni célébrité, gloire ni moyens. Ils s’imaginaient sans doute à voir ce qui à leurs yeux paraitrait une miséreuse. Maria ne put retenir un large sourire lorsqu’elle vit leurs yeux s’agrandir à sa vue.

L’inquisitrice avait décidé pour cette occasion spéciale de se vêtir en conséquence et portait une courte robe de soie blanche uni au décolleté plongeant entièrement bordé de saphirs. Sa gorge était mise en valeur par une cascade de diamants entourant son cou d’un bandeau scintillant avant de s’étendre en flots de richesse sur son opulente poitrine. Une ceinture de tissu bleu à demi transparent soulignait la finesse de sa taille et le regard était là aussi parfois accroché par le reflet d’un saphir dissimulé. Sa chevelure d’or s’étendait librement sur son dos nu, se rependant au tour d’elle et sur Ravion qui semblait on ne peut plus fier de celle qui se tenait à son bras.

Maria prit un air royal en se levant et vit avec plaisir qu’un instant le compagnon de sa sœur cessa de n’avoir d’yeux que pour sa future compagne et s’égara dans ses longues jambes musclées. La jeune femme se dirigea vers la nouvelle venue et la prit entre ses bras alors qu’elle semblait toujours quelque peu désorientée.

-Nymphéla, quel plaisir de te voir ! Je n’ai pas eut de nouvelles de toi et de la famille depuis au moins… vingt ans non ? Comment se portent les affaires de notre père ?

Nymphéla resta encore désorientée un instant avant de reprendre contenance, un sourire maitrisé se plaquant sur ses lèvres.

-Je ne savais pas que ma sœur se souciait encore des affaires des Valin, nous ne pensions pas te revoir après que tu ais disparu de ton couvent sans laisser de traces. Notre mère t’a cru morte, n’avais tu pas de cœur de ne jamais tenter de prévenir notre maison sur tes actions ?

-En effet j’ai quitté les ordres, répondit Maria, j’ai quitté la vie où l’on m’avait enfermé sous prétexte que mon physique laissait croire à quelque obscure malédiction… tu devrais m’être reconnaissante Nymphaléa, si je n’avais pas ainsi été privé de l’amour de nos parents, il ne te serait pas resté grand-chose… mais je ne suis pas ici pour parler de notre passé, je veux savoir ce que devient notre maison dans le présent. Tu vas donc te marier avec un Donurien ? Maria avait parlé avec un ton moqueur, répliquant à une pique par une autre.

La sœur de l’inquisitrice se tourna vers son compagnon et lui tendit une main qu’il s’empressa de couvrir de galants baisers. Maria le détailla un peu plus et se dit qu’il avait peut être moins de vingt ans, un enfant selon les considérations de la jeunesse de son peuple. Il était rare pour les familles Aldéranes de s’unir à des donuriens, bien qu’alliés, les Aldérans tendaient à considérer leurs vis-à-vis comme des attardés, faisant la guerre comme elle devait être livrée plus de dix mille ans auparavant et ne comprenant pas le monde moderne. Depuis quelques siècles, la puissance Donurienne avait cependant révélé son utilité pour combattre Lincia, l’empire hérétique naissant de la bordure orientale, mais si les pactes militaires étaient assez communs, les mariages devaient révéler une position assez critique…

-Oui, Durov est un homme charmant et le quatrième fils du gouverneur planétaire de Donuria, les Valins se sont récemment intéressé à l’implantation d’usines sur Donuria et le gouverneur nous a fait l’honneur de nous proposer d’unir nos deux familles.
-Notre maison serait prête à abandonner un soutien potentiel au conseil pour une simple assurance économique ? demanda Maria d’une voix intriguée. Je peine à y croire, père ne voulait il pas renforcer son parti au sein de l’assemblé en se rapprochant de nos familles alliées et éventuellement obtenir un poste d’Oligarque supérieur ?

Le regard que lui jeta sa sœur fit réfléchir Maria, il était à la fois plein de haine et de mépris mais aussi d’une certaine envie.

-Les affaires de la maison Valin ne te concernent plus depuis que tu as disparu sans laisser de trace, les projets de notre père ont du changer à cause des événements récents mais alors que tu étais on ne sait où tu n’as sans doute pas du en entendre parler je suppose ? Alors que nous aurions pu avoir besoin de soutien bien évidemment tu n’étais pas là et te voici qui reparait, couverte de bijoux de la tête au pied au bras de je ne sais quel noble ? Ma sœur se prostituerait elle en abandonnant sa famille ? Ce serait bien ton genre toi qui n’a jamais su effacer tes envies derrière celles de la Maison ! Alors qu’elle parlait, la jeune sœur ne cessait d’accélérer son débit, comme si ses paroles, retenues par un barrage depuis trop longtemps pouvaient enfin couler librement.

Maria fit un pas en arrière. Elle ne s’était pas du tout attendu à une telle réaction de la part de sa jeune sœur, elle avait imaginé de possibles moqueries, peut être une ou deux insultes lui reprochant d’avoir abandonné sa famille mais rien de tel. La situation de la famille Valin devait être assez grave et l’inquisitrice se rendit compte que depuis qu’elle avait commencé à travailler pour les ordos elle n’avait pas prit la moindre nouvelle de son père ou sa mère. Maintenant sa sœur tentait une fois de plus de se recomposer alors que son compagnon semblait définitivement perdu par la situation.

-Je… commença Maria, je ne savais pas que notre père éprouvait des difficultés… mes nouvelles obligations m’ont détourné de la famille depuis longtemps déjà et je suis heureuse de voir que je ne vous manque pas trop semble il.

Le regard de Nymphéla laissait voir qu’elle était de nouveau maîtresse d’elle-même, froid et vide.

-Je n’aurais pas dû m’emporter ma sœur… comme tu l’auras deviné, les Valin ont passé quelques heures difficiles… mais je suis ici pour évacuer tout ce stress justement et c’est un plaisir que de te revoir ! ces dernières paroles avaient été proférées avec une froideur plus grande encore que les autres. Que devient ma grande sœur ?

-Et bien, je me suis engagée il y a quelques années dans le commerce et mes affaires sont prospères, mon navire est actuellement amarré en orbite le temps que je me remette totalement d’un accident récent.

Si jusqu’à présent Nymphéla avait eut un air hostile mais méprisant, supposant que quelque fusse son sort il serait toujours préférable à celui d’une femme sans famille ni appuis, privée de sa noblesse et de ses titres. Maintenant qu’elle découvrait ce qu’avait pu devenir sa sœur, son ressentiment ne fit que croitre. Elle aurait du passer sa vie dans un couvent en prouvant ainsi à tous que la famille Valin était une digne servante de l’Empereur au lieu de disparaitre de façon suspecte ! Elle aurait du mourir pour avoir fuit ! Si elle n’était pas morte elle aurait du vivre dans la misère ! N’avait elle pas abandonné tout ce que le destin lui avait offert en en faisant la fille d’un oligarque Aldéran ? Nymphéla aurait préféré voir une Valin vendre son corps au plus offrant plutôt que cette paria ne trouve une situation meilleure que celle de ceux qu’elle avait abandonné.

-Comment as-tu mis la main sur un vaisseau ? Pourquoi ce genre de richesse te serait elle revenue, pourquoi ? Pourquoi la famille entière doit elle souffrir sauf toi ?

Jusqu’à présent Maria avait tenté de se montrer conciliante, elle était réellement curieuse de savoir ce que ses proches étaient devenus au cours de son absence et même si elle n’avait jamais réellement eut le temps de connaitre sa sœur, elle avait ressenti une pointe d’affection d’ ainée à cadette. Cependant la jeune femme n’avait jamais eut la patience de s’écouter compter les malheurs des autres, surtout lorsqu’ils étaient accompagnés d’hostilité à son égard.

-Peut être que si la famille Valin n’avait pas mise de côté son plus brillant élément les choses se seraient passées différemment. Je ne sais pas ce qui a pu arriver à notre père et tu as réussi à me convaincre que je n’en avait rien à faire. Je suis désormais libre marchande, plus prospère que vous ne semblez l’être et je n’ai que faire de vos petits ennuis. Vous ne me considérez plus comme une Valin ? Fort bien, je m’accommode tout à fait de l’idée que je ne dois qu’à moi ma réussite. J’espérais que nous pourrions passer un agréable moment mais il semble n’en rien être aussi je te demanderais de partir, j’ai un fantastique repas qui m’attend avec une compagnie autrement plus plaisante que la tienne.

Nymphéla resta sans voix un moment avant de lancer un regard assassin à sa sœur et de s’en aller, se drapant sans sa dignité alors que on compagnon la suivait tel un chien bien dressé. Maria continua à regarder la porte qu’elle venait de fermer un certain temps, laissant une fois de plus son esprit s’égarer sur le chemin d’un « peut être » en se demandant quel aurait été son destin si elle n’avait jamais eut à quitter sa famille.
Un serveur en uniforme blanc vint et déposa deux plats fins sur une table du balcon et l’inquisitrice profita de cette nouveauté pour se reprendre.

-Je suis désolé que tu aies eut à vivre ça Ravion… je ne pensais pas que mes retrouvailles avec ma sœur se passeraient ainsi.
-Il n’y a rien à te faire pardonner mon cœur, je sais ce que peut vouloir dire la perte de sa famille, même si mon cas ne fut pas du même genre que le tiens. Peut être qu’un jour tu pourras retourner vers eux et faire la paix ?

Maria resta silencieuse un moment, levant ses magnifiques yeux d’argent, sources de ses tourments, vers le ciel s’assombrissant.

-Je ne veux pas retourner vers eux, finit elle par dire. J’ai une nouvelle vie et on peut dire une nouvelle famille. Arax m’a recueillit à l’âge de treize ans et je pense que le connaissant, il a été plus généreux avec moi qu’il ne l’aurait été avec ses enfants si le destin lui avait laissé en avoir, j’ai voyagé avec Dinor Attelus et toi à travers les étoiles et vous m’êtes plus chers que cette greluche qui se croit importante alors qu’elle ne connait rien de la galaxie.
-Je ne suis pas en mesure de juger les décisions d’une inquisitrice de toute manière, répondit Ravion avec un sourire en coin.
-Parfaitement mon cher, conclut Maria en lui posant un doux baiser sur les lèvres.
Les deux amants échangèrent quelques propos bien plus légers tout en dégustant leur repas avant de retourner à un sujet quelque peu plus sérieux.
- Quand partons-nous ? demanda le croisé.
-Tu n’aimes déjà plus cette planète ?
-J’aime tout endroit où tu te trouves mais nous devons toujours retrouver l’Hédoniste, l’inquisiteur Sybile nous a confié cette tâche et Marcus et Zuriel sont déjà morts en tentant de la réaliser, on ne peut se permettre de trop attendre.

Maria poussa un soupir et lança un regard désarmant d’innocence à son compagnon avant de reprendre un air sérieux.

-Je compte rester pour le carnaval, avec tous les nobles oisifs qui vont se concentrer en ces lieux en peu de temps peut être pourrons nous retrouver une piste. De plus je compte demander le soutien d’une petite force armée pour la suite du voyage, nous ne survivrons pas si par malheur les astartes de Spykélis ont survécu et tentent de se venger. Dinor semble avoir trouvé un homme de main compétant et cet homme est membre d’une compagnie de mercenaire. S’il se confirme comme un bon élément je compte recruter une de leurs compagnies pour nous accompagner.
-A vos ordres, inquisitrice !
-Je préfère largement quand tu m’appelle mon cœur…
-A vos ordres, mon cœur !
-Tu es consternant !

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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Ven 29 Oct 2010 - 15:02

Toujours aussi bon, bien que ce passage manque peut-être un peu de pêche je trouve.

Mais c'est principalement une question de goût, et c'est aussi généralement le problème des fictions par forum, les morceaux plus lents ne sont pas dilué dans le reste comme dans un roman qu'on lit d'une seule traite :oui:

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MessageSujet: Re: Inquisition Impériale   Ven 29 Oct 2010 - 16:01

En effet ce passage m'a semblé un peu... mou, mais je pense qu'avec le prochain post qui décrira le carnaval on retrouvera le dynamisme général de la fic.

Merci de continuer à lire, mine de rien mes bides à répétition commençaient à me complexer :o))

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